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Note moyenne 3.9 /5 (sur 24 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Buenos Aires (Argentine) , le 10/04/1934
Biographie :

Silvia Baron Supervielle est une femme de lettres et traductrice.

Elle a commencé à écrire des poèmes et des nouvelles dans sa langue maternelle, l’espagnol.

Elle arrive en France en 1961 pour un court séjour, qui se prolongera jusqu’à aujourd’hui. Au bout de quelques années elle recommence à écrire, désormais dans la langue de sa patrie d’adoption.

En 1970, Maurice Nadeau publie une série de ses poèmes dans Les Lettres Nouvelles. Son premier recueil en français, La Distance de sable, paraît en 1983 aux éditions Granit. Ses livres suivants seront publiés aux éditions José Corti, au Seuil, aux éditions Arfuyen, puis chez Gallimard.

Elle a traduit en français de nombreux écrivains argentins : Borges, Silvina Ocampo, Alejandra Pizarnik, Roberto Juarroz, etc. Elle est également l’auteur de la traduction en espagnol de la poésie et du théâtre de Marguerite Yourcenar.

Vient de publier, chez Gallimard, le 15 mars 2018 " Un autre loin ".
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Bibliographie de Silvia Baron Supervielle   (26)Voir plus

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L’émission « Poètes en pied », série d’été de « For intérieur », par Olivier Germain-Thomas, diffusée le 27 juillet 1996. Invitée : la poétesse en personne.

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Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
nadejda   14 avril 2015
L'alphabet du feu : Petites études sur la langue de Silvia Baron Supervielle
Grâce au silence, je m'introduis dans un livre, je deviens lui : je l'écris pratiquement moi-même. Entre les pages, il brille imperceptiblement, je dirais que je l'entrevois, que je pourrais le toucher. Dans les livres qui en sont privés, la lecture se déroule sur un terrain aride. Un écrivain ne s'aperçoit pas du travail qui s'opère entre lui et le silence. Sa force s'ouvre à l'aube, puis se remplit de nuit. Il appartient plus à la nuit qu'au jour : il y retrouve sa profondeur et son pouvoir. p 29
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nadejda   16 avril 2015
L'alphabet du feu : Petites études sur la langue de Silvia Baron Supervielle
Le poète espagnol Luis Cernuda vécut en exil en Angleterre, en Ecosse, aux Etats-Unis et au Mexique, où, en 1963, il s'exila définitivement dans l'au-delà. Sa poésie est habitée par le souvenir :

Mais après je me sentis seul avec ma terre,

Et je l'aimai car quelque chose doit être aimé

Pendant que dure la vie. Mais dans la vie tout

S'enfuit lorsque l'amour veut le fixer.

Ainsi aussi ma terre je l'ai perdue.



Más después me sentí a solas con mi tierra,

Y la amé, porque algo debe amarse

Mientras dura la vida. Pero en la vida todo

Huye cuando el amor quiere fijarlo.

Así también mi tierra la he perdido.

(La nationalité de l'écrivain, p 126)

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sabine59   12 juin 2020
En marge de Silvia Baron Supervielle
je t'aime de neige silencieuse

et de mer qui éclate sur la plage

et repart empressée sans un adieu

clandestin et avec mon sang

palpitant qui fait des pauses

comme la plaine regarde les étoiles

et les fleuves désirent la mer

je t'aime de soleil dans la tempête

enragée qui déracine la forêt

et de genêts de roses de glycines

quand la poussière emporte

les chemins et la terre

reste en attente
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SZRAMOWO   24 avril 2016
Lettres à des photographies de Silvia Baron Supervielle
La vie est à un ou deux mètres de moi, puissante, infaillible. Je ne suis pas à moitié en vie comme je l'étais : je le suis entièrement par toi et pour toi.

(...)

Je rêve que mes pas sur le sable avancent près des tiens au long de la mer. Illusion de te voir un jour, j'ai cette illusion. Non pas de voir Dieu, mais de te voir toi.
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Silvia Baron Supervielle
sabine59   15 août 2017
Silvia Baron Supervielle
A ma mère enfin aujourd'hui

dédier ces lignes fragiles

qui se vident goutte à goutte

de leurs pauvres prières vaines

ces pensées qui survolent

sa photographie et se retirent

ces heures qui me renvoient

à sa présence impalpable

et à la réalité de son absence

ce sourire qui vient du sien

de son regard limpide offert

à la conversation de l'au- delà

ce silence donné en partage

qui n'a pas de souvenir

alors que son sang coule

dans le mien ébloui
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nadejda   15 avril 2015
L'alphabet du feu : Petites études sur la langue de Silvia Baron Supervielle
L'écriture qui s'insinue sur le cahier réveille le désir de faire l'amour. L'amour et l'écriture perçoivent la même musique. Distraitement, le stylo caresse la blancheur couchée, et je sens la caresse ténue sur moi.

L'homme a oublié qu'il est un rêve.

Quelqu'un le rêve, et il se rêve lui-même. Lorsque je me penche sur la table, le rêve du corps adapte la vision de mes yeux au voyage de ma main. p 89
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Silvia Baron Supervielle
sabine59   17 avril 2018
Silvia Baron Supervielle


nous irons au hasard

déchargés des formes

vacillantes entravées

par les cimes de la forêt

où se tisse le murmure

par les escales de l'air

où rêvent les nuages

par l'horizon indemne

de la mer du paradis

quand nous serons

capables de voler



(" Sur le fleuve")



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fanfanouche24   21 juillet 2017
Lettres à des photographies de Silvia Baron Supervielle
Lettre 137



Que puis-je dire aujourd'hui ? Peut-être ceci: tu incarnes la poésie parce que tu rends les vivants aveugles et voyants. Claudel pensait de la poésie : " C'est cette sainte réalité, donnée une fois pour toutes, au centre de laquelle nous sommes placés. C'est l'univers des choses invisibles. C'est tout cela que nous regardons. " Tu es la sainte réalité donnée une fois pour toutes où je réside. (p. 116)
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nadejda   17 avril 2015
L'alphabet du feu : Petites études sur la langue de Silvia Baron Supervielle
Et comme on dresse un large tissu blanc pour y projeter une image ou bien une ombre sur la table du vent, il déposa sa page et dans la violence de l'éclat écrivit ces mots :

J'écris afin que l'univers dise oui dans l'espace pur et que ce oui résonne dans ma poitrine ouverte.

Antonio Ramos Rosa

(épigraphe du chapitre intitulé L'alphabet de feu)
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nadejda   14 avril 2015
L'alphabet du feu : Petites études sur la langue de Silvia Baron Supervielle
Je poursuis le trajet du chant. Par malchance, il n'est pas suffisant en écriture, lui insufflerait-il de l'émotion. Le chant qui s'écrit doit se concerter avec des mots. Si ceux-ci s'écrivent sans lui, au lieu de s'enchaîner, ils se figent. Le chant, qui passe dans l'arrière-pays d'un livre, donne à l'écriture ce que la lumière donne à la peinture : il est plus intense que le sujet ou le style. Surgirait-il des mots ? Il se peut que je choisisse les mots non pas pour leur sens mais pour les sons qui s'en échappent lorsque l'écriture se lance dans le vide. p 18
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