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3.97/5 (sur 2748 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 10/02/1906
Mort(e) à : Chamonix , le 17/12/1999
Biographie :

Roger Frison-Roche était guide de haute montagne, journaliste, moniteur de ski, explorateur, conférencier et écrivain français.

Jusqu'en 1920, Roger Frison-Roche fait des études à Paris. En 1923, il s'installe à Chamonix et devient secrétaire du Syndicat d'Initiatives et du Comité Olympique. C'est à cette époque qu'il effectue ses premières ascensions et qu' il est nommé secrétaire des premiers jeux olympiques d'hiver. Il commence à écrire pour le journal : Le savoyard de Paris.

Il fait son service militaire à Grenoble. Entre 1927 et 1930, il est directeur du Syndicat d'initiatives et du Comité des Sports d'hiver de Chamonix. Il rencontre Marguerite Landot, qu'il épouse et entre à la compagnie des guides de haute montagne. En 1931, il devient secrétaire de l'Aéro-Club de Chamonix.

Par la suite, il fait ses débuts comme reporter radiophonique et part pour une expédition au Sahara qui lui inspire son premier livre paru en 1936. Il y fera d'autres expéditions en 1937, 1950 et 1955. En 1938, il s'installe à Alger, et entre au journal La Dépêche. En 1942, il est correspondant de guerre aux côtés des Alliés sur le front de Tunisie et est fait prisonnier avant de s'enfuir et de rejoindre Chamonix en 1943. Il entre dans la résistance

A la fin de la guerre, il retourne en Algérie et commence une carrière de conférencier. En 1955, il rentre en France, à Nice où il travaille pour Nice-Matin. En 1956, il fait son premier voyage vers le Grand Nord. Il en fera plusieurs autres entre 1966 et 1969. En 1992, il est nommé commandeur de la légion d'honneur.

Roger Frison-Roche meurt le 17 décembre 1999 à Chamonix où il est enterré.
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Bibliographie de Roger Frison-Roche   (52)Voir plus

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Interview de : Sophie Cuenot pour son livre : le roman de Chamonix paru le 02 novembre 2023 aux Editions Paulsen Interview réalisé à Chamonix par TVMOUNTAIN Résumé du livre : À l'occasion des célébrations des Jeux de 1924, la réédition d'un livre de référence sur Chamonix, une passionnante fresque de plus de 1000 ans qui couvre les événements de la vallée jusqu'à aujourd'hui. En 1786, la première ascension du mont Blanc inscrit Chamonix sur la carte du monde et amorce un essor touristique fabuleux qui dure toujours… Mais l'histoire de la vallée ne commence pas avec ce coup d'éclat. Sophie Cuenot en arpente les chemins millénaires en Chamoniarde curieuse et érudite. Cette seconde édition du Roman de Chamonix célèbre le centenaire des premiers Jeux d'hiver de 1924 avec un nouveau chapitre consacré à l'événement, enthousiaste, joyeux et porteur d'avenir pour la ville. Aujourd'hui, Chamonix a toujours les yeux tournés vers le mont Blanc, mais les effets spectaculaires du réchauffement climatique se sont invités dans le paysage et les alpinistes s'efforcent d'inventer de nouvelles manières d'arpenter la montagne. Bio de l'auteur : Sophie Cuenot est chamoniarde d'origine et vit désormais près de Grenoble. Après avoir été journaliste à Radio France, elle a choisi de se consacrer à l'écriture et a déjà publié deux ouvrages chez Guérin: Paris camp de base et Petzl, la promesse des profondeurs. Elle est également l'auteure du film La piste Frison-Roche, réalisé par Arthur Chays. Elle est actuellement assistante de programmation pour plusieurs festivals de films de montagne. #guerin #livres #montagne #chamonix #textes&images

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Citations et extraits (393) Voir plus Ajouter une citation
Des coureurs de montagnes et des escaladeurs de cimes, il y en a toujours eu chez les Servettaz comme dans les autres familles de la région de Charnonix - et depuis que la vogue de l'alpinisme amène en Savoie des «monchus» désireux de vaincre les sommets, on est aussi guide de père en fils mais, parce qu'il connaît trop bien les dangers du métier, Jean Servettaz a décidé de préparer le sien à devenir hôtelier. Cela n'a pas empêché Pierre de s'entraîner et d'être un fin grimpeur. Aussi est-il un des volontaires de la cordée qui doit descendre le corps de son père tué par la foudre pendant un orage au retour d'une course dans les Drus. La neige et la glace rendent l'expédition quasi impossible. Pour avoir voulu forcer quand même un passage, Pierre tombe. Il ne se relèvera de son lit d'hôpital que plus résolu à ne pas s'enliser dans la vie d'homme des plaines. Il sera guide comme son père. Il découvre alors que son accident lui a laissé une terrible séquelle : le vertige. Un prodigieux effort de volonté et l'aide de ses camarades lui permettront pourtant de répondre enfin à l'appel envoûtant des hauteurs. Un appel qui résonne tout au long de ce récit où sont merveilleusement évoqués la rude existence des montagnards et le site grandiose où ils vivent.
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Un grand souffle chaud parcourt depuis huit jours la vallée de Chamonix. Venant d'Italie, le vent s'engouffre dans le corridor de la mer de Glace, vient heurter les raides pentes herbeuses de l'aiguille à Bochard, puis retombe comme une haleine tiède sur les étroites prairies qui bordent l'Arve, faisant éclore brusquement en une nuit l'admirable flore alpestre. Chaque jour la vieille neige de l'hiver recule, monte, se réfugie dans les alpages, puis plus haut dans les grands couloirs et dans les glaciers... On peut suivre cette progression du printemps : c'est comme un immense assaut que donne la nature à la montagne. Les forêts toutes rougies par les gels et les tourments reverdissent de jeunes pousses d'un vert très tendre, mais plus haut, vers les deux mile, tout est encore brûlé. Les névés fondent les uns après les autres, laissant sur le paysage une tache rougeâtre. On dirait une plaie mal guérie ; cela fait comme une croûte qu'on aurait arrachée et qui laisserait dessous le ton plus clair de la peau mal formée. Puis, ces plaies des alpages se cicatrisent à leur tour, verdissent, et le gazon dru des altitudes vient unifier la teinte fraîche de la montagne.
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En bas, tu n'aurais peut-être pas cru, tandis qu'ici... Ici, on ne peut pas mentir ! On ne ment jamais en haute montagne.
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La solitude à deux est peut-être plus cruelle à subir que la solitude totale.
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Les villages sont déserts de l'aube à la nuit, car chacun est aux champs ou à la garde du troupeau.
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Pierre assure son piolet à sa ceinture, vérifie une dernière fois l'ajustage de ses crampons et s'élance avec joie. Au passage, il arrache à coups de marteau les précieux pitons, qu'il enclenche dans sa ceinture ; à son tour, il étreint furieusement la glace, et poursuit sa reptation ascendante vers le soleil. Sur sa tête, un coin de ciel très bleu lui indique le chemin ; encore tout essoufflé par cet effort rapide, il se retrouve assis à côté de Georges.
Sous eux, c'est la coupure de la rimaye, puis le glacier qui déferle, moutonne et craque comme une pâte en fermentation.
Alors les deux hommes tournent leurs regards vers le haut.
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Ravanat s'approcha de lui, et sa grosse main, si solde lorsqu'elle s'agrippait aux prises, tremblait lorsqu'il la posa sur l'épaule de Pierre... Il ne lui dit rien : entre montagnards, il n'est pas besoin de paroles. Tous ceux qui étaient là étaient de rudes hommes, et Servettaz savait qu'il pouvait compter sur eux, mais il lui sembla que de sentir peser sur son épaule la poigne affectueuse et rude du Rouge le réconfortait bien mieux que tout. Il redressa enfin la tête − et ses yeux étaient rouges comme lorsqu'on a longtemps marché sur les glaces sans lunettes noires − pour dire avec une étrange fierté :
« Le père n'est pas tombé, oncle, tu as entendu... foudroyé.
− Ça, tu pouvais en être sûr, déclara Zermatten lentement et avec un rauque accent suisse-allemand. Servettaz n'était pas de ceux qui lâchent. »
Cet hommage du grand Zermatten alla droit au cœur du jeune homme. Son père était mort en guide, en pleine action, et le porteur avait sauvé le client. Serverraz aurait voulu l'embrasser, ce Georges à la Clarisse, de quelques années son aîné, pour avoir ramené sain et sauf le voyageur pris en charge par Jean Servettaz.
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page 115 [...] La grotte est assez vaste : deux mètres cinquante de hauteur, quatre mètres de profondeur ; elle est en forme d'ogive. On y pénètre par une faille entre deux blocs. A l'intérieur, par contraste avec la lumière éclatante du jour, on a l'impression qu'il fait nuit. Nous pénétrons tous les cinq dans la grotte et nous asseyons sur le sable ; au bout d'un instant nous commençons à distinguer des fresques sur la paroi ; après quelques minutes, le secret de la grotte se révèle dans son ensemble. [...]. Un artiste inconnu a peint tout le plafond de la grotte. Il a composé une magnifique fresque en couleurs où les rouges, les ocres, les blancs et les noirs dominent. Cela représente un troupeau de bœufs conduit par des hommes rouges, minces, entièrement nus et casqués. Mais notre étonnement provient de la qualité du dessin. Les bœufs ont de grandes cornes en forme de lyre ; les courbes ont été tracées par une main d'une habileté inconcevable ; les proportions sont exactes ; l’œuvre tient de la fresque égyptienne. Ce que nous venons de découvrir est la preuve indéniable de l'existence, à une époque très reculée, une époque préhistorique, d'une race très civilisée. D'ascendance égyptienne, dirait-on ? ou plutôt, ne venons-nous pas de trouver au cœur du Hoggar, le berceau des races berbères ? [...]
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Ils volaient depuis deux heures et avaient dépassé Hay River, lorsque le ciel subitement sembla se désintégrer. Il se déchirait en traînées lumineuses qui s'effilochaient, puis se reformaient en rideaux scintillants de pierreries – mauves, dorées, violettes –, en somptueuses robes de féerie, en traînes impériales de velours amarante, et ces draperies, qui s'accrochaient très haut, dans le cosmos, aux myriades d'étoiles et de planètes, semblaient parfois issues des nébuleuses puis tout à coup flotter sur la terre comme si au contraire elles émanaient des sources mêmes du magma. Désormais on pouvait distinguer tous les détails du relief, la plaine sans fin des eaux glacées du grand lac, les archipels couverts de forêts, les roches nues moutonnées qui entourent Yellowknife ; c'était un paysage grandiose, exaltant, que contemplait Bruno, haletant d'émotion. Une nuit de lumière.
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Le tunnel joint deux mondes, deux climats!
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