AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.62 /5 (sur 291 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : New York , le 30/12/1910
Mort(e) à : Tanger, Maroc , le 18/11/1999
Biographie :

Paul Bowles est un compositeur, écrivain, et voyageur américain.

En 1929, il abandonna ses études pour faire son premier voyage à Paris. En 1931, lors d'un autre séjour en France, il s'agrégea au cercle littéraire et artistique de Gertrude Stein et, sur son conseil, se rendit pour la première fois à Tanger en compagnie de son ami et professeur de musique, le compositeur Aaron Copland.

En 1938, il épousa Jane Bowles (1917-1973), écrivain et dramaturge. Le couple voyage en Amérique centrale, puis à Paris mais leur relation devient vite platonique, chacun préférant des partenaires différents.

En 1947, Paul Bowles partit s'établir définitivement à Tanger, où Jane vint le rejoindre en 1948. Le couple devint rapidement incontournable dans le milieu des Européens et Américains établis à Tanger.

Dès la fin des années 1940, ils y reçurent la visite de figures littéraires éminentes, parmi lesquelles Truman Capote, Tennessee Williams et Gore Vidal. Ils furent suivis, au cours des années 1950, par les auteurs de la beat generation, Allen Ginsberg et William S. Burroughs.

À partir de son installation au Maroc, Bowles se consacra à l'écriture de romans, de nouvelles et de récits de voyages, écrivant également la musique pour neuf pièces représentées à l'École américaine de Tanger.

L’écriture prend alors le pas sur la musique et il publie "The Sheltering Sky" ("Un thé au Sahara"), en 1949, un succès immédiat dont Bertolucci fera le film du même nom en 1990.

Après la mort de Jane, Paul continua de vivre à Tanger, écrivant et recevant ses visiteurs. On retiendra notamment de son œuvre Journal tangérois, Café de la plage, Mémoires d'un nomade, Leurs mains bleues, Le Scorpion, Réveillon à Tanger...

En plus de son œuvre littéraire et musicale, Paul Bowles laisse un travail de pionnier sur la musique traditionnelle marocaine.

Au cinéma, en plus de sa participation au film "Senso" de Lucchino Visconti, il fait une apparition dans le rôle du narrateur dans l'adaptation de "Un thé au Sahara" de Bernardo Bertolucci.

+ Voir plus
Source : Wikipedia
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Un Thé au Sahara ( bande annonce VOST )
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienne   20 août 2012
Un thé au Sahara de Paul Bowles
- L’Europe a détruit le monde entier, dit Port. Dois-je lui en être reconnaissant ou lui en vouloir? J'espère qu'elle va se rayer elle-même de la surface du globe.

Il souhaitait de voir finir rapidement la discussion pour prendre Kit à part et lui parler en privé.

(...)

- Pourquoi n'étends-tu pas ton souhait délicieux à toute l'humanité pendant que tu y es? demanda-t-elle.

- L'humanité? s'écria Port. Qu'est-ce que c'est? Qui est l'humanité? Je vais te le dire. L'humanité, c'est tout le monde, excepté soi. Par conséquent, quel intérêt chacun peut-il lui porter?

Tunner dit lentement :

- Attends un peu. Attends un peu. J'aimerais éclaircir cela avec toi. Je dirai que l'humanité, c'est justement toi, et que c'est ce qui la rend intéressante.

- Bravo, Tunner ! s'écria Kit.

Port était ennuyé.

- Quelle ânerie ! dit-il sèchement. On n'est jamais l'humanité, on n'est jamais que son pauvre soi irrémédiablement solitaire.
Commenter  J’apprécie          130
Ambages   30 septembre 2015
La jungle rouge de Paul Bowles
- Je vais tout à fait bien.

C'était ce qu'on est censé répondre, et il l'avait dit ; pourtant, il sentait le monde extérieur qui lui échappait, se retirant à toute vitesse devant la brusque montée d'une nausée insurmontable, et il sut que bientôt il ne resterait plus que la réalité obscène de sa propre personne, piégée dans les cellules solitaires de l'existence.



p. 121
Commenter  J’apprécie          130
Elisanne   14 mai 2010
Leurs mains sont bleues de Paul Bowles
C’est une sensation unique qui n’a rien à voir avec le sentiment d’être seul car il présuppose une mémoire. Ici dans ce paysage entièrement minéral, éclairé par les étoiles comme par des feux, même la mémoire disparaît ; il ne reste que votre respiration et les battements de votre cœur. Un processus de réintégration de soi étrange, qui n’a rien d’agréable, commence en vous, et vous avez le choix entre le combattre et tenir à rester la même personne que vous avez été, ou bien lui laisser libre cours. Car personne, après un certain temps au Sahara, n’est plus tout à fait le même
Commenter  J’apprécie          110
fanfanouche24   05 avril 2019
Sur Gertrude Stein de Paul Bowles
Tanger fut une sorte de révélation . " J'avais toujours eu la vague certitude qu'un jour de ma vie, j'arriverais dans un lieu magique, qui, en me livrant ses secrets, me donnerait la sagesse et l'extase-peut-être même la mort", écrira Bowles beaucoup plus tard dans son autobiographie. (p. 11)
Commenter  J’apprécie          110
araucaria   09 décembre 2016
La maison de l'araignée de Paul Bowles
Il devait être minuit quand Stenham laissa derrière lui Si Jaffar et les siens. "Je peux très bien rentrer seul", avait-il déclaré avec un sourire faux destiné à adoucir le son de sa voix, car il craignait d'avoir paru sec ou irrité, alors que les lois de l'hospitalité permettaient en somme à Si Jaffar de lui imposer un guide.

"Vraiment, je n'ai besoin de personne", avait-il ajouté. Bien qu'il n'y eût plus aucune lumière dans la ville, il voulait rentrer seul. Après cette soirée interminable, le risque de se tromper de chemin et de s'égarer un moment lui plaisait plutôt. S'il était accompagné, la longue promenade deviendrait une sorte de continuation du temps qu'il avait passé assis dans le salon de Si Jaffar.
Commenter  J’apprécie          100
ladesiderienne   21 août 2012
Un thé au Sahara de Paul Bowles
Kit tira sur sa robe et dit : "Quand j'étais jeune..."

- Jeune?

- Avant d'avoir vingt ans, je veux dire, je croyais que le mouvement de l'existence ne cessait de s'accélérer, qu'elle devenait chaque année plus riche et plus profonde, qu'on apprenait davantage, qu'on gagnait en sagesse, en compréhension, qu'on allait plus loin dans la vérité...

Elle hésita. Port eut un rire brusque.

- Et maintenant tu sais que ce n'est pas comme ça? Oui? Ça ressemble plutôt à une cigarette, Les premières bouffées sont merveilleuses, et on imagine pas qu'on en verra le bout. Puis ça devient naturel. Et tout à coup on s’aperçoit qu'on la presque finie. Et c'est alors qu'on sent le gout amer.

- Mais je suis toujours consciente de son amertume et je sais toujours qu'il n'y en a pas pour longtemps, dit-elle.

- Alors tu devrais cesser de fumer.

- Que tu es mesquin! s'écria-t-elle.
Commenter  J’apprécie          80
Ambages   01 octobre 2015
La jungle rouge de Paul Bowles
Elle avait une manière sèche et autoritaire de couper court à la conversation ; elle ne laissait rien circuler en dehors des grands chemins. C’était un inconvénient, mais une femme stupide est plus difficile à manipuler qu’une femme intelligente.



p. 109
Commenter  J’apprécie          80
tristantristan   21 août 2018
La boucle du Niger de Paul Bowles
Ici, la nuit a une qualité bizarre. En principe ce n'est que le moment où la porte du ciel est ouverte et où l'on peut contempler l'infini; le lieu à partir duquel on l'observe n'a guère d'importance.
Commenter  J’apprécie          80
Paul Bowles
tristantristan   19 janvier 2018
Paul Bowles
Je n'ai pas choisi de résider à Tanger de façon permanente. Cela s'est fait tout seul. Mon séjour devait être de courte durée, après quoi j'avais l'intention d'aller ailleurs, encore et toujours, sans jamais me fixer définitivement. La paresse me fit remettre mon départ. Si je suis encore ici aujourd'hui, c'est uniquement parce que je m'y trouvais le jour où je compris que le monde enlaidissait et que je n'avais plus envie de voyager.

In Mémoires d'un nomade.
Commenter  J’apprécie          70
Elisanne   14 mai 2010
Un thé au Sahara de Paul Bowles
Beaucoup de jours plus tard, une autre caravane passe et un homme voit quelque chose sur la plus haute dune. Et quand ils montent voir, ils trouvent Outka, Mimouna et Aïcha qui sont toujours là, dans la même position. Et les trois verres sont pleins de sable. C’est comme ça qu’elles ont pris leur thé au Sahara.
Commenter  J’apprécie          70
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Mon oncle d'Amérique

C'est paradoxal, mon oncle est un chasseur solitaire ...

Francis Scott Fitzgerald
Carson Mc Cullers

13 questions
29 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature américaine , roman , culture littéraire , écrivain , MandragoresCréer un quiz sur cet auteur
.. ..