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Note moyenne 3.53 /5 (sur 58 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 4/10/1957
Biographie :

Jean-Michel Espitallier est un écrivain français né le 4 octobre 1957.

Il est le cofondateur de la revue "Java" (1989-2006) qui fut l'une des principales revues de poésie et d'écritures expérimentales des années quatre-vingt-dix et deux mille. Coordinateur d'un dossier sur la Nouvelle poésie française dans le "Magazine littéraire" (mars 2001), cet "enfant terrible de la poésie française", comme le décrit l'universitaire canadien John Stout, reste un franc-tireur, inclassable, atypique et volontiers iconoclaste dans son travail comme dans son parcours.

Il mène parallèlement une carrière de batteur avec le groupe Prexley, travaille avec de nombreux artistes et notamment le bassiste expérimental Kasper T. Toeplitz.

Il est également membre du jury du prix du livre rock, du comité de rédaction de Radio (fondation Louis-Vuitton, 2015-2016) et dirige la collection "A tombeau ouvert" aux Editions Philippe Rey.
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Mardi 6 août 2019, dans le cadre du banquet d'été "Transformer, transfigurer" qui s'est déroulé à Lagrasse du 2 au 9 août 2019, Jean-Michel Espitallier et Laurie Laufer se sont prêtés au jeu de la double voix, sous le thème : "Le temps et les fantômes" L?événement de la mort est un toujours-présent: ça ne cesse pas de ne pas cesser. Ni le temps ni le corps ne permettent de coaguler cette hémorragie. Incorporel, infinitif, impersonnel serait le mode d?être de celui qui est traversé par la mort. La question est de savoir quelle forme peut prendre ce qui remettra du temps dans ce toujours-présent, du corps dans cet incorporel.

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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
Jean-Michel Espitallier
sagesse66   14 février 2020
Jean-Michel Espitallier
L’histoire du discours amoureux



– Je t’aime.

– Moi aussi.

– Je sais.

– Je sais que tu le sais.

– Je sais que tu sais que je sais que tu m’aimes.

– Je sais que tu le sais et tu sais que je sais que tu sais que je le sais et tu sais que je sais que tu sais que je t’aime.

– Je sais que tu sais que je sais que tu sais que je sais que tu sais que je t’aime, et je sais que tu sais que je sais que tu sais que je sais que tu le sais.

– Et tu aimes que je le sache ?

– Oui, j’aime savoir que tu le sais, j’aime que tu saches que je sais que tu m’aimes.

– Et moi j’aime savoir que tu sais que je sais que tu aimes savoir que je t’aime.

– J’aime savoir que tu saches que je sais que tu sais que j’aime aimer savoir que tu saches que je sais que tu m’aimes.

– J’aime t’aimer.

– Et moi j’aime aimer que tu aimes le savoir.

– Je sais que tu m’aimes et j’aime savoir que tu sais que je le sais.

– Je t’aime.

– Je sais.

– Je le savais
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Walktapus   12 janvier 2015
Sac à dos : Une anthologie de poésie contemporaine pour lecteurs en herbe de Jean-Michel Espitallier
Non, la poésie n'est jamais difficile. Elle permet de voir le réel sans les écrans et les illusions qui nous en séparent habituellement. C'est d'ailleurs cette hypervisibilité qui peut désarçonner, parfois. Non, la poésie n'est jamais difficile. elle ne l'est pas car elle nous donne les moyens de regarder différemment, et de voir ce qui, généralement, ne se voit pas. Elle n'est pas difficile car elle ouvre, chaque fois, des espaces de création qui sont le lieu de formes et d'inventions d'une extrême inventivité et, le plus souvent, de radicales et bienheureuses fantaisies. Elle n'est pas difficile parce que, dans les méandres et les rugosités de la langue, dans son étrangeté, ses dissonances et ses faux dysfonctionnements elle fournit d'incomparables outils pour éprouver le monde, résister à ses barbaries et ses médiocrités, et comme tel, peut redonner à l'homme contemporain toute sa liberté de penser, de juger, de rêver, et aussi, ce qui n'est pas la moindre des choses, de trouver à redire.
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Walktapus   23 décembre 2014
Sac à dos : Une anthologie de poésie contemporaine pour lecteurs en herbe de Jean-Michel Espitallier
Si la poésie peut parler des fleurs, il lui arrive aussi de parler de tractopelle, du journal de 20 heures ou de Shrek.
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Walktapus   06 janvier 2015
Sac à dos : Une anthologie de poésie contemporaine pour lecteurs en herbe de Jean-Michel Espitallier
Evidemment elle ne t'apparut pas , dites-vous, puisque tu apparus en elle, détaché dans un cri sur le fond qui fut elle. Cette préhistoire appartient à l'histoire à dormir debout vraie, comme la révolution de la Terre autour du Soleil. Or, Mammère m'apparut soleil qui se lève sur planète naguère fondue en lui.

-- Pierre Alferi (Mammère)
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Charybde2   24 juillet 2020
Syd Barrett, le rock et autres trucs de Jean-Michel Espitallier
Ce lieu pas très folichon, c’est Cherry Hinton Road, dans la banlieue sud de Cambridge. Une large avenue sans charme, bordée de pavillons standard et de commerces de proximité. trafic ininterrompu de voitures et camions venus d’ailleurs fuyant là-bas en file indienne. Pas d’âme, un ballet bruyant-mou de vies c’est-pas-une-vie. Sur les contre-allées, on peut croiser au choix, et même sans vraiment choisir, quelques retraités retour des commissions, de jeunes mères en jogging accrochées à la poussette sous laquelle s’empilent des paquets de couches, deux pour le prix d’un, de temps en temps un cadre-succursale, des cyclistes tous modèles. Et comme c’est le matin, et que nous sommes en Angleterre, on imagine que tout ce beau monde a le ventre plein de bacon-eggs-marmelade-scones-beans-sausage flottant dans un demi-litre d’Earl Grey. Pluie verglaçante, suburban sky. En gros, pas superdrôle.

C’est pourtant là, sur Cherry Hinton Road, que j’avais décidé de passer la matinée du 30 novembre 2004. On comprend tout de suite que ça n’était pas, a priori, la meilleure idée du siècle. A priori seulement. Tôt le matin, j’avais quitté le centre historique de Cambridge, à rebours de toute logique touristique, et le taxi dans lequel j’avais pris place avait montré un certain étonnement quand je lui avais demandé de me conduire dans ces faubourgs sans intérêt, en ne lui indiquant aucune adresse précise. Il m’avait déposé un peu au hasard, là où ça l’arrangeait, à l’angle de la tout aussi morne Hills Road (qui a sa place dans cette histoire, j’y reviendrai), non sans me regarder de travers. Que venait donc faire ici, et à une heure pareille, un touriste français ? À vrai dire je ne le savais pas vraiment moi-même. Ou plutôt je ne le savais que trop. Je m’étais fixé rendez-vous avec Syd Barrett. Syd Barrett le grand électrificateur du Swinging London. L’inventeur de l’usine Pink Floyd.
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Charybde2   24 juillet 2020
Syd Barrett, le rock et autres trucs de Jean-Michel Espitallier
Comme d’une part les Anglais ne souhaitaient pas entrer dans la combine, et qu’ils étaient protégés depuis très longtemps du continent par une poignée de kilomètres de mer sur laquelle plein de gens n’avaient jamais voulu se mouiller, et comme, d’autre part, les Allemands qui souhaitaient les faire entrer quand même dans la combine s’étaient bricolé pour l’occasion des avions archiperformants et même des fusées superméchantes qui passèrent par-dessus la poignée de kilomètres de mer avec leurs millions de quintaux de bombes qu’ils sont allés expédier directement sur pas mal de villes anglaises qui ripostèrent avec la DCA, dans le ciel anglais ce fut pendant quelque temps des feux d’artifice mégaquadrichromiques alors qu’en bas, à l’arrivée des millions de quintaux de bombes allemandes, des superméchantes fusées et parfois des avions archiperformants qui s’étaient pris un obus anglais dans le ventre, on n’était pas à la fête et les villes anglaises qui ont été très durement retouchées ont été reconstruites vite vite en 1945 parce que les paquets de ruines, ça va un moment, et on a reconstruit pas mal de quartiers en style 45, c’est-à-dire pas très drôle, assez géométrique, très standardisé, et surtout les banlieues parce que, depuis toujours, et pas seulement en Angleterre, c’est en banlieue qu’il y a les industries et que dans les guerres ce sont les industries qu’il faut paralyser même si, stratégiquement, un peu de bombardements de terreur sur les populations civiles ne peut pas faire de mal. Et donc, il y a tout lieu de penser que la banlieue sud de Cambridge fut durement touchée dans les années quarante parce que tous les bâtiments sont construits à la mode de l’après-guerre c’est-à-dire pas très drôle, assez géométrique, très standardisée. Tout ça pour dire que le lieu où je vais vous emmener n’est pas très folichon.
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Bazart   04 mars 2019
La première année de Jean-Michel Espitallier
Ou est il, le lieu de notre mort? Familier ou étranger, il nous attend quelque part. Ces deux question,s aujourd'hui posées sans peur, sans crainte, parce que ta mort me soigne de la peur de la mort : comment vais je mourir et quand?
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Under_the_Moon   05 février 2019
L'invention de la course à pied : Et autres trucs de Jean-Michel Espitallier
Consécutive à l'invention de la course à pied, voici l'invention de l'hygiène de vie en personne et de la mise en condition physique, lesquelles s'agrippent de toutes leurs adipeuses ventouses à l'impressionnante batterie d'abstinences et de parcimonie. Vie d'ascète pour accéder au nirvana. Du coup, on finit par s'y perdre quant aux choses qui font réellement plaisir. Conflits d'intérêts, pulsions enchevêtrées, envies contraires, collisions de besoin sans le savoir.
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Charybde2   24 juillet 2020
Syd Barrett, le rock et autres trucs de Jean-Michel Espitallier
Il y a tout un monde là-dedans, plus doux, plus sale, plus violent, plus paisible, plus coloré, plus sexy, plus cruel, plus aimant que le monde où je vis : il y a des histoires, de la géographie, de la poésie, et mille autres choses que j’aurais dû apprendre à l’école – même de la musique. (Nick Hornby, Haute Fidélité – en exergue de la troisième et avant-dernière partie de l’ouvrage)
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colimasson   12 mars 2013
De la célébrité : Théorie et pratique de Jean-Michel Espitallier
La célébrité se fonde sur un savant dosage de simplicité (identification) et d’exception (distanciation). De proximité (consolation) et d’inaccessibilité (dévotion). Toute célébrité doit être à la fois unique (comme figure héroïque) et reproductible (comme objet de consommation).
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