AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.71 /5 (sur 528 notes)

Nationalité : Pologne
Né(e) à : Lwow , le 12/09/1921
Mort(e) à : Cracovie , le 27/03/2006
Biographie :

Stanislas Lem, nom francisé à partir du polonais Stanisław Lem, est un écrivain de science-fiction polonais.

Son œuvre, traduite en 40 langues, caractérisée par l'étendue de sa palette, est construite autour d'une vision critique du comportement humain.

Fils d'un médecin oto-rhino-laryngologue (ORL), Stanislas Lem voit ses études de médecine à l'Université de Lwów interrompues par la Seconde Guerre mondiale. Il travaille alors comme mécanicien et soudeur, et prend part à la résistance contre les Allemands. À l'issue de la guerre, l'Armée rouge occupe la Pologne et l'Union soviétique contrôle le pays.

En 1946, Lem reprend les études de médecine à l'Université Jagellonne de Cracovie. Pour éviter une carrière de médecin militaire, il ne passe pas ses derniers examens et obtient seulement un certificat de fin d'étude. Assistant de recherche d'une institution scientifique, il écrit ses premières histoires pendant son temps libre. En 1981, il reçoit un diplôme honoraire de l'École polytechnique de Wrocław. Plus tard, l'Université d'Opole, celle de Léopol et enfin de Jagellon de Cracovie (1998) font de même.

Stanislas Lem écrit sur l'incommunicabilité entre les humains et les civilisations extraterrestres, et sur le futur technologique de l'humanité. Il développe des idées sur une société idéale et utopique et explore les problèmes liés à l'existence de l'homme dans des mondes où le progrès technologique supprime tout effort humain. Ses sociétés extra-terrestres mettent en scène des essaims de mouches mécaniques (L'Invincible) ou l'océan pensant (Solaris) avec lesquels les Terriens ne peuvent pas communiquer. Des utopies technologiques apparaissent dans Pokoj na Ziemi (Peace on Earth) ou dans Cybériade.

Lem est un partisan de la civilisation occidentale. Malgré la censure inhérente au régime marxiste-léniniste dans lequel il vécut, son œuvre contient une sévère critique du collectivisme.
+ Voir plus
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Sciences et fictions, une chronique radio dédiée aux sciences et à la science-fiction, présentée par Manuella Yapas. Quinzième numéro, consacré aux extraterrestres dans la science-fiction (Radio Plus, le 1er février 2017). Manuella Yapas est une conteuse professionnelle. Elle propose des spectacles en intérieur comme à l'extérieur, et anime également des ateliers conte. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://www.manuellayapas.fr/ Ou sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/manuellayapasconteuse La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62 LE NOUVEAU PROGRAMME DE SVT CYCLE 4 - 2016 https://www.snes.edu/IMG/pdf/bo_programmes_college_c4_svt_26-11-2015_dec2015.pdf BIBLIOGRAPHIE - "Histoires vraies", de Lucien de Samosate - "Le Conte du coupeur de bambous", traduit par René Sieffert - POF, 1992 - "Le Cycle de Mars", d'Edgar Rice Burroughs - "Martiens, go home!", de Fredric Brown - "Solaris", de Stanislas Lem - "Le Guide du voyageur galactique", de Douglas Adams FILMOGRAPHIE - "2001, l'Odyssée de l'espace", réalisé par Stanley Kubrick - la saga "Star Wars", créé par George Lucas - "Alien", créé par Ridley Scott - "ET l'extra-terrestre", par Steven Spielberg - "District 9", par Neill Blomkamp TV - la série "Star Trek" - la série "Doctor Who" - "Classification des extraterrestres", réalisé par Denis van Waerebeke
+ Lire la suite
Citations et extraits (89) Voir plus Ajouter une citation
Ambages   06 janvier 2017
Solaris de Stanislas Lem
Suis-je responsable de mon inconscient ? Mais qui d'autre en serait responsable ?...
Commenter  J’apprécie          250
Musardise   16 janvier 2016
Solaris de Stanislas Lem
Pendant un certain temps, l'opinion prévalut (répandue avec zèle par la presse quotidienne) que "l'océan pensant" de Solaris était un cerveau gigantesque, prodigieusement développé, et en avance de plusieurs millions d'années sur notre propre civilisation, une sorte de "yogi cosmique", un sage, une figuration de l'omniscience, qui depuis longtemps avait compris la vanité de toute activité et qui, pour cette raison, se retranchait désormais dans un silence inébranlable. L'opinion était inexacte, car l'océan vivant agissait ; il ne bâtissait pas des villes ou des ponts, il ne construisait pas des machines volantes ; il n'essayait pas d'abolir les distances et ne se souciait pas de la conquête de l'espace (critère décisif, selon certains, de la supériorité incontestable de l'homme). L'océan se livrait à des transformations innombrables, à une "autométamorphose ontologique" - les termes savants ne manquent pas dans le relevé des activités solaristes ! D'autre part, tout scientifique s'attachant à l'étude des multiples solariana éprouve l'impression irrésistible qu'il perçoit les fragments d'une construction intelligente, géniale peut-être, mêlés sans ordre à des productions absurdes, apparemment engendrées par le délire. Ainsi naquit, à l'opposé de la conception "océan-yogi", l'idée de "l'océan-débile".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
Musardise   12 février 2016
Solaris de Stanislas Lem
Les jours fastes (jours fastes pour le savant aussi bien que pour le mimoïde), l'observateur contemple un spectacle inoubliable. En ces jours d'hyperproduction, le mimoïde se livre à d’extraordinaires "essors de création". Il s'abandonne à des variantes sur le thème des objets extérieurs, qu'il se plaît à compliquer et à partir desquels il développe des "prolongements formels" ; il s'amuse ainsi pendant des heures, pour la joie du peintre non figuratif et le désespoir du savant, qui s'efforce en vain de comprendre quoi que ce soit aux processus en cours. Si parfois, le mimoïde a des simplifications "puériles", il a aussi ses "écarts baroques", ses crises d'extravagance magnifiques. Les vieux mimoïdes, notamment, fabriquent des formes très comiques. En regardant les photographies, je n'ai pourtant jamais été porté à rire, tant j'étais bouleversé, chaque fois, par leur mystère.
Commenter  J’apprécie          180
Musardise   13 janvier 2016
Solaris de Stanislas Lem
La cabine aux murs incurvés avait une grande fenêtre panoramique, qu'empourprait une brume ardente ; sous la fenêtre, les crêtes fuligineuses des vagues passaient silencieusement. Contre les murs s'alignaient des armoires ouvertes remplies d'instruments, de livres, de verres sales, de récipients calorifugés couverts de poussière. Cinq ou six petites tables roulantes et des fauteuils ratatinés encombraient le sol maculé. Un seul siège était gonflé, le dossier convenablement redressé en arrière. Dans ce fauteuil il y avait un petit homme maigre, au visage brûlé de soleil, la peau du nez et des pommettes se détachant par de larges plaques.
Commenter  J’apprécie          170
GonzoV   09 mars 2009
Solaris de Stanislas Lem
Nous nous envolons dans le cosmos, préparés à tout, c'est-à-dire à la solitude, à la lutte, à la fatigue et à la mort. La pudeur nous retient de le proclamer, mais par moments nous nous jugeons admirables. Cependant, tout bien considéré, notre empressement se révèle être du chiqué. Nous ne voulons pas conquérir le cosmos, nous voulons seulement étendre la Terre jusqu'aux frontières du cosmos. Telle planète sera aride comme le Sahara, telle autre glaciale comme nos régions polaires, telle autre luxuriante comme l'Amazonie. Nous sommes humanitaires et chevaleresques, nous ne voulons pas asservir d'autres races, nous voulons seulement leur transmettre nos valeurs et en échange nous emparer de leur patrimoine. Nous nous considérons comme les chevaliers du Saint-Contact. C'est un second mensonge. Nous ne recherchons que l'homme. Nous n'avons pas besoin d'autres mondes. Nous avons besoin de miroirs. Nous ne savons que faire d'autres mondes. Un seul monde, notre monde, nous suffit, mais nous ne l'encaissons pas tel qu'il est. Nous recherchons une image idéale de notre propre monde ; nous partons en quête d'une planète, d'une civilisation supérieure à la nôtre, mais développée sur la base du prototype de notre passé primitif. D'autre part, il existe en nous quelque chose que nous refusons, dont nous nous défendons, et qui pourtant demeure, car nous ne quittons pas la Terre à l'état d'essence de toutes les vertus, ce n'est pas uniquement une statue de l'Homme-Héros qui s'envole! Nous nous posons ici tels que nous sommes en réalité, et quand la page se retourne et nous révèle cette réalité - cette partie de notre réalité que nous préférons passer sous silence - nous ne sommes plus d'accord!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
thimiroi   31 mai 2017
Le congrès de futurologie de Stanislas Lem
Au bout d'une minute, les accès de mutuelle bienveillance avaient atteint leur paroxysme et revêtaient le caractère d'une véritable épidémie. Sous mes yeux, les policiers arrachèrent leurs masques et, versant d'abondantes larmes de repentir, supplièrent à genoux les manifestants de leur pardonner. Ils leur mirent de force dans les mains de solides matraques et prièrent qu'on les battît le plus fort possible. Puis après un nouveau bembardement, lorsque la concentration d 'aérosol eut encore augmenté, ils se jetèrent les uns sur les autres afin de caresser et de choyer tous ceux qui leur tombaient sous la main.
Commenter  J’apprécie          173
Luniver   31 juillet 2015
La Cybériade de Stanislas Lem
Cette guerre fit rage pendant trente-huit ans, puis dura encore douze années, car à la fin, ne pouvant discerner, parmi les monceaux de décombres, qui avait eu le dessus, l'on dut recommencer à se battre depuis le début.
Commenter  J’apprécie          180
Musardise   22 février 2016
Solaris de Stanislas Lem
Je crus voir les ruines d'une ville archaïque, une cité marocaine vieille de plusieurs siècles, bouleversée par un tremblement de terre ou quelque autre cataclysme. Je distinguais un réseau embrouillé de ruelles sinueuses, obstruées de déchets, des venelles qui descendaient en pente raide vers le rivage baigné d'écume onctueuse ; plus loin se dessinaient des créneaux intacts, des bastions aux contreforts pelés ; dans les murs renflés, affaissés, il y avait des orifices noirs, vestiges de fenêtres ou de meurtrières. Toute cette ville flottante, fortement inclinée de côté, tel un navire sur le point de chavirer, glissait au hasard, se retournant très lentement sur elle-même, ainsi qu'en témoignait le déplacement du soleil au firmament ; les ombres rampaient paresseusement parmi les ruelles de cette ville en ruines, et de temps en temps une surface polie renvoyait vers moi un rayon lumineux. Je pris le risque de grimper plus haut, puis je m'arrêtai : des filets de sable fin commençaient à s'écouler des rochers au-dessus de ma t^te et, tombant dans les ravins et les ruelles, les cascades de sable rebondissaient en tourbillons de poussière. Le mimoïde, bien sûr, n'est pas fait de pierre et il suffit de soulever un éclat "rocheux" pour que se dissipe toute ressemblance avec le calcaire ; la matière qui compose le mimoïde, plus légère que la pierre ponce, est constituée de petites cellules et extrêmement poreuse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Kalgan   21 mai 2020
Solaris de Stanislas Lem
Nous avons affaire à une charpente infra-atomique! (…) Comment préciser ma pensée?

- L’atome est l’ultime élément constitutif de notre corps. Je suppose que les créations F sont constituées d’unité plus petites que les atomes ordinaires, beaucoup plus petites.
Commenter  J’apprécie          81
Luniver   01 août 2015
La Cybériade de Stanislas Lem
En vérité, au commencement, il n'y avait que la Ténèbre noirâtre, et, dans cette ténèbre, la Magnéticité qui triturait les atomes avec bonheur, car à force de se heurter l'un l'autre, en tourbillonnant, ils engendrèrent le protocourant et avec lui la Luminescence Première. Alors les étoiles s'enflammèrent, les planètes se refroidirent, et dans les profondeurs d'icelles, naquirent les Protomaches, toutes menues, qui engendrèrent les Protomachines, puis les machines primitives qui naquirent du souffle de la Sainte Statistique. Elles ne savaient poins encore compter, mais elles apprirent en moins de deux, à force de se mettre en quatre, et, grâce à l'évolution naturelle elles y parvinrent finalement en cinq secs. Enfin, elles engendrèrent les Multistats et les Omnistats, et c'est à partir de ces derniers que naquit le Robotopithèque qui engendra à son tour notre ancêtre l'Automatus Sapiens... ensuite, il y eut le robot des cavernes, puis les automates pastoraux ; et, lorsqu'ils se furent multipliés, des États entiers se formèrent. Les robots antiques produisaient l'électricité vitale à la main, par simple frottement, à la sueur de leur front. Chaque suzerain avait sa compagnie de preux, lesquels possédaient leurs serfs ; et ainsi, chacun frottait l'autre hiérarchiquement, du bas en haut de l'échelle sociale, dans la mesure de ses forces. Enfin, la mécanisation remplaça le travail manuel, lorsqu'un dénommé Quenouïe Symphilon inventa le frottoir, et que Gruaux de Parésie mit au point sa gaule à attirer la foudre. Cela inaugura l'âge d'accu, époque sévère pour tous ceux qui ne possédaient point leurs propres biens accumulatoriaux ; le sort de nos ancêtres dépendant du ciel, car lorsqu'il faisait beau, n'ayant point de batterie et ne pouvait traire les nuages, ils devaient amasser en mendiant watt après watt. Les temps étaient durs, car quiconque cessait de frotter ou de traire les nuages périssait misérablement après s'être déchargé. C'est alors que surgit ce magister diabolique, ce combinard, cet intellectuel rationalisateur, qui, par l'intervention de Satan, n'avait point trouvé au berceau d'âme charitable pour lui broyer le mufle en menus morceaux ; et le sieur se prit à enseigner et transmettre que les méthodes traditionnelles de liaison électrique, c'est-à-dire les circuits en parallèle, ne valaient rien ; il fallait dorénavant se relier dans l'esprit de ses nouveaux schémas, en série. Car lorsqu'un robot placé dans un rang se frotte, cela a pour effet d'alimenter les autres, mêmes les plus éloignés, et le courant jaillit alors abondamment chez tous, jusqu'aux écrous du nez. Il exposa si bien son projet, promettant à tous un avenir électradieux, que l'on se hâta de débrancher les anciens circuits parallèle centripètes et de mettre en vigueur la nouvelle électrotechnique kawotique.

[...]

Il advint alors que la moitié de la population, mettant les pieds sur la table, décréta : "Pourquoi se fatiguer à frotter ? Que le voisin le fasse donc à ma place !" Or le voisin tenait le même discours, à rebours s'entend ; et bientôt, la chute de tension fut si violente qu'il fallut adjoindre à chacun des controligateurs spéciaux, eux-mêmes encadrés par d'autres fonctionnaires de cadre supérieur. C'est alors qu'intervint l'un des disciples de Malepuce, répondait au nom de Célesius le Mystifique ; il proposa une légère modification : au lieu de se frotter soi-même, chacun frotterait l'autre ; puis il y eut Gaffus Altrucius, auteur d'un projet de batteurs-tourmenteurs, Macondrel Jagatte, qui suggéra de fonder des clubs et des cours locaux de massage ; puis un nouveau théoricien électrique lui succéda, Avoton Gargosier, lequel demanda à chacun de ne plus traire les nuages en les malmenant, mais simplement de les chatouiller délicatement, c'est-à-dire avec gentillesse, jusqu'à ce qu'ils finissent par céder leur courant. Après quoi il y eut Fracaston de Leyde, puis Zéron de Nullée, lequel suggéra d'installer des auto-grattes, appelées frictes ou frotissoirs ; puis Trichard de Jeumonfoux, lequel recommanda de battre et frotter tout ce qui vous tomber sous la main, en usant de la force si nécessaire. Or, en raison de toutes ces dévergences d'opinions, il s'ensuivit certaines frictions, lesquelles frictions entraînèrent des anathèmes, lesquels anathèmes excitèrent les blasphémateurs, lesquels blasphémateurs molestèrent à coups de pied Pharius Buttefrappe, prince héritier du trône des Tôlassiers.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          111
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Solaris de Lem

Quelles sont les couleurs des deux soleils de Solaris ?

vert et jaune
bleu et rouge
violet et turquoise
rose et orange

10 questions
3 lecteurs ont répondu
Thème : Solaris de Stanislas LemCréer un quiz sur cet auteur
.. ..