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Aude Carlier (Traducteur)
ISBN : 2266185691
Éditeur : Pocket (19/02/2009)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 1146 notes)
Résumé :
4ème de couverture :
Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1970. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : "La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action." En l'espace de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (259) Voir plus Ajouter une critique
tousleslivres
  04 décembre 2012
J'ai vraiment adoré ce livre que je voulais lire depuis longtemps... Un gros coup de coeur !!!
La Vague se fonde sur un incident qui s'est véritablement produit en 1969 pendant un cours d'histoire au lycée de Palo Alto en Californie. C'est une version romancée de l'incident. Il décrit comment un extraordinaire pouvoir de pression sur un groupe peut influer sur les personnes.
Les collègues du professeur d'histoire Ben Ross, disent de lui qu'il apporte une perspective nouvelle aux cours, c'est à dire que, quand il pouvait démontrer à ses élèves les cotés pratiques de l'histoire, il n'hésitait pas la mettre en situation réelle.
Un jour, le programme d'histoire fait que Ben Ross passe un film sur les atrocités commises par les nazis entre 1934 et 1945. Les élèves de cette classe qui vont visionner ce documentaire sont toutes et tous issus de familles bourgeoises stables, étonnement naïfs et protégés.
Tout a commencé quand M. Ross n'a pas su répondre aux questions de ses élèves : Pourquoi les allemands n'ont pas su intervenir sur le comportement des nazis, qui étaient une minorité de la population ?
C'est alors qu'il décide de faire l'expérience grandeur nature pour pouvoir répondre à cette question.
L'expérience a fonctionné parce que les élèves de cette classe, assez indisciplinés, ont d'un coup ressenti une impression de puissance et d'unité qui les envahissaient. Chaque jour M. Ross à fait monter la pression en ajoutant des idées comme le pouvoir de la communauté, l'uniformité et identité avec un symbole... Chaque jour les élèves se prennent de plus en plus aux jeux...
Il pense maîtriser le groupe, jusqu'au jour où tout bascule dans le totalitarisme... Il doit trouver le moyen de tout arrêter avant que ça ne dégénère... D'une simple expérience en cours d'histoire, tout devenait un mode de vie qui c'était répandu hors de la classe...
Un livre fort qui fait ressortir une réflexion sur les effets de groupes, la liberté individuelle et la liberté de pensée... Il devrait être lu en classe chez nous... il parait qu'il est étudié en Allemagne et qu'il devenu une lecture obligatoire...
Il ne me reste plus qu'à regarder le film...
Lien : http://tousleslivres.canalbl..
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Guylaine
  27 février 2014
C'est sur la pointe des pieds que je viens, tout doucement, déposer cette petite critique.
Tout d'abord parce que je n'ai pas fini ma lecture, mais comme je ne suis pas sûre de la mener à bien...
Et puis parce que, contrairement à beaucoup de Babeliotes (vous mettez un t ou deux à Babeliote ?) je n'apprécie pas ce livre... et j'en suis désolée.
Je me faisais une joie de me plonger dedans, parce que le film m'avait terriblement émue.
Mais voilà, pour la première fois de ma carrière de lectrice, le combat littérature versus cinéma, est remporté, haut la main par le film (de mon point de vue, bien sûr)...
J'aurais aimé pouvoir accorder à Todd Strasser l'originalité, la trouvaille de l'histoire, mais comme il s'est inspiré d'un fait réel, je ne peux même pas...
En 1970, aux Etats-Unis, un prof de lycée crée un mouvement expérimental autocratique avec ses élèves, dans le but de leur faire comprendre comment les allemands se sont laissés séduire par le nazisme.
Le principal défaut que je trouve à ce livre, c'est qu'il est absolument abominable à lire... C'est archi gnangnan...
Rien ne vaut l'exemple (dixit LydiaB), un bout de ce que j'ai lu hier soir, chapitre 7, page 88:
"Comme Ben et Christy travaillaient tous deux à plein temps au lycée, il partageaient équitablement la plupart des corvées domestiques : les courses, le ménage, la cuisine. Ce soir-là, Christy devait déposer sa voiture au garage pour faire changer le pot d'échappement, si bien que Ben avait accepté de préparer le repas. Mais après son cours d'histoire éprouvant, il ne se sentait pas le courage de cuisiner. du coup, sur le chemin du retour, il s'arrêta au restaurant chinois et commanda des pâtés impériaux et une omelette foo yung à emporter."
Vous dites "pouce" ?
Je vous comprends, et des passages comme celui-là, y'en a plein...
D'autre part (pour appuyer le fait que le film est supérieur au livre), Dennis Gansel (le réalisateur) a eu la très bonne idée de transposer l'histoire en Allemagne, et dans le film le prof n'impose rien, c'est beaucoup plus subtile, plus puissant aussi, il suggère en manipulant...
Enfin bref, je ne peux que vous conseiller de laisser le livre de côté et d'aller jeter un oeil sur le film, dont je mets la bande annonce ci-dessous :
http://youtu.be/xYF232vStQ4
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Nastie92
  05 août 2015
Ce n'est pas une vague, c'est un tsunami. En tout cas, une lecture bien perturbante.
S'il s'agissait d'une simple fiction, ce ne serait pas si dérangeant. Mais de savoir que ce qui est raconté ici est fondé sur une histoire vraie fait froid dans le dos.
Le point de départ est très simple. Un professeur d'histoire veut faire comprendre à ses lycéens comment le nazisme a pu se développer en Allemagne, et crée pour cela un mouvement expérimental : la Vague.
L'expérience va "réussir" au-delà de ses espérances, et l'enseignant, tel l'apprenti sorcier, va très vite se faire déborder par ce qu'il a créé.
C'est fort, c'est violent, et franchement, ça fait froid dans le dos !
"Si l'histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi, vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la Vague. En revanche, si notre expérience est réussie, et vous admettrez que c'est bien le cas, vous aurez appris que nous sommes tous responsables de nos propres actes et que nous devons toujours réfléchir sur ce que nous faisons plutôt que de suivre un chef aveuglément ; et pour le restant de vos jours, jamais, au grand jamais, vous ne permettrez à un groupe de vous déposséder de vos libertés individuelles." Voilà ce que dit le professeur dans un discours enflammé aux élèves de son lycée, voilà la conclusion qu'il tire de son expérience.
Pour moi, ce livre devrait être lu par tous les adolescents pour qu'ils prennent conscience du danger que représente l'embrigadement, la manipulation, et surtout de la nécessité absolue dans la vie de toujours conserver son libre arbitre.
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Silena
  28 septembre 2013
« Cela commence par un jeu et finit en dictature »
La vague c'est un véritable raz de marrée.
L'histoire est basée sur une expérience réelle des années 70 pour comprendre le fonctionnement du parti nazi par l'exploration de notions telles que la discipline, l'esprit communautaire.
Un livre court et à l'écriture facile, pour prendre conscience que l'histoire est un éternel recommencement et qu'aujourd'hui, le risque est toujours présent de basculer dans une dictature. Comment est ce possible me direz vous ? On est au courant de ces choses là, on ne va pas recommencer les mêmes erreurs et pourtant. Il est possible de manipuler une jeunesse passionnée, de créer un ensemble, un groupe (oubliant les libertés individuelles), d'avoir un leader, d'être à la recherche d'un idéal. Une véritable déferlante de questions suite à cette lecture.
L'adaptation du réalisateur allemand Dennis Gansel est aussi à voir ! Elle est dramatiquement magistral.
Un livre qui comme le dit son auteur peut être « utile »
A découvrir.
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darkmoon
  05 février 2014
Les romans à morale ont toujours un problème de crédibilité : entre le côté ultra-documentaire et la fictionnalisation caricaturale, c'est difficile de se situer. Mais La Vague s'en sort à merveille.
Le scénario est tout simplement brillant et pose l'une des questions les plus pertinentes et les plus essentielles qui soient : une nouvelle dictature est-elle possible en Allemagne? La réponse a priori évidente - et reprise par les élèves de ce professeur aux méthodes atypiques - à cette question faussement simple va être le point de départ d'une époustouflante démonstration qui a le bon goût de ne pas caresser le lecteur dans le sens du poil pour, au contraire, briser ses certitudes. Il faut dire que l'argumentation est particulièrement intelligente et étayée, Todd Strasser nous livrant un véritable mode d'emploi d'une dictature. Tout y passe, de l'ode à la discipline aux frustrations des membres en passant par la mise en avant de symboles fédérateurs (le nom, l'uniforme, le logo, le salut…) et à l'exclusion des contestataires. L'évolution des personnages, qui vont passer du statut d'élèves pacifiques à celui de membres d'un groupuscule agressif, est d'autant plus terrifiante qu'elle est particulièrement crédible et qu'elle prend le soin d'expliquer les motivations de chacun. Et surtout, l'auteur ne commet pas l'erreur d'inclure une quelconque idéologie politique permettant ainsi au roman d'éviter le piège du brûlot contestataire pour s'intéresser davantage au terreau permettant l'émergence d'une autocratie qui ne dirait pas son nom. Et bien malin le lecteur qui prétendrait trop attaché à la liberté d'expression ou aux droits de l'Homme pour se laisser emporter par cette Vague qui avance par petite touche innocente (et séduisante) pour finalement échapper au contrôle de son créateur jusqu'à son implacable final, aussi bouleversant qu'inévitable.
Avec une fin violente, un déroulé qui résonne comme un roulement de tambour, des personnages marquants, des transitions soignées et surtout un message perturbant riche en éléments de réflexion sur la nature humaine, "La Vague" pousse indéniablement à la réflexion et offre une philosophie de qualité. C'est sûr, Todd Strasser a frappé un grand coup.
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Citations & extraits (106) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick75   20 octobre 2012
" Si l'histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi, vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la vague. En revanche, si notre expérience est réussie, et vous admettrez que c'est bien le cas, vous aurez appris que nous sommes tous responsables de nos propres actes et que nous devons toujours réfléchir sur ce que nous faisons plutôt que de suivre un chef aveuglément;
et pour le restant de vos jours, jamais, au grand jamais, vous ne permettrez à un groupe de vous déposséder de vos libertés individuelles."
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x-Kah-mix-Kah-mi   20 décembre 2010
On est prêt, tout à fait prêt, on ne pense à rien d'autre, à l'intérieur de soi on est si vide, si nettoyé. On a atteint ce point en prévision duquel on s'est laissé ressourcer, prisonnier de sa bêtise et de sa confusion, de son appréhension et de sa teneur. On ne pense qu'à cette seule et unique chose. Un ordre, et ce qu'on fera ensuite sans hésitation. Tout ça fonctionne si parfaitement.
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argentine111argentine111   28 avril 2013
Mais Laurie se débattit de plus belle.
"Je te déteste ! Cria-t-elle. Je déteste la Vague ! Je vous déteste tous !"
Il reçut ces paroles comme une gifle. Presque hors de lui, il rugit: "La ferme!" et la poussa. Ses livres lui échappèrent lorsqu'elle tomba lourdement dans l'herbe.
Choqué par ce qu'il venait de faire, David eut un mouvement de recul. Laurie gisait au sol. Apeuré, il tomba à genoux et la prit dans ses bras.
"Oh, Laurie, est-ce que ca va? "
...
En la sentant trembler dans ses bras, il se demanda comment diable il avait pu faire une chose aussi stupide.
...
L'instant d'avant à peine, il refusait d'admettre que la Vague pouvait nuire aux gens alors que lui-même venait de faire du mal à Laurie, sa propre petite amie, au nom de la Vague !
Quelle folie... David comprit qu'il avait eu tord depuis le début. Si quelque chose pouvait le pousser à agir ainsi, c'était dangereux. Forcément.
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Nastie92Nastie92   25 novembre 2015
L'autre problème concernait les devoirs à rendre. Les gosses ne se sentaient même plus obligés de les faire. On pouvait toujours s'époumoner, les menacer de leur coller un F ou de les envoyer en retenue, ils s'en moquaient. Les devoirs étaient devenus pour ainsi dire facultatifs. Comme l'avait résumé un de ses élèves de seconde : "Bien sûr, m'sieur Ross, je sais que les devoirs sont importants, mais ma vie sociale passe avant tout."
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luckitaluckita   24 juillet 2014
Pour être parfaitement honnête, j'avoue que cela sort tellement des sentiers battus que je ne sais trop quoi en penser. J'aimerais que nous gardions un œil sur tout cela, Ben. Et ouvrez grand vos oreilles. Rappelez-vous que cette "expérience", comme vous l'appelez, concerne de jeunes adolescents impressionnables. Parfois, nous avons tendance à oublier qu'en raison de leur jeune âge ils n'ont pas encore développé l'esprit critique que, nous l'espérons, ils auront un jour. Si on ne les surveille pas, ils sont capables d'aller trop loin. Compris ?
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Videos de Todd Strasser (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Todd Strasser
Histoire passionnée de la France de Jean Sévillia aux éditions Pocket
D?après un récent sondage, 82% des Français pensent qu?il existe une « identité nationale française » et 75% d?entre eux se déclarent « fiers d?être français ». Ces sentiments, toutefois, ne s?observent pas dans la même proportion au sein de la classe dirigeante du pays, qui se réfugie derrière les nécessités politiques de la construction européenne ou les contraintes économiques de la mondialisation pour expliquer les limites de son action. le patriotisme se manifeste moins encore dans les milieux culturels, obsédés par le respect de la diversité, le droit à la différence et l?ouverture aux autres, présentés comme des impératifs moraux. Politiquement correct oblige, l?univers des historiens s?est aligné. L?école et l?université enseignent désormais une histoire multiculturelle et transversale, qui s?adresse à des citoyens du monde, et non à des citoyens français. Quant à ceux qui font de l?histoire de France, c?est presque en s?excusant, en prenant garde de prendre leurs distances avec le « roman national » de naguère et en veillant, en tout cas, à ne pas susciter de réactions confinant à l?amour du pays, réflexe qui serait indigne, paraît-il, d?une époque éclairée. Alors c?est pour ceux qui pensent qu?il existe une identité française et qui sont fiers d?être français que ce livre a été écrit. Non pour leur faire croire que le passé national n?a pas ses pages sombres : ce serait faux. Mais pour retrouver, en racontant à grands traits l?histoire de France, des raisons de l?aimer, et même de l?admirer.
http://www.lagriffenoire.com/histoire-passionnee-de-la-france-254611.html
Beria : Chef de la police secrète stalinienne de Thaddeus Wittlin et Yvonnick Denoël aux éditions Nouveau Monde Poche
Dans l'ombre de Staline, Beria fut pendant quinze ans le chef de la police secrète soviétique et d'un réseau d'espionnage à l'échelle mondiale. Commandant en chef du NKVD, censeur de la presse et de la culture, ministre de l'Intérieur, administrateur des camps, maréchal de l'URSS, vice-président du conseil des ministres, Beria fut le véritable numéro 2 du régime, redouté même par ses pairs. Originaire de Géorgie, il intègre au début des années 1920 la Tcheka, première police politique d'Union soviétique. En 1926, il dirige la répression du mouvement nationaliste géorgien, s'attirant ses premières distinctions. Dans les années 1930, il prend le contrôle du Parti communiste géorgien. C'est déjà l'homme de confiance de Staline et l'organisateur des purges d'avant-guerre.
http://www.lagriffenoire.com/beria.html
Goebbels de Peter Longerich et Raymond Clarinard aux éditions Tempus
Ce second volume nous entraîne au c?ur des choix politiques qui maintiennent Goebbels enchaîné à Hitler. L'homme, qui a rassemblé les masses en une communauté nationale derrière le Führer à partir de 1933, cumule les fonctions et ne cesse de renforcer ses pouvoirs durant la Seconde Guerre mondiale où il parvient à imposer le concept de " guerre totale ".
http://www.lagriffenoire.com/goebbels-1937-1945-vol-2.html

Goebbels de Peter Longerich et Raymond Clarinard aux éditions Tempus
Venu de l'aile gauche du nazisme, Joseph Goebbels commence sa carrière dans l'orbite de Gregor Strasser avant de se soumettre inconditionnellement à Hitler. Dès lors, son ascension épouse celle du Führer jusqu'à obtenir en 1933 le ministère de la Propagande, dont il fera l'un des piliers du III e Reich. Archétype du narcissique, d'un orgueil qui n'a d'égal que sa soif de pouvoir, il souffre en regard de violents accès de dépression résultant pour partie de son handicap physique.
http://www.lagriffenoire.com/goebbels-1897-1937-vol-1.html
Nous étions des géants : L'incroyable survie d'une famille juive de lilliputiens de
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