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Note moyenne 3.5 /5 (sur 25 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Cholet, Maine-et-Loire , le 15/08/1919
Mort(e) à : Tours, Indre-et-Loire , le 16/08/2014
Biographie :

Menie Grégoire, de son vrai nom Marie Laurentin, est journaliste et écrivain, célèbre notamment pour avoir été animatrice de radio sur RTL de 1967 à 1982 où elle anime une émission d'écoute et de parole intitulée Allô, Ménie.

Elle est la fille de Maurice Laurentin, architecte, et de Marie Jactel. Son frère, René Laurentin, est un ecclésiastique et théologien de renom. Elle a une licence d’histoire et a suivi des études d’égyptologie à Paris.

Le 26 août 1943, elle épouse Roger Grégoire, conseiller d'État. Ils ont trois enfants.

Son émission s'est ingéniée à vulgariser la psychanalyse et à « démythifier » la sexualité. Durant son émission, des auditeurs, de façon anonyme, lui téléphonaient pour avoir des réponses à leurs questions sur la famille, le couple puis, au fil des années, sur leur sexualité. Au bout de quelques années, l'émission, entièrement consacrée à la sexualité, est faite conjointement avec un homme et une femme.

À partir de 1981, elle anime une émission "Avec le temps" sur la 3ème chaîne de télévision française. Auteur de plus d’une dizaine d’ouvrages, des essais Le Métier de femme (Plon, 1964), Passeport du couple (Seghers, 1970) ou des romans Tournelune (Flammarion, 1983), Le Puy du fou (Fallois, 1991), Une affaire de famille (Plon, 2004), Ménie Grégoire a également exercé des fonctions au planning familial, au Comité national supérieur de l’éducation sexuelle au ministère de la Santé, au Comité national du travail féminin au ministère des Affaires sociales.

Elle a publié en mai 2007 des lettres sélectionnées parmi les 100 000 reçues à RTL, sous le titre Comme une lame de fond, 1967/1981, chez Calmann-Levy.

Ses archives professionnelles ont été déposées aux Archives départementales de l'Indre-et-Loire sous la cote 66 J. Le répertoire numérique du fonds est disponible en ligne sur le site du Conseil Général du département.

L'auteur Adèle Bréau est sa petite-fille.
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Source : Nouvel obs
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Voir l'émission : https://www.web-tv-culture.com//emission/adele-breau-frangines-51791.html Avant d'être en vitrine des librairies, Adèle Bréau a elle-même travaillé dans l'édition après avoir suivi des études de lettres. Malgré son attirance pour l'écriture, elle n'osa pas profiter de cette période pour publier elle-même, se sentant vampirisée par le talent des auteurs qu'elle côtoyait dans la maison qui l'employait . Puis, ce fut l'aventure journalistique, essentiellement dans le numérique. Elle fut notamment rédactrice en chef du site elle.fr. Mais voilà, grande lectrice elle-même, toujours à écrire quelques bribes de texte, attentive aux évolutions de la société et, entre autre, à la place de la femme, à l'image de sa grand-mère, la journaliste et romancière Ménie Grégoire, la jeune femme se lance enfin dans l'écriture à l'occasion d'un congé maternité. Ainsi naît « La cour des grandes » en 2015, formidable roman choral mettant en scène 4 parisiennes d'une quarantaine d'années, à l'heure des choix. Fort du succès de ce titre, gardant les personnages clés de ce premier opus, deux autres titres suivront formant ainsi une trilogie pour laquelle une adaptation TV est en cours. Toujours dans l'esprit de la douce mélancolie, des souvenirs tendres et amers et du temps qui passe, tout en gardant une écriture pleine d'optimisme et de fantaisie, Adèle Bréau confirme en 2019 avec « L'odeur de la colle en pot ». La voici cet été avec ce nouveau titre « Frangines ». Quittant le décor parisien de ses précédents romans, la jeune romancière nous entraine en Provence dans le joli village de St rémy. Trois soeurs, Mathilde, Violette, Louise, de retour dans la maison des vacances où la maman Jeanne vit seule. C'est le premier été des retrouvailles depuis que leur père est parti. Entre leur vie de femme, leur mari ou leurs amours, leur boulot, les gamins, les tracas du quotidien, nos trois femmes se retrouvent comme au temps de leur enfance. A l'ombre des oliviers, dans l'absence du père, les souvenirs jaillissent, les bons comme les mauvais. Entre rires et larmes, abordant des sujets de société qui nous touchent tous, dans une belle ambiance estivale, on se laisse agréablement embarquer dans cette histoire de famille où l'on s'aime autant que l'on se déchire. « Frangines », le nouveau roman d'Adèle Bréau est publié chez JC Lattès.

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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienne   07 décembre 2016
Les dames de la Loire de Ménie Grégoire
Le papier crissait et le livre apparut, couverture grise fatiguée, hérissé de petites marques en papier. Julie tentait de déchiffrer le titre à l'envers : "Futures épouses" par le chanoine... C'était écrit trop petit, mais peu importait.

- Tu y trouveras tout ce qu'il faut savoir sur ton rôle de mère et d'épouse, dont ma pauvre sœur aurait sûrement souhaité d'informer à la veille d'un si grand jour.

Le geste de tante Marthe pour offrir ce trésor était si solennel que Julie resta sans voix : c'était gros, plusieurs centaines de pages que d'autres jeunes filles avaient coupées, lues, méditées. Julie avait pensé à tout : frivolités, futilités, mondanités et apparence, sauf à l'énigme du mariage, ce dont personne ne parlait. (...)

Obligations, voilà ! Julie tournait la page, puis d'autres, pas d’explications, rien ! Elle feuilletait, de chapitre en chapitre : L'éducation à la chasteté, Le rôle de la mère, Le culte de la pureté, L'organisation de la piété, La méditation des mystères...

Mystères, voilà ! Elle sautait à la page quarante-trois. Non, c'était le mystère de la conception immaculée du Christ dans le sein de Marie. Elle sauta les "écueils intimes" (coquetterie, toilette, romans, bals, théâtre, vie mondaine), toujours rien sur les fameuses "obligations".
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ladesiderienne   22 avril 2020
Les dames de la Loire de Ménie Grégoire
Marie gardait sa fameuse chevelure blonde qu'il fallait des heures pour brosser chaque soir, mais gourmande, elle mangeait trop et ne cessait de grossir. Autant il était facile d'habiller Eugénie avec des riens et d'en faire une petite merveille, autant Marie désespérait les couturières et leurs charmants tissus. Elle avait un goût déplorable et aurait toujours voulu choisir les pieds-de-poule géants ou les écossais multicolores.

- Mademoiselle Marie, il faut être mince pour ça ! Et si vous voulez être belle, il vous faudra une taille de cinquante-cinq centimètres, comme votre maman.

- Mais moi, je serai célèbre, et pour cela, la taille n'a rien à voir, répondait sèchement Marie qui ne doutait de rien.
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ladesiderienne   22 juin 2020
Les dames de la Loire, tome 2 : La fortune de Marie de Ménie Grégoire
On vivait une drôle d'époque. Cette délicieuse société de Touraine, où les relations étaient si courtoises, les rencontres si chaleureuses, était gâchées par les passions politiques. Il fallait faire attention à tout afin de ne blesser personne : on ne savait jamais au premier abord qui était royaliste, orléaniste, rallié ou franchement républicain. Il y avait de tout dans toutes les familles. Depuis plus de dix ans qu'avaient éclaté les luttes religieuses, on pouvait être un étranger pour son frère ou son meilleur ami. On en souffrait, certes, mais on avait fini par s'en accommoder au profit d'une certaine paix confortable. Mais depuis qu'avait éclaté cette "affaire", cet officier juif condamné pour haute trahison, l'"autre" n'était plus seulement un étranger, il pouvait être un ennemi... Ennemi vraiment, comme pendant les guerres, avec des violences, des éclats, des passions redoutables ! Un mot, un geste pouvaient être impardonnables, impardonnés jusqu'au sein des familles.
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ladesiderienne   25 avril 2020
Les dames de la Loire de Ménie Grégoire
- Mon tableau est sûrement ce que j'ai fait de plus achevé. C'est un cri de l'âme, traité d'un trait novateur où se fondent les lumières incendiaires et celles de la passion. La vérité, c'est qu'on ne veut pas se souvenir de ces "années terribles". Il m'aurait fallu, comme les autres, faire rêver d'un avenir tranquille et mesquin, avec des jeunes filles au piano et d'heureuses mères parmi leurs bambins. Faire semblant en somme, ce que je ne saurai jamais faire.

Julie écoutait, désolée, le tableau était là, dans l'atelier, il était si bouleversant qu’Édouard l'avait tourné vers le mur.

- Ces années terribles, mon amie, sont maintenant pour l'histoire, pas pour nous. Mais nous, les peintres comme les poètes, sommes des témoins, et si les témoins sont musclés, bâillonnés, il n'y a que mensonge et ignorance.
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ladesiderienne   19 juin 2020
Les dames de la Loire, tome 2 : La fortune de Marie de Ménie Grégoire
Les lumières du mois d'octobre en Touraine font penser au Paradis des peintres italiens de la Renaissance.
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ladesiderienne   20 avril 2020
Les dames de la Loire de Ménie Grégoire
C'est ainsi, et sans l'avoir cherché, que Julie apprit le mariage de Blaise de T., "ce coureur de dot", "ce maudit garçon" disait à l'envi les mères déçues :

- Il paraît qu'il a été refusé par les Barathon, mais d'après Mlle Cloque, il est accepté par les Riot et il épouserait l'aînée.

- Élise Riot ? dit étourdiment Julie, ce n'est pas possible. Je la connais, elle est laide et bien trop grosse. A Marmoutiers, on l'appelait la pomme !

- Il n'y a pas de fille laide chez un gros notaire, ma chère, glissa Hortense dans son oreille avec un clin d’œil, ajoutant vivement.

- Je suis d’ailleurs très au courant, chère mademoiselle, la petite est ravie et éclate de fierté. Elle sera trompée toute sa vie. Elle l'est déjà !
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lhermittebernadette   28 novembre 2014
Comme une lame de fond : Cent mille lettres qui disent le mal-être des corps et des coeurs, 1967-1981 de Ménie Grégoire
Menie Grégoire, toute ma jeunesse ,je l'écoutais tous les jours , elle a redonné beaucoup d'espoir à beaucoup de femmes qui étaient comme moi dans la panade luttant désespérément pour se sortir de leurs misères morales et physiques. Son analyse pour chaque cas sur les problèmes de la sexualité , contraception et avortement est exacte , bien que comme beaucoup de femmes quand la violence s'en mêle le remède n'est pas facile , les femmes avaient peu de droits surtout financièrement , les mères au foyer n'avaient pas de revenus elles dépendaient totalement du conjoint . Résumons: Le retrait chez l'homme ( beaucoup d'enfants non désirés et de frustration pour la femme et parfois refus de l'homme disant que l'enfant n'est pas de lui, on touche à sa virilité, la méthode Ogino encore plus de naissance car mal maîtrisée, la pilule, refus des médecins si vous aviez le moindre problème de santé , l'avortement il a fallu attendre 1975 pour que la loi soit appliquée et traumatisme pour la femme .Son émission a aidé beaucoup de femmes mais n'a pas résolu leur mal de vivre , elle leur a donné une écoute et un peu d'espoir. Merci Ménie . Une dernière chose , le remboursement de L.I.V.G. n'a été effectif qu'en 1983 seul le thérapeutique était remboursé , alors quand votre conjoint a un salaire de misère vous faites comment ( prix de l'intervention à l'époque 800 Fr. somme énorme pour un tout petit salaire .
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ladesiderienne   22 avril 2020
Les dames de la Loire de Ménie Grégoire
Je ne sais pas si je vous aime,

Madame, mais devant mes yeux,

Il n'est ni couronne ni diadème

Qui vaille l'ombre de vos cheveux.



Je ne sais pas si je vous aime,

Mais je sais que mon cœur brûlant

Goûte une volupté suprême

Et secrète en vous admirant.



Je ne sais pas si je vous aime,

Mais je sais que pour vous servir,

J'oublierais jusqu'à moi-même

Et serais heureux de mourir.
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ladesiderienne   20 avril 2020
Les dames de la Loire de Ménie Grégoire
Octave Pillet se leva péniblement, alourdi par le cognac, et conclut :

- Nous vivons une époque formidable, je vois chaque jour naître quelque nouveauté : chaque semaine la création de quelque nouvelle fabrique, des jeunes hommes courageux qui révolutionnent les engrais agricoles. Notre siècle sera celui du progrès et aujourd'hui, le seul ennemi, c'est l'ignorance !

Tante Marthe qui s'agitait en fouillant son sac de macramé pour trouver un mouchoir et s'éponger, osa enfin quelques mots, de sa voix d'éternelle pensionnaire :

- Attention Octave ! L'instruction ne consiste pas à savoir lire et écrire. Il faut qu'elle s'appuie sur une bonne éducation morale. A notre époque (elle leva les yeux au ciel), mieux vaudrait ne rien savoir que faire de mauvaises lectures !
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ladesiderienne   21 juin 2020
Les dames de la Loire, tome 2 : La fortune de Marie de Ménie Grégoire
- Assieds-toi, René ! Je sais ce que tu vas me dire, et je ne veux pas l'entendre. A moi de parler ! Rien ne peut séparer ce que Dieu a uni. Le divorce n'existe pas aux yeux des chrétiens. La femme avec qui tu veux vivre, et avec qui tu vis sans doute, est la femme d'un autre et elle le sera toujours, quoi qu'en dise la loi. Elle le sera pour Dieu et elle le sera pour moi. Il est inutile que tu plaides, que tu tentes de m'attendrir et, quelle qu'elle soit, elle n'existera jamais pour nous.

René regardait en silence cette petite femme au visage volontaire, aux yeux de myope qui ne le voyaient pas tout à fait, et entre lesquels la vie avait creusé deux rides profondes et sévères. Sa mère, celle qui avait toujours eu le pouvoir, celle qui prononçait le jugement, l'interdit, celle à laquelle il avait sans cesse fallu échapper pour devenir un homme. Celle qui avait tenté toute sa vie de le façonner selon ses convictions aveugles, barricadée par toute son époque : "la religion, affaire des femmes - la maison et les enfants, affaires des femmes." Elle avait été une bonne mère, une étonnante femme d'affaires, une autorité dans le parti religieux. Elle était enfermée à tout jamais dans son rôle, avec toute une vie derrière elle.

C'était inutile de plaider : ni les mots, ni les sentiments, ni les êtres n'auraient droit de cité.
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