AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.93 /5 (sur 845 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Turin , le 14/07/1928
Mort(e) à : Dijon , le 02/05/1994
Biographie :

Louis Calaferte est un écrivain, dramaturge, poète et essayiste français né en Italie.

Garçon de courses à treize ans dans une usine de piles électriques puis manœuvre, il commence son œuvre littéraire par le théâtre.

Après avoir vécu dans la marginalité jusqu’à son adolescence, Louis Calaferte (1928-1994) se met à écrire très tôt. Grâce à Joseph Kessel, il publie Requiem des innocents, qui connaît le succès en 1952. En 1956, il s'installe à Mornant dans les monts du Lyonnais et y écrit Septentrion, ouvrage taxé de pornographie qui fut censuré et interdit à la vente et réédité seulement vingt ans plus tard, grâce à Gérard Bourgadier, chez Denoël.

Écrivain souvent ignoré de ses pairs, homme d'enthousiasmes et de colères, mais tout autant homme de réflexion, réservé et secret, Louis Calaferte a construit une œuvre forte et personnelle. Il fut un poète vigoureux et sensible, à l'écriture précise et passionnée, violente et sans concessions.

Auteur de récits, essais, carnets, poésies, pièces de théâtres représentées en France et à l'étranger, Louis Calaferte a reçu le Grand Prix National des Lettres en 1992.

Après sa mort, son épouse Guillemette continue d'éditer les volumes restés inédits de son journal.
+ Voir plus
Source : Editions Hesse
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

** Public averti ** Lecture d'un extrait de "La mécanique des femmes" de Louis Calaferte.


Citations et extraits (434) Voir plus Ajouter une citation
Louis Calaferte
nadejda   19 mars 2016
Louis Calaferte
Haïssez celui qui n’est pas de votre race

Haïssez celui qui n’a pas votre foi

Haïssez celui qui n’est pas de votre rang social

Haïssez, haïssez, vous serez haï.

De la haine, on passera à la croisade,

Vous tuerez ou vous serez tué

Quoi qu’il en soit, vous serez les victimes de votre haine

La loi est ainsi :

Vous ne pouvez être heureux seul

Si l’autre n’est pas heureux, vous ne le serez pas non plus,

Si l’autre n’a pas d’avenir, vous n’en aurez pas non plus,

Si l’autre vit d’amertume, vous en vivrez aussi,

Si l’autre est sans amour, vous le serez aussi.

Le monde est nous tous, ou rien.

L’abri de votre égoïsme est sans effet dans l’éternité.

Si l’autre n’existe pas, vous n’existez pas non plus.
Commenter  J’apprécie          1142
Louis Calaferte
blanchenoir   07 juillet 2014
Louis Calaferte
La littérature doit, soit enrichir l'esprit, soit le bouleverser.
Commenter  J’apprécie          760
Louis Calaferte
nadejda   14 février 2013
Louis Calaferte
Bien entendu, je ne suis ni celui-ci, ni celui-là, ni un autre, ni comme ça, ni autrement, ni tout à fait différent, ni ce que vous croyez, ni ce que je pense, ni ce mensonge, ni ce qu’on suppose, ni ce que je laisse voir, ni ce que je prétends, ni ce que j’invente, ni ce qu’on dit, ni ce que j’approuve, ni ce qui m’est défendu, ni ce que je rêve, ni rien de tout cela.

   Je suis tel que je suis. 

(relevé sur le site de la bibliothèque municipale de Lyon)
Commenter  J’apprécie          680
Piatka   27 novembre 2016
Septentrion de Louis Calaferte
Pour écrire, il faut être hanté, malheureux, persécuté, ou alors heureux au point de croire sérieusement qu'on a Dieu pour coéquipier.

Commenter  J’apprécie          541
nadejda   15 septembre 2013
Septentrion de Louis Calaferte
N’OUBLIEZ PAS DE LIRE

Dès que j’avais un livre, mon premier soin était de m’enfermer avec dans ma chambre d’hôtel comme pour une séance d’initiation, et je ne décrochais pas avant d’en avoir terminé, qu’il eût deux cents ou mille pages. Lire les paroles qu’un homme, dont on ne connaît généralement ni le visage ni la vie, a écrites tout spécialement à votre intention sans oser espérer que vous les liriez un jour, vous qui êtes si loin, si loin sur d’autres continents, d’une autre langue. Peut-être habite-t-il une grande maison de campagne au bord du Tibre ou un quarante-septième étage dans New York illuminé, peut-être est-il en train de pêcher l’écrevisse, de piler la glace pour le whisky de cinq heures, de caresser sa femme sur le divan, de jouer avec ses enfants ou de se réveiller d’une sieste en songeant à tout ce qu’il voulait mettre de vérité dans ses livres, sincèrement persuadé de n’avoir pas réussi bien que tout y soit quand même, presque malgré lui. Il a écrit pour vous. Pour vous tous. Parce qu’il est venu au monde avec ce besoin de vider son sac qui le reprend périodiquement. Parce qu’il a vécu ce que nous vivons tous, qu’il a fait dans ses langes et bu au sein, il y a de cela trente ou cinquante ans, a épousé et trompé sa femme, a eu son compte d’emmerdements, a peiné et rigolé de bons coups dans sa vie, parce qu’il a eu faim de corps jeunes et de plats savoureux, et aussi de Dieu de temps à autre et qu’il n’a pas su concilier le tout de manière à être en règle avec lui-même. Il s’est mis à sa machine à écrire le jour où il était malheureux comme les pierres à cause d’un incident ridicule ou d’une vraie tragédie qu’il ne révèlera jamais sous son aspect authentique parce que cela lui est impossible. Mais il ne tient qu’à vous de reconstituer le drame à la lumière de votre propre expérience et tant pis si vous vous trompez du tout au tout sur cet homme qui n’est peut-être qu’un joyeux luron mythomane ou un saligaud de la pire espèce toujours prêt à baiser en douce la femme de son voisin. Qu’il ait pu écrire les deux cents pages que vous avez sous les yeux doit vous suffire. Qu’il soit l’auteur d’une seule petite phrase du genre : «A quoi vous tracasser pour si peu, allez donc faire un somme en attendant», le désigne déjà à nous comme un miracle vivant. Même si vous deviez oublier cette phrase aussitôt lue et n’y repenser que le jour où tout va de travers, à commencer par le réchaud à gaz ou la matrice de votre femme. Et si par hasard vous avez la prétention de devenir écrivain à votre tour, ce que je ne vous souhaite pas, lisez attentivement et sans relâche. Le Littré, les articles de dernière heure, les insertions nécrologiques, le bulletin des menstrues de Queen Lisbeth, lisez, lisez, lisez tout ce qui passe à votre portée. A moins que, comme ce fut souvent mon cas, vous n’ayez même pas de quoi vous achetez le journal du matin. Alors descendez dans le métro, asseyez-vous au chaud sur un banc poisseux --- et lisez ! Lisez les avis, les affiches, lisez les pancartes émaillées ou les papiers froissés dans la corbeille, lisez par-dessus l’épaule du voisin, mais lisez !...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          440
Louis Calaferte
nadejda   24 août 2018
Louis Calaferte
Pfuit, des bombes… Oui, je suis capable d’en poser, même à mon âge, je ne plaisante pas. Ces sociétés sont extrêmement monstrueuses : les uns crèvent de faim au nez des autres. Ce sont des pourrissoirs, menés par des maniaques du pouvoir que je ne supporte pas. Je ne sais pas pourquoi je me mets en colère, ça ne sert à rien. Je vais publier un livre sur ce que j’ai à dire de la politique. Ce n’est même pas de la politique, c’est un état de fonction où tout est organisé en castes, des castes qui ne se touchent pas entre elles. À l’intérieur d’une caste, on ne se touche pas. Moi, je suis hors caste depuis toujours. Et je tiens à le rester jusqu’à ma mort. Grâce à Dieu, j’ai pu faire un petit bout de chemin, il est ce qu’il est mais je l’ai fait comme je le voulais, seul, sans demander ni rien devoir. Ce qui me permet de juger comme je l’entends, avec en général assez de raison. Nous en sommes arrivés à une société complètement aplatie. Tout le monde s’en contente… Aplatissons-nous. »

(Extrait de l'entretien paru dans les Inrockuptibles N°58 du 28 mai 1996, cité sur le site revue-ballast.fr)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          401
Piatka   26 novembre 2016
Septentrion de Louis Calaferte
C'est toujours dans des circonstances impraticables que l'envie d'écrire vous tombe dessus sans prévenir. Je crois que c'est l'une des nombreuses raisons pour lesquelles on n'écrit jamais exactement le livre qu'on avait initialement projeté.
Commenter  J’apprécie          392
Louis Calaferte
sabine59   23 avril 2019
Louis Calaferte
Ce n'est pas faute d'en parler



Mais nous ne sommes pas allés

en ces dimanches du mois d'août

avec sa plage de galets

à Brighton où il fait si doux



Dans les brumes du lit tes sables sont soyeux

je me laisse endormir au flot de tes écumes

dans tes fonds aux varechs que le plaisir consume

ici la mer est dans tes yeux



Nous n'avons jamais su partir



(" Rag-time")
Commenter  J’apprécie          372
nadejda   31 janvier 2017
Rosa mystica de Louis Calaferte
Moi, dont la nature est éloignée autant qu'il se peut de l'avarice, de la cupidité, de l'intéressement, de la possession enfin : je deviens avide lorsqu'il s'agit de livres. Je les accumule sur les rayons, je les case, je les entasse ; incapable que je suis de me débarrasser de l'un deux, fût-il de la dernière valeur.

Les reliures brillantes sous la lumière, la chaleur fauve des cuirs, cela m'a ravi. Plaisir intime que de tirer de sa niche un livre, de caresser sa reliure, de le feuilleter, de s'attarder, admiratif, à la finesse des gravures, de respirer l'odeur grise du papier ; entre le pouce et l'index d'en apprécier le grain, l'épaisseur, le velouté, la douceur lisse. Chaque fois une satisfaction de presque concupiscence.

Seul, la tête appuyée dans la souple mollesse du fauteuil, j'ai joui durant tout le crépuscule, de la clarté dorée, limpide, qui pénètrait par la fenêtre ouverte ; enrichissant la pièce de sa fluidité qui me rappelait celle de certaines toiles hollandaises.

Est-ce là le bonheur ? (c'est un élément d'un possible bonheur)

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          362
Louis Calaferte
marina53   01 juillet 2018
Louis Calaferte
Au loin

le chant menu d'un oiseau

Chaleur
Commenter  J’apprécie          390

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Petit quiz 14 Juillet

Qui a chanté en premier cette chanson ON N'EST PAS LÀ POUR SE FAIRE ENGUEULER dont voici un extrait: "On n'est pas là pour se faire engueuler on est là pour voir le défilé! On n'est pas là pour se faire assommer on est venu pour voir le défilé! Si tout le monde était resté chez soi, ça f'rait du tort à la République."

Coluche
Boris Vian
Bobby Lapointe

7 questions
30 lecteurs ont répondu
Thèmes : 14 juillet , fêtes traditionnelles , france , nation , français , defiles , littérature , cinema , chansonCréer un quiz sur cet auteur

.. ..