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3.66/5 (sur 740 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 18/06/1962
Biographie :

Philippe Forest est un écrivain et essayiste français.

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1983 et docteur en lettres de l'université Paris IV en 1991, Philippe Forest enseigne durant sept années dans des universités britanniques : Heriot-Watt (Édimbourg), St John's College (Cambridge), St Andrews, Birkbeck College (université de Londres).

Depuis 1995, il enseigne à l'université de Nantes où il est professeur de littérature. Il est l'auteur de nombreux essais consacrés à la littérature et à l'histoire des courants d'avant-garde (notamment Histoire de Tel Quel et sur Philippe Sollers), et de sept romans.

Lauréat de la Villa Kujoyama, il a effectué en 1999 un long voyage au Japon, dans le but de rompre avec le passé. Dans "Sarinagara" (2004), Prix Décembre 2004, il évoque ce thème à travers la culture de trois artistes japonais, dont Soseki.

Son écriture est marquée par le thème de la disparition de l'enfant. Sa fille, Pauline, est morte d'un cancer à l'âge de quatre ans, en 1996, ce qui constitue le sujet de ses premiers romans, "L'Enfant éternel" (1997), Prix Femina du premier roman, et "Toute la Nuit" (1999), ainsi que d'un essai, "Tous les enfants sauf un" (2007).

Collaborateur régulier des pages littéraires de la revue Art Press , il lui arrive de signer des articles dans d'autres revues, journaux comme Le Monde des Livres, Le Magazine littéraire ou le magazine Transfuge. Depuis 2011, il est, avec Stéphane Audeguy, corédacteur de "La Nouvelle Revue française" des éditions Gallimard.

Philippe Forest est lauréat du prix Goncourt de la biographie 2016 pour son ouvrage "Aragon".


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Tout a-t-il déjà été dit en littérature ? L'écrivain est-il condamné à se répéter ? Et comment réinventer la littérature après Balzac, Baudelaire ou encore Proust ? Pour répondre à ces questions, Guillaume Erner reçoit l'essayiste et romancier Philippe Forest. #litterature #culture #livres ___________ Découvrez tous les invités des Matins de Guillaume Erner ici https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDroMCMte_GTmH-UaRvUg6aXj ou sur le site https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins Suivez France Culture sur : Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture TikTok : https://www.tiktok.com/@franceculture Twitch : https://www.twitch.tv/franceculture

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Citations et extraits (329) Voir plus Ajouter une citation
Quand joue-t-on le plus la comédie ? Lorsque, aimant, on fait semblant de ne pas aimer tout à fait ? Ou bien quand n'aimant pas, on fait semblant d'aimer malgré tout ? Lou ne me demandait rien concernant notre avenir. Moi, je me taisais. Nous avions peur que la première parole prononcée ne nous rende au néant dont la chance nous avait sortis.
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Le sentiment du "déjà-vu" ne se comprend pas autrement : toute son existence à venir, chacun l'a rêvée enfant et c'est pourquoi, devant tout événement vécu, quelque chose nous avertit obscurément que cela, nous l'avons déjà connu. Chaque expérience nouvelle vient vérifier l'un ou l'autre des vieux récits que le cerveau s'est, il y a bien longtemps, raconté à lui-même dans la nuit. Il faut bien qu'il en soit ainsi. Si secrètement il n'en savait déjà tout, comment l'esprit pourrait-il, le jour venu, soutenir le spectacle de l'affolante réalité sans s'anéantir tout à fait ? La longue répétition nocturne des rêves d'enfance était nécessaire à la survie : comme une éducation lente au néant qui, inévitablement, viendrait. Ou plutôt : tout a déjà eu lieu. Et la vie adulte, elle-même, n'est que l'étirement d'un songe d'enfant depuis longtemps révolu, son lent affadissement inquiet dans le matin indifférent du temps (pp. 22-23).
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Que dit la poésie ? Elle dit le perpétuel désastre du temps, l'anéantissement de la vie auquel seul survit le désir infini.
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On dit de ceux qui s'aiment qu'ils sont seuls au monde. Et c'est vrai. Il suffit d'un seul pas de côté. Et l'on bascule sans scrupule dans le formidable esseulement du bonheur.
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J’en arrivais à penser de l’oubli qu’il n’est pas le contraire du souvenir mais qu’il en constitue peut-être la condition. Aussi paradoxal que cela puisse paraître. Seul l’oubli conservait sauf le souvenir, le mettait à l’abri des mensonges dont la mémoire le menace lorsqu’elle métamorphose le passé en toutes petites histoires. Il en allait du souvenir comme il en va du rêve. C’est pourquoi l’on ne peut jamais se saisir de l’un que sous la forme que l’autre lui donne. Ce que l’on se rappelle prend l’apparence d’un songe que l’on a fait dans son sommeil. Ce dont on rêve paraît semblable au souvenir que l’on croit conserver d’un événement que l’on a authentiquement vécu.
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On sait bien que rencontrer un écrivain n'est rien, que sa présence, sa conversation ne révéleront aucune vérité - même minuscule, anecdotique - en rapport avec son œuvre. [..]
Ce qui vous conduit chez l'un ou chez l'autre de ceux que vous avez lus est d'une autre nature. On désire simplement retourner à quelqu'un le signe que ses livres vous ont adressé, comme un salut amical en passant, une main agitée pour rien comme le font de derrière la fenêtre d'une voiture ou d'un train des enfants, à l'adresse d'un inconnu qu'ils ne reverront pas, qui hésite puis lève à son tour la main, sourit, bouge un peu les doigts et dont au loin la silhouette s'évanouit déjà. Et si puéril que cela puisse paraître, on peut s'émouvoir de la gratuité splendide, de la beauté désintéressée d'un tel geste, de la vitesse vaine et bouleversante de ce signe tracé dans le vent et le vide.
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Il n’y a de roman que d’amour. On veut apprendre d’où vient cette aimantation des corps aimants qui les attache les uns aux autres et fait soudainement exister entre eux ce lien que rien ne déliera jamais plus. Ce désir de savoir n’a pas de cesse. Rien ne l’altère. Même le temps qui passe et où l’énergie s’use, même la grande routine d’avoir déjà vécu ne peuvent rien sur lui. On se dit que le récit continue, le même au sein duquel toutes les histoires n’en font plus qu’une : le long tourment tournoyant d’aimer où sont pris tous les amants et qui les fait identiques. L’âge avance et la curiosité de l’enfance, étrangement, ne s’efface pas.
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La curiosité est un "vilain défaut". Je n'ai jamais très bien compris pourquoi. Je l'ai toujours tenue, au contraire, pour une vertu majeure. Et je crois bien que c'est elle qui souvent m'a sauvé la vie.

Curiosité
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Faire l’amour doit toucher au miracle, sinon à quoi bon. Un miracle ? Oui, tout à coup, chaque fois, malgré la répétition, l’irréfutable manifestation de l’impossible, une révélation de rien se suffisant splendidement à elle-même. Non, il n’y a pas de vérité à attendre de l’amour. Laquelle ? Juste l’éclatante évidence d’un signe soudain surgi du fond le plus enfoui de la vie et qui ne signifie que la certitude d’être subitement vivant comme jamais.
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J'en avais eu souvent l'impression dans le passé : lorsque la réalité se manifeste, le plus souvent elle prend l'apparence de la fiction. Étrangement. C'est pourquoi, si absurde que cela paraisse, on mesure la vérité à l'aune de sa ressemblance avec le mensonge.
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