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Note moyenne 3.62 /5 (sur 197 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Maisons-Alfort , le 5/09/1920
Mort(e) à : Paris , le 23/02/2011
Biographie :

Jean Lartéguy, de son vrai nom Jean Pierre Lucien Osty, est un écrivain et journaliste français.

Il passe sa licence d'histoire à Toulouse et devient secrétaire de l'historien Joseph Calmette.
Engagé volontaire en octobre 1939. Pendant l'occupation, il s'évade de France en mars 1942 en passant par l'Espagne où il restera interné pendant neuf mois. Il rejoint l'armée française de la Libération comme officier au 1er groupe de commandos. Il reste sept ans officier d'active avant de devenir capitaine de réserve.

Il a été témoin (comme correspondant de guerre) et/ou acteur de nombreux événements durant la seconde moitié du XXe siècle : révolution d'Azerbaïdjan, guerre de Palestine, guerre de Corée (blessé à l'attaque de Crève-Cœur), Indochine, Algérie puis Vietnam, révolutions en Amérique Latine, etc.
Il multiplie les articles inspirés par le "terrain" pour le magazine Paris-Presse (1952), et plus tard pour Paris-Match. Ses nombreux reportages, qui sont autant de récits de guerre, lui valent la récompense suprême : le prix Albert-Londres, décroché en 1955.

Cette année-là, il publie son roman, "La Ville étranglée". Jean Lartéguy se lance à corps perdu dans l'écriture. Au total, pas moins d'une cinquantaine de romans à son actif, dont l'immense succès des Centurions, paru en 1960 et vendu à plus d'un million d'exemplaires. Le livre sera adapté au cinéma par Mark Robson, avec Claudia Cardinale, Michèle Morgan, Alain Delon et Anthony Qinn, en 1966.
On lui doit aussi un roman historique, "Mourir pour Jérusalem", sur la prise de la Ville sainte par les croisés, un de ses tout derniers livres, paru en 1995. Quant au Liban, qu'il connaissait comme le fond de sa poche, il lui a inspiré un roman policier, "L'Or de Baal", paru en 1987.

Parallèlement, Lartéguy n'aura pas pour autant abandonné le journalisme. Fin 1989, quelques semaines après la chute du mur de Berlin, il se rend dans une Union soviétique ébranlée. Il en revient avec un reportage prémonitoire d'une quinzaine de pages que publie Paris-Match.

À partir de la fin des années quatre-vingt, son œuvre prolixe bénéficie d'un regain d'intérêt grâce à la publication de quatre volumineuses anthologies dans la collection "Omnibus", sous les titres "Récits de guerre" (1989), "Le mal d'Indochine" (1994), "La nuit africaine" (1996) et "Indochine" (2004).

Jean Lartéguy avait remis officiellement l'ensemble de ses archives au service historique de la Défense.
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Source : Wikipedia
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1975, la chute de Saigon.
Citations et extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
Pecosa   02 février 2020
L'or de Baal de Jean Lartéguy
- On a dit que le Liban était une terre promise, soupira Farouk.

- Oui, dit Stan, mais hélas promise à trop de monde.
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Pecosa   02 février 2020
L'or de Baal de Jean Lartéguy
La reconnaissance est un sentiment tiède qui se dissout comme le sucre dans le thé. L'amour, tant qu'il dure, est violent, exclusif, capable de tous les sacrifices.
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Pecosa   02 février 2020
L'or de Baal de Jean Lartéguy
Si un Libanais, obligé de quitter son pays, se lance dans les affaires, il ira aux Etats-Unis, jouer en bourse à Londres, garer ses fonds, à Genève. En revanche, s'il souhaite se distraire, se reposer, attendre, il restera à Paris.
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Wendat69   22 février 2019
Les prétoriens de Jean Lartéguy
-Un instant, dit Urbain Donnadieu.

Il leva le doigt en l'air.

-Écoutez.

Par la fenêtre ouverte sur la nuit, ils entendirent les trois notes du crapaud. Irène et Philippe ne comprirent pas que, pour le vieil homme, ce champ flûté, limité à trois notes, signifiait que toute action, même si elle prolongeait un grand rêve, se limitait à la durée de la vie de celui qui l'accomplissait, que l'histoire, comme le sable, avait bu les rêves et le sang de millions d'hommes sans en être fécondée, et qu'en fin de compte ce petit cri harmonieux avait autant d'importance que les convulsions des peuples, l'écroulement des empires et la fin des civilisations.

Mais ce sont là des réflexions qui ne viennent qu'avec le raidissement des muscles, l'épaississement du sang et la fin des désirs, quand l'homme, se préparant inconsciemment à la mort, s'efforce d'enlever à sa disparition toute son horreur tragique.
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Wendat69   26 février 2019
Les prétoriens de Jean Lartéguy
-Et vous, capitaine, qu'en pensez-vous?

-Je ne fais qu'un intérim à l'état-major. Dans un mois, je retrouverai ma compagnie méhariste, qui nomadise dans le Hoggar. J'avoue ne rien comprendre à tous ces événements. Dans un mois, mon commandant, sur mon méhari, guidé par les étoiles, je descendrai avec mes Chaomba jusqu'à la boucle du Niger.

-Votre voyage dure longtemps?

-Quatre, cinq mois, peut-être plus.

-Que faites-vous de vos nuits?

-Je rêve et je prie. Un homme qui ne sait pas rêver et qui ne croit pas en Dieu ne peut vivre au Sahara. Je veux parler, bien sûr, du Sahara que je connais et que j'aime. Ce n'est pas le même que celui des pétroliers.
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LoongAlain91   04 novembre 2014
Le baron céleste de Jean Lartéguy
Chao Khung se servit un grand verre de choum, regrettant le cognac. A Luang-Prabang, à la cour du bon roi Savang, il lui arrivait certains soirs d'en descendre une bouteille, à l'admiration du souverain qui, lui, ne marchait qu'au Pernod. Très peu coupé d'eau, il est vrai. « Reste fidèle aux français lui avait conseillé le roi. Ce sont les moins mauvais de tous les Blancs parcequ'ils veulent être aimés, qu'ils sont un très vieux peuple, qu'ils ont comme nous le goût des filles, des bons alcools et des longues siestes ». (p. 182)
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Wendat69   20 novembre 2018
Les centurions de Jean Lartéguy
-Tu veux une pipe d'opium?

-Non.

-L'opium est pourtant le vice des témoins.

Armand Boisfeuras tira sur la pipe. La boulette grésilla, se gonfla et le vieux taïpan rejeta la fumée.

-Tu n'as pas envie de te reposer? Il y a une semaine que ta chambre t'attend.

-Non.

-Alors ?

-L'Asie est perdue; les communistes ont importé là-bas des méthodes efficaces et valables. Ils ont transformé la Chine et le Nord-Vietnam en une immense fourmilière parfaitement organisée, parfaitement inhumaine. Ça tiendra un bout de temps...
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Wendat69   21 novembre 2018
Les centurions de Jean Lartéguy
-L'Algérie? mais ça va tout de suite se terminer.

-Non, ce n'est pas possible ou alors je n'ai rien compris depuis que je fais la guerre. Avez-vous remarqué que dans l'histoire militaire jamais une armée régulière n'a pu venir à bout d'une guérilla bien montée? Si on utilise l'armée régulière en Algérie, on ne peut qu'aboutir à un échec. Je voudrais que la France ait deux armées: une pour la frime avec de beaux canons, des chars, des petits soldats, des fanfares, des états-majors, des généraux distingués et un peu gâteaux, avec de gentils petits officiers d'ordonnance précautionneux qui s'intéresseraient avec ferveur au petit pipi de leur général et aux hémorroïdes de leur colonel: une armée qu'on montrerait pour cent sous sur tous les champs de foire.

L'autre serait sérieuse, composée uniquement de jeunes sur-entraînés et qui en veulent, habillés de tenues camouflées que l'on ne verrait pas dans les villes mais auxquel on demanderait sans cesse un effort impossible, auxquel on apprendrait toutes sortes de trucs. C'est dans cette armée la que je veux me battre.

-Toi, tu vas avoir des ennuis.

-C'est bien possible, mais au moins je les aurai cherchés: et même, je vais me mettre tout de suite à les chercher.
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LoongAlain91   04 novembre 2014
Le baron céleste de Jean Lartéguy
De la Birmanie, je ne vous dirai rien que vous ne sachiez déjà, qu'elle mérite bien son surnom : le »pays du grand bond en arrière ». Au temps des Anglais, son revenu était le plus haut de tout le Sud-Est asiatique, aujourd'hui il est le plus bas de toute l'Asie, Inde comprise, malgré des ressources immenses et systématiquement inexploitées. (p. 17)
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Wendat69   11 janvier 2019
Les mercenaires de Jean Lartéguy
"Ces collines sont très belles, fascinantes au point d'être une raison de mourir. Mais j'aimerais que vous en reveniez..."

Ils se quittèrent, chacun allant de son côté voir comment s'installaient les sections.

Dimitriev remuait dans sa tête cette phrase du capitaine: "Fascinantes au point d'être une raison de mourir..."

Il pressentait le secret de Lirelou: quelque chose en lui avait brûlé, dont il restait des cendres et des traces, des cendres encore chaudes et des marques brûlantes.
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