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4.03/5 (sur 432 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Altkirch, Alsace , le 16/06/1991
Biographie :

Julie Ewa est titulaire d'un master de philosophie à l'Université de Strasbourg.
Elle a poursuivi son parcours comme éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance.

Publié à l'âge de 20 ans, son premier roman "Le bras du diable" a remporté le grand prix VSD du polar 2012, décerné par Jean-Christophe Grangé.
En 2016, elle publie aux éditions Albin Michel "Les petites filles" (prix du Polar Historique 2016 et prix Sang d'encre des lycéens 2016) puis "Le gamin des ordures" en 2019 (Prix Plaidoiries pour un polar 2019)
En 2022, elle publie le témoignage "Liberté, ma dernière frontière", puis le roman noir "Jungle Pourpre".

Elle vit aujourd'hui entre la France et l'Indonésie, où elle a crée l'association Kolibri pour accompagner les enfants défavorisés.

page Facebook : https://www.facebook.com/JulieEwaEcrivain

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Portrait de Julie EWA sur ARTE 28 minute (1 août 22) Les romans peuvent-ils cultiver notre empathie pour un être à l’autre bout du monde ? C’est en tout cas ce que pense Julie Ewa, autrice et globe-trotteuse. Avec Aurore Lalucq, Olivier Babeau et Michel Ruimy !


Citations et extraits (90) Voir plus Ajouter une citation
Depuis des millénaires, les Chinois pensent que les hommes ont plus de valeur que les femmes. Surtout, un fils perpétue la lignée, il restera auprès de ses parents et prendra en charge leurs vieux jours . A l'inverse, les filles mariées s'en vont vivre avec leur belle-famille.
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Mais aux yeux de Pan-Pan Gong, Zhen avait brisé ce bonheur. Elle avait martyrisé Xia, au point de la pousser au suicide. Tous les jours elle l'insultait, tous les jours elle l'enfonçait plus bas que terre. Elle clamait qu'une bonne épouse devait mettre au monde un fils, sinon elle ne méritait pas de vivre. Xia était fragile et très influençable. Elle n'avait pas eu de chance : cinq petites filles étaient sorties de son ventre. Zhen en avait vendu deux, et elle avait tué les trois autres.
Rongée par la culpabilité, elle s'était mise à bercer d'invisibles bébés qui lui torturaient l'esprit. Un matin du mois de janvier 1996, Xia s'était donné la mort.
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Maître Yao-Shi dit qu'en chacun de nous, il y a un Bouddha qui dort … Il est plein de joie et plein d'amour mais il se cache à l'intérieur de notre cœur.
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« Il vaut mieux un fils infirme que huit filles valides », prônait le dicton. Des sottises... Avec [son fils] Pan-Pan, ni descendance ni 'assurance-vie'. Personne ne veillerait sur ce qui lui restait de vieux jours.
« Tout est de la faute des Occidentaux ! Maudits 'yangguizi' ! »
Elle en avait fait les boucs émissaires de ses nombreux malheurs. Pan-Pan serait-il malade s'il n'avait pas fabriqué des jeans pour ces satanés Américains ? Quand son épouse était décédée, Pan-Pan était devenu 'mingong' (1). Pendant seize ans, le pauvre homme avait dormi dans un piteux dortoir avec d'autres migrants et trimé plus de soixante-dix heures par semaine pour une paye mensuelle de mille yuans (2). Certes, c'était dix fois plus qu'un salaire de paysan, dans les années 1990... Mais pour une telle somme, il avait inhalé des nuages de poussière, ravageant peu à peu les alvéoles de ses poumons. Le sablage industriel l'avait rendu malade.
____
(1) 'Paysan-ouvrier'. En Chine, beaucoup de paysans désertent la campagne et partent chercher une emploi d'ouvrier, souvent en usine, afin de nourri leurs proches, restés au village.
(2) Environ 120 euros.
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(p. 308-309)
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Un fatras d'émotions [l']envahit. Il n'y croyait pas. [Elle] était jeune, si jeune. Pourquoi s'en aller maintenant ?
Après des années de pratique bouddhiste, le moine était convaincu que la mort n'était pas une fin. Tout était impermanent. Nous venions de quelque part et nous y retournions. Une simple continuation. Entre deux renaissances, la vie était un voyage, une aventure, avec pour unique bagage le fruit de notre karma. Celui qui comprenait ce processus n'avait pas de raison de s'inquiéter. Dans ce cas, pourquoi souffrait-il ?
(p. 425)
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Les rêves de Dea étaient peuplés de brebis, ce qui était plutôt étrange dans la mesure où elle n'en avait jamais vu de sa vie. Sur un fond d'arc-en-ciel étincelant comme une étoile, les petits êtres chétifs gambadaient sur des nuages, encouragés par les chants bibliques d'une poignée d'anges à plumes. Sans doute que la bonne soeur avait une part de responsabilité dans ces songes farfelus. A longueur de journée, elle ne cessait de répéter que les brebis égarées seraient sauvées par le Seigneur, car "Jésus est un agneau de Dieu qui enlève le péché du monde". Le plus surprenant était cette manie cannibale consistant à manger son "corps" à la messe. Si Jésus était le sauveur de l'humanité, Dea n'avait pas envie de manger un bout de lui.
( Dea vient d'être conduite dans un orphelinat catholique...)
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Le cœur de Yao-Shi se serra en pensant aux râvages de la Révolution culturelle. Au milieu des années 60 Mao Zedong avait semé les prémisses de la fameuse indifférence chinoise. Pourquoi aider les autres? Les autres ne nous aideront jamais.
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[Ils] avaient posé leurs valises sur un 'platz' en marge de la ville spécialement conçu pour les Roms. Les 'gadjé' l'appelaient 'village d'insertion' mais ce n'était pas vraiment un village : un grillage enclavait les lieux gardés 24h/24 par un vigile. Malgré tout, Simona et sa famille avaient un toit : la tôle brûlante du container aménagé de 14 m2 comme on en trouve sur certains chantiers de construction. Comparé aux belles maisons que construisaient certains Roms en Roumanie, le confort était sommaire, mais Simona vivait pour la première fois dans un logement avec une kitchenette et des sanitaires, le tout pour une participation financière symbolique de trente euros par mois.
(...)
Tous les matins avait lieu le même rituel : Cristi et d'autres Roms du platz s'en allaient en centre-ville pour construire quelque chose qui s'appelait 'le projet professionnel'. Pendant ce temps, les enfants du terrain s'adonnaient à des activités 'pédagogiques' avec des 'éducateurs'. L'après-midi, c'était au tour de Simona de remplir sa part du contrat en suivant les cours intensifs de français dispensés par une formatrice roumaine.
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-Madame Dai, où est le bébé?
...
-Ce n'était pas un bébé, juste une fille.
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Pour se débarrasser rapidement du bidonville, la municipalité avait suspendu la collecte des déchets afin que l'hygiène se dégrade et menace la sécurité des occupants. Dans ces conditions, le maire était en droit de planifier une expulsion sans l'accord du tribunal, pour « mettre fin à l'imminence du péril ». En d'autres mots, il s'agissait d'un habile stratagème pour court-circuiter la justice.
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