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Note moyenne 3.6 /5 (sur 221 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 2/01/1960
Biographie :

Jean-Christophe Duchon-Doris, né le 2 janvier 1960, est un écrivain français. Ancien élève de l'ENA, il est vice-président du Tribunal administratif de Toulon et réside à Marseille avec son épouse et ses trois enfants.

Outre des activités juridiques (publications juridiques, enseignements) il est écrivain.

Il a reçu le Prix Goncourt de la nouvelle en 1994 pour les Lettres du baron. Son roman le plus connu, Les nuits blanches du chat botté, mêle habilement intrigue policière au début du XVIIIe siècle et contes de Perrault.

Son dernier roman "Le cuisinier de Talleyrand" sous-titré "Meurtre au congrès de Vienne" propose, au prétexte d'une enquête policière, une plongée dans les charmes de la Vienne de 1814 ainsi que dans l'univers tout de sensualité de la grande cuisine française mêlé à la subtilité des tractations politiques du congrès.
Jean-Christophe Duchon-Doris est un des écrivains les plus réputés de la sphère méditerranéenne française. Auteur entre autres petits bijoux de "L'ordure et le soleil" et des Nuits blanches du chat botté", il s'y entend à merveille pour faire sonner les mots avec un humour décalé légèrement cynique.
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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
cicou45   16 avril 2013
Les Nuits blanches du Chat Botté de Jean-Christophe Duchon-Doris
"On parle plus facilement à un curé que l'on ne connaît pas."
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evanna   14 septembre 2015
Les galères de l'Orfèvre : Marseille, 1703 de Jean-Christophe Duchon-Doris
Guillaume écarta les rideaux et regarda la lumière de l'aube peu à peu prendre possession des grandes allées et des rangées de buis. Il avait froid et se sentait fatigué. Dans moins d'une heure, il lui faudrait encore reprendre la route vers la capitale. Ces séjours à Paris et à Versailles l'épuisaient et il s'en revenait à chaque fois un peu plus aigri et dégoûté de l'époque. Dans quelque direction qu'il se tournât, il ne trouvait matière qu'à découragement. Le règne de Louis le Quatorzième n'en finissait pas. Le royaume de France sentait l'automne, la nature en décomposition, les feuilles mortes. Il n'était plus qu'une vaste machine à lever l'impôt et faire la guerre, une immense machinerie dont les rouages cliquetaient dans le vide. Etait-ce d'avoir respiré l'air des grands espaces américains ? D'avoir connu le Nouveau Monde ? Guillaume se sentait désormais à l'étroit dans cette France vieillissante et malade. La plaie ouverte par la révocation de l'édit de Nantes n'en finissait pas de saigner. La guerre de Succession d'Espagne dans laquelle le roi avait entraîné le royaume dressait contre le pays la coalition redoutable de l'Empire, de l'Angleterre et des Provinces Unies. La milice était rétablie. La disette revenait dans les campagnes. L'on ne parlait plus à Versailles que de la révolte des camisards. Oui, pensa-t-il, la France se meurt lentement, comme son roi, fatigué de tant de batailles.'
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xx-Gloomystory-xx   12 décembre 2014
Les Nuits blanches du Chat Botté de Jean-Christophe Duchon-Doris
"La lune avait pris son pas, harmonisant sa fuite avec la sienne, s'arrêtant quand il s'arrêtait, accélérant quand il accélérait. Et lorsque, voulant couper par une ruelle qui montait de la rue Basse, son pied se déroba et qu'il glissa sur le dos, il la vit qui trébuchait aussi et allait s'empaler sur la pointe accérée du clocher du couvent des dominicains. "
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Wictoriane   27 septembre 2008
Les Nuits blanches du Chat Botté de Jean-Christophe Duchon-Doris
La lune avait pris son pas, harmonisant sa fuite avec la sienne, s'arrêtant quand il s'arrêtait, accélérant quand il accélérait. Et lorsque, voulant couper par une ruelle qui montait de la rue Basse, son pied se déroba et qu'il glissa sur le dos, il la vit qui trébuchait aussi et allait s'empaler sur la pointe accérée du clocher du couvent des dominicains.
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cicou45   16 avril 2013
Les Nuits blanches du Chat Botté de Jean-Christophe Duchon-Doris
"_[...] Tout a un sens, sachez-le bien."
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Ys   20 janvier 2012
Les Nuits blanches du Chat Botté de Jean-Christophe Duchon-Doris
Le soleil n'était plus qu'un cœur opaque prisonnier d'une cage de verre.
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Syl   10 mars 2014
La mort s'habille en crinoline de Jean-Christophe Duchon-Doris
"- Discrétion et efficacité ! Je compte sur vous, monsieur Vladeski. Il va de soi que l'identité et le mobile de l'assassin de cette pauvre fille nous importent peu. Tout ce que nous voulons, c'est nous assurer que tout cela est sans lien avec la Castiglione et l'Empereur !"
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Syl   10 mars 2014
Les Nuits blanches du Chat Botté de Jean-Christophe Duchon-Doris
« - La lune est ronde ce soir et le ciel piqueté d'étoiles. C'est une nuit à faire des bêtises. »

Marie d'Astuard, châtelaine et hôtesse, lance cette légère boutade à ses deux compagnes. Elle a conservé, malgré son âge, la pétulance, l'enjouement et la polissonnerie de sa jeunesse. Ce clin d'oeil égrillard est destiné à Delphine, sa filleule de dix-huit ans, fille de son amie d'enfance Jeanne d'Orbelet qu'elle héberge.

« - Ne dites pas de sottises, Marie. Delphine pourrait vous croire.

– Oh ! je ne vois guère, ma chère, quelle bêtise pourrait bien commettre cette enfant, même si elle en éprouvait le désir !

– Dois-je comprendre que vous le regrettez ?

– Je dis simplement que notre compagnie à toutes deux dans un château sinistre n'est pas ce que l'ont peut souhaiter de mieux à une jeune fille de son âge.

– Sans doute, préféreriez-vous qu'elle s'étourdisse comme vous le fîtes ?

– Eh ! ma foi, ma chère, cela laisse du moins de beaux souvenirs. »

Témoin de ce gentil duel, Delphine sourit avec tendresse à l'écoute de cette complicité taquine. L'une, femme pieuse et mesurée, l'autre fantasque et coquette, toutes deux anciennes pensionnaires du couvent des Ursulines.

Les idées vagabondes, Delphine repense avec envie, à la jeune modiste de Seyne-les-Alpes qui lui confectionne ses toilettes. Amélie Pothier a la grâce et l'assurance qui lui font défaut.

« - Tout de même, dit Marie d'Astuard en relevant son visage poudré et en battant des cils, c'est une nuit d'audaces et de vertiges. »

Après avoir quitté son fiancé et dansé toute la nuit, Amélie rentre chez elle à pied. Au loin, les cloches de l'église tintent, le torrent bourdonne, la nuit respire. Sur le chemin, surprise par certains bruits, elle sonde l'obscurité profonde. C'est alors qu'il lui semble voir la forme d'un loup. Un animal gigantesque, une entité démoniaque qui approche et qui la saisit.

« - Qui… qui êtes-vous ?

– Je suis la bête qui sait. »
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Gwendo   20 août 2016
La mort s'habille en crinoline de Jean-Christophe Duchon-Doris
Par quels mystérieux cheminements, la comtesse et Pierson travaillent-ils à la même œuvre, attentifs l'un et l'autre à faire surgir des profondeurs, sur des surfaces planes qui les immobilisent, à l'aide de substances, d'expériences chimiques et d'incantations magiques, d'autres Castiglione ? Lequel des deux copie l'autre ? Que cherche Virginia Oldoïni depuis tant d'années qu'elle se grime devant ses miroirs ? Sont disposés devant elle, des boîtes à fard, des peignes d'écaille, des épingles à cheveux, une boîte de jouvence qui, dans des sachets de satin, contient du rouge Chine, de l'incarnat, du noir indien, du blanc azuré et du khôl. Combien de veillées imposées à de jeunes ouvrières payées une misère pour cette robe ? Combien de drames pour ces extensions de cheveux ? Combien d'animaux estropiés, d'enfants exploités pour ces plumes et ces perles ? Combien de vies humaines à sacrifier pour ce Moloch femelle ? Quelle quantité de larmes et de souffrances ? Et Dieu participe-t-il à cette funeste tâche ? Y a-t-il une volonté divine qui s'accomplit, une sorte de chef-d’œuvre noir, de dessin obscur décidé par le ciel ? Toutes ces mains cassées, ces paupières lourdes au fond des ateliers, ces filles harassées, s'abîmant les yeux pour des salaire de misère, penchées quinze heures par jour pour que la robe soit prête à temps. Dragan imagine toutes ces ouvrières, vestales, adorant la Castiglione, se prosternant, offrant leur existence sans consistance, leur sang, leur vie, à cette déesse obscure et terrifiante.

Mme de Castiglione se lève dans le miroir comme un soleil noir, une lune de deuil. Avec ses peintures de guerre, ses trophées pendus dans ses cheveux, c'est Lilith qui se contemple, une vierge au front brûlant, aux yeux fiévreux, un monstre de glace et de feu, un ange aux ailes en flammes se dressant dans la neige.

_ Comment me trouvez-vous ?
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Nanne   30 juin 2008
Le cuisinier de Talleyrand : Meurtre au congrès de Vienne de Jean-Christophe Duchon-Doris
Il était l'inventeur des gros nougats, meringues, suédoises, faisait comme nul autre les babas, les timbales, les pâtés chauds de poissons et de légumes, les vol-au-vent et la pâte feuilletée. [...] Il passait, malgré son jeune âge, pour le plus grand cuisinier vivant.
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