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Note moyenne 3.96 /5 (sur 60 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1960
Biographie :

Professeur à l'Université Jean Moulin - Lyon 3.

Spécialiste de l’histoire de l’animal, il a notamment publié "La Corrida" (PUF, 1995), "L’Eglise et l’animal" (Cerf, 1996), "Zoo, histoire des jardins zoologiques" (La Découverte, 1998), "Et l’homme créa l’animal : Histoire d’une condition" (Odile Jacob, 2003) et "Portrait d’animaux" (Fage, 2007).

Il publiera prochainement "Le Triomphe des bêtes : L’animal dans la société, 1780-1950", aux éditions La Martinière.

Source : http://resea-ihc.univ-lyon3.fr
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Vidéo de

Depuis quand défend-on les animaux ? .
Table-ronde de la Fabrique de l'histoire avec Michel Pastoureau et Eric Baratay. Animée par Emmanuel Laurentin et Béatrice Bouriol, enregistrée lors du Forum France Culture "Animal ?" à la Sorbonne le 13 janvier 2017. A écouter en intégralité ici https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/depuis-quand-defend-t-les-animaux

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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
fertiti65   18 avril 2021
Chiens, chats... : Pourquoi tant d'amour ? de Éric Baratay
On ne s'attache pas à un chien ou un à chat. On s'attache à Dora ou à Minouche.
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OmbreetPoussiere   03 mai 2020
Et l'homme créa l'animal : Histoire d'une condition de Éric Baratay
Les fluctuations de la domestication et de l’élevage modifient sans cesse les animaux. La domestication du néolithique change la pression sélective, désormais plus exercée par l’homme que par la nature.

Au Proche-Orient, les allures sauvages persistent quelques temps. Puis apparaissent des transformations morphologiques, physiologiques, comportementales souvent irrémédiables du fait de la dérive génétique.
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OmbreetPoussiere   28 avril 2020
Et l'homme créa l'animal : Histoire d'une condition de Éric Baratay
Jusqu’au milieu du XIXe siècle, le régime du chien est de la bouillie de céréales, la viande étant jugée inutile voire dangereuse pour son équilibre. Les traités mondains d’éducation canine introduisent eau grasse et chair cuite dans la seconde moitié du siècle alors que la consommation de viande progresse dans la société. La viande arrive dans les écuelles modestes autour des années 1960 lorsque l’élevage industriel abaisse les prix et permet le développement des mets préparés. Issus des Etats-Unis (d’Amérique), les aliments secs à base de farine et les conserves à base de viande sont produits en France à partir de 1955. Ils profitent de l’essor des produits prêts proposés par les supermarchés et représentent, de nos jours la moitié des dépenses alimentaires. Depuis peu arrivent des pays anglo-saxons, où le végétarisme se développe, des préparations sans viande alignant une fois de plus le régime de l’animal sur celui du maître.
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OmbreetPoussiere   28 avril 2020
Et l'homme créa l'animal : Histoire d'une condition de Éric Baratay
La transformation du statut du chien est parallèle à celle intervenue pour l’enfant avec la répression de l’errance et de la délinquance, la réduction puis la suppression du travail, la mise en responsabilité des parents. D’ailleurs ce sont souvent les mêmes notables qui œuvrent, au XIXe siècle, pour la protection des enfants et des bêtes domestiques.
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Skarn-sha   05 juillet 2013
Milou, Idéfix et Cie : Le chien en BD de Éric Baratay
Cubitus est un chien parlant. Il appartient donc à la famille des chiens de BD doués de parole. Autrement dit, lorsqu’il naît en 1968, il hérite de quarante années d’expérimentations de la bande dessinée franco-belge en la matière. Le personnage s’inscrit dans la tradition de la bande animalière ; sa série relève du genre de la chronique domestique humoristique ; ses gags mettent en scène un chien, comme les strips des Peanuts ou les planches de Boule et Bill. À travers le parler de Cubitus, un certain nombre de ses ancêtres « parlent » : des chiens, bien sûr, mais aussi d’autres personnages de bande dessinée qui ont, pour diverses raisons et éventuellement à son insu, marqué le dialoguiste Dupa. Ainsi, les premiers gags de la série évoquent indubitablement l’influence graphique et textuelle de Greg (l’auteur notamment d’Achille Talon). Dupa reconnaît cette filiation manifeste, lui qui fut son assistant pendant de nombreuses années, il admet que « la ressemblance de style en découle tout naturellement ». Bien entendu, le personnage de Cubitus ne s’inféode pas à ce seul modèle. Voilà donc la double question de cet article : « Qui parle à travers Cubitus ? » et « Comment parle-t-il ? ». Autrement dit, à supposer que le chien soit « la voix de son maître », de quel(s) maître(s) a-t-il reçu la parole et quel usage fait-il de ce don ?
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SZRAMOWO   10 juin 2017
Le point de vue animal : Une autre version de l'histoire de Éric Baratay
Les équidés réagissent vivement à la douleur et l'extériorisent fortement, à l'inverse de beaucoup d'espèces qui la cachent pour ne pas attirer les prédateurs. Les chevaux gazés aux suffocants, observés à l'arrière par les vétérinaires, ont la tête basse et l'encolure tendue, la respiration discordante, les naseaux dilatés ; ils ont des quintes de toux, des faciès anxieux, la mousse aux lèvres et poussent des "plaintes aiguës", de "véritables cris". Dans tous les cas des faciès expriment l'épuisement, la douleur, la souffrance, comme le note un cavalier en 1914 : "On distinguait souvent la cavité des salières, creuses à y plonger le pouce, le pli de souffrance bridant leurs paupières." La tête est souvent marquée par le regard fixe, les naseaux dilatés, les oreilles à l'arrière, des grincements de dents, les paupières mi-closes, des grimaces. Les bêtes soufflent, tremblent, suent, piétinent, soulèvent le membre atteint, boitent, se prosternent, s'affalent. Après une blessure de guerre, des chevaux, en état de choc comme des soldats, ne bougent plus, respirent mal, ont une température et un pouls bas, deviennent insensibles, notamment s'ils sont maigres, malades, fragiles. Car beaucoup de chevaux endurent des pathologies multiples, s'ajoutant les unes aux autres.
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OmbreetPoussiere   03 mai 2020
Et l'homme créa l'animal : Histoire d'une condition de Éric Baratay
On connaît mal les bêtes avant le XVIIIe siècle. Le bétail gaulois est constitué d’une mosaïque de races locales rustiques.

Les romains apportent des animaux plus grands, conformés différemment, issus d’une zootechnie élaborée.
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Cielvariable   06 janvier 2022
Cultures félines de Éric Baratay
En effet, la Grise est la chatte de la maîtresse de maison,

mais le texte de Nicolas Contat, qui révèle son acte vingt ans

plus tard en se cachant derrière le personnage de Jérôme,

laisse voir qu’elle n’est pas seule, qu’il y a d’autres chats,

tolérés sur les toits ou souhaités dans l’atelier pour chasser

les rongeurs. Son prénom, « la Grise », sert à la différencier,

à montrer qu’elle est favorite, mais sans être unique, et son

mode de vie paraît identique aux autres, allant et venant à

sa guise dedans et dehors où la maîtresse la cherche « partout » ensuite. Toutefois, sa position dans la communauté de

l’imprimerie semble avoir suscité une relation particulière

avec les ouvriers et les apprentis qu’elle paraît fréquenter

plus que les autres félins, qu’elle doit croiser et voir œuvrer

sans cesse, qu’elle doit reconnaître et distinguer par les

allures, les voix, les odeurs, car les chats ont cette capacité3,

s’habituant ainsi à une proximité froide, ces hommes ne

semblant guère chercher de contact. Cela l’aurait conduite

à ne pas se méfier suffisamment ce jour-là, c’est-à-dire ne

pas assez prendre conscience de leur intention, mal évaluer

leurs bruits, leurs postures, leurs approches, réaliser et détaler trop tard, trop lentement, se faisant vite rejoindre sans

qu’il y ait besoin de piège, contrairement aux autres chats.

Car Jérôme et Léveillé veulent aussi se venger des cris

stridents de certains félins une (ou plusieurs ?) nuit(s) au-dessus de leur appentis, qui les ont empêchés de dormir,

de se reposer un « court intervalle » de la « persécution »

et des « peines » de la journée.
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OmbreetPoussiere   03 mai 2020
Et l'homme créa l'animal : Histoire d'une condition de Éric Baratay
Du Moyen Âge au XIXe siècle, l’élevage le plus répandu est celui du mouton. Cet animal rustique, polyvalent, utilisé pour la laine, la fumure des champs ou la viande, est partout, des plaines céréalières aux montagnes, réparti en quelques unités dans les fermes ou en grands troupeaux de communautés religieuses, de seigneurs, de riches bourgeois.

Dans le sud, la chèvre assure souvent les mêmes fonctions auprès des foyers les plus pauvres.

A l’inverse, la place du porc est plus réduite, contrairement à une idée reçue.
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OmbreetPoussiere   03 mai 2020
Et l'homme créa l'animal : Histoire d'une condition de Éric Baratay
Ce n’est qu’entre 1750 et 1850 que les effectifs (de porcs) remontent grâce à la sédentarisation dans les fermes et à de nouveaux aliments : maïs, dérivés de lait et surtout pommes de terre. Une forte diffusion géographique et sociale se produit dans les campagnes alors que l’élevage disparaît des villes. Elle est à l’origine de l’actuelle image d’Epinal liant le porc à la vie rurale depuis les origines.
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