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Note moyenne 3.79 /5 (sur 129 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 12/07/1975
Biographie :

Né en 1975, Arno Bertina est un collaborateur régulier de revues, notamment "Inculte", il a consacré plusieurs études à des écrivains contemporains et écrit de nombreuses fictions radiophoniques.

Il est l’auteur de deux romans aux éditions Actes Sud, Le Dehors ou la migration des truites (2001) et Appoggio (2003), d’un récit paru sous le pseudonyme de Pietro di Vaglio La déconfite gigantale du sérieux (Lignes, 2004), d’une fiction biographique consacrée à Johnny Cash : « J'ai appris à ne pas rire du démon » (Naïve, 2006), et d'un roman foisonnant Anima motrix (Verticales, 2006). Il a aussi participé (avec François Bégaudeau et Oliver Rohe) à l’essai Une année en France (Gallimard, 2007) et à la biographie collective Une chic fille (Naïve, 2008).

Arno Bertina a été pensionnaire de la Villa Médicis à Rome en 2004-2005. À cette occasion, il a écrit avec Bastien Gallet, Ludovic Michaux et Yoan De Roeck une farce archéologique : Anastylose, Rome, -13, -9, 1942 (Fage, 2006).

C'est également à partir des photographies de Ludovic Michaux qu'il a écrit un court roman centré sur la figure d'un SDF : La borne SOS 774. C'est aussi dans la collection Collatéral qu'est paru en 2013 le court roman Numéro d'écrou 362573 qui déroule la vie de deux étrangers en situation irrégulière.

Il est aussi l'auteur d'un roman pour adolescents, Énorme, écrit à partir des photographies du collectif Tendance floue, et d'un court récit pour jeunes lecteurs, Dompter la baleine, publié en 2012.
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Source : http://www.editions-verticales.com/
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Entretien avec Arno Bertina, à propos de son ouvrage Des châteaux qui brûlent


25/09/2017

Des châteaux qui brûlent est votre sixième roman, et votre seizième livre, encore une fois très ancré dans le contemporain. Pouvez-vous nous en dire plus sur la genèse de celui-ci, et sa place dans votre bibliographie ?

Peut-être occupe-t-il une place à part. Dans Le Dehors ou la migration des truites, dans Appoggio, ou Anima Motrix, j`essayais d`user la voix du narrateur, ou celle du personnage principal, pour que des voix plus faibles puissent enfin se faire entendre, dans les interstices. Avec Des châteaux qui brûlent, j`ai voulu essayer d`inverser la perspective, et partir d`emblée d`une pluralité de voix (une douzaine en l`occurrence) et tenter de comprendre comment elles pouvaient se lier, ces voix, autour d`un désir, d`un sursaut, d`une énergie. Comment ces solitudes pouvaient devenir un groupe, un collectif.



Dès le début du texte, vous imaginez les suites d`une grève des ouvriers dans un abattoir breton placé en liquidation judiciaire. A votre avis qu`est-ce que cela permet, de fictionnaliser un moment précis de l`histoire sociale ? Avez-vous le sentiment de prendre le relais (ou plutôt le contre-pied) du traitement de ce type d`actualité par les médias ?

La littérature accueille une complexité qui ne s`exprime que très rarement ailleurs. Les quotidiens publient des articles de 5 000 ou 10 000 signes ; un roman repose sur un pari, une ambition. J`ai eu besoin de 500 000 signes pour décrire ce que j`avais en tête, ou sous les yeux – à moins, ça n`aurait plus le même sens.

Mais ce n`est pas seulement une affaire comptable ; avec le changement de format, le romancier change aussi d`outil, de lunettes. Il peut s`attacher à décrire les corps, les hésitations, les silences, passer d`un regard à un autre pour s`assurer que la scène est bien envisagée dans toutes ses significations, libérant aussi toutes les tonalités possibles – depuis l`humour le plus potache, jusqu`à la tragédie foudroyante, en passant par l`érotisme.



Comment vous est venue l`envie de centrer le récit autour de ce personnage idéaliste, le secrétaire d`Etat Pascal Montville retenu en otage dans l`usine ? Il rappelle d`ailleurs fortement un certain Arnaud Montebourg...

Deux années durant j`ai travaillé avec Oliver Rohe à une adaptation des Démons pour France Culture. Replonger dans ce chef-d`oeuvre n`aura pas été sans conséquence sur mon propre roman. Les personnages de Dostoïevski sont de grands brûlés. Je voulais que la situation (cette séquestration) mette les pensées de Pascal Montville à vif. Il est sincère mais du fait de plusieurs glissements et retournements, cette sincérité va le cramer auprès des salariés. Il est innocent, mais de manière sorcière ou tragique, les salariés de l`abattoir – toujours désignés comme responsables – ont besoin de cette innocence, pour bondir hors du rang des coupables.



Votre ouvrage présente une construction chorale, avec différents acteurs de cette grève (ouvriers, CRS, membres du gouvernement...) qui prennent tour à tour la parole pour raconter les mêmes événements selon leur point de vue. Plus on progresse dans le récit et plus les paroles rapportées par ceux-ci se télescopent, si bien que les discours forment finalement une sorte de feu d`artifice qui évoque la composition musicale - vous citez d`ailleurs les jazzmen Albert Ayler et Pierrick Pédron...

Je voulais montrer un collectif se constituant dans l`urgence, sous la pression des événements. Je voulais montrer ce que ça crée, l`enthousiasme et la poussée de l`intelligence. Mais un collectif c`est aussi parfois une énergie à la fois colossale et fragile. Un rien peut faire qu`il se désagrège. J`ai voulu montrer cela aussi, comment – sous la pression des forces de l`ordre et des manigances du gouvernement – les salariés occupant l`usine finissent par se désunir. En d`autres temps (il y a 40 ans) une telle révolte était possible. On ne s`interrogeait alors que sur les modalités et la légitimité. Aujourd`hui, assommés par 40 ans d`affirmations libérales relayées par les médias et les milieux politiques, les individus se sentent d`emblée coupables de tout, et illégitimes tout le temps. Je voulais décrire cela, pour que mon roman soit d`aujourd`hui, et non pas hors sol, ou intemporel. Je voulais décrire, nommer, les endroits du corps et de la psyché où l`idéologie fait pression sur nous au point de faire qu`on s`interdise de relever la tête, de vouloir une autre vie, une autre organisation sociale, plus respectueuse de l`humain, moins tournée vers le travail, etc.

Donc oui, vous avez raison, Archie Shepp et Pierrick Pédron ne sont pas cités pour rien ;-)



Une question très intéressante que pose Des châteaux qui brûlent pourrait se résumer ainsi : pourquoi devrait-on vivre et relater la grève, la révolte, comme quelque chose d`austère et de triste ? Ici vous proposez une lecture festive de cet événement, une poétique de l`insurrection qui se fait dans le doute oui, mais surtout dans la joie. Ce qui implique un changement de paradigme aussi bien pour les ouvriers que pour les lecteurs. Est-ce quelque chose que vous avez entrevu lors de Nuit Debout, par exemple ?

Belle question (parce que vous parlez de changement de paradigme pour les ouvriers comme pour les lecteurs). Une révolte, une insurrection, sont des moments incroyablement heureux. Soudain on jette à terre ce qui nous écrasait, nous empêchant de respirer. Le corps exulte, et pour peu que personne ne vous censure, l`esprit aussi. L`esprit s`autorise la joie. Il n`est que de voir la différence entre une manifestation organisée, encadrée, réprimée, et les manifestations sauvages – qui sont toujours des instants de liberté faramineuse, de joie, où radicalité et humour vont côte à côte. Dans les manifestations sauvages, dans les débordements, aucun camion sono pour diffuser les traditionnels "Bella Ciao", "Un jour en France", "Antisocial", j`en passe et des meilleures. Rien de ça non, et les gens peuvent donc se parler, inventer des slogans, des cris de ralliement. Cette libération de l`intelligence est un autre motif de joie, d`exultation.

Or, vous le sous-entendez, on n`y est pas habitué. Parce que les forces de répression sont désormais omniprésentes, mais aussi parce que les arts, en France, auront longtemps discuté avec le pouvoir politique sans voir que ce dernier les rendait plus sages, en imposant une unité de ton que tout contredit au quotidien. Beaucoup de repas suivant les enterrements sont des moments joyeux (on retrouve une partie de la famille pas vue depuis longtemps, on vient de frôler la mort mais on est encore en vie, c`est quelqu`un d`autre qu`elle venait prendre, etc.) mais pour tous ces repas-là, combien de repas d`enterrement joyeux dans le cinéma français, dans la littérature française ?


Dernièrement, on a beaucoup entendu parler dans les journaux télévisés de la souffrance animale au sein des abattoirs (via notamment les vidéos de l`association L214). Est-ce encore une façon pour vous de prendre le contre-pied des médias que d`aborder exclusivement l`aspect social lié à ce secteur industriel, plutôt que d`évoquer encore la fabrication de la viande ? De mettre en avant l`humain, broyé lui aussi par ces usines ?

Je voulais mettre la question sociale au premier plan, en effet. Mais j`aurais pu choisir une autre industrie. Si j`ai choisi un abattoir, et si la question animale se déploie à l`arrière-plan tout au long du roman, c`est que je voulais montrer des chaines, des liens. Les gestes que nous faisons quotidiennement ne sont pas anodins. Quand vous passez la journée à donner la mort, ce ne peut être sans conséquence sur la psyché. Sur l`estime de soi sans laquelle on ne peut vivre heureux ou équilibré. Ce lien entre les salariés et les volailles qu`ils tuent apparaît au fil du livre, tout comme le lien entre une certaine misère ouvrière européenne et la misère encore plus grande des pays en voie de développement, que souligne le Secrétaire d`Etat. C`est le mouvement de tout roman : faire apparaître des liens, rendre sensible certaines inextricabilités, la complexité des sentiments comme des réflexions. Je voulais qu`à la fin, prenant conscience de ce rapport compliqué à l`animal, les salariés basculent dans la colère en réalisant que leur indifférence à l`animal – construite, forcée – est du même ordre que celle des dirigeants ou des actionnaires qui se moquent de sauver l`usine.



Arno Bertina et ses lectures

Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire ?

Il y en a plusieurs mais vous n`en demandez qu`un : La Nausée de Jean-Paul Sartre.


Quel est l`auteur qui vous a donné envie d`arrêter d`écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?

Aucun. Mais Malcolm Lowry m`a fait peur avec Au-dessous du volcan.


Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Comment établir un tel classement ? Dans le désordre : Nouvelles de Salinger, L`Adieu aux armes d`Hemingway, La Réclusion solitaire de Tahar Ben Jelloun, Les Enfants de minuit de Salman Rushdie, Comment c`est de Samuel Beckett, j`en passe et des meilleurs.


Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

La Chartreuse de Parme de Stendhal.


Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?

Les Misérables de Victor Hugo


Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

L`Homme de gingembre, de J.P. Donleavy.


Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?

Je me suis ennuyé en lisant Le Maître et Marguerite. de Mikhaïl Boulgakov.


Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

« Ne devenons pas sérieux mon fils ; ce serait le comble du malheur » (Albert Cossery).


Et en ce moment que lisez-vous ?

Genove, villes épuisées de Benoît Vincent (éditions Othello).



Découvrez Des châteaux qui brûlent d`Arno Bertina aux éditions Verticales :





Entretien réalisé par Nicolas Hecht.


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LE FESTIVAL AUQUEL VOUS AVEZ [HÉLAS] ÉCHAPPÉ ! Arno Bertina était heureux de venir parler de L'Âge de la première passe (Verticales), paru juste avant le confinement, sans doute son livre le plus personnel, ni fiction, ni essai, ni récit de voyage : « un livre sur les filles des rues que j'ai rencontrées à Pointe-Noire et Brazzaville, dont j'ai voulu décrire la force et les blessures.» À Lire : Arno Bertina, L'Âge de la première passe, Verticales, 2020. Claude Simon, L'Herbe, Les éditions de Minuit, 1958.
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   03 mai 2020
La Borne SOS 77 de Arno Bertina
Pourtant c'est la curiosité qui fait que je suis resté quand la plupart de mes collègues changent d'affectation au bout d'un an, abrutis, assommés. Les mots "peureux" et "paysan" avaient subitement donné un corps au type de la Kangoo et quelque chose s'était enclenché: ce million de voitures c'est un million de vies. Sans doute pas très différentes les unes des autres mais sur le nombre- considérable- j'avais tout de même un monde, à portée des yeux. un univers plus large et plus complexe que je n'avais cru d'abord- à moi d'aiguiser mon regard. (p. 12) [ l'un des deux narrateurs, agent de surveillance du périphérique ]
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fanfanouche24   21 mars 2019
Des lions comme des danseuses de Arno Bertina
Mais je vais revenir à la remarque précédente : le ministère de la culture aurait réussi un coup fumant s'il avait eu l'idée de ne faire payer l'entrée du musée du quai Branly qu'aux seuls Français, rendant gratuit l'accès aux collections pour toutes les autres nationalités, ou au moins aux Africains, ainsi qu'aux pays d'Asie qui furent colonisés. (p. 22)
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lesagentslitt   28 mars 2011
Énorme de Arno Bertina
On a regardé hier un téléfilm idiot. Durant les cinq premières minutes on a fait connaissance avec les personnages. Puis on a vu la mère découvrir le journal intime de son fils (…) A chaque fois où l’on tombe, mon mère, ma sœur et moi, sur un scénario de ce type, je fais du bruit avec ma paille, je pose une question alors que je me fous de la réponse, je décris telle ou telle fringue, parle d’un prof qui n’existe pas, vais répondre au téléphone qui n’a pas sonné… Bref. Je fais du bruit et détourne le mieux que je peux leur attention de la télé. Car chez nous c’est un peu l’inverse : depuis trois mois je lis le journal intime de mon père.
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Nat_85   09 février 2019
Une nuit à Manosque de Arno Bertina
Une femme harcelée, c'est une femme interrompue. C'est une femme dont on veut occuper la tête, le corps, la liberté [...] Le sifflet, c'est le premier rappel à l'ordre de la domination masculine.
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Nat_85   08 février 2019
Une nuit à Manosque de Arno Bertina
Lorsqu’on est au sommet d’un arbre ou dans la cage de fer qui couronne nos clochers, les mots sont plus légers, les stylos font moins peur. Le miracle peut se produire.
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Arno Bertina
BRAEM   23 mai 2020
Arno Bertina
Certains mots peuvent avoir la violence de l'étoile jaune.

Citation dite par l'auteur lors de l'émission "Dans quel monde on vit" sur "La première"

chaîne de radio belge. Lors de cette émission, l'auteur a présenté son dernier livre "L'âge de la première passe" (Verticales)
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fanfanouche24   21 mars 2019
Des lions comme des danseuses de Arno Bertina
Si l'origine du geste menant à la Joconde ou au David était à trouver dans l'art africain, l'Afrique était en droit de réclamer une sorte de propriété morale sur ces oeuvres-là, et d'obtenir un droit de visite, ou une garde alternée. Ingres et Courbet découvriraient le continent Noir. Les chefs demandaient à pouvoir exposer dans leurs musées, temporairement bien sûr, des Bellini, des Titien, des Jackson Pollock ou des Bram Van Velde. C'était ça ou l'ouverture des frontières. (p. 50)
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chapochapi   17 décembre 2011
Le dehors ou la migration des truites de Arno Bertina
C'est la guerre, je suis marocain, arabe, algérien, il est tombé des cadavres du ciel il y a de cela trois nuits et ils n'en savent rien ou mieux : ils ne veulent pas savoir. Ils sont parisiens ils n'ont rien vu, rien entendu. Au matin les rues étaient propres, la nuit s'était refermée, engloutissant gendarmes et Algériens, ne laissant à la surface de la terre qu'une imperceptible cicatrice, entre la margelle et le caniveau où coule le sang noir des manifestants frappés à terre. Ils n'ont pas vu les trottoirs saigner, pas vu le parapet du pont saigner aussi. Jusque dans la Seine une plaie ouverte. Ils n'ont rien vu, de la terre qui s'ouvre et se referme, de la nuit noire déchirée par les éclairs bleus des gyrophares et les giclées de sang, les cheveux blonds de Dora ils ne les ont pas remarqués, Dora arrêtée après que nous avons été séparés l'un de l'autre par cette femme enceinte, mise à l'écart et embarquée dans une fourgonnette où elle est seule, Dora qui crie mon prénom comme un sésame, comme les marins criaient terre, mon prénom le seul endroit où elle ait encore pied, ses cheveux blonds défaits et l'imperméable entrouvert, première déchéance dans l'ordre du corps, qui, même infime, suffit à rendre visible le désordre intérieur, elle a lâché prise, immédiatement, ne croyant pas un instant en ses chances de tenir seule face à ce qui pouvait lui arriver de l'immense dehors. (p.97)
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orbe   11 juin 2012
Dompter la baleine de Arno Bertina
Mais un jour la maîtresse m'a vue marcher toute courbée et elle m'a demandé de vider mon sac. Alors elle a convoqué maman et elle lui a dit que c'était trop lourd à porter tout ça.
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MarianneL   16 mars 2015
J'ai appris à ne pas rire du démon de Arno Bertina
John a en lui cette énergie qui rend inconfortable ; dans les limites de son corps, c’est un arc trop tendu, il est complexé jusqu’à la crise peut-être, mais la peau est en parpaings. Les gestes gauches qu’il fait, l’impression d’avoir été posé là mais par qui, et pour quoi, il n’a pas demandé, c’est vrai.
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