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Note moyenne 3.79 /5 (sur 112 notes)

Nationalité : Maroc
Né(e) à : Marrakech , 1959
Biographie :

Mahi Binebine (ماهي بنيبين) est né en 1959 à Marrakech. Il s'installe à Paris en 1980 pour y poursuivre ses études de mathématiques qu'il enseigne pendant huit ans.

Puis il se consacre à l'écriture et à la peinture. Il écrit plusieurs romans traduits en une dizaine de langues.

Il habite à New York de 1994 à 1999. Ses peintures font partie de la collection permanente du musée Solomon R. Guggenheim de New York.

En 2002, Mahi Binebine s'établi à Marrakech où il collabore avec le peintre Miguel Garanda.


Source : Wikipédia
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Mahi Binebine : Cannibales
Depuis un café de la banlieue de Fes au Maroc, Olivier BARROT présente "Cannibales" de Mahi Binebine, la destinée funeste de candidats à l'exil vers l'Europe.
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Citations et extraits (86) Voir plus Ajouter une citation
Cannetille   01 juillet 2019
Rue du pardon de Mahi Binebine
« Des artistes, disais-tu, les gens ne retiennent que les paillettes, la bonne humeur, la poésie, l’ivresse. Ils ne voient rien des coulisses hantées par le doute, la solitude, l’angoisse, la pitance incertaine, les chutes inévitables quand les muses traînent la patte… » Et tu ajoutais, péremptoire : « Les saltimbanques ne meurent jamais parce que nous avons tous besoin de rêves… »
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naimamarsdimarco   24 novembre 2009
Le sommeil de l'esclave de Mahi Binebine
Le temps passe plus vite lorsqu'on a des repères.Les repères de Dada étaient ses lunes. La nuit l'esclave rêvait les yeux grands ouverts.
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k.ajana__hotmail.com   09 octobre 2012
Les étoiles de Sidi Moumen de Mahi Binebine
En enfilant le gilet bardé d'explosifs j'étais déjà poussière. Cela me procurait une sensation étrange. Je faisais corps avec la terre, le ciel et les étoiles qui mitraillaient la nuit noire. Les paroles du chaikh scintillaient dans mon esprit et je me sentais invincible. Non, on ne peut rien contre un homme qui veut mourir. Et moi je le voulais ardemment. Nabil, Azzi, Khalil, Fouad, Hamid voulaient aussi mourir. En vivant à Sidi Moumen, cernés de macchabées, d'éclopes et de rampants, nous étions en réalité, presque morts. Alors un peu plus ou un peu moins, quelle importance!
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Zakichan   16 juillet 2017
Le fou du roi de Mahi Binebine
"- Dites-moi, maître, comment un homme de votre stature dont la culture islamique est connue de tous peut-il boire du vin? Au jour du jugement dernier, ce chapelet que vous égrenez témoignera devant Dieu que vous avez bu du vin!

Le poète éleva son chapelet sans quitter des yeux l'importun et plongea lentement les perles dans le verre. Nous le regardâmes, interloqués.

- Lui témoignera que j'ai bu du vin, et moi je témoignerai qu'il a nagé dedans!"
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whiteflag   23 avril 2013
Les étoiles de Sidi Moumen de Mahi Binebine
Du fin fond de ma solitude, quand les souvenirs de mon naufrage m'assaillent et me tourmentent,quand le poids de mes fautes devient trop lourd à porter et que mon esprit, déjà vieux et fatigué, se met à tournoyer tel un manège infernal,quand les pleurs de Yemma tombent sur moi comme une averse de feu et que la douleur de Ghizlane dilue dans mon âme son funeste poison, je m'en vais rôder dans le ciel de mon enfance.
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jovidalens   15 octobre 2015
Pollens de Mahi Binebine
En fait, les gens sont assez partagés à mon sujet. Les vieux, par exemple, pensent que ma folie - assez douce, à dire vrai - est due exclusivement au printemps. Ou plutôt aux petites graines du printemps que tout un chacun respire dans nos parages. Ces graines là, affirment-ils, ont dû s'incruster à tout jamais dans ma tête. Pire : elles ont sans doute germé dans mon esprit et envahi peu à peu jusqu'aux derniers recoins de mon être. Je suis donc devenu à leurs yeux une sorte de compromis entre humain et plante. Dans un sens, ils n'ont pas tort, vu que ma vie à Kétama se réduit à sa plus simple expression : je végéte de l'aube au couchant entre le café Atlas et mon lit.
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si-bemol   29 janvier 2018
Le fou du roi de Mahi Binebine
Ah ! La disgrâce. Voilà un mot que seuls peuvent concevoir pleinement ceux qui ont mangé dans la main d'un tyran.(...) Limoger un proche est plus charitable que de le suspendre pour une durée indéterminée, c'est-à-dire une soirée, une semaine, un mois, un an... ou la vie entière ; l'abandonner dans le doute ; laisser l'incertitude lui ronger cœur et entrailles est la pire des sanctions ; une dent gâtée qu'on ne soigne pas, qu'on n'arrache pas non plus, qui vous empêche de dormir et dont le harcèlement incessant vous rend fou.
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Cannetille   01 juillet 2019
Rue du pardon de Mahi Binebine
Ainsi est faite la mémoire des hommes : des tiroirs qui s’ouvrent et qui se referment par un mot, un parfum, une couleur, un frisson.
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Sharon   05 avril 2017
Le fou du roi de Mahi Binebine
Voyez, le but suprême de ma drôle d'existence n'est rien d'autre que de rendre heureux le roi. Je ne vis que pour cela. Et rien ne me procure autant de joie, autant de satisfaction que le visage illuminé de Sidi.
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cecille   27 mai 2019
Rue du pardon de Mahi Binebine
Je m’appelle Hayat. En arabe, cela signifie « la vie ». Voyez-vous ça ! J’étais « la vie » à moi seule, avec sa fraîcheur, sa lumière et ses promesses. En vérité, les enfants de la terre devraient tous porter le même prénom que moi. Ceci pour rappeler aux adultes que le dernier des marmots qui court pieds nus dans la rue du Pardon est un monde à lui seul. Un monde d’une richesse infinie, complexe, imprévisible, inconstant parfois, mais d’une extrême fragilité.J’ai dû naître sans cheveux car je n’ai pas le souvenir de blessures anciennes. Mère avait dû aimer le bout de pâte blanche qu’elle venait d’enfanter. Pour m’avoir baptisée de la sorte, elle avait dû nourrir de grandes ambitions à mon endroit. La drôle de créature qui gigotait sans cesse portera un prénom qui la dépasse. Tu t’appelleras la vie, mon enfant. Tu seras l’ombre et la lumière, l’eau, le feu, le ciel criblé d’étoiles, la lune muette et Sa Majesté le Soleil. Tu seras le fruit mûr, le sourire de l’ange, la brise des soirs d’été et les saisons capricieuses. Tu seras le fluide qui naît de l’étreinte des amants, la caresse du papillon à l’orée d’un baiser, tu seras le parfum entêtant des belles-de-nuit devenues insomniaques, tu seras, tu seras, tu seras…
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