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3.63/5 (sur 2923 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lorient , le 22/05/1950
Biographie :

Irène Frain, née Irène Le Pohon, est une femme de lettres française, romancière et journaliste.
Elle appartient à une famille de cinq enfants, dont le père, d'abord garçon de ferme devient professeur pour adulte. Sa mère est couturière.

En 1967, elle rentre à Khâgne (Nantes) et obtient son agrégation en lettres classiques en 1972. Jusqu'en 78, elle enseigne les lettres classiques dans le secondaire. De 1975 à 1981 elle enseigne le latin et la littérature latine à l'Université Sorbonne Nouvelle à Paris.
En 1979, parait son premier essai, "Quand les Bretons peuplaient les mers" (sous le nom d'Irène Frain le Pohon). Elle s'installe dans le Loir et Cher et ne cessera pas d'écrire.
Elle consacre son premier roman à René Madec, petit mousse breton, devenu chef de guerre en Inde. Cette fresque épique de l’Inde du XVIIIe siècle, "Le Nabab" (1982) connaît un succès foudroyant et obtient le Prix Maison de la Presse 1982.
En 1984, elle se lance dans une carrière de journaliste, qui la conduira à écrire notamment pour Paris Match, Elle, JDD, VSD, L’Histoire…
Après la publication de plusieurs romans et recueils de textes, dont "Désirs" (1986), "Secret de famille" (1989), "Histoire de Lou" (1990) et "Le Chat" (1996), elle publie en 2000 "La Maison de la source", récit dans lequel elle retourne aux sources bretonnes de son enfance. En 2001 paraît "La côte d’Amour", un beau livre consacré à la Bretagne.
En 2004, elle entreprend avec son mari un voyage sur les traces de l'explorateur américain Joseph Rock. Périple qui les entraîne aux quatre coins de l'Europe et au Tibet. Depuis, elle participe régulièrement à des actions favorables à la cause tibétaine. Elle est ambassadrice de l’association Aide à l'enfance tibétaine et de La Voix de l'enfant.
"Les naufragés de l’île Tromelin" (2009) a obtenu le prix Relay des voyageurs lecteurs 2009.
En 2005, elle a participé à la première édition du Women’s Forum for the Economy and Society. En 2018, elle est nommée membre du conseil de l'ordre national du Mérite.
BIBLIOGRAPHIE sélective :
Je te suivrai en Sibérie (2019) - Editions Paulsen
Sans réseau c’est l’horreur ! (2018) - Editions Play Bac. Elle obtiendra le prix Interallié en 2020 avec Un crime sans importance, pulbié aux Editions du Seuil.
La célèbre autrice possède une propriété à Villiers-sur-Loir. En plus de 30 ans de carrière, elle est connue pour avoir écrit une trentaine d’ouvrages.
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Dans le cadre de cette émission spéciale Festival de Cannes, Augustin Trapenard reçoit Daniel Auteuil pour son film "Le Fil", adapté de "Au guet-apens : chroniques de la justice pénale ordinaire", de Maître Mô ; Philippe Claudel, écrivain et réalisateur, au sujet de l'art de l'adaptation ; Zabou Breitman, pour évoquer son travail de réalisatrice et pour la lecture d'un texte de Marcel Pagnol ; Nicolas Pagnol, petit-fils de Marcel Pagnol, pour rendre hommage à l'écrivain disparu il y a cinquante ans ; Irène Frain, pour parler également de Marcel Pagnol.

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Citations et extraits (471) Voir plus Ajouter une citation
Les morts sont très puissants, ils ont le don de s’inviter dans votre vie quand vous croyez avoir tourné la page.
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Le classement du dossier de Denise ? Serait-ce que nos modernes tribunaux s'inspirent des hypermarchés qui ceinturent nos villes ? Qu'ils se sont transformés en machines à distribuer de la justice de masse et fonctionnent sur le même principe que le monde de la marchandise : quand un produit, lors d'un arrivage, s'avère bizarroïde ou mal fichu, pas de sentiment, direct à la benne à déchets ?

Ensuite, un bon jet de Javel par là-dessus, on n'en parle plus. Il se trouvera évidemment quelques excités pour crier au gâchis mais ils se lasseront vite.
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De fait, il ne me semble pas que les vieilles femmes trucidées aient jamais suscité pareilles et contagieuses démonstrations populaires. Ou ça m’a échappé. En cas d'assassinat sauvage, à moins d'être une enfant, il faut être jeune et belle pour mériter ces processions indignées. Le plus souvent, les meurtres de « retraitées », selon l'expression consacrée, ne passionnent ni les foules ni les média, sauf quand le sexe et l'argent viennent pimenter l'affaire. Un gros héritage, par exemple, ou un gigolo - si on dispose des deux ingrédients, jackpot assure.

Il n'était pas glamour, le meurtre de ma sœur. Aucune prise pour l'imaginaire. Rien que de la réalité à l’état brut. Du pas beau à voir, comme avait dit un des flics le dimanche où on l’avait trouvée.
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Recommençons, comme avant, à nous mettre à l’écoute du ciel, des animaux, des nuages, des arbres, des insectes, des serpents, des fleurs, des plantes. Et puisque la vie et l’eau sont les seules vérités qui tiennent, occupons nous de la vie et de l’eau
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Les morts vivent constamment à nos côtés, nous accompagnent au quotidien ; leur dernière demeure, davantage que leur tombe, est notre mémoire.
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« Ne parlons même pas du crime lui-même, ceux qui sont censés avoir enquêté se taisent toujours. Et le Mastodonte n’est toujours pas sorti de son coma estival. »

Déferle alors la rage. Je jette le livre, je balance le carnet, je me claquemure dans ma cuisine ou mon bureau, j'y crache tout ce que je sais d'injures. Ça ne sert évidemment à rien. Je regagne mon lit, où fatalement, le sabbat des questions reprend : « Sept agressions en un an, qu'est-ce qu'il leur faut de plus ? De nouveaux morts ? »
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Et pour une raison qui a échappé à tous : la haine, comme l'amour, se nourrit de paroles. Elle a besoin de mots, c'est sa faille, il faut qu'elle se raconte, nul ne peut se soustraire à cette loi, pas même les êtres les plus dissimulés.
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Oui, il faut qu'ils soient là, les esprits, à rôder, à chercher à s'emparer des âmes des vivants, car voici qu'en plus de la lettre qu'il lui demande de leur traduire, Castellan est saisi d'une nouvelle inspiration : il lui demande aussi de jurer aux Noirs, dans leur langue, qu'il ne les abandonnera pas. De leur faire le serment que lui, le capitaine blanc, reviendra les chercher.
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- années 1920 -
Depuis qu'il va à l'école, il est régulièrement assailli par l'angoisse du rejet. Ça a commencé dès la petite classe ici même, dans le périmètre sacro-saint de l'école : un matin, au beau milieu d'une phrase en français, il a lâché, sans même s'en rendre compte, trois ou quatre mots de breton. Le maître a fondu sur lui puis l'a affublé d'un sautoir auquel pendait une queue de vache.
« A toi le symbole ! »
Pas besoin de se creuser la tête pour comprendre de quelle infamie le symbole est la marque : la vie à ras de la terre et des pierres qui fut celle de ses aïeux. Puis le maître lui apprend qu'il ne pourra s'en défaire qu'en dénonçant un camarade qui, comme lui, aura laissé échapper un mot de la « langue des arriérés ».
(p. 95)
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Ils s'étaient pourtant promis une alliance éternelle: ils seraient l'un à l'autre "l'amour nécessaire", avait proclamé Sartre, et leurs autres attachements, des amours "contingentes". A eux deux, ils allaient réinventer l'amour; ils engageraient leur corps ailleurs sans jamais engager leur tête. A une seule condition: tout se dire.
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