AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques de Min Jin Lee (38)
Classer par:   Titre   Date   Les plus appréciées


Pachinko
  21 janvier 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Dans ce magnifique roman nous suivons les quatre générations d'une famille coréenne émigrée au Japon. Sunja est arrivée à Osaka pendant l'époque coloniale et ses enfants et petits-enfants sont nés sur cette terre. Mais ils n'en restent pas moins des "zainichi" (des Coréens au Japon), et sont dénigrés pour cela.

Nous voyons à travers le destin des membres de cette famille le racisme criant, le mépris et le dédain des Japonais envers les Coréens, la cruauté avec laquelle ces derniers sont traités et toutes les difficultés auxquelles ils doivent faire face. C'est incroyable que des personnes de troisième génération soient toujours autant discriminées alors qu'ils n'ont finalement toujours connu que le Japon et parlent tout aussi bien japonais qu'un "local pure souche".



Ce roman est très dense, tant au niveau des sujets abordés que de la complexité des sentiments des personnages. Nous y découvrons donc le racisme anti-coréen dont je viens de parler, mais aussi le monde du pachinko, les yakuzas, l'homosexualité, la pauvreté et la guerre. Ce roman est une vaste saga familiale et nous nous attachons à chacun de ses membres et des amis bienveillants qui gravitent autour d'eux. J'ai eu un faible pour le sensible Noa qui m'a beaucoup touché.



J'ai été très marquée par le destin des Coréens expatriés avant la division de leur mère patrie. Certains se sont retrouvés sans pays d'origine, ou à devoir choisir entre le Nord ou le Sud après la guerre de Corée.



Malgré ces thèmes difficiles, et la répétition du destin qui semble s'acharner, le roman reste tout de même lumineux grâce à l'amour de cette famille pour les siens, un amour profond et sincère, et une grande bonté.



C'est donc ici un roman magnifique qui mêle la petite histoire à la grande.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          203
Pachinko
  13 janvier 2019
Pachinko de Min Jin Lee
Quelle belle découverte! Un roman qui sinue sur quatre générations, des personnages qu'on adopte pour amis, des femmes qui acceptent sans subir, des hommes qui ne sont ni des héros ni des victimes... en filigrane, et parfois sur le devant du récit, la difficulté de l'intégration, la cohésion d'une famille, les préjugés, la volonté de transmettre l'essentiel à ses enfants (mais quel est-il), la force de vivre, quoi qu'il survienne.

Un roman magnifique, où le temps passe, les personnages vieillissent, doublé d'une leçon d'Histoire (et mon ignorance en la matière est d'une insondable profondeur, hélas).



Lu en VO.
Commenter  J’apprécie          120
Pachinko
  12 janvier 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Aujourd'hui, je viens vous parler de ma première lecture en temps que Lectrice Charleston. Il s'agit de Pachinko de Min Jin Lee.



Je tiens encore une fois à remercier les éditions Charleston pour la chance qu'ils nous offrent. De prime abord, je ne me serais jamais arrêtée sur ce roman. Le résumé ne me tentait pas trop, un style de lecture que je n'ai pas eu l'occasion de lire auparavant. Je suis contente d'avoir eu cette opportunité car sinon, je serais passée à côté de cet ouvrage.



On suit ici une famille coréenne sur quatre générations des années 1910 à la fin des années 1980. Tout commence avec Sunja, jeune femme qui tombe sous le charme d'un japonais. Elle s'aperçoit qu'elle est enceinte mais son amant est déjà marié. Refusant de continuer cette relation, elle va trouver en Isak, un jeune pasteur, un soutien notable et bien plus encore. Une fresque familiale, des tranches de vie qu'il m'est difficile de quitter. Les personnages sont encore présents dans mon esprit et vont le rester un moment je pense.



Une histoire de femmes fortes, quelque soit les circonstances, qui font face aux obstacles avec courage pour le bien de leur famille. Le fait de les suivre pendant ces décennies nous fait nous sentir encore plus proche des personnages. Le temps passe. On les voit vieillir et transmettre leur savoir et vision de la vie aux générations futures.



J'ai aimé découvrir l'histoire de la Corée et du Japon à travers cette lecture et cela m'aura également permis d'apprendre ce qu'était le Pachinko (un mélange entre la machine à sous et le flipper).



Malgré un rythme un peu plus rapide à la fin qui manquait de détails selon moi, ce fût une très belle découverte.



Un roman marquant que je ne suis pas prête d'oublier ❤️



Il vous tente ?

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Pachinko
  05 novembre 2020
Pachinko de Min Jin Lee
Une saga familiale sur 4 générations qui vous en apprendra plus d'une sur l'histoire de la Corée, éternelle victime des Japonais et conflits mondiaux, et le traitement des Coréens exilés au Japon. Un livre sur l'exil, la souffrance, le fait de "s'en sortir" quand on est étranger et indésirable, mais aussi le travail. Ça bosse dur dans les pachinko !

À lire d'urgence.
Commenter  J’apprécie          100
Pachinko
  12 février 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Yeongdo, Busan, Corée.



1910 Honnie ; premier personnage que l’on rencontre au moment de l’annexion de la Corée par le Japon.

Honnie, c’est l’estropié du coin, une malformation de naissance signe de mauvais sorts en Corée, mais pas pour ses parents. Aimé sans être trop choyé, car on dit qu’un fils gâté cause beaucoup plus de tort qu’un enfant décédé. Ses parents se sont résignés à ne jamais le marier.

Honnie, il a conquis immédiatement mon cœur, 4 pages, je savais que j’allais aimer ce roman profondément. Intensément.

Honnie, c’est la sagesse. Intelligent, doux, à l’écoute des autres, d’humeur toujours joyeuse.

Yangijn va entrer dans sa vie par le biais d’une marieuse et c’est par eux que tout le roman débute.

On va suivre ensuite les différentes générations issues de leur union.



Tant de dates clés qui vont changer le cours de l’histoire. 1932, l’invasion japonaise en Mandchourie ;

1939, l’Allemagne alliée du Japon, la guerre contre l’impérialisme occidental

Un hiver rude qui va amener Isak sur l’ile de Yeongdo dans la pension que tient Yangijn.

Un pasteur, elle qui d’habitude n’héberge que des pêcheurs

« Le destin d’une femme est de travailler et de souffrir. Souffrir, et souffrir encore. »



Un peuple écorché un pays sous gouvernement colonial depuis 20 ans à l’arrivée d’Isak

Sunja innocente et confiante.

Sa mère l’a éduquée dans leur culture, mais aussi en lui enseignant qu’une femme doit pouvoir se débrouiller seule. C’est important de chaque jour, mettre quelques pièces de côté au cas où. De prendre soin de son mari. Ne fait aucune erreur Sunja, tu attireras le malheur.

Une éducation ambiguë, mais dont on comprend toute la teneur et l’importance durant la lecture.



Les Coréens ayant une mauvaise réputation ils font tout pour ne pas se faire remarquer. Fauteur de trouble, voleur, fainéants. Ils sont ostracisés.



Après Yeongdo, c’est Osaka où vivra désormais Sunja.

On va y rencontrer Yoseb, le frère d’Isak, sa femme Kyunghee

La vie est difficile, dure, mais des cailloux et de l’amertume qu’on leur donne ils en font une soupe savoureuse. Ils sont ensemble. Réunis.



Si Honnie c’était la sagesse Isak, c’est l’altruisme.



Patriotisme, communisme, capitalisme

Propagande, arrestation arbitraire, prison souvent synonyme de mort pour les Coréens.



Noa est le 3e héros important du roman. Assidu à l’école, un cœur humble, il a de la compassion pour les autres comme son père lui a enseigné.



Courageux, car il faut faire preuve d’une grande bravoure pour vivre chaque jour en présence de ceux qui refusent de reconnaître ton individualité



Une plume sensuelle



La volonté de s’en sortir des femmes en travaillant dur, sans jamais se plaindre.



Le courage et les vertus exemplaires des hommes comme des femmes à l’exemple de Noa déterminé à étudier et plus tard entrer à l’université de Waseda même s’il doit étudier et travailler dur, car recevoir une éducation coûte cher. Toute la famille s’y met, mais lui aussi.

Soucieux de ses proches, il a un cœur en or.



S’accommoder des situations mêmes des plus difficiles, car après tout ils sont ensemble et vivant



Foisonnant de thèmes, de rebondissements que jamais à aucun moment tu ne t’ennuies ou ne vois le temps passer.

La famille, le respect des aînés, les devoirs des enfants envers leurs parents est un des sujets principal. Ancré dans la culture, j’ai été émue de lire cet attachement filial, cette volonté des mères pour leurs fils, donnant tout pour leur éducation. Plus tard, les enfants aidant leurs parents à leur tour. Une entraide qui m’est complètement étrangère en tout cas pour mon cas.

La détermination des femmes à être indépendante, et ce depuis le début du roman avec Yangijn



Dictature, colonisation, guerre, mafia, les rafles et les fosses communes ; le racisme exacerbé, les brimades quotidiennes, le racisme avec tout ce que tu peux imaginer des brimades et humiliations aux pires actes les camps d’internements, la Seconde Guerre mondiale et la guerre faisant rage dans le pacifique, la mentalité, la culture, la religion, les rites et coutumes, la résignation parfois leur combativité souvent, la rage tue pour éviter la déportation au mieux, la discrimination dans tous les domaines. La véritable haine des Japonais envers les Coréens.



Kim, Hansu, Mozasu tu apprendras à les connaître. Chacun est dense, chacun est riche, tous m’ont touché.



Min Jin Lee écrit ce roman pour montrer que même s’ils sont les victimes de l’Histoire, aucun d’eux ne peut être réduit à ce simple statut. La complexité et la profondeur des rencontres qu’elle a effectuées sur place ont remis en question ce qu’elle pensait jusque là.

Un roman qu’elle a écrit sur presque 30 années de recherches, de premiers jets, puis de recommencer à zéro. Jusqu’en 2008 Pachinko, elle va vivre au Japon. elle va rencontrer les expatriés et apprendre à leur côté la finance internationale, les yakusas, l’histoire coloniale de la chrétienté, la police, l’immigration, l’industrie du Pachinko
Lien : http://unesourisetdeslivres...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Pachinko
  25 février 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Merci à Babelio et aux Editions Charleston de m'avoir permis de découvrir Pachinko.

Pachinko est une fresque familiale de 80 ans, une histoire vécue par tant de coréens partis de leur patrie pour le Japon, poussés par l'espoir d'un avenir meilleur, puis considérés par les japonais comme la lie de la société japonaise.



Min Jin Lee retrace la vie de la famille Baek pour mieux retranscrire de ce pan de l'Histoire tourmentée de la Corée assimilée par le Japon.



Au fil des années, des générations s'effacent au profit des nouvelles.



Ainsi, Sunja est la première que nous rencontrons, la matriarche de la famille. Son destin bouleversé par sa rencontre avec Hansu, la pousse à accepter la demande d'Isak Baek, alors qu'elle ne connait ni lui ni sa religion, et partir pour Osaka.

La première génération, comme Sunja, arrivée sur le sol nippon vit de plein fouet la négation de leurs identités par les japonais et accepte toutes les brimades imposées par les natifs.





Cette situation est bien plus difficilement et différemment vécue par la deuxième génération. Ainsi, Noa, le premier fils, découvre la difficulté d'être « entier ». Partagé entre deux cultures, deux identités, deux mondes mais rejeté par le seul qu'il souhaite. le personnage d'Akiko, bien que méprisable, le révèle à lui-même, lui fait comprendre qu'il est et sera toujours un coréen aux yeux des japonais peu importe ce qu'il accomplira.



Mozasu, son frère, victime depuis l'enfance de cette situation mais n'hésitant pas à rendre coup pour coup, n'est pas aussi divisé dans son être que son frère. Il reste plus simple et prend son destin en main et entrera dans le monde secret des grands propriétaires de chaine de Pachinko.



Dernière génération avec Solomon, dans les années 80, où l'on découvre que malgré la présence de sa famille depuis des générations sur le territoire, le respect des règles japonaises, il reste encore et toujours un coréen du Japon subissant des règles injustes. Mais cette fois-ci, son ouverture et sa relation au monde prouve la difficulté de trouver sa place. Reconnu ni comme un coréen en Corée malgré son passeport Sud-Coréen ni comme un japonais à part entière, il doit surtout trouver qui il est.







Pachinko est un roman magistral sur l'espoir, le courage et l'humilité, sur la résilience d'une femme, d'une famille, d'un peuple d'exilés. Avec ce roman, Min Jin Lee livre une fresque familiale qui nous oblige à regarder en face des pans de l'histoire que l'on préfère occulter, oublier. Celle du destin de milliers de coréens partis dans les années 30 au Japon dans l'espoir d'une vie meilleure pour finalement être relégués rang de parias ; celle d'un peuple dont l'assimilation forcée a failli faire disparaitre sa culture, ses traditions, sa langue. Déracinés et pourtant toujours ramenés à leurs conditions de résidents étrangers malgré les longues années passées sur le territoire nippon, sans pays, les coréens du Japon ont vu leur pays être coupé en deux et ont du choisir de quel côté de la frontière ils devaient se placer sans pour autant ne jamais se sentir à leur place où que se soit.



Min Jin Lee n'oublie pas d'aborder des thèmes sociaux au fil des pages et de rappeler que quiconque va hors des limites silencieuses de la société japonaise se fait irrémédiablement bannir de celle-ci.

Un immense coup de coeur pour un texte d'une justesse, d'une profondeur et d'une sensibilité incroyable. On ressent toute l'intensité et l'ardeur du travail de Min Jin Lee pour nous transmettre cette histoire.
Lien : https://autempsdeslivres.wor..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Pachinko
  30 janvier 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Cette extraordinaire épopée nous fait vivre la destinée d'une famille coréenne sur quatre générations.



Tout commence alors que le Japon occupe la Corée au début du XXème siècle. Sunja, une jeune adolescente tombe enceinte d'un homme marié. Pour lui éviter le déshonneur, Isak un pasteur décide de l'épouser et le couple s'exile au Japon dans l'espoir d'une vie meilleure car la misère gangrène le pays.



Mais arrivés là-bas, la réalité est loin de ce qu'ils escomptaient. Les Coréens sont rejetés par la population japonaise, relégués dans de misérables quartiers. Au fil des décennies, Sunja et sa famille devront travailler dur pour survivre.



J'ai dévoré ce roman de six cents pages qui ne souffre d'aucune longueur et qui m'a captivée jusqu'à la dernière page. On découvre des destinées multiples, des protagonistes éprouvés par les épreuves de la vie ainsi que par les bouleversements historiques de ce siècle, avec notamment des personnages féminins particulièrement marquants.



Cette fiction addictive est d'une grande richesse puisqu'elle aborde de nombreux sujets tels que l'identité, la résilience, le pardon ou encore l'exil. La prose est délicate, superbe et le dépaysement total.



Mais, le principal attrait de cette lecture est, selon moi, sa dimension historique qui s'est révélée être passionnante. J'ignorais tout des relations nippo-coréennes à cette période, de la discrimination qui a profondément meurtri les Coréens venus s'installer au Japon.



Une incroyable et bouleversante fresque familiale.
Lien : https://mesechappeeslivresqu..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Pachinko
  19 février 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Une magnifique et fascinante saga familiale sur fond d'histoire coréenne et japonaise de 1910 à 1989.

Dans la Corée des années 20, occupée par le Japon, une jeune femme pauvre, Sunja, enceinte d'un homme marié, accepte d'épouser un pasteur chrétien qu'elle ne connaît presque pas et le suit au Japon où il rejoint son frère. Nous entrons alors dans la vie et l'intimité de cette famille sur quatre générations.

Les personnages sont bouleversants d'humanité, au prise avec l'exil, la négation de leur culture, le rejet et le racisme; le fondement de leur résistance, c'est la famille dans laquelle ils puisent la chaleur qu'ils ne trouvent pas à l'extérieur, l'exemplarité des aînés, en s'appuyant sur un principe intangible : l'honneur qui les conduit à n'accepter aucune compromission et leur permet de garder la tête haute malgré la misère, les brimades. L'éducation pour les enfants mérite tous les sacrifices et ils seront nombreux.

Une part belle est faite à de magnifiques portraits de femmes dont la vie est scandée par une injonction qu'elles trouvent normale : "le destin d'une femme est de souffrir"; cette injonction ne sera remise en cause que par la dernière génération, en particulier celle qui a pu étudier aux Etats-Unis.

Cette fresque grandiose s'appuie sur l'Histoire, celle de la Corée, envahie et annexée, en 1910 par le Japon, l'exil des Coréens au Japon où ils ne seront jamais intégrés (on les appelle encore Zainichi, qui signifie "étranger résidant au Japon" alors qu'ils y sont nés et y vivent depuis des générations), la défaite du Japon à l'issue de la deuxième guerre mondiale avec son cortège de privations, de misère. Tout le roman évoque l'impossible intégration malgré tous les efforts de cette communauté qui respectait à la lettre les lois et les règles japonaises mais aussi l'impossible retour en Corée.

La culture coréenne et japonaise, que ce soit la cuisine, les traditions, les rapports familiaux telles qu'ils évoluent au fil des années, est passionnante à découvrir car elle est évoquée par une autrice d'origine coréenne, dont c'est l'ADN et non par un auteur étranger dont la perception, qu'elle soit admirative ou critique, peut être déformée par le prisme de sa propre culture (je pense, entre autres, à Olivier Adam ou Amélie Nothomb).

Nous découvrons, en particulier, ce qu'est le pachinko, qui a donné son titre au roman, qui est associé à la communauté d'origine coréenne car c'était pratiquement le seul commerce qu'elle pouvait développer et qu'elle contrôlerait encore à 90%. Je regrette qu'aucun mot coréen ou japonais n'ait été expliqué en note en bas de page car on perd une partie de la compréhension.

J'ai été happée, emballée, enthousiasmée, émue par ce magnifique roman et j'ai même regretté, au bout des 500 pages, d'être obligée de dire adieu à la famille de Sunja. Ce roman me donne envie de continuer mon exploration de cette période historique en Corée et au Japon en lisant "Filles de la mer" de Mary Lynn Bracht sur le terrible destin des "femmes de réconfort".

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          62
Pachinko
  08 février 2021
Pachinko de Min Jin Lee
C'est un énorme coup de cœur, une formidable histoire qui s'étend sur 4 générations, des années 1930 à 1990. L'histoire d'un exil douloureux qui marquera les générations futures, jusqu'aux petits-enfants.



J'en ai beaucoup appris sur la condition des coréens qui ont dû fuir au Japon face à la misère, dans l'espoir d'une vie meilleure, sur le racisme des japonais envers ce peuple, relégué aux tâches les plus ingrates du pays, vivant dans des quartiers misérables et insalubres.



Dans l'histoire de cette famille, j'y ai vu la violence et l'impunité des uns, l'injustice, la peur, l'acharnement à la survie des autres.



Mais j'y au vu aussi l'histoire d'un amour impossible, qui s'insinue entre ces pages, qui disparaît et qui revient sans cesse faisant écho aux douleurs du passé.



Et puis il y a les générations futures, qui tentent elles aussi de se construire un avenir meilleur, dans un pays qui n'est pas le leur.



L'aspect historique est extrêmement riche, l'histoire de cette famille, passionnante de bout en bout. La plume magnifique, tout en pudeur et en délicatesse, vous transportera. Ce sont 600 pages qui défileront à toute allure, 600 pages dépaysantes et émouvantes, qui m'ont profondément touchée, émue aux larmes même! C'est un véritable bijou et s'il y a bien un livre à lire de cette rentrée littéraire, c'est sans contexte celui-là!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Pachinko
  17 janvier 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Une sublime épopée familiale.

Le 20ème siècle vu au travers des yeux d'une famille de coréens immigrés au Japon. Leur souffrance, le racisme dont ils souffrent jusqu'au bout, les injustices, les malheurs mais aussi l'amour, le dévouement et la volonté de survivre et finalement vivre.

D'un point de vu historique, ce roman est d'une richesse incroyable. L'autrice nous montre par petite touche, les "lois" auxquelles devaient se plier les Coréens petit à petit (changement de noms, abandon de la langue, etc.).

C'est tout de même le pouvoir de la résilience et de l'amour qui ressort de ce beau récit, qui file à la vitesse de la lumière !

A lire absolument !
Commenter  J’apprécie          50
Pachinko
  26 février 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Ce gros roman de 600 pages est un véritable voyage, la saga d'une famille coréenne dont les membres traversent, sur plusieurs générations, les aléas de l'histoire de ce petit pays dont finalement, nous, occidentaux ne savons pas grand-chose… Quelques clichés entretenus par les médias lorsqu'ils évoquent sa moitié nord, une dictature féroce complètement fermée dirigée par le rejeton d'une dynastie de sinistre réputation, les Kim, et pour l'autre moitié sud, un pays ultra moderne, habité par des coréens disciplinés et studieux très en avance sur les technologies numériques, et apparemment mieux préparés que nous à faire face au covid !!

Mais, ce que sont ces gens, ce qu'ils ont traversé avant la scission de leur pays, la colonisation japonaise de leurs terres, l'oppression, la seconde guerre mondiale, la menace chinoise, la détestation du Japon, tout cela est pour la plupart d'entre nous, totalement méconnu.

Cela commence un peu comme un roman de Pearl Buck. Dès les premiers chapitres, le dépaysement est garanti. On est immergé dans un monde inconnu, peuplé de pauvres paysans, ou de pêcheurs, subissant une domination Japonaise très âpre, où les vies précaires se déroulent lentement, au rythme des saisons… le lecteur pénètre l'univers de Sunja, fille unique d'un mariage arrangé, qui devra bientôt s'expatrier au Japon pour pouvoir assumer une grossesse non désirée après avoir épousé un pasteur volontaire pour la sortir de l'impasse et adopter le bébé.

Décrire l'histoire familiale qui va se dérouler sur 600 pages et 80 années ne présente à mon avis aucun intérêt. Comme dans toutes les sagas de ce type, on suit l'évolution des uns et des autres, pénétrant les relations intra-familiales qui se complexifient au fur et à mesure que s'enchaînent les chapitres. Il faut se laisser embarquer...

L'intérêt de ce roman réside principalement dans le fait que son auteure y dépeint touche à touche, la complexité de ces deux cultures, si proches et pourtant si lointaines, cette incroyable ségrégation que les japonais imposent aux coréens émigrés, les cantonnant aux tâches les plus viles comme la lucrative pègre des jeux et ses salles de Pachinko. Elle montre combien la rigidité japonaise est aujourd'hui encore un frein absolu à l'intégration de ces populations autrefois contraintes à quitter leur pays exsangue, mais jamais intégrées. Elle nous montre avec finesse et sensibilité, les difficultés à survivre dans un pays profondément xénophobe et arque-bouté sur des rigidités ancestrales pour une diaspora coréenne née au Japon finalement contrainte au retour en Corée du nord, du sud ou à l'exil en Amérique, tant le racisme les ostracise. Un peuple déraciné, apatride… Après la lecture édifiante du dernier roman d' Olivier Adam, dont le thème est le déni de parentalité dans le cas des couples mixtes séparés, cette saga apporte un regard acéré sur un autre aspect peu glorieux de la culture nippone.

Ce roman explore également des événements de la seconde guerre mondiale vus du Japon mais aussi dans le regard des coréens immigrés, contraints d'adhérer à la politique jusqu'au-boutiste nippone et de participer à l'effort de guerre. Enfin, l'auteure y aborde également la place de la religion chrétienne et des persécutions subies par les croyants au pays du soleil levant.

L'histoire familiale, ses croyances, ses traditions, se déroule sur huit décennies.

Je dois dire qu'il arrive qu'on s'y perde un peu en raison du nombre grandissant de personnages. Leur diversité dilue l'intérêt du lecteur et nuit au fil conducteur du récit qui a tendance à s'essouffler sur sa fin.

Il y a pour moi 100/150 pages de trop qu'il aurait sans doute fallu condenser.

Mais malgré cela, ce roman est une belle découverte, bien écrit, avec des détails extrêmement réalistes qui en font un voyage littéraire marquant que je recommande.



+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          43
Pachinko
  26 février 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Un très beau livre d'une fresque familiale cornéenne sur plusieures décennies et plusieures générations.

Ce livre m'a appris pas mal de choses, déjà sur la culture coréenne et japonaise. On decouvre les valeurs de ces cultures à travers les différentes générations.

Ensuite sur l'immigration et la difficulté des coréens à pouvoir s'intégrer au Japon, qui ne veut pas d'eux.

J'ai découvert aussi le pachinko dont je n'avais jamais entendu parlé.

C'est un livre qui sort de l'ordinaire parce que la culture asiatique n'est pas souvent abordé dans les romans. Ici c'est très bien fait, on s'attache aux personnages.

Une belle lecture donc que je conseille vivement pour élargir ses horizons.
Commenter  J’apprécie          40
Pachinko
  03 novembre 2020
Pachinko de Min Jin Lee
J'ai eu un immense coup de coeur pour ce récit.

Je suis totalement sortie de ma zone de confort en lisant Pachinko.

Je n'ai pas pour habitude de lire des romans se déroulant en Asie.

Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant la plume de Min Jin Lee.



J'ai trouvé la plume de l'auteur très envoûtante, dès les premières pages j'ai été happée par l'histoire, je lui ai trouvé un charme incomparable.



Ce récit démontre surtout les conditions de vie inimaginable des Coréens, le roman commence fort, on ressent la promiscuité, la pauvreté, on a l'impression d'être dans le roman dès le début.



Les personnages sont tous attachants, on sent que les familles sont soudées, dans les pires épreuves comme dans les meilleures.



On suit ces familles qui se battent jour après jour pour (sur)vivre, pour payer leur loyer, pour se nourrir. Ce roman est criant de vérité et très original dans l'écriture que propose l'auteur.



C'est un réel coup de coeur, et je suis sincère si je pouvais mettre 6 étoiles sur 5 je le ferai, ce roman m'a bouleversé, je ne voulais pas le refermer tellement je l'ai apprécié.



Je le recommande chaudement à tous les fervents de littérature, à tout ceux qui aiment l'histoire, à tout ceux qui veulent en savoir plus sur ce qui se passe en dehors de notre pays.



Belle journée à tous,



Eline @meslivresdepoche
Lien : https://elinebouquine.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Pachinko
  19 février 2021
Pachinko de Min Jin Lee
A travers un récit poignant sans fioritures, nous traversons une période sombre de l'histoire de la Corée et du Japon. Quatre générations pour raconter avec puissance l'histoire de l'émigration, l'histoire des petites gens qui ne comptent pour rien, ou si peu. Sans jamais tomber dans le mélodrame, nous traversons avec la famille de Sunja, ses parents et ses fils les événements tragiques de vies ballottés par les aleas de l'Histoire. Des vies de sacrifices et de perte.

C'est aussi une ode au courage ou comment affronter sans jamais se plaindre toutes les injustices d'une vie de paria, se relever à chaque épreuve, remonter ses manches et repartir avec dignité.



Mais c'est d'après moi dans la dernière partie que reside le véritable atout de ce roman. J'ai trouvé le dernier tiers du livre, sur le Japon "moderne" vraiment passionnante. De facture un peu moins classique que les années de guerre, l'auteure déroule une réflexion tout en finesse sur le statut d'étranger, sur le poids de la conformité à une normalité fantasmée et inatteignable, pour les émigrés comme pour les japonais.



Un style percutant, une narration limpide qui font de cette saga familiale de plus de 600 pages un roman passionnant à découvrir sans tarder.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Pachinko
  17 février 2021
Pachinko de Min Jin Lee


« Pachinko », c’est le livre que tout le monde voit passer en ce moment sur les réseaux sociaux. D’une part, parce que les éditions Charleston ont bien prévu le coup, d’autre part car l’histoire est passionnante. Si tu as lu le résumé, alors tu sais que l’intrigue se déroule sur deux pays chers à mon cœur : la Corée et le Japon. Impossible de ne pas tenter cette lecture !





Pachinko : une histoire parcourant quatre générations

L’autrice nous emmène à la suite de Sunja et de sa famille sur quatre générations et sans nous perdre ! J’aime le fait de suivre des personnages sur une période très longue (ici de 1910 à 1980), parce que j’ai tout mon temps pour m’y attacher, les voir évoluer et apprendre à les connaître. Ils sont certes nombreux, mais sont nuancés et ajoutent vraiment de la valeur au récit.





Un exil et du courage

L’exil de cette famille et son acclimatation dans un pays qui ne veut pas d’elle m’ont touché. Ce livre a d’ailleurs le mérite de donner de la voix à ces histoires familiales oubliées de l’ère coloniale. Sunja, comme beaucoup d’autres femmes sont mises en lumière pour leur courage et leur détermination face à un racisme, au dénuement économique, à l’injustice et aux persécutions liées à leur statut de chrétiens.





Conclusion

Tu l’auras compris, j’ai réellement aimé ce livre qui a frôlé le coup de cœur. L’Histoire des relations houleuses Japon-Corée et la séparation entre la Corée du Nord et celle du Sud est très intéressante à suivre dans ce roman. Les thèmes abordés : le racisme, l’égalité homme/femme, le poids des normes sociales et même l’homosexualité à cette époque enrichissent cette fresque familiale. Si tu aimes les romans historiques et que tu souhaites découvrir des personnages du continent asiatique, alors fonce !
Lien : https://allezjelis.com/jai-l..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Pachinko
  08 février 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Pachinko est une grande fresque comme je les aime. A travers des vies a priori banales et sans importance, on en apprend plus sur la grande Histoire, celle qui laisse son empreinte  pour des générations et devrait prendre place dans les manuels scolaires. 



Dans ce roman de plus de 600 pages, on suit une famille d'origine coréenne sur 4 générations, depuis 1920 jusqu'au début des années 90. Les personnages sont attachants et deviennent les vecteurs de questions qui dépassent largement leurs destinées. 



A la lecture de cet ouvrage, on se rend compte de l'absurdité de certaines conventions et règles qui sont pourtant aux fondements de nos sociétés. Ce livre pose la question du sentiment d'appartenance... d'appartenance à un peuple, à une nation et même à une famille. Dans un style simple, l'autrice interroge le lecteur sur l'identité, le racisme, le patriotisme, l'intégration, l'immigration, la honte, la condition des femmes. Toutes ces questions font plus que jamais partie intégrante des cultures nippones et coréennes actuelles et ce livre nous offre à voir le pourquoi du comment à travers le prisme de ceux qu'on n'entend habituellement pas. 



Les billes qui tintent dans les salles de Pachinko, l'odeur de kimchi sur les étals du marché, les conversations tantôt en coréen, tantôt en japonais, la peur des bombes et des avions... Inutile de revenir ici sur l'histoire en tant que telle, mieux vaut vous laisser porter par les talents de conteuse de Min Jin Lee qui parviendra à coup sûr à vous faire voyager au Japon et en Corée. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Pachinko
  14 janvier 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Quand Sunja, jeune coréenne, tombe enceinte d’un riche étranger déjà marié, Sunja choisit alors de se marier avec Isak, un pasteur chrétien qu’elle connaît à peine et qui lui donnera une nouvelle existence au Japon. Cette décision est le point de départ d’un douloureux exil qui s’étendra sur huit décennies et quatre générations.



Pachinko est un roman puissant. Peut-être trop puissant pour moi. Est-ce que c’est contradictoire pour une lectrice de dire ça ? 😱

J’ai trouvé le début du roman assez compliqué à comprendre. Il faut situer les personnages dans leur contexte, les lieux, leur époque et ajouter à ça, des descriptions très riches. Attention j’annonce, c’est un roman qui peut, aux premières pages, repousser certains lecteurs ! Mais pourtant...une fois l’écriture de l’auteure adoptée, l’histoire devient plus fluide et prend tout son sens.



Je n’avais encore jamais lu de romans tournés vers l’Asie, et pour une première j’ai beaucoup aimé découvrir la population Coréenne (et Japonaise), et m’immiscer dans cette famille, qui ne cesse de se développer au fil des générations.



C’est un roman tout en pudeur, cependant Min Jin Lee ne nous ménage pas. Elle n’hésite pas à nous confronter aux dures réalités de la vie en nous racontant l’immigration, la pauvreté et la ségrégation que vivent les Coréens.



Même si je n’ai pas eu le coup de cœur, je suis très heureuse d’avoir eu l’opportunité de découvrir Pachinko bien avant sa sortie. Je suis persuadée qu’il saura trouver sa place dans le cœur de nombreux lecteurs ♥️ C’est un roman qui mérite d’être lu, et qui fait grandement réfléchir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Pachinko
  27 décembre 2020
Pachinko de Min Jin Lee
Cette fresque familiale commence au début du XXe siècle. Sunja, jeune coréenne, travaille aux côtés de sa mère dans la pension familiale. Alors que sa vie est rythmée par les tâches quotidiennes, elle tombe sous le charme d’un riche coréen expatrié au Japon, Hansu, rencontré au marché. Son destin va alors s’en trouver bouleversé et les évènements vont rapidement s’enchaîner. En peu de temps, Sunja quitte la Corée, enceinte, loin de sa mère et de ses repères, pour s’installer au Japon…

.

L'’histoire se prolonge sur des décennies et plusieurs générations. Elle est tellement dense et emplie de rebondissements qu’elle ne peut se résumer en quelques lignes.

.

À sa lecture, vous allez être complètement dépaysés. Vous allez vous imprégner des us et coutumes de l’époque, que ce soit ceux de la Corée ou du Japon. Vous allez vous réjouir des petits bonheurs de Sunja, comme vous sentir bouleversés par les drames qui vont traverser sa vie.

.

Ce livre dénonce également les conditions de vie difficiles des Coréens au début du XXe siècle. Nombreux d’entre eux s’exilent au Japon, rêvant d’une vie meilleure. Mais une fois arrivés sur place, ils déchantent. La discrimination des Japonais à leur égard est partout. Les Coréens sont parqués dans des habituations vétustes, travaillent pour des salaires dérisoires et, quand ils réussissent, sont stigmatisés.

.

Les femmes, quant à elles, doivent obéissance à leur mari et n’ont que très peu de liberté. Leur vie est faite de sacrifices et se trouve être un combat de chaque instant !

.

La plume de l’auteure, tout en humilité et en pudeur, souligne la réalité et la puissance de ce récit.

.

Bref, « Pachinko » est une fresque familiale et historique, intense, riche et dépaysante ! Un très beau roman que je vous encourage fortement à découvrir !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Pachinko
  12 janvier 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Pachinko est un roman qui m’a plu dès le résumé. Ayant lu l’année passée « Filles de la Mer » de Mary Lynn Bracht, j’étais heureuse de découvrir un nouveau roman sur la Corée et les vies difficiles menées par son peuple.



L’aspect historique du roman est la pièce maîtresse puisque c’est cet aspect qui scelle le destin des personnages. Pachinko, nous permet de traverser huit décennies. Il nous permet de nous mettre quelques heures à la place des coréens, d’essayer de comprendre ce qu’ils ont pu ou peuvent toujours endurer. Que ce soit les coréens natifs des terres de Corée, où ceux nés au Japon qui resteront des coréens quoi qu’il en soit.

Ici, la relation difficile entre la Corée et le Japon y est évoquée. Ainsi que la situation particulière de la Corée en deuxième moitié du XXe. Ce sont des informations qui ne font qu’accentuer les émotions et les comportements des personnages. C’est ce qui m’a beaucoup séduite dans ce livre, sa pertinence historique.



L’auteure, Min Jin Lee, nous transmet beaucoup de choses à travers sa plume ; que ce soit en termes d’émotions ou d’Histoire. Ce roman a pris du temps à être rédigé et ce temps était nécessaire. C’est un roman important, qu’on ne peut pas lire à la légère.



La première partie tout particulièrement est d’une richesse incontestable sur le quotidien des familles coréennes au début du XXe siècle. Tout se contextualise et ce sera très important à mon sens pour s’immerger dans la suite du roman. Chaque histoire débute par une famille et les valeurs qui lui sont propres. La famille Baek n’y échappe pas et voir son évolution au fil des années est intéressante.



À travers la plume de l’auteure, nous pouvons également ressentir la culture coréenne, voire asiatique de façon plus générale. Les personnages ne montrent pas leurs sentiments, ils peuvent même paraître froids. Cela se ressent dans l’écriture, une distance peut se créer, pourtant, à la lecture nous restons attachés aux personnages et souhaitons voir comment ils vont s’en sortir, comment ils vont rebondir face aux difficultés et inégalités permanentes. Nous pouvons ressentir qu’il n’y a que peu de possibilités lorsque l’on est coréen au Japon à cette époque et pourtant, la famille Baek trouve des passerelles.



Mon regret c’est un manque de traduction des mots en coréen, qui sont peut-être même un patois de Yeongdo et qu’on ne le sache pas. C’est une langue que je ne connais absolument pas et qui n’est pas intuitive. Une sorte de lexique/glossaire en fin de roman pour tous les mots coréens en italique serait souhaitable afin que l’on comprenne mieux certains passages. Mise à part Appa, Umma et Oppa(o ?) qui sont des termes désignant la famille, je n’ai pas compris les autres (hormis si leur signification était précisée une ou deux lignes en dessous, mais c’était plutôt rare). Ce serait enrichissant à la lecture.


Lien : https://leslecturesdetiph.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Pachinko
  12 janvier 2021
Pachinko de Min Jin Lee
Une magnifique fresque familiale sur 4 générations, qui m'a bouleversé ! À travers, cette famille Min Jin Lee , nous dévoile l'histoire des coréens immigre au Japon et qui malgré plusieurs générations nés sur le sol japonais. Paria dans un pays qui est le leur sans l'être. J'ai été ému, révolté par roman qui devrait être lu pour connaître ou ne pas oublier ce pan si important !


Lien : https://madelitetdeslivres9...
Commenter  J’apprécie          20




Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Bibliographie de Min Jin Lee(1)Voir plus
Listes avec des livres de cet auteur


Quiz Voir plus

Oncles littéraires

Qui a écrit Oncle Vania ?

Fedor Dostoïevski
Guy de Maupassant
Jules Verne
Anton Tchekhov

11 questions
0 lecteurs ont répondu
Thèmes : oncle , titres , relations familialesCréer un quiz sur cet auteur