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Critiques de Roger Raynal (22)
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Et il neigeait sur le Japon
  28 août 2018
Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal
Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal m'a été envoyé par net galley et les éditions La Rémanence, que je remercie chaleureusement.

Au début des années 90, à Toulouse, un étudiant en sciences amoureux des mots rencontre Satoko, étudiante japonaise. Elle est venue étudier, pour un seul semestre, la littérature française.

Peu à peu, en dépit de leur différence de culture, les jeunes gens se découvrent, puis s’aiment.

Dans ces beaux instants rythmés par les œuvres qui les enchantent et les rapprochent, chacun préfère ignorer le bruit du temps : Satoko devra bientôt rentrer.

Sauf si...

Et il neigeait sur le Japon est un roman d'amour qui m'a captivé de la première à la dernière page.

Je l'ai demandé car en mars prochain je vais avoir le plaisir de m'envoler à Tokyo pour huit jours.

Et j'ai adorée partir dans la seconde partie du roman avec notre narrateur et Satoko au Japon, avant d'y aller pour de vrai.

Quand l'auteur m'emmène dans le quartier de Shibuya je visualisais en gros où il était car je suivrais bientôt ses traces :) Et j'ai donc suivi son séjour avec plaisir. Il évoque beaucoup la culture japonaise, les rituels, et comme je suis fascinée par ce pays depuis des années j'ai pris énormément de plaisir à lire ce roman :)

Même si j'ai préféré la seconde partie, où nous découvrons le Japon ; la première partie m'a également captivée.

L'histoire se met en place tout doucement, sans qu'il n'y ai de longueurs. Les deux personnages principaux sont touchants, charmants.

Et il neigeait sur le Japon est un roman très réussi, qui nous emmène de Toulouse à Tokyo, qui nous en apprend plus sur ce pays et qui met en scène une jolie histoire d'amour. J'ai été étonnée par le dénouement, je voyais une autre fin mais celle ci est réussie.

Ce roman est très joliment écrit et j'ai eu un énorme coup de cœur pour ce très joli livre qui m'a emmené avec lui au Pays du Soleil Levant :)
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La substitution
  08 décembre 2019
La substitution de Roger Raynal
Un professeur de physique, du jour au lendemain, doit remettre sa vie et son identité en question quand il s’aperçoit qu’il a, en quelque sorte, changé de vie, ce qui implique avoir changé de femme et de métier. Même si la « nouvelle » femme en question ne lui est pas totalement inconnue…



À partir de cette trame de départ, l’auteur développe une histoire, qui, malgré les genres multiples dont elle peut relever, a une grande cohérence, une construction narrative solide et qui se suit facilement, même si les personnages secondaires sont nombreux. Beaucoup de réussites à saluer : l’auteur, soit par son expérience de professeur de sciences, soit par ses voyages, soit par sa documentation, montre des connaissances abouties dans de nombreux domaines : l’univers, des pays variés, le monde des affaires, etc. Les rebondissements sont multiples. De plus Roger Raynal montre une bonne maîtrise des rouages d’une société, des relations dans les groupes humains, dans les couples, et de l’âme, l’esprit et les sentiments humains. On sent qu’il a dû beaucoup observer et analyser ses contemporains. On ne peut que s’attacher aussi à la « nouvelle » famille que découvre Gérard, le personnage principal : sa femme Christelle et ses filles Juliette et Elodie, dont on suit de très près les aventures au quotidien.



Le vrai sujet du roman, selon moi, est la quête d’identité, ce pour quoi je définirais ce livre avant tout comme un roman psychologique. Un homme se découvre un autre, ou redécouvre un autre lui-même, qui a peut-être toujours existé, il redécouvre sa vie : comment exercer un métier dont on ne se souvient pas l’avoir exercé ? Comment se faire pardonner, ou aimer, ou se séparer, d’une femme que l’on a fait manifestement beaucoup souffrir, que l’on apprend à connaître et à aimer vraiment ? Car les romantiques verront sûrement dans ce roman une belle réflexion, par le biais d’une part de science-fiction, sur le fait de constater que l’on peut découvrir, pas à pas, qu’une femme que l’on a mal aimée, trompée, est la femme de sa vie, de toute éternité… ou encore une réflexion sur le fait qu’un homme peut changer…, ou bien que tout homme a deux faces, et que la meilleure peut un jour prendre le dessus sur le côté obscur… C’est là aussi une réussite de ce roman : garder plusieurs lectures, plusieurs interprétations jusqu’au bout sur l’origine de ce changement d’identité du personnage principal (comme dans le genre fantastique), toutes maintenues de manière très intelligente par l’auteur qui connaît parfaitement les sciences et la médecine.



Enfin, l’écriture est comme toujours chez Roger Raynal très travaillée et très littéraire ; les chapitres plus « scientifiques » restent lisibles car l’auteur est pédagogue. À chacun ensuite de se faire un avis : il y en a pour tous les goûts, de la science-fiction au feel-good (l’écriture riche en plus…).



En bref, un roman bien écrit, plein de rebondissements, qui maintient deux lectures de manière très cohérente jusqu’au bout, une belle réflexion sur l’identité, le changement de vie, et la possibilité (ou non) de recréer son histoire d’amour avec sa femme, de découvrir ou redécouvrir sa femme et soi-même, à moins que l’on rêve tout cela, finalement…
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La substitution
  17 mars 2020
La substitution de Roger Raynal
Il me serait difficile de ne pas apprécier la lecture d'un roman dont j'ai suivi l'écriture. Son auteur, Roger Raynal, me cite même dans les remerciements, mais de mémoire, mon rôle a été modeste : le manuscrit de "la Substitution" laissait déjà entrevoir un excellent roman, et parce que j'avais déjà lu le premier roman de l'auteur, "Et il neigeait sur le Japon" aux éditions de la Rémanence, je savais que le style serait bon. Mais l'intrigue de "la Substitution" est plus complexe : la romance est toujours au coeur du récit, mais le roman s'ouvre sur une atmosphère qui m'a rappelé les films de James Bond. On se trouve directement happé par la narration de cet homme qui se retrouve dans la peau de celui qu'il aurait pu devenir, à la recherche d'une étoile peut-être à jamais perdue.
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La substitution
  03 mars 2020
La substitution de Roger Raynal
Une autre vie dans un autre monde, LA SUBSTITUTION est un voyage au goût de road trip où sentiments et compréhension tiennent le rôle principal.

Tout commence sur ce paquebot de luxe, dans une chambre ordinaire, un lit plus que confortable et une silhouette et une voix inconnues. Plongé dans une semi conscience, un rêve bien trop séduisant, il découvre une réalité tout autre. Sa femme n’est plus sa femme, la belle rousse n’est autre que son premier amour. Désabusé et désappointé, il explore toutes les théories : avc, dédoublement psychique, hallucination, contamination. Bref rien ne va plus dans son monde. Pour faire bonne figure et surtout ne pas paraître dingue, il rentre dans son nouveau rôle. Fin observateur et quelque peu malin, il découvre la vie de son alter ego auprès de la belle Christelle. Il se rend très vite compte que sa vie est faite de nombreux mensonges : son alter ego est un homme volage et à femmes et semble vivre une double vie bien remplie. Sa vie de famille n’a rien d’idyllique. Bon an mal an, cette vie là ne lui correspond absolument pas. La finance, le jeux, l’alcool, la tromperie, les mensonges et les escroqueries, tout est à l’opposé de sa façon de vivre, de ses principes et de ses convictions. Peu à peu, cet homme s’impose dans cette nouvelle vie d’une manière incongrue et efficace. Un homme attentif et à l’écoute. Un homme qui va construire la vie telle qu’il l’attend à la grande surprise de sa femme et de ses filles.

Ce road trip peu conventionnel révèle un homme qui s’autorise une certaine liberté. Cette substitution est telle une seconde chance.





Ce roman est loin de rentrer dans les codes tels que nous les connaissons. Si la science-fiction reste le fil conducteur de ce récit émouvant, le tout le rend sensationnel. Une intrigue surprenante sous fond d’astrophysique où les hypothèses foisonnent et tendent vers une métaphysique très suggestive et si réelle. Un monde de possibles et des impossibles. Un monde dans un monde et des réponses au delà des esprits validistes.





J’ai beaucoup aimé l’atmosphère qui se dégage de cette lecture. Le personnage principal évolue dans un monde scientifique dense où les conjectures peuvent effrayer plus d’un. J’aime la manière dont Roger Raynal expose son intrigue, la met en place et la manière dont elle évolue. J’aime ces notes d’émotions qui parsèment ce parcours chaotique. J’aime beaucoup les risques que l’auteur prend. Sa plume fluide et soutenue est un vrai délice et peu en déstabiliser certain. Une très belle découverte que je vous recommande.
Lien : https://lesmisschocolatinebo..
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Et il neigeait sur le Japon
  15 janvier 2019
Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal
Lorsque Satoko fait la rencontre d'un étudiant toulousain pendant son année d'étude en France, elle n'imaginait pas la relation qui en découlerait. Le jeune homme lui-même se laisse bercer par des rencontres qui ne font pas d'eux réellement un couple, mais qui y ressemble un peu. De ces moments à deux, naîtront des échanges sur le sens de la vie, des sentiments, sur les nombreuses beautés de la littérature française ou japonaise. De Toulouse à Tokyo, nous voyageons à côté de cette rencontre atypique, peut être également bercée par une forme d'illusion.



J'ai reçu le livre il y a quelques mois déjà. Je l'ai lu une première fois, l'année 2018 a été un peu rude au niveau santé, et cela m'a donné un goût de liberté, une légèreté. J'ai ensuite relu ce livre durant les périodes de Noël, y ressentant les mêmes émotions : un sourire un peu naïf en observant deux jeunes "adolescents" découvrirent leur sentiment. Les mots glissaient sur le papier, avec des tournures poétiques, des descriptions permettant de visualiser la scène, comme si on y était.



Le style de l'auteur m'a frappé dès les premières pages : très recherché, poétique, puisant de nombreuses références dans la littérature et dans ce qu'elle a de plus attirant. Les expressions, le vocabulaire, les métaphores peuvent paraître lourds. J'y ai trouvé un vrai plaisir de lecture : un style que je n'avait pas lu depuis un livre que je n'ai pas encore présenté (que je relis actuellement pour la 3e fois tant il est complexe à décrire). Un style qui met en avant toute la beauté de la langue française, tout son panel de beaux mots, ses couleurs et intonations, ses émotions et le plaisir des belles phrases. C'est pour moi, un point fort de ce livre : la recherche constante d'une prose étudiée, variée, même si on y trouve de la redondance avec des expressions répétitives de chapitre en chapitre. Mais en me lisant bien, chacun pourra aussi trouver chez moi les tournures que j'utilise à l'usure.



Le personnage de l'étudiant, je m'en faisais la remarque pendant la seconde relecture, je n'ai pas souvenir d'avoir eu son prénom prononcé à un seul moment. Ce personnage est déstabilisant. Autant on y aime son vocabulaire et sa capacité, parfois un peu trop, à fournir des citations entières de roman ou poème (j'en suis incapable pour ma part.), autant il peut agacer dans ses non dits. Par moment j'ai juste eu envie de lui dire : "sois plus clair, dis les choses telles qu'elles sont".

Satoko, à l'image de nombreuses Japonaises et de cette culture si attrayante, est plus effacée, avec un caractère fort que l'on ressent non dans les échanges ou les citations qu'elles prononcent, mais dans ses actes. Cultivée, elle n'est pas éclipsée par la culture du jeune étudiant. J'ai aimé la différence entre Satoko comme perdu à Toulouse, un peu éteinte, et celle que l'on retrouve à Tokyo, épanouie dans un environnement qu'elle maitrise.



Une chose qui m'a gênée en première lecture, mais que je prends avec recul aujourd'hui, ce sont les propos tenus par le jeune étudiant sur la France, sa langue, ce qu'elle est devenu. Mais lorsqu'on s'intéresse un peu à la culture japonaise et surtout à la façon dont ils apprennent notre langue et notre culture, on peut comprendre le dépaysement, le choc que cela peut faire. Il existe un véritable choc entre la jolie carte postale de la tour Eiffel et la réalité des rues pas toujours propres, des services qui peuvent avoir du retard, la belle littérature qui n'est pas retranscrite ainsi dans notre quotidien. Alors oui, je comprends ce choc, je comprends ce qu'a voulu dire ce jeune étudiant. Nos pays sont différents, nos sociétés sont à l'opposé, et peut-être en attend-t-on trop ?

Je n'ai pas été choquée que cela soit décrit dans ce livre, cela est souvent dit au Japon… Cela est tout même pénible à entendre. Nous sommes perfectibles face à un pays dont le conducteur de train s'excuse platement pour 2min de retard… D'ailleurs, les cours de "discussion" ont beaucoup de succès : apprendre une langue oui, mais savoir discuter dans celle-ci est bien différente. On se souvient tous de "Where is Brian ?". Il n'a pas dû quitter la cuisine depuis de nombreuses années. On apprend plus facilement une langue en l'entendant et en la pratiquant dans le quotidien.



J'ai adoré voyager à Toulouse dans la première partie, où on sent les possibles de la relation. Puis atterrir à Tokyo, certes avec les avantages qu'a eu cet étudiant d'être logé, lui laissant la liberté de nous faire découvrir les différents quartiers de la ville. Les descriptions sont agréables, on est embarqué dans la découverte de la grande Tokyo, avec un sentiment de solitude qui effleure les pages. Même si on se doute de l'issus dès le départ…



En bref :



Une lecture plaisir, un voyage littéraire et dans la complexité du sentiment amoureux. Le plaisir aussi de me noter certaines références littéraires, nombreuses dans ce livre, qu'il s'agisse du temps passé à Toulouse ou alors à Tokyo. Le plaisir d'avoir lu une histoire d'amour où la littérature a servi de flèche de Cupidon.
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La substitution
  28 janvier 2020
La substitution de Roger Raynal
Je recommande fortement ce livre mi roman, mi fiction dont l intrigue nous tient en haleine dès le début ! L ècriture est très agréable A recommander
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Le Temps revisité
  17 juin 2019
Le Temps revisité de Roger Raynal
Le temps perdu à lire des nouvelles sirupeuses à l'eau de rose ne reviendra pas.

Mais le responsable a été identifié en la personne de JC Gapdy, la cause de mon achat de cette anthologie, qui s'en sort, lui et quelques autres, avec brio.

Fans de voyages temporels et de paradoxes, c'est par ici que cela se passe.



Voilà une anthologie que j'ai acheté pour le nom d'un seul auteur au sommaire, une chose extrêmement rare, voir unique. Mais j'aime bien sa production, et de deux, je voulais au moins une fois acheter avec mes propres deniers une de ses œuvres. Voilà chose faite. Et trois euros en numérique pour 20 nouvelles, ce n'est pas du vol. (à moins que les auteurs ne touchent que dalle ?)

La majorité des auteurs m'étaient inconnus, seuls deux noms surnagés : Jean Christophe Gapdy, la cause de mon achat et Arnauld Ponthier.

L’anthologie s'ouvre sur un avant propos et se termine par une bio-bibliographie des différents auteurs. J'aurais aimé trouvé une petite présentation des différents textes, surtout que le site de l'éditeur est clairement à revoir en terme d'informations données. L'édition numérique est acceptable dans son ensemble, si ce n'est des problèmes dans l'interlignage et l'absence de chapitrage, assez chiant sur un livre de 400 pages.

L'anthologie se trouve facilement chez les libraires mastodontes en ligne, beaucoup moins ailleurs.



Au vue de cette mise en bouche, j'avais peu confiance dans l'intérêt de ce livre, mais certains auteurs s'en sont sortis avec brio :



Double peine, Nicolas Sick

Que ne ferait on pas par amour ?

Un texte qui commence mal, cela parle d'amour. Et au final, j'ai beaucoup aimé. J'y ai trouvé beaucoup d'originalité et d'inventivité. Une histoire somme toute assez simple mais l'auteur instille beaucoup de doutes et d'interrogations sur ce qui s'est passé, sur l'anticipation de la justice et de la peine. En plus, plusieurs effets Kiss Kool essaiment le récit. J'ai cru voir la chute. Et non. Les nouvelles peines sont glaçantes d'un possible futur.

Le pitch : une jeune femme est reconnue coupable pour un fait dont on ne connait rien. Le couperet tombe, 53 ans de condamnation. Et elle sourit. Pourquoi ?



Tempus Fugit, Antoine Vanhel

Des mercenaires augmentés sont appelés sur une station dans l'espace. Une mission à priori simple qui va prendre une tournure singulière. Les mercenaires ont tout de l'attirail classique, mais ont un petit plus peu vu dans mes lectures : il peuvent se mouvoir dans d'autres temps, plus rapide que le notre afin de surprendre leurs adversaires. Un très bon texte



Chasse temporelle, Jean Christophe Gapdy

Une poursuite à travers temps, un fast and furious à la mode SF.

Le pitch : Futur, un savant invente la machine à voyager dans le temps, mais son bio-androïde le tue et s'échappe dans une autre époque. La chasse est lancée. Comme à son habitude, l'auteur, sous une apparente simplicité, s'amuse avec son lecteur. Et les certitudes de ce dernier vont vaciller sur leur base. Bref, je me suis fait avoir comme un bleu. On revisite certains éléments historiques qui vont prendre dès lors une autre saveur. A découvrir.

L'intrigue se passe dans l'univers de syssol, sans qu'il soit nécessaire de le connaître. L'auteur a développé un site internet pour vous faire découvrir son monde qui emprunte à plusieurs genres : Hard-SF, Cyberpunk, Spac opera, Polar noir. Je le dis et re-dis et re-re-dis, lisez du Gapdy, c'est bon pour les neuronnes.



D"autres auteurs n'ont pas à rougir de leurs performances.



Texto, Cédric Teixeira

2016 Une ado meurt pour un texto non reçu. 2028… deux scientifiques font des essais de téléportation quantique (si si ça existe)

Dommage qu'il y ait quelques invraisemblances qui font que l'histoire fonctionne, car sinon, c'est un texte très plaisant. Pour ceux qui aime les paradoxes temporel.



Incipit, Thibaud Faguer-Redig

Lorsque la maladie est mortelle, la pénurie de temps se fait jour. Même si nous sommes plus dans la littérature générale, en quelques pages, l'auteur nous peint un jeune dont la vie s'échappe peu à peu, sans mélo, et avec brio.



Lettres à Revers, Emmanuelle Nuncq

Tout le monde s'est au moins posé une fois ce genre de questions : et si ma vie s'était déroulée différemment. C'est ce qui arrive à Eléonore, une dame de la Cour qui se réveille un matin la veille. Et chaque jour, l'antechronologie se répète. Cela illustre le propos mais la fin était couru d'avance.



Le Chat du réfrigérateur, Audrey Aragnou

Chat quantique, univers multiple et prémonition à la mode humour. Une petite friandise rafraichissante, je n'en attendais pas moins au vue du titre.



Temps mort, Arnauld Pontier

Un duel entre deux hommes, difficile d'en dire plus. En quelques lignes, une réflexion absurde sur ce que nous faisons de notre temps.



Avec le temps, Arhana

Un vieil artiste, une jeune amoureuse, une amoureuse éconduite, une demande spéciale. Et une vengeance. Une bon divertissement qui évacue le côté fleur bleu qui m'avait fait très peur.



Pour le reste, cela est beaucoup plus mitigé par rapport à la thématique du voyage dans le temps.



Premier écueil à éviter : l'amour et le voyage dans le temps. Si je lis de la SF, c'est que je n'en ai rien à foutre de l'Amour, sinon, je choisirai un autre rayon pour acheter mes bouquins. Premier écueil où sont tombés :

Alexandre Ratel et ses Naufragés de l’éternité où un plongeur perd la vie lors d'une tentative d'apnée, pour se réveiller sur le Titanic. Une histoire qui aurait pu être bonne : si les personnages étaient plus consistants et réalistes, et si le côté fleur bleu et religieux étaient absents.

Céline Chevet et son Reset nous conte une histoire d'amour sur fond de multivers et de sauvegarde quantique. Bancal et mièvre.

Stéphane Dovert et ses Alternatives nous parle d'une scientifique qui travaille dans un centre de recherche militaire à fabriquer des petites armes biologiques toutes mimis. Jusqu'au jour où un quidam arrive à pénétrer dans son bureau sans y être annoncé. Étrange car on ne rentre pas comme dans un moulin dans une base militaire. Cela parle multivers quantique avec une petite originalité : ici, c'est l'instant qui permet de réécrire le passé pour qu'il s'adapte au choix effectué. Intriguant, avant que l'histoire d'amour ne vienne plomber le tout.



Deuxième écueil : éviter ce qui a déjà été écrit mieux par d'autres. Faites l'effort de lire les oeuvres majeures du genre, cela vous évitera d'écrire dans le vide.

Cotton time de Jules Edmond Label nous parle d'un voyageur temporel qui se retrouve à une autre époque que celle de son retour, en pleine prohibition. Passé le fait du voyageur du futur qui s'étonne des us et coutumes d'une époque révolue, la fin s'égare dans les paradoxes. Manque d'originalité pour satisfaire mon appétit.

Pierre Montbrand et son Retour en Bavière nous entraine durant la seconde guerre mondiale, des scientifiques travaillent sur un programme temporel avant d'être exfiltré vers les Amériques. De nos jours, des phénomènes étranges de produisent aux Etats Unis. L'un des scientifiques va devoir se jouer du temps pour déjouer le plan nazi. Pas très original les nazis et le voyage dans le temps. Mais l'auteur nous entraîne dans son histoire, ce qui n'est pas si mal



Troisième écueil : me donner envie de lire le texte, c'est parfois très subjectif. Soit le style ne me convenait pas, ou l'histoire était trop longue à se mettre en place ou encore nous étions trop dans la blanche. Bref, lu jusque la fin si le texte était court, abandonné dans le cas contraire : L'interdit de Roger Raynal, Mayeul de la Serre et ses Danses nocturnes, Agathe Tournois et son Examen temporel, Éric Lysøe et sa Perle d’éternité, Le passage de Michelle Labeeu et enfin Charlotte Mangaud et son Temple d’un éternel été

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Et il neigeait sur le Japon
  14 septembre 2018
Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal
Deux étudiants se trouvent au hasard, dans les rues de Toulouse, un soir : un scientifique qui vit sa solitude au travers des belles lettres ; une Japonaise étourdie par cette civilisation française qu’elle découvre, isolée. Leur amour se tisse et s’enrichit grâce à des échanges passionnés autour de la littérature des deux contrées, puis la découverte d’une intimité qui déploie autour d’eux toute la magie de leurs cultures mêlées. La première partie se situe à Toulouse, la seconde au Japon.



La lecture est fluide, bien pensée (il y a beaucoup de citations mais ce n’est jamais lourd, elles coulent presque de source). Je ne lis jamais de romances mais, si le récit est bâti sur une histoire d’amour, très vite nous sommes embarqués vers une vaste interrogation : deux cultures si éloignées produisent-elles une même forme de solitude ? De présent ? De complicité ?



Au-delà d’éléments sur la culture Japonaise que je ne connaissais pas plus que cela, et d’autres sur Toulouse, je pense que ce récit nous apprend à considérer l’alchimie entre les cultures non pas comme dépendant uniquement d’un mode de vie, mais comme la confrontation d’un individu face à lui-même dans une autre structure de pensée.



L’histoire ne néglige pas les différents aspects de la personnalité du narrateur, pris de court par cette relation qui bouscule ses certitude. Son côté très littéraire/universitaire et dans le dédain des jeunes de son époque m’a paru gênant au départ, mais son évolution est très intéressante. Les personnages sont tous attachants et, surtout, participent de concert à la réflexion centrée sur le couple au départ.



Je recommande ce roman à tous les amateurs de poésie et d’interrogations sur le lien entre les cultures.
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Et il neigeait sur le Japon
  26 août 2018
Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal
Il est Toulousain, étudiant en sciences et amoureux des lettres. Il parle comme un gentilhomme du 19ème et voit le monde à travers ses yeux de littéraires élevé à la poésie et aux belles lettres.

Elle est Japonaise et étudiante en lettres. Elle se sent seule en France.

Ils se rencontrent et commence alors une très belle histoire.



Tout en poésie et en douceur nous voguons avec eux de Toulouse à Tokyo. Elle est pétillante et entourée mais assaillie par de sombres pensées. Elle pense que l'amour ne peut être éternel et que la fin des bonnes choses arrive toujours. Lui est solitaire, volontairement, mais il lui montrera la beauté du monde et la magie de l'amour. Qu'il peut durer et que les bonnes choses ne sont pas nécessairement vouées à disparaître.



Une très très belle histoire qui m'a conquise et charmée. Bientôt, une chronique plus complète sur le blog.
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Et il neigeait sur le Japon
  06 mars 2019
Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal
Un étudiant toulousain et une étudiante Japonaise se rencontrent, tombent amoureux, chacun fait découvrir, ou redécouvrir son pays, sa culture, et l’amour, le désir, à l’autre. Romance ? Exotisme touristique ? L’auteur va bien au-delà de cela, et revisite, nous fait revisiter les sentiments, les lieux, selon sa vision peu commune.

Ce roman bien construit montre une maîtrise de la culture japonaise classique, par les très belles citations des auteurs, bien intégrées au récit, par la découverte précise de la manière de vivre et d’aimer des étudiantes et étudiants japonais, selon l’instant car dans leur pays, « demain est inexistant », par les descriptions de Tokyo ou Kyoto, ni trop longues ni trop lourdes, et par la manière de conduire l’histoire d’amour des deux protagonistes, qui doivent étirer les instants partagés car la séparation, peut-être, est leur destin, ils le savent… On sent chez l’auteur une véritable admiration pour le pays des aubes naissantes, qu’il fait aimer en le montrant, non pas en touriste lambda, mais en esthète : on va, sans lassitude, à la découverte des raffinements culturels, intellectuels, vestimentaires aussi de ce pays et de ses femmes. Car oui, le roman est aussi un éloge de la femme japonaise, de la femme tout court à travers le personnage de Satoko, une femme d’esprit et très sensuelle.

L’histoire de Satoko et de son amant français est douce, poétique et charmante ; construite sur la tendresse, la délicatesse des sentiments, sans en exclure le désir, elle se laisse vivre, dans l’étirement des instants, comme les ciels et les jours dont les aubes et les déclins sont si joliment décrits par l’auteur. Un compte à rebours sans fin est engagé, stoppé sans cesse par la poésie des mots et des gestes.

La langue de Roger Raynal est soutenue, on est loin des phrases simples, mais l’écriture reste fluide. Les images fleurissent le texte, le style est en accord avec la personnalité des deux personnages principaux que réunit la passion pour la langue française. Bien sûr, quelques expressions peuvent agacer, mais très peu finalement, car on est admiratif de la richesse de la langue.

Passés les trois premiers chapitres qui peuvent freiner l’adhésion par l’aspect peut-être trop « intellectuel » de la rencontre des héros, vous serez ensuite agréablement emportés par leurs échanges amoureux et leurs pérégrinations.

Au final, une histoire douce et poétique, par laquelle on se laisse vite charmer, une écriture riche, belle, qui porte une vision exigeante de l’amour, de la langue française et de la culture japonaise, un texte qui appelle le rêve, le ciel plus que notre triste terre, ce ciel si bien évoqué dans ses nuances presque à chaque page. J’y vois aussi toutes les nuances de l’éloge que l’on peut faire d’une femme, japonaise si elle est l’idéal ici, l’envie de la découvrir et de l’aimer entièrement, par chaque parcelle de son esprit et de sa peau si bien mise en valeur par l’observation amoureuse du narrateur.

Et il neigeait sur le Japon : « Là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté » (Baudelaire)

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Le Temps revisité
  12 janvier 2020
Le Temps revisité de Roger Raynal
Une vingtaine de nouvelles empruntant les couloirs où autres distorsions du temps.



Quelques belles pépites et quelques histoires dont on aimerait bien finalement qu'elles fassent aussi partie de l'actualité.



Un très agréable moment de lecture !!
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Le Temps revisité
  24 mai 2019
Le Temps revisité de Roger Raynal
Un recueil que j'ai trouvé assez inégal avec des nouvelles auxquelles je n'ai rien compris, et d'autres qui m'ont transportée : j'ai bien aimé "Double peine" et adoré "Texto", qui m'a parue beaucoup trop courte ! Le concept me reste encore en tête, avec cette superbe idée de portable temporel^^
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Et il neigeait sur le Japon
  17 septembre 2018
Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal
malheureusement cette histoire ne m’a pas beaucoup plu. Je dirais même que c’est une déception. Pourtant, il y a des choses bonnes dans cette histoire. Je retiendrais les descriptions, qui sont magnifiques, toutes les citations, qui m’ont donné envie de me plonger dans de la littérature plus classique, et cette romance tragique, vouée dès le début à l’échec. Et aussi toute la réflexion philosophique sur le temps, et le choc des cultures entre nos personnages. C’est ce que j’ai aimé dans cette histoire. Cependant, le reste m’a moins plu.Toutefois, si vous aimez le Japon, c’est un roman que je vous conseille. Je pense qu’on y découvre avec fidélité la vie japonaise, ou du moins celle qu’elle était dans les années 90. Si vous aimez aussi les bons mots, ce livre est pour vous.
Lien : https://lasorcieredesmots.wo..
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Félin
  28 novembre 2020
Félin de Roger Raynal
Un recueil de nouvelles dont le thème principal est le chat, ça vous tente ? Moi, j’ai craqué littéralement pour la couverture très manga et les nouvelles inclusives LGBT+ de Félin. Voici mon retour sur ces histoires, très différentes les unes des autres.



Mon avis général sur le recueil



Le recueil comprend 11 nouvelles, illustrées chacune par 11 illustrateurs différents dont le fil conducteur est le félin sous différentes formes. Le niveau d’écriture est de qualité et homogène. L’ensemble est agréable à lire et cohérent. On sent un travail de mise en forme réfléchi qui apporte de la fluidité à l’ensemble malgré des univers totalement éloignés. Cela a été un vrai plaisir de se plonger dans chacune de ces histoires et je ne me suis pas ennuyée à un seul instant.



Ici, le thème du félin est exploité sous toutes ses formes : un chat a un rôle important dans l’histoire ou il ne fait que passer, un humain peut se changer en chat, le chat est vénéré par les autres protagonistes, ou il sert les intérêts des humains… Les auteurs ont vraiment déployé toute leur imagination.



Les éditions Yby sont spécialisées dans l’inclusif LGBT+. Par conséquent, la plupart des nouvelles proposent une romance homosexuelle ou un personnage parfois non genré, ce qui m’a changé de mes lectures habituelles et de manière très positive. Par ailleurs, les détails concernant les scènes de sexe ne sont pas crus mais plutôt doux. On sent une pudeur dans les récits, favorisant l’évocation plus que le côté pornographique, ce que j’ai beaucoup apprécié.



Si le chat et le LGBT+ sont mis en avant, des thèmes assez intéressants le sont aussi dans toutes les nouvelles : La timidité, le terrorisme, l’espoir, l’amour, la jalousie, la solitude, le féminisme, l’affirmation de son genre ou de sa sexualité. Certains récits poussent à réfléchir, d’autres à la contemplation ou à l’amusement.



Le recueil comprend aussi 11 illustrateurs avec des styles différents. Ici encore, la cohérence dans le choix des illustrations est soignée, comme celles des récits, et elle n’est pas purement gratuite. Les illustrations enrichissent les histoires et permettent de se figurer certains personnages. Une touche de qualité supplémentaire même si, l’ayant lu en ebook sur ma Kobo, je n’ai pas pu en voir les couleurs.



Quelques détails sur mes nouvelles coup de coeur



Chaque nouvelle est différente et assez bien conçue, même si j’ai une préférence pour certaines selon les sujets. J’en évoquerai seulement trois en détail pour vous laisser découvrir le reste.



Tout d’abord, Panthère et Paillettes de Kalo, illustré par Aki m’a fait hurler de rire. On y croise une espèce de tueur à gages au genre non défini (c’est lui/elle qui le dit), qui engage un détective Drag Queen pour retrouver un chaton kidnappé. Le bagout du détective et les joutes verbales entre lui et notre tueur sont un pur délice. Et c’est le premier récit que je lis avec un personnage non genré, ce qui m’a beaucoup plu car cela déconstruit les stéréotypes que l’on associe généralement à un personnage masculin ou féminin.



J’ai également beaucoup apprécié la sérénité et le mystère du Jardin de Hayashi de Roger Raynal, illustré par Clays où le moine Hayashi se laisse gagner par l’amour au fil des pages jusqu’à un dénouement inattendu. Certaines phrases méditatives, tels des poèmes, m’ont touchée, comme : » Sur le point de perdre conscience, j’aperçois dans son regard doré le reflet chatoyant de notre monde sensible ». La plus belle description d’un chat et de son regard sur le monde que j’ai pu lire jusqu’à présent.



Pour lire la suite de ma chronique, rendez-vous sur :
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Félin
  07 octobre 2020
Félin de Roger Raynal
YBY éditions s’engage à publier de « la littérature dite inclusive qui met en scène la diversité sous toutes ses formes, particulièrement les différentes orientations sexuelles, identités de genre ou de sexe« . Et c’est exactement ce qui fait tout l’intérêt de choisir de découvrir un livre publié chez eux.



Plus précisément pour Félin, j’ai beaucoup aimé les diverses illustrations proposées mais j’ai un faible pour Les guetteurs et Diurne & Nocturne. Il est toujours difficile de faire un choix, toutes les illustrations sont superbes.



Côté nouvelles, j’ai bien aimé Réincharnation, pour l’ambiance vengeance et karma.



Si vous aimez les félins, les nouvelles, les thèmes diversifiés, n’hésitez pas à découvrir ce recueil. Vous y trouverez de l’humour, de la peur, de l’espoir et de l’amour.
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Félin
  29 août 2020
Félin de Roger Raynal
Félin est un recueil de onze nouvelles complètement différentes, mais avec un point commun : des boules de poils ronronnantes. Qu'ils soient au centre de l'histoire ou non, réels, des êtres hybrides ou autres, les félins ont tous un rôle à jouer dans chacune de ces histoires.



Merci aux Editions YBY !



Ce roman est donc né de la participation plusieurs Auteur.ices et Illustrateur.ices qui ont fait un super boulot. Les illustrations présentes dans ce livre sont toutes d'un style différent, mais elles sont superbes et nous offrent un petit aperçu des personnages et de l'environnement des histoires dans lesquelles on se plonge.



Ce livre m'a fait passer un super moment ! Les histoires étaient vraiment incroyables (j'ai même eu deux coups de cœur). Et même si le thème est commun à tout ce recueil on se rend très vite compte que ces nouvelles nous donnent des histoires uniques en leur genre. A chaque début de nouvelle, on se demande comment l'auteur.ice va utiliser ce thème pour créer un monde et ses personnages. Et il y en a pour tous les goûts. Même si certains thèmes ou histoires m'inspirent moins de base, dans ce cas-ci, je ne me suis pas retrouvé face à une nouvelle que je n'ai pas aimée. J'ai bien eu évidemment mes préférences ...



Je vais vous parler de mes deux coups de coeur. Tout d'abord pour « Panthère et paillettes » écrit par Kalo et illustré par Ako. Cette histoire est juste un condensé de ce que j'aime : des personnages haut en couleur, qui n'ont pas leur langue dans la poche, de la mauvaise foi, de l'humour, des paillettes, et une enquête. Ce que j'ai vraiment trouvé surprenant dans cette histoire c'est la plume de l'auteur.ice puisqu'iel écrit à la deuxième personne du singulier. Ça m'a surprise au départ, mais très vite j'ai trouvé cette manière de faire super agréable !



Et mon deuxième coup de cœur est pour « Dans l'antre du dragon » écrit par Jaïga et illustré par Ezachiel. Pour cette nouvelle-ci on est plongé dans un monde de fantasy. En plus, de faire partie de mon genre de prédilection, j'ai adoré les personnages et surtout la chute de l'histoire.



J'ai aussi beaucoup apprécié Philae par son thème en lien avec l'Egypte et ses divinités.



Pour toutes ses histoires, il va falloir faire travailler son imagination puisqu'elles n'ont pas de fin pure et dure, elles laissent place à une multitude de possibilité une fois les derniers mots écrits. Donc on a envie d'en savoir plus et que l'histoire ne s'arrête pas !



Bref, si vous aimez les chats (ou pas), les histoires avec des thèmes divers, les belles illustrations, les chats (ce n'est toujours pas une obligation) des biographies des artistes sympathiques qui donnent des informations essentielles sur les créateurs de ces histoires, c'est le moment de craquer pour ce magnifique recueil.
Lien : https://imeliodas.blogspot.c..
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Et il neigeait sur le Japon
  19 novembre 2018
Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal
Très beau livre, belle histoire. Un agréable moment de lecture.
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Et il neigeait sur le Japon
  08 novembre 2018
Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal
Leurs histoire commence dans les rues de Toulouse, un soir où les deux jeunes gens se rencontrent. Tous les deux étudiants, ils se découvrent petit à petit au cours de discussions, et d’échanges par écrit. Malheureusement leur amour ne peut pas durer car Satoko est Japonaise et elle n’est en France que pour un trimestre et elle va devoir repartir pour le Japon très rapidement.



Un amour naissant en France qui continue de grandir au Japon.

Une jolie romance, pleine de poésie et de références à de grands auteurs de la littérature Française et Japonaise.

Les deux personnages se ressemblent beaucoup, avec leur amour pour la littérature et la découverte d’autres cultures. On découvre un amour grandissant à travers de belles phrases, de belles lettres échangées, des poèmes/haïku.



C’est un très joli roman qui nous fais voyager, même si par moment j’avais du mal à accrocher à l’histoire dû au langage très soutenu qui est utilisé. Malgré tout, on entre très vite dans l’histoire et on s’attache beaucoup aux personnages. On est très vite happé par l’envie d’en savoir plus sur leurs histoire naissante.



Nous voyageons au Japon le personnage principal, grâce aux descriptions qu'il nous fait de chaque endroit qu'il visite.
Lien : https://readwithmahogany.blo..
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Et il neigeait sur le Japon
  04 novembre 2018
Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal
Nous sommes au début des années 90, à Toulouse. Un étudiant en sciences rencontre Satoko, jeune japonaise venue étudier la littérature française, un semestre durant. Peu à peu, une jolie histoire se dessine, avec, pour seule ombre au tableau, le retour prochain de Satoko au Japon.



Elle m’a plu. Lui, narrateur, beaucoup moins. Je ne saurais vraiment l’expliquer. J’avais l’impression que, tout en célébrant la langue française, il est très sévère envers son pays, et ça m’a mise mal à l’aise à quelques reprises. Quelques-unes de ses réflexions m’ont fait lever les yeux au ciel…



Tant qu’à être dans le négatif, autant continuer, histoire de s’en débarrasser… J’ai trouvé que le roman souffrait d’un manque de correction. Entre les diverses erreurs/coquilles et la mauvaise utilisation du passé simple à la première personne du singulier, ça commençait à me peser, d’autant plus que la langue française est mise à l’honneur par les personnages. Ça fait donc un peu « tache » de laisser passer autant d’erreurs, vous ne trouvez pas ?



Ces petites raisons ont réveillé ma paresse… Je le lisais peu ; je choisissais toujours un autre livre, je ne lisais qu’un chapitre à la fois…



Puis je me suis réellement plongée dans ma lecture (cela dit, il faut avouer que je ne lisais toujours pas spécialement vite, mais pour d’autres raisons). Et tout s’est passé beaucoup mieux, même si les points mentionnés précédemment ne se sont pas envolés comme par magie.



La première partie du roman est douce, lente, et la langue est effectivement magnifique : le vocabulaire est riche et travaillé, et le narrateur ne se trompe pas lorsqu’il affirme qu’il ne s’exprime pas comme les autres jeunes de son âge. Mais c’est un régal pour le lecteur. La relation entre les deux personnages évolue tranquillement, ce qui a fait mon bonheur (si vous me lisez, vous n’êtes pas sans savoir que, quand tout va trop vite, ça ne me plaît pas du tout).



La seconde partie, plus rythmée, montre les différences culturelles, sociales et psychologiques des jeunes amoureux. Le tout est très bien développé, pose les bonnes questions.



Si les histoires d’amour ne vous plaisent pas, il vous sera peut-être difficile de vous enticher de ce roman. Sachez cependant qu’Et il neigeait sur le Japon rend également hommage à la culture, particulièrement à la littérature – le roman est truffé de citations et de références littéraires – françaises, mais aussi (et presque surtout) japonaises. Une plongée au cœur de cette culture vous attend ; on sent la passion de l’auteur pour celle-ci (les titres de chapitres sont traduits en japonais, il me semble !). Une façon d’en apprendre plus sur le Japon à travers Satoko et de, peut-être, vous défaire de vos préjugés, tout comme le narrateur.



Une jolie histoire poétique donnant des envies de voyage, avec, en prime, quelques surprises (eh, oui, je ne vous dis pas tout 😉 ) pour laquelle je remercie Babelio, ainsi que les Éditions de la Rémanence !
Lien : https://uneviedeslivres.word..
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Et il neigeait sur le Japon
  16 septembre 2018
Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal
J'ai adoré me promener au grès des pages dans Toulouse puis au Japon, d'autant que l'auteur cite et décrit avec force détails plusieurs lieux sur lesquels je me suis rendue... Hélas c'est là le seul point positif du livre à mon goût.



L'histoire d'amour en elle-même ne m'a pas émue, le suspense est absent puisqu'il est annoncé dès le début comment elle se fini. Mais ce qui m'a réellement empêchée d'entrer dans la romance, c'est surtout l'impression d'une histoire d'amour entre un vieillard aigre et une jeune pucelle enamourée.

L'auteur a choisi de raconter l'histoire à la première personne, du point de vue du protagoniste masculin. Il le fait parler de façon très pompeuse et pleine de mépris pour la France et les français d'aujourd'hui. Quelques sous entendus très limites sur la superficialité des françaises, certaines remarques sur les hommes "dont l'apparence et le langage font douter qu'ils soient français et donnent un sentiment d'insécurité", parlant de la France "j'ai trop vu ce qu'il est devenu, et comment il cede du terrain aux revendications de cultures étrangères" qui m'ont choquée lors de la lecture car proche du racisme à mon goût... Très vieux jeu et amoureux de Cyrano de Bergerac, le jeune homme répète à peu près à chaque chapitre que son petit coeur sensible s'est fait piétiner plus d'une fois, il semble avoir tout vu tout vécu, ne réussissant à donner qu'une impression d'aigreur sans inspirer la moindre pitié ou compassion d'où ma visualisation d'un sujet âgé et non d'un jeune homme!

Il utilise quasi à chaque chapitre "je dois avouer que" et "suranné" donnant un sentiment de redondance.

Le personnage féminin lui donnant la réplique est plus attachante et réfléchie, mais leurs échanges hélas donnent souvent l'impression d'un cours magistral sur la littérature plus que d'un dialogue amoureux...



Le charme de l'intrigue amoureuse m'a échappée, la magie n'a pas opérée chez moi...
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