AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.3 /5 (sur 141 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bourgoin-Jallieu, Isère , 1951
Biographie :

Yves Bichet a travaillé neuf ans dans l’agriculture, puis dans le bâtiment (maçon) pendant une quinzaine d’années. Depuis se consacre entièrement à l’écriture.

D’abord auteur de poésie (Le Rêve de Marie, 1995, ou Clémence, 1999), il se consacre au roman à partir de 1994 (La Part animale, roman adapté au cinéma par Sébastien Jaudeau). La Papesse Jeanne est une édition en un volume de sa trilogie parue chez Fayard (La Femme Dieu, 2001, Chair, 2002, Le Papelet, 2004).

Il a obtenu le Prix GLM 1982, le Prix Rhône-Alpes du Livre 1993 pour sa traduction du poète anglais David Constantine : Sorlingues Ed. La Dogana, Genève 1992, le Prix Nord-Isère pour son roman chez Gallimard, le Prix Lettres frontière pour son récit Les Terres froides, le Prix Lucioles pour La femme Dieu. Par ailleurs l’adaptation radiophonique de son premier roman La Part animale a été nommée au Prix Italia 1994. Il est juré au Prix Cybèle (Centre International de l'Enfance).

Yves Bichet écrit également pour le théâtre (La Cérémonie Ed. Paroles d'Aube 1998 / La Mort qui tue Dialogue littoral 2001), la jeunesse (Peau noire, peau blanche Gallimard-Jeunesse 2000), ainsi que pour la radio.
Certaines de ses nouvelles ont paru dans des ouvrages collectifs. Ainsi, Lettres de rupture chez Pocket (2002), ou Le sexe à la Découverte (2003).

Il cosigne en tant que scénariste et dialoguiste l’adaptation au cinéma de son premier roman La Part animale (réal : Sébastien Jaudeau), l’adaptation pour Arte de sa nouvelle La mort qui tue (réal : Hadrien Bichet) et travaille actuellement au scénario du film Nuit bleue (réal : Ange Leccia).
+ Voir plus
Source : www.m-e-l.fr
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Interview d'Yves Bichet par Gérard Meudal lors de la soirée inaugurale du festival "Parcours d'auteurs : de l'écrit à l'écran" du 15 novembre 2013
Podcasts (2) Voir tous

Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
Annette55   10 avril 2019
Trois enfants du tumulte de Yves Bichet
«  Que faire ?

Poursuivre la lutte? Continuer à batailler avec la société de consommation?

Lutter contre le pouvoir en place , le fric, la bombe atomique, les ventes d’armes, la guerre du Vietnam ?

Ou alors renoncer, oublier la langue morte du communisme et revenir au quotidien et à la simple compagnie des corps?

Notre révolution sans victime était exemplaire .

Elle est devenue crasseuse en une nuit ... »
Commenter  J’apprécie          150
leluez   11 mars 2014
L'homme qui marche de Yves Bichet
La joie, c'est différent Coublevie. la joie échappe aux souvenirs, elle est furtive. Elle est flou. Elle arrive comme par enchantement. Un regard, une caresse sur un bout de tissu, un parfum... Elle surgit à l'improviste et s'impose comme ça lui chante. Elle enfle d'un coup et puis explose et se désagrège. Après ça, plus rien. Une frustration, un dépit mais plus vraiment de trace. On ne garde pas souvenir de la joie. C'est trop volatil et imprécis. Un vrai truc de myope.

Commenter  J’apprécie          140
Nadael   21 février 2014
L'homme qui marche de Yves Bichet
« - La mémoire, c'est un piège. Elle rassemble nos échecs et nos déceptions, elle classe toutes ces misères, elle les accumule dans le foutoir intime, là où ça pourrit sans ordre et sans façon.(...) - La joie, c'est différent, Coublevie. La joie échappe aux souvenirs, elle est furtive. Elle est floue. Elle arrive comme par enchantement. Un regard, une caresse sur un bout de tissu, un parfum... Elle surgit à l'improviste et s'impose comme ça lui chante. Elle enfle d'un coup puis explose et se désagrège. Après ça, plus rien. Une frustration, un dépit mais plus vraiment de trace. On ne garde pas souvenir de la joie. C'est trop volatil et imprécis. »
Commenter  J’apprécie          130
fbalestas   20 mai 2020
L'homme qui marche de Yves Bichet
Le dépôt de Camille s’étale là, devant mes yeux, tout en longueur, parfaitement conforme à sa description. (…)

T’as raison, Camille, ça pue l’esbroufe par ici, la dope et les petits trafics. Il fout la trouille, ton purgatoire ! J’arrache une nouvelle poignée d’orties et laisse brûler. Ça m’enflamme la paume immédiatement. Là, d’un coup, je te crois… Je te crois sur parole. Je sais que tu es venue ici paumée, abusée, seule au monde. Tu voulais finir le boulot en quelque sorte, te punir jusqu’au bout…. Tu avançais là-dedans comme dans un mauvais rêve, ma Camille. Tu poussais la porte en fer et t’enfilais dans l’allée en dégrafant ta jupe. T’espérais boucler la boucle, c’est ca ? Tu voulais épuiser tous les châtiments.
Commenter  J’apprécie          20
Nadael   21 février 2014
L'homme qui marche de Yves Bichet
« Un jour prochain, les limites des anciennes nations ensorcelleront le monde. Les chemins frontaliers, rameuteront ceux qui ne croient plus en rien ; les poètes, les philosophes, les amoureux, les rêveurs des temps nouveaux comme des temps révolus et les gros cons comme moi qui aiment marcher sans mesure leur vie durant. Je ne me lasse pas d'arpenter mon bout de frontière qui file d'un col à l'autre, qui serpente à l'infini entre l'Italie et la France, deux nations maintenant inutiles et désemparées. Les montagnes sont désertes, majestueuses, et comme écartées du monde. Moi je suis bronzé et passé de mode. Je vis entre ciel et terre. Je tente d'oublier les humains. »
Commenter  J’apprécie          50
Corboland78   14 août 2014
L'homme qui marche de Yves Bichet
Elle glisse le long du mur. Je voudrais dire quelque chose de gentil mais, non, ça sert à rien de réagir. Bilan des corps et des dépouilles, ma Camille, bilan des vies gâchées. Cette fois-ci, vois-tu, on implore tous ta clémence, on voudrait vraiment que tu oublies. Je suis un homme comme les autres et je rêverais que tu pardonnes aux hommes. Pardonne ma Camille… Elle ne répond pas. Je lui dis qu’on s’excuse tous de lui demander pardon… Ca la fait sourire. (…) Elle chuchote encore un truc, qui me vrille, moi, Coublevie, simple chemineau des frontières qui ne comprend rien à la marche du monde.
Commenter  J’apprécie          40
Monides   23 décembre 2014
L'homme qui marche de Yves Bichet
J'aurai tant aimé le croiser, [...] l'embrasser une dernière fois, lui déballer les trucs qu'on se dit jamais quand on se voit tout le temps et qu'on croit que ça va durer la vie entière. p.160
Commenter  J’apprécie          50
rkhettaoui   19 septembre 2015
L'Éte Contraire de Yves Bichet
Bon an mal an, cet été-là, au début tout au moins, la majorité de nos concitoyens acceptent de bonne grâce d’aller s’occuper de leurs vieillards, de leurs enfants et de leurs malades. La température augmente. Le climat n’en fait qu’à sa tête mais chacun garde son sang-froid. Comme le répètent en boucle les autorités, il convient de faire preuve en toutes circonstances de lucidité, de méthode et de sens civique.
Commenter  J’apprécie          40
Nadael   21 février 2014
L'homme qui marche de Yves Bichet
« Les névés fondent peu à peu au soleil de printemps. Il y a des anémones par milliers, des narcisses et des gentianes, des petites fleurs sans tige d'un bleu incroyable, sans parfum, qui dessinent des coulées lumineuses entre les langues de neige. C'est vif, dense, provisoire, d'une fraîcheur et d'une beauté stupéfiantes. (…) Il fait doux sur la Ligne. Au-dessus de moi le ciel est bleu sombre, presque noir, avec quelques nuages dorés annonciateurs de beau temps. En face, dans le névé pentu, un jeune bouquetin fait des cabrioles. J' aperçois deux marmottes guettant sur leur rocher en plein soleil. Elles reniflent sans fin l'air des montagnes. (…) Il y a aussi des ruisselets qui débordent, les tapis de rhoddodendrons en fleur et des papillons grenat qui volettent trente centimètres au-dessus. Ils volettent sans raison sans ordre... Juste pour crâner. Ils volettent mais ils ne vivent pas plus d'un jour, ceux-là, le temps de traverser le monde et de nous épater. Ils sont heureux mais presque déjà morts. Ils s'en fichent. Moi pareil... Je me retire. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
claraetlesmots   20 octobre 2015
L'Éte Contraire de Yves Bichet
Et puis, tout le reste, les lanternes, la fête qui continue dans la cave cathédrale, c'est pour la survie, l'esbroufe, cette improbable légèreté sans quoi chacun, ici,comme ailleurs ne croirait plus à l'avenir. On a cessé de s'interroger.
Commenter  J’apprécie          40
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



.. ..