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Jean-Marie Saint-Lu (Traducteur)
EAN : 9782841580811
273 pages
Éditeur : Climats (30/11/-1)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
« Pendant des années, je me suis senti défié par le sujet, la mémoire et la réalité du football, et j’ai eu l’intention d’écrire quelque chose qui fût digne de cette grande messe païenne, qui est capable de parler tant de langages différents et qui peut déchaîner tant de passions universelles.

C’est de ce défi et de ce besoin d’expiation qu’est né ce livre. Hommage au football, célébration de ses lumières, dénonciation de ses ombres. Je ne sais pas s’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Charybde2
  19 juin 2016
Football : le beau jeu, la marchandise et la politique, depuis les origines ou presque.
Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2016/06/19/note-de-lecture-le-football-ombre-et-lumiere-eduardo-galeano/
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   30 décembre 2017
L’histoire du football est un voyage triste, du plaisir au devoir. À mesure que le sport s’est transformé en industrie, il a banni la beauté qui naît de la joie de jouer pour jouer. En ce monde de fin de siècle, le football professionnel condamne ce qui est inutile, et est inutile ce qui n’est pas rentable. Il ne permet à personne cette folie qui pousse l’homme à redevenir enfant un instant, en jouant comme un enfant joue avec un ballon de baudruche et comme un chat avec une pelote de laine : danseur qui évolue avec une balle aussi légère que la baudruche qui s’envole et que la pelote qui roule, jouant sans savoir qu’il joue, sans raison, sans chronomètre et sans arbitre.
Le jeu est devenu spectacle, avec peu de protagonistes et beaucoup de spectateurs, football à voir, et le spectacle est devenu l’une des affaires les plus lucratives du monde, qu’on ne monte pas pour jouer mais pour empêcher qu’on ne joue. La technocratie du sport professionnel a peu à peu imposé un football de pure vitesse et de grande force, qui renonce à la joie, atrophie la fantaisie et proscrit l’audace.
Par bonheur, on voit encore sur les terrains, très rarement il est vrai, un chenapan effronté qui s'écarte du livret et commet l'extravagance de feinter toute l'équipe rivale, et l'arbitre, et le public dans les tribunes, pour le simple plaisir du corps qui se jette dans l'aventure interdite de la liberté.

Le football - p. 14
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Charybde2Charybde2   19 juin 2016
L’histoire du football est un voyage triste, du plaisir au devoir. À mesure que le sport s’est transformé en industrie, il a banni la beauté qui naît de la joie de jouer pour jouer. En ce monde de fin de siècle, le football professionnel condamne ce qui est inutile, et est inutile ce qui n’est pas rentable. Il ne permet à personne cette folie qui pousse l’homme à redevenir enfant un instant, en jouant comme un enfant joue avec un ballon de baudruche et comme un chat avec une pelote de laine : danseur qui évolue avec une balle aussi légère que la baudruche qui s’envole et que la pelote qui roule, jouant sans savoir qu’il joue, sans raison, sans chronomètre et sans arbitre.
Le jeu est devenu spectacle, avec peu de protagonistes et beaucoup de spectateurs, football à voir, et le spectacle est devenu l’une des affaires les plus lucratives du monde, qu’on ne monte pas pour jouer mais pour empêcher qu’on ne joue. La technocratie du sport professionnel a peu à peu imposé un football de pure vitesse et de grande force, qui renonce à la joie, atrophie la fantaisie et proscrit l’audace.
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enzo92320enzo92320   28 janvier 2021
(p.17) Le langage des docteurs du football

Nous allons synthétiser notre point de vue, en formulant une première approximation à la problématique tactique, technique et physique de la confrontation qui s’est déroulée cet après-midi sur le terrain du Tous Unis Nous Vaincrons Football Club, sans tomber dans des simplifications incompatibles avec un thème qui exige assurément des analyses plus approfondies et plus détaillées, sans se rendre coupable d'ambiguïtés qui ont été, sont et seront étrangères à notre discours de toute une vie consacrée à l'amour du sport.

Il nous serait facile d'éluder notre responsabilité en attribuant la défaite du onze local à la discrète performance de ses joueurs, mais l'excessive lenteur dont ils ont indubitablement fait preuve dans le match d'aujourd'hui à l'heure de restituer chaque ballon reçu ne justifie en aucune manière, qu'on nous comprenne bien, mesdames et messieurs, en aucune manière, cette disqualification généralisée et par conséquent injuste. Non, non et non. Le conformisme n'est pas notre style, comme le savent bien tous ceux qui nous ont suivis tout au long de notre trajectoire de tant d'années, ici dans notre cher pays et sur les scènes du sport international et même mondial, où nous avons été appelé à remplir notre modeste fonction. Nous le dirons donc sans ambages, selon notre habitude : le succès n'a pas couronné la potentialité organique du schéma de jeu de cette vaillante équipe, tout simplement parce qu'elle continue à être incapable de canaliser de façon adéquate ses expectatives d'une meilleure projection offensive vers la zone du but adverse. Nous le disions déjà dimanche dernier et nous l'affirmons de nouveau aujourd'hui, la tête bien haute et sans mâcher nos mots, parce que nous avons toujours appelé un chat un chat et que nous continuerons à proclamer la vérité, même si cela doit faire mal à beaucoup, coûte que coûte et sans nous préoccuper des têtes qui tomberont.
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HardivillerHardiviller   03 décembre 2017

Extraits de la préface de Lilian Thuram :

Pour certains , le football est un loisir , un métier . Pour moi , c'est ma vie ........

Mais attention , le football professionnel , et notamment la coupe du monde qui a lieu tous les 4 ans ne renforce-t-il pas en nous cette idée de compétition où il est juste d'éliminer les plus pauvres , les plus faibles , où il est juste que les plus forts , les plus riches gagnent ?

Le foot professionnel ne nous conditionne-t-il pas à penser que le système capitaliste qui nous gouverne est juste ?
C'est Eduardo Galeano dans son incontournable hymne au foot qui a le mieux su montrer ce que ce sport a de plus beaux et de plus fort , mais aussi ce qu'il peut devenir entre les mains des politiques et des affairistes .

08 08 2014
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Charybde2Charybde2   19 juin 2016
Comme la précédente, cette compétition fut un championnat d’Europe. Seuls deux pays latino-américains, contre onze pays d’Europe, participèrent au Mondial 1938. La sélection d’une Indonésie qui s’appelait encore Indes hollandaises arriva à Paris en représentation solitaire du reste de la planète.
L’Allemagne incorpora cinq joueurs de l’Autriche tout juste annexée. La sélection allemande ainsi renforcée fit irruption dans le tournoi en se donnant des airs d’équipe invincible, avec le svastika sur la poitrine et toute la symbologie nazie du pouvoir, mais elle trébucha et tomba face à la modeste Suisse. (…)
L’Italie, en revanche, refit sa campagne du tournoi précédent. Lors des demi-finales, les azzurri vainquirent le Brésil. Il y eut un penalty douteux, et les Brésiliens protestèrent en vain. Comme en 1934, tous les arbitres étaient européens. (…) La presse officielle italienne avait fêté de cette façon la défaite de la sélection brésilienne : « Nous saluons le triomphe de l’intelligence italique sur la force brute des Noirs. »
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Videos de Eduardo Galeano (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eduardo Galeano
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=53065&motExact=0&motcle=&mode=AND
PAROLES D'EXIL
Treize auteurs latino-américains témoignent
Marianne Boscher-Gontier, Mathieu Vicens
Documents Amériques latines
Cet ouvrage regroupe les témoignages de treize écrivains latino-américains, exilés politiques au temps des dictatures de 1960 à 1990. D'origines multiples, ils évoquent les circonstances de leur départ, leurs souffrances physiques et morales, leur résilience dans les pays d'accueil et les vertus de l'écriture comme autre forme de combat. Autant de destins qui donnent à relire les périodes les plus sombres de l'Amérique Latine. Parmi eux : Isabel Allende, Zoé Valdés, Carlos Liscano, Eduardo Galeano, Sergio Zamora...
Broché ISBN : 978-2-343-11164-3 ? mars 2017 ? 162 pages
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