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Note moyenne 3.97 /5 (sur 35 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Le Havre , le 31/07/1901
Mort(e) à : Paris , le 12/05/1985
Biographie :

Jean Philippe Arthur Dubuffet est un peintre, sculpteur et plasticien français.

Il est le premier théoricien d'un style d'art auquel il a donné le nom d'"art brut", des productions de marginaux ou de malades mentaux : peintures sculptures, calligraphies, dont il reconnaît s'être lui-même largement inspiré.

Le 20 octobre 1945, la première "exposition marquante" dans Paris libéré est celle de ses œuvres à la galerie René Drouin alors qu'il n'est encore qu'un peintre inconnu, provoquant un véritable scandale.

Il est aussi l’auteur de vigoureuses critiques de la culture dominante, notamment dans son essai "Asphyxiante culture" (1968) qui crée une polémique dans le monde de l'art. À l'occasion de la première exposition de sa collection d'art brut qu'il organise en 1949, il rédige un traité "L'Art brut préféré aux arts culturels".

Officiellement propulsé sur le devant de la scène artistique par une rétrospective de quatre cents peintures, gouaches, dessins, sculptures qui a lieu au Musée des arts décoratifs de Paris du 16 décembre 1960 au 25 février 1961, l'artiste français le plus contesté et le plus admiré de l'après-guerre crée l'événement de ce début d'année. Il devient l'inspirateur de nombreux artistes, adeptes de "l'art autre", variante de l'art brut.

Son œuvre est composée de peintures, d'assemblages souvent qualifiés à tort de "collages", de sculptures et de monuments dont les plus spectaculaires font partie d'un ensemble, L'Hourloupe (1962-1974) ainsi que des architectures : la Closerie Falbala et la Villa Falbala.

Les chefs d’œuvre monumentaux de ce créateur hors pair, tels Nunc Stans, Epokhê, Le Cours des choses font aujourd’hui partie des collections des plus grandes institutions muséales mondiales.

Dans le cadre de la fondation qu'il a créée en novembre 1974, Jean Dubuffet a acheté un terrain à Périgny-sur-Yerres (Val-de-Marne), où se trouve l'atelier de Marino di Teana. C'est là qu'est installée La Closerie, classée monument historique en 1998. De nombreuses œuvres de Dubuffet sont entreposées à Périgny, sous l'égide de la fondation.

Dans ses dernières années il réalise des grandes sculptures en fibre de verre pour les espaces publics.
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Pour Jean Dubuffet, l'art est toujours là où on ne l'attend pas. L'inventeur de l'art brut s'intéressait davantage aux productions des internés dans les hôpitaux psychiatriques qu'aux peintures des surréalistes de son époque. le Mucem de Marseille consacre une exposition à cet artiste radical qui ne s'assumait pas en tant qu'artiste. Culture Prime, l?offre culturelle 100% vidéo, 100% sociale de l?audiovisuel public, à retrouver sur : Facebook : https://facebook.com/cultureprime Twitter : https://twitter.com/culture_prime La newsletter hebdo : https://www.cultureprime.fr Abonnez-vous pour retrouver toutes les vidéos France Culture : https://www.youtube.com/channel/¤££¤10Abonnez-vous6¤££¤6khzewww2g/?sub_confirmation=1 Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
Jean Dubuffet
Enki   01 mai 2016
Jean Dubuffet
Sans pain, l’homme meurt de faim, mais sans art, il meurt d’ennui.
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Jean Dubuffet
gavarneur   16 décembre 2018
Jean Dubuffet
Ces « Théâtres de mémoire » visent à figurer – ou plutôt à évoquer – cette forme cacophonique dans laquelle nos perceptions et nos souvenirs surgissent pêle-mêle dans le théâtre de notre pensée. Il s'y agit donc de regrouper dans un tableau des scènes et événements appartenant à des lieux différents et à des moments différents (et dans des humeurs différentes) comme cela se passe dans notre mémoire.



Lettre au journaliste turc Ferit Edgü, 3 février 1979, citée dans le catalogue de l'exposition Dubuffet les dernières années (Jeu de Paume, 1991)
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rasibus   24 mars 2015
L'Homme du commun à l'ouvrage de Jean Dubuffet
Le vrai art est toujours là où on ne l'attend pas.Là où personne ne pense à lui, ni ne prononce son nom. L'art déteste être reconnu et salué par son nom,

il se sauve aussitôt.
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gavarneur   05 décembre 2018
Jean Dubuffet : Les Dernières Années de Jean Dubuffet
Les esprits épris de clarté sont sans doute mis mal à l'aise par le parti qui est pris dans ces tableaux de figurations peu particularisées, en telle manière qu'on est embarrassé à y reconnaître des objets bien nommables, et qu'on est incertain s'il s'y trouve évoqué un fait ou un autre, les références y apparaissant constamment équivoques, et font défaut les repères que procure dans les peintures habituelles la mise en place des objets dans l'ordre requis par la perspective.

Page 76
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Mimimelie   22 février 2017
Asphyxiante culture de Jean Dubuffet
C’est librement consenti que l’ordre est le plus débilitant. Le libre consenti est la nouvelle arme des nouveaux empires, ingénieuse formule, et plus opérante que n’était le bâton, de l’ultima ratio regum.



C’est en notre temps de liberté de la presse que celle-ci, avec plus d’empressement qu’elle n’en eut jamais, s’est faite si unanimement la servile auxiliaire des forces de l’ordre.

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Mijouet   03 mars 2013
Asphyxiante culture de Jean Dubuffet
Il faut bien remarquer que ceux mêmes qui nient le bien-fondé de notions telle que la sauvagerie ou la liberté parce que le lieu précis de ces notions ne cesse de se déplacer, ne peut être une fois pour toutes situé (la culture est éprise de repères fixes et se trouve toute désemparée où le jalonnement doit se faire sur des terres mouvantes) ceux-là pourtant ne manquent pas, sitôt niées ces notions, de s’y référer de manière au moins implicite; car, chimères qu’elles soient, mirages qu’elles soient, qui se reculent à mesure qu’on avance, elles sont peut-être pour l’esprit, justement à cause de cette non-localisation, bien plus permanents repères que les fixes bornes militaires –à la façon par exemple de la droite et de la gauche, qui changent aussi pareillement aussitôt qu’on se tourne. La droite et la gauche aussi sont des chimères. Considéré que la pensée est constante mobilité c’est peut-être finalement seules les chimères qui sont pour elle utilisable repère, étoile polaire.
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Mimimelie   31 août 2013
Asphyxiante culture de Jean Dubuffet
Les professeurs sont des écoliers prolongés, des écoliers qui, terminé leur temps de collège, sont sortis de l'école par une porte pour y rentrer par l'autre, comme les militaires qui rengagent. Ce sont des écoliers ceux qui, au lieu d'aspirer à une activité d'adulte, c'est-à-dire créative, se sont cramponnés à la position d'écolier, c'est-à-dire passivement réceptrice en figure d'éponge. L'humeur créatrice est aussi opposée que possible à a position de professeur. Il y a plus de parenté entre la création (dans les plus communs domaines, de commerce, d'artisanat ou de n'importe quel travail manuel ou autre) qu'il n'y en a de la création à l'attitude purement homologatrice du professeur, lequel est pr définition celui qui n'est animé d'aucun goût créatif et doit donner sa louange indifféremment à tout ce qui, dans les longs développements du passé, a prévalu. Le professeur est le répertorieur, l'homologueur et le confirmeur du prévaloir, où et en quel temps que ce prévaloir ait eu lieu.
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Mijouet   27 juin 2012
Asphyxiante culture de Jean Dubuffet
La pensée culturelle a pour tous les domaines position de spectatrice, non d'actrice; elle ne considère au lieu de forces, que des formes; au lieu de mouvements, que des objets; au lieu de démarches et trajectoires, que des résidences. Éprise de comparer toutes choses et pour cela les mesurer, éprise capitalement de donner des valeurs et classer ces valeurs, elle ne peut opérer que sur des objets concrets et tangibles, de mesures stables. Le vent ne lui offre pas de prise; elle n'a pas de balances pour peser le vent, elle peut simplement peser le sable qu'il apporte. De l'art la culture n'a guère de connaissance, sinon par le truchement des oeuvres d'art, qui sont bien autre chose, qui portent l'affaire sur un terrain qui n'est plus celui de l'art, justement comme le sable par rapport au vent. Par quoi elle vient à fausser la création d'art elle-même, laquelle en effet vient à se dénaturer, à contrefaire sa fonction naturelle de vent pour adopter celle d'apporteuse de sable. Les artistes, pour s'aligner sur la culture, ont changé leur activité, de souffleurs de vent, en amonceleurs de sable. D'aucuns affirment qu'abolie la culture il n'y aura plus d'art. C'est gravement erroné. L'art, il est vrai, n'aura plus de nom; c'est la notion d'art qui sera révolue, et non pas l'art, lequel de n'être plus nommé, reprendra vie saine. Cessera alors la réfraction dont il est l'objet au moment qu'il paraît aux regards de la culture; cessera le mécanisme de dénaturation qui s'en trouve provoqué par le fait qu'il est impossible d'empêcher que la production d'art s'aligne sur cette réfraction, opère à sa destination, se constitue son pourvoyeur et contrefasse par là dès sa source même sa vraie spontanée impulsion.
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Mimimelie   25 novembre 2018
Asphyxiante culture de Jean Dubuffet
C'est le propre de la culture de ne pouvoir supporter les papillons qui volent. Elle n'a de cesse qu'elle les ait immobilisés et étiquetés.
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Mijouet   16 février 2012
Asphyxiante culture de Jean Dubuffet
Quand la culture prononce le mot d'art ce n'est pas l'art qui est en cause, c'est la notion d'art. L'esprit devra s'exercer à prendre conscience - et la garder bien permanente - de l'énorme différence de nature qu'il y a, s'agissant de l'art comme de toute chose qui soit, entre la chose et la notion de la chose.
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