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Note moyenne 4 /5 (sur 344 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Altkirch, Alsace , le 16/06/1991
Biographie :

Julie Ewa est titulaire d'un master de philosophie à l'Université de Strasbourg.
Elle a poursuivi son parcours comme éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance.

Publié à l'âge de 20 ans, son premier roman "Le bras du diable" a remporté le grand prix VSD du polar 2012, décerné par Jean-Christophe Grangé.
En 2016, elle publie aux éditions Albin Michel "Les petites filles" (prix du Polar Historique 2016 et prix Sang d'encre des lycéens 2016) puis "Le gamin des ordures" en 2019 (Prix Plaidoiries pour un polar 2019)
En 2022, elle publie le témoignage "Liberté, ma dernière frontière", puis le roman noir "Jungle Pourpre".

Elle vit aujourd'hui entre la France et l'Indonésie, où elle a crée l'association Kolibri pour accompagner les enfants défavorisés.

page Facebook : https://www.facebook.com/JulieEwaEcrivain

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Susan, physicienne forte d'un pouvoir singulier, Dina et Alessia, héritières de la mafia, Lina, empêtrée dans les affaires d'une famille Rom, Naomi, détective privée spécialisée dans la recherche d'enfants disparus : les visages de ce Cercle polar sont tous féminins et traités sur tous les tons, de la comédie noire au thriller angoissant. "Le pouvoir de Susan" de Peter Høeg (Actes sud) "Les mafieuses" de Pascale Dietrich (Liana Lévi) "Le gamin des ordures" de Julie Ewa (Albin Michel) "trouver l'enfant" de Rene Denfeld (Rivages/noir)

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Citations et extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
domisylzen   11 octobre 2016
Les petites filles de Julie Ewa
Depuis des millénaires, les Chinois pensent que les hommes ont plus de valeur que les femmes. Surtout, un fils perpétue la lignée, il restera auprès de ses parents et prendra en charge leurs vieux jours . A l'inverse, les filles mariées s'en vont vivre avec leur belle-famille.

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ssstella   16 décembre 2017
Les petites filles de Julie Ewa
Mais aux yeux de Pan-Pan Gong, Zhen avait brisé ce bonheur. Elle avait martyrisé Xia, au point de la pousser au suicide. Tous les jours elle l'insultait, tous les jours elle l'enfonçait plus bas que terre. Elle clamait qu'une bonne épouse devait mettre au monde un fils, sinon elle ne méritait pas de vivre. Xia était fragile et très influençable. Elle n'avait pas eu de chance : cinq petites filles étaient sorties de son ventre. Zhen en avait vendu deux, et elle avait tué les trois autres.

Rongée par la culpabilité, elle s'était mise à bercer d'invisibles bébés qui lui torturaient l'esprit. Un matin du mois de janvier 1996, Xia s'était donné la mort.
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domisylzen   08 novembre 2016
Les petites filles de Julie Ewa
Maître Yao-Shi dit qu'en chacun de nous, il y a un Bouddha qui dort … Il est plein de joie et plein d'amour mais il se cache à l'intérieur de notre cœur.

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Ziliz   05 juin 2017
Les petites filles de Julie Ewa
« Il vaut mieux un fils infirme que huit filles valides », prônait le dicton. Des sottises... Avec [son fils] Pan-Pan, ni descendance ni 'assurance-vie'. Personne ne veillerait sur ce qui lui restait de vieux jours.

« Tout est de la faute des Occidentaux ! Maudits 'yangguizi' ! »

Elle en avait fait les boucs émissaires de ses nombreux malheurs. Pan-Pan serait-il malade s'il n'avait pas fabriqué des jeans pour ces satanés Américains ? Quand son épouse était décédée, Pan-Pan était devenu 'mingong' (1). Pendant seize ans, le pauvre homme avait dormi dans un piteux dortoir avec d'autres migrants et trimé plus de soixante-dix heures par semaine pour une paye mensuelle de mille yuans (2). Certes, c'était dix fois plus qu'un salaire de paysan, dans les années 1990... Mais pour une telle somme, il avait inhalé des nuages de poussière, ravageant peu à peu les alvéoles de ses poumons. Le sablage industriel l'avait rendu malade.

____

(1) 'Paysan-ouvrier'. En Chine, beaucoup de paysans désertent la campagne et partent chercher une emploi d'ouvrier, souvent en usine, afin de nourri leurs proches, restés au village.

(2) Environ 120 euros.

____

(p. 308-309)
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Ziliz   07 juin 2017
Les petites filles de Julie Ewa
Un fatras d'émotions [l']envahit. Il n'y croyait pas. [Elle] était jeune, si jeune. Pourquoi s'en aller maintenant ?

Après des années de pratique bouddhiste, le moine était convaincu que la mort n'était pas une fin. Tout était impermanent. Nous venions de quelque part et nous y retournions. Une simple continuation. Entre deux renaissances, la vie était un voyage, une aventure, avec pour unique bagage le fruit de notre karma. Celui qui comprenait ce processus n'avait pas de raison de s'inquiéter. Dans ce cas, pourquoi souffrait-il ?

(p. 425)
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Kassuatheth   11 mars 2018
Les petites filles de Julie Ewa
Le cœur de Yao-Shi se serra en pensant aux râvages de la Révolution culturelle. Au milieu des années 60 Mao Zedong avait semé les prémisses de la fameuse indifférence chinoise. Pourquoi aider les autres? Les autres ne nous aideront jamais.
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Ziliz   30 septembre 2019
Le garçon disparu de Julie Ewa
[Ils] avaient posé leurs valises sur un 'platz' en marge de la ville spécialement conçu pour les Roms. Les 'gadjé' l'appelaient 'village d'insertion' mais ce n'était pas vraiment un village : un grillage enclavait les lieux gardés 24h/24 par un vigile. Malgré tout, Simona et sa famille avaient un toit : la tôle brûlante du container aménagé de 14 m2 comme on en trouve sur certains chantiers de construction. Comparé aux belles maisons que construisaient certains Roms en Roumanie, le confort était sommaire, mais Simona vivait pour la première fois dans un logement avec une kitchenette et des sanitaires, le tout pour une participation financière symbolique de trente euros par mois.

(...)

Tous les matins avait lieu le même rituel : Cristi et d'autres Roms du platz s'en allaient en centre-ville pour construire quelque chose qui s'appelait 'le projet professionnel'. Pendant ce temps, les enfants du terrain s'adonnaient à des activités 'pédagogiques' avec des 'éducateurs'. L'après-midi, c'était au tour de Simona de remplir sa part du contrat en suivant les cours intensifs de français dispensés par une formatrice roumaine.
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Kassuatheth   09 mars 2018
Les petites filles de Julie Ewa
-Madame Dai, où est le bébé?

...

-Ce n'était pas un bébé, juste une fille.
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Ziliz   01 octobre 2019
Le garçon disparu de Julie Ewa
Pour se débarrasser rapidement du bidonville, la municipalité avait suspendu la collecte des déchets afin que l'hygiène se dégrade et menace la sécurité des occupants. Dans ces conditions, le maire était en droit de planifier une expulsion sans l'accord du tribunal, pour « mettre fin à l'imminence du péril ». En d'autres mots, il s'agissait d'un habile stratagème pour court-circuiter la justice.
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Kassuatheth   27 février 2018
Les petites filles de Julie Ewa
Dans ces villages miséreux, ne pas avoir de fils ou de petits-fils était plus grave que de ne pas avoir de maison ou de terre.

Xinran
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