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Note moyenne 3.8 /5 (sur 25 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Caen , 1555
Mort(e) à : Paris , le 16/10/1626
Biographie :

François de Malherbe est un poète français.

Issu d’une famille noble, Malherbe s’attacha, à l’âge de 19 ans à Henri d’Angoulême, fils naturel d’Henri II, et grand prieur de France. Il combattit dans les rangs de la Ligue, avant de se marier avec la fille d' un président au Parlement et de se fixer à Aix-en-Provence.

Appelé à Paris pour ses affaires en 1585, il reçut des pensions de Henri IV et de Marie de Médicis. Après la mort de son protecteur un an plus tard, il regagna d' abord la Normandie et puis la Provence. Afin de plaire de nouveau à la cour, Malherbe dédia au roi en vain les 2 poèmes Les Larmes de saint Pierre et Ode de bienvenue à Marie de Médici.

Poète officiel de 1605 à 1628, son évolution de la magnificence à la sobriété traduit le passage du goût baroque au goût classique, amenant la poésie vers un grand dépouillement. Son influence a été considérable sur la poésie française.

Épurer et discipliner la langue française a été l’œuvre de sa vie. Malherbe considérait la poésie tout à fait comme son métier. Il manifestait pour cela une grande sévérité à l’égard du maniérisme et du baroque des poètes du siècle précédent et notamment de Philippe Desportes.

On peut le considérer comme le premier théoricien de l’art classique fait de mesure et bienséance et l’un des réformateurs de la langue française. Il fut pour cela l’un des auteurs les plus constamment réédités pendant l’Ancien Régime.

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Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_de_Malherbe
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Vidéo de

François de MALHERBE – La création poétique (Conférence, 1956) Une conférence de René Fromilhague, enregistrée pour la Chaîne Nationale, en 1956, à l’occasion du quatrième centenaire de Malherbe.


Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
François de Malherbe
Nastasia-B   15 avril 2013
François de Malherbe
Mais elle était du monde, où les plus belles choses

Ont le pire destin ;

Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,

L'espace d'un matin.



(N. B. : ô vous, le Caennais de mon cœur, je vous devais bien ça.)
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François de Malherbe
Piatka   11 mai 2014
François de Malherbe
LA MERVEILLE DES BELLES - CHANSON

1614



Sus, debout, la merveille des belles !

Allons voir sur les herbes nouvelles

Luire un émail dont la vive peinture

Défend à l'art d'imiter la nature.



L'air est plein d'une haleine de roses,

Tous les vents tiennent leurs bouches closes ;

Et le soleil semble sortir de l'onde

Pour quelque amour plus que pour luire au monde.



On dirait, à lui voir sur la tête

Ses rayons comme un chapeau de fête,

Qu'il s'en va suivre en si belle journée

Encore un coup la fille de Pénée.



Toute chose aux délices conspire,

Mettez-vous en votre humeur de rire ;

Les soins profonds d'où les rides nous viennent

À d'autres ans qu'aux vôtres appartiennent.



Il fait chaud, mais un feuillage sombre

Loin du bruit nous fournira quelque ombre,

Où nous ferons parmi les violettes,

Mépris de l'ambre et de ses cassolettes.



Près de nous, sur les branches voisines

Des genêts, des houx et des épines,

Le rossignol, déployant ses merveilles,

Jusqu'aux rochers donnera des oreilles.



Et peut-être à travers des fougères

Verrons-nous, de bergers à bergères,

Sein contre sein, et bouche contre bouche,

Naître et finir quelque douce escarmouche.



C'est chez eux qu'Amour est à son aise ;

II y saute, il y danse, il y baise,

Et foule aux pieds les contraintes serviles

De tant de lois qui le gênent aux villes.



Ô qu'un jour mon âme aurait de gloire

D'obtenir cette heureuse victoire,

Si la pitié de mes peines passées,

Vous disposait à semblables pensées !



Votre honneur, le plus vain des idoles,

Vous remplit de mensonges frivoles :

Mais quel esprit que la raison conseille,

S'il est aimé, ne rend point la pareille ?
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François de Malherbe
genou   17 février 2016
François de Malherbe
Un poète n'est pas plus utile à l'état qu'un joueur de quilles
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François de Malherbe
fredho   27 décembre 2015
François de Malherbe
Le vivre et le vieillir sont choses si conjointes, que l'imagination même a de la peine à les séparer.
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François de Malherbe
gavarneur   16 juillet 2019
François de Malherbe
« Quelque absolu que vous soyez, vous ne sauriez, Sire, ni abolir, ni établir un mot, si l'usage ne l'autorise. »

Cité par Tallemant des Réaux dans le premier tome des Historiettes.
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François de Malherbe
fredho   30 décembre 2015
François de Malherbe
Vous m'étiez un trésor plus cher que la vie

Mais puisque votre amour ne se peut acquérir

Comme j'en perds l'espoir, j'en veux perdre l'envie.
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François de Malherbe
Naylwe   05 août 2016
François de Malherbe
Est-ce à jamais, folle espérance,

Que tes infidèles appas

M'empêcheront la délivrance

Que me propose le trépas ?



La raison veut, et la nature,

Qu'après le mal vienne le bien ;

Mais en ma funeste aventure,

Leurs règles ne servent de rien.



C'est fait de moi, quoi que je fasse ;

J'ai beau plaindre et beau soupirer,

Le seul remède en ma disgrâce,

C'est qu'il n'en faut point espérer.



Une résistance mortelle

Ne m'empêche point son retour ;

Quelque Dieu qui brûle pour elle

Fait injure à mon amour.



Ainsi trompé de mon attente,

Je me consume vainement,

Et les remèdes que je tente

Demeurent sans événement.



Toute nuit enfin se termine,

La mienne seule a ce destin,

Que d'autant plus qu'elle chemine,

Moins elle approche du matin.



Adieu donc, importune peste,

A qui j'ai trop donné de foi ;

Le meilleur avis qui me reste,

C'est de me séparer de toi.



Sors de mon âme, et t'en va suivre

Ceux qui désirent de guérir ;

Plus tu me conseilles de vivre,

Plus je me résous de mourir.
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François de Malherbe
Wyoming   10 avril 2020
François de Malherbe
Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille



Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,

Et les tristes discours

Que te met en l'esprit l'amitié paternelle

L'augmenteront toujours



Le malheur de ta fille au tombeau descendue

Par un commun trépas,

Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue

Ne se retrouve pas ?



Je sais de quels appas son enfance était pleine,

Et n'ai pas entrepris,

Injurieux ami, de soulager ta peine

Avecque son mépris.



Mais elle était du monde, où les plus belles choses

Ont le pire destin ;

Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,

L'espace d'un matin.



Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,

Elle aurait obtenu

D'avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,

Qu'en fût-il advenu?



Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste

Elle eût eu plus d'accueil ?

Ou qu'elle eût moins senti la poussière funeste

Et les vers du cercueil ?



Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque

Ote l'âme du corps,

L'âge s'évanouit au deçà de la barque,

Et ne suit point les morts...



La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;

On a beau la prier,

La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles,

Et nous laisse crier.



Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,

Est sujet à ses lois ;

Et la garde qui veille aux barrières du Louvre

N'en défend point nos rois.



De murmurer contre elle, et perdre patience,

Il est mal à propos ;

Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science

Qui nous met en repos.
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Caliban   11 avril 2017
Poésies de François de Malherbe
Beauté, mon beau souci, de qui l'âme incertaine

A, comme l'Océan, son flux et son reflux,

Pensez de vous résoudre à soulager ma peine

Ou je me vais résoudre à ne le souffrir plus .



Vos yeux ont des appas que j'aime et que je prise,

Et qui peuvent beaucoup dessus ma liberté;

Mais pour me retenir, s'ils font cas de ma prise,

Il leur faut de l'Amour autant que de beauté .



Quand je pense être au point que cela s'accomplisse,

Quelque excuse toujours en empêche l'effet:

C'est la toile sans fin de la femme d'Ulysse

Dont l'ouvrage du soir au matin se défait .



Madame, avisez-y, vous perdez votre gloire

De me l'avoir promis,et vous rire de moi;

S'il ne vous en souvient, vous manquez de mémoire,

Et s'il vous en souvient, vous n'avez point de foi .



J'avais toujours fait compte, aimant chose si haute,

De ne m'en séparer qu'avecque le trépas;

S'il arrive autrement, ce sera votre faute,

De faire des serments et ne les tenir pas .
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solasub   22 janvier 2012
Poésies de François de Malherbe
Mais elle était du monde, où les plus belles choses

Ont le pire destin ;

Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,

L'espace d'un matin.



(Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille)
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