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Note moyenne 3.57 /5 (sur 67 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Blois , le 27/08/1977
Biographie :

Mathieu Larnaudie, né à Blois en 1977, est un écrivain français.

Il a grandi dans le Sud-Ouest de la France, a vécu à Bordeaux et New York. Il partage désormais son temps entre Paris et Berlin.. Après des études de lettres et de philosophie, il publie son premier roman en 2002. Depuis 2004, il co-dirige la revue et les éditions Inculte. Il a également fondé aux éditions Burozoïque une collection consacrée au thème de l'utopie et intitulée « Le Répertoire des îles ».

Il collabore depuis 2003 avec le compositeur Pierre-Yves Macé : chanson pop (sous le nom d'Anita Drankhsal), lecture / performance (Hong Kong Police Terroriste Organisation) et composition radiophonique (Krinein et la Stratégie). Macé a d'ailleurs réalisé une adaptation musicale du roman de Larnaudie Pôle de résidence momentanée.
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Source : Wikipédia
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« INCULTE & MICHARD, UNE HISTOIRE LITTÉRAIRE » - Arno Bertina, Claro, Maylis de Kérangal, Mathieu Larnaudie, Mathias Enard & Hélène Gaudy En marge du colloque consacré à la revue Inculte et au collectif du même nom, il nous a semblé nécessaire de réécrire l'histoire de la littérature à notre sauce. « Inculte et Michard » sera donc l'occasion de reparcourir l'histoire littéraire en plaçant au premier plan des oeuvres étranges ou dissidentes, potaches, superbement libres. du Moyen de parvenir, de Béroalde de Verville (présenté par Arno Bertina), publié en 1616, au Jérôme de Jean-Pierre Martinet (présenté par Claro), en passant par Casanova (Mathias Enard) Louise Labé (Maylis de Kérangal) le groupe des Hydropathes (Mathieu Larnaudie) et Lydia Tchoukovskaïa (Hélène Gaudy), nous tenterons de faire les funambules sur ces branches qui n'ont pas donné de fruits, qui étaient en même temps la branche et le fruit. À lire – Jean-Pierre Martinet, Jérôme, Finitude – Béroalde de Verville, le Moyen de parvenir, Folio – Giacomo Casanova, Histoire de ma vie, édition complète (Bouquins, Laffont) ou Anthologie Livre de poche – Louise Labé, Oeuvres complètes : Sonnets, Elégies, Débat de folie et d'amour, éd. de François Rigolot, Flammarion, « GF » – Lydia Tchoukovskaïa, La Plongée et Entretiens avec Anna Akhmatova, éd. le bruit du temps. Le vendredi 7 février 2020 - 20h
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Bookycooky   12 avril 2020
Blockhaus de Mathieu Larnaudie
Il y a dans ces restaurants de bord de mer, dès lors qu’ils ne se satisfont pas d’être des bouis-bouis de bout du quai et affichent la prétention d’un standing amélioré, un doux mélange de kitsch contemporain, impersonnel –idem sur toutes les côtes –et de vieille auberge maritime, de tanière où se donne en partage l’archaïque nourriture des hommes tirée de leur hostile et chère adversaire abyssale.

C’est dû aux poissons que l’on y fait griller, qu’on dirait tout juste extraits de l’étendue obscure qui prend sous les fenêtres, sautés aussitôt dans l’assiette après un bref détour par les cuisines où les ont vidés, préparés et mis à cuire des mains candides et chevronnées, répétant des gestes sans âge ; c’est dû aux huîtres qui sortent de leurs casiers trempés à quatre cents mètres de là, aux coquillages ramassés sur les plages d’à côté par d’autres mains calleuses, gercées, entaillées de cicatrices dans et malgré leurs gants de protection. Une caravelle ou un chalutier vogue à l’intérieur d’une grosse bouteille sur une étagère. Les serviettes sont tire-bouchonnées dans les verres à pied ; on les retire pour verser le vin blanc qui accompagnera les bulots, les crevettes.
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nuitet0ilee   18 mai 2020
Blockhaus de Mathieu Larnaudie
On estimerait que grâce aurait été rendue aux boys et à leurs alliés autochtones, aux résistants du pays et puis, pourquoi pas, aux soldats ennemis, dont la plupart n'avaient certes pas demandé à être enrôlés pour servir de bouclier à la plus criminelle des tyrannies sanguinaires. Et avec tout ça, tant qu'on y était, dans les cœurs et les esprits du moins, grâce aurait peut-être été rendue aussi aux paysannes normandes que les boys avaient violées et engrossées sur leur passage dans les granges de la région (bien que d'elles, aucun discours évidemment n'aurait honoré la mémoire, ni même rappelé l'existence : de cette histoire elles étaient la tache aveugle, le vilain petit souvenir inavouable que chacun garde secrètement en tête lors des rassemblements de famille et que personne n'ose déballer de peur de troubler le repas, de contrarier les aïeux ennoblis par leur âge canonique, de gâcher la fête).
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Mathieu Larnaudie
Flodopas78   15 mai 2016
Mathieu Larnaudie
J'éprouve une vraie mélancolie, presque une souffrance, à l'idée de n'avoir qu'une seule vie à vivre. Or, écrire est la seule façon que j'ai trouvée pour essayer de remédier à cela, pour échapper à ce que tout me destinait à être et pour me donner les moyens de vivre plusieurs vies.
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nuitet0ilee   18 mai 2020
Blockhaus de Mathieu Larnaudie
Nous connaissons tous, je suppose, ces moments d'attraction hypnotique qu'exerce la mer lorsqu'on la contemple : le spectacle a beau nous en sembler immuable, la répétition du ressac lancinante, morne, ses variations immédiates peu perceptibles à l'oeil, on peine à s'en extraire, on demeure médusé, encollé à sa monotonie, comme si une forme magnétique nous y aimantait. Toute conscience du temps paraît s'être dissoute à travers l'infinie dormance océanique ; et dans l'obscurité, quand seuls les oscillations les plus rapprochées de l'écume et les miroitements infimes du rivage parviennent jusqu'à notre regard, cette sensation narcotique n'en devient que plus intense encore.
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nuitet0ilee   18 mai 2020
Blockhaus de Mathieu Larnaudie
Ses filles vivaient à Paris, l'une était avocate, l'autre "dans l'événementiel", et l'on percevait la fierté de Suzanne, soulagée sans doute aussi qu'elles aient une autre vie que la sienne, ailleurs, meilleure. Une vie que, désormais, elle enviait peut-être ; et dans sa voix l'on pouvait sentir, lorsqu'elle évoquait le monde lointain et enchanté que la capitale représentait dans son esprit - un monde dont, à ses yeux, nous venions, Esther et moi, et dont nous étions en quelque sorte, pour un soir, les émissaires inattendus, débarqués par hasard dans son domaine isolé -, une nostalgie pour un rêve qu'elle n'avait pas eu quand elle était en âge de l'avoir, et qu'elle regrettait de n'avoir pas eu, mais que ces filles avaient accompli à sa place, lui laissant par procuration toucher, goûter cette vie citadine, plus vaste que celle qu'elle s'était faite.
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nuitet0ilee   18 mai 2020
Blockhaus de Mathieu Larnaudie
Pendant ce temps, aux quelques survivants invités, aux vétérans de l'opération Overlord, aux boys désormais nonagénaires courbés par l'arthrite et l'émotion qui reverraient le théâtre de leurs exploits, l'endroit où ils avaient bu la tasse près de trois quarts de siècle plus tôt, on ferait faire une visite spéciale du musée, le directeur - le conservateur en chef - se suppléant aux guides habituels, troquant leurs blagues contre une solennité de gala pour détailler les maquettes et les écrans, laisser les convives se recueillir longuement comme face à des icônes devant les films projetés dans la salle du fond, et chercher si certains y reconnaîtraient un visage ami, voire se reconnaître eux-mêmes.
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nuitet0ilee   18 mai 2020
Blockhaus de Mathieu Larnaudie
Ils ont résisté au temps, aux tempêtes, à l'érosion, plus que tous les autres matériaux, que tous les autres engins qui participèrent à rendre possible l'aberrante prouesse technique augurant le combat vers la Libération, vite balayés par les flots, remisés dans les musées agréés, voués au culte de la commémoration, ou bien fondus pour d'autres usages. A présent, ces masses gigantesques, éreintées, inutiles et immuables, stagnent dans la désolation de leur désolation de leur désormais lointaine raison d'être.
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rkhettaoui   30 août 2015
Notre désir est sans remède de Mathieu Larnaudie
On dit que les gens qui vivent sous un volcan ou sur une faille sismique ont une perception différente du temps, qu’une sorte d’urgence existentielle les habite et les pousse. Ils ont intériorisé l’imminence permanente de la catastrophe, l’idée qu’à chaque instant tout peut s’arrêter, tout peut être recouvert de cendres ou glisser vers les entrailles de la Terre ; ils vivent en conséquence, en sursis, en suspens
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CeCedille   19 novembre 2015
Strangulation de Mathieu Larnaudie
La fidélité des affections sidère ceux qui les éprouvent autant que ceux qui les réclament ou les suscitent. (Gallimard nrf p. 89)
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Charybde2   10 mai 2018
Les jeunes gens de Mathieu Larnaudie
Chaque phrase prononcée par ces jeunes gens semble ainsi rigoureusement contrôlée. Car les Senghor n’ignorent pas que les mots sont l’autre matière première du pouvoir. Il y a ce que l’on peut dire et ce que l’on tait, chez les uns ce qu’on laisse filtrer tout en prenant l’air de ne pas y toucher, chez d’autres le soi-disant franc-parler habilement calculé. On connaît les exigences de la communication politique, des discours formatés, des éléments de langage. Mais c’est un talent plus saisissant encore que d’être capable d’une telle maîtrise dans des situations moins officielles. Quand, me demandais-je parfois en dialoguant avec eux, quand se relâchent-ils vraiment, quand fendent-ils l’armure ?
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