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P.O.L.

Les Éditions P.O.L sont une maison d`édition française créée en 1983 par Paul Otchakovsky-Laurens (« P. O.-L. »), aujourd`hui détenue à 88 % par le groupe d`édition Gallimard. Les éditions P.O.L proposent un catalogue éclectique de haute tenue littéraire, de la littérature expérimentale au roman plus traditionnel. La maison est reconnue pour sa production importante de pièces de théâtre ou de recueils de poésie

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Dernières critiques
mmmadrid
  05 mai 2021
Journal sexuel d'un garçon d'aujourd'hui de Arthur Dreyfus
Je suis perplexe. Une telle suffisance et un tel narcissisme peuvent vraiment intéresser quelqu'un ? J'avoue avoir abandonné ma lecture en route.

(Ce petit mot doit contenir au moins 250 caractères, mais je ne vois pas quoi ajouter ! ) .....................................................................................................
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FlowerPanda
  04 mai 2021
La philosophie dans le boudoir de Marquis de Sade ()
Alors que la tendance Mommy Porn explosait il y a quelques années avec 50 Nuances de Grey, donnant un coup de fouet à la littérature érotique, d'autres romans de ce type eux avaient déjà leur place dans la postérité. Il en va ainsi des écrits du Marquis de Sade, auteur ô combien polémique en son temps et qui aura passé une bonne partie de sa vie en prison.

Provocateurs et vulgaires, les romans du Marquis ne sont pas pour autant dénués de fond. Hum, sans jeu de mots (ou presque). La Philosophie dans le Boudoir est l'un de ses plus connus. Sous forme de dialogues nous assistons-là à ni plus ni moins que l'éducation (libération ?) libertine d'Eugénie, jeune ingénue pas si ingénue, par une équipe de libertins. Ils prennent la chose très au sérieux et vont tous s'y mettre gaiement.

Sous couvert d'un texte érotique outrageant, le Marquis de Sade se livre à travers les dialogues de ses personnages à une violente critique d'une société où la plupart des droits qui nous paraissent acquis aujourd'hui ne l'étaient absolument pas.

Alors oui, des textes des Lumières sur la liberté, les droits de l'Homme ou encore les privilèges, il y en a toute une flopée. Voltaire, Diderot, Laclos, Montesquieu, Rousseau... pour ne citer qu'eux, tous se sont livrés à leur manière à une sévère critique de la société et de son organisation. Pour autant, le Marquis de Sade se démarque considérablement de ses confrères par ses textes beaucoup plus crus. Et tout y passe. Si Eugénie est retournée dans tous les sens "dans son intérêt" et pour parfaire son éducation, la société l'est aussi (pas de la même manière certes).



Pour autant, j'ai trouvé ce texte dérangeant, sûrement la volonté de l'auteur, et pas forcément utile dans la démarche. Pour le coup, je trouve que la dimension provocatrice a pris bien trop le dessus sur le fond. J'ai déjà lu Justine ou les malheurs de la vertu et je n'ai pas souvenir d'avoir été aussi mal à l'aise ou choquée. Au contraire, je trouvais qu'il permettait de comprendre ce qu'était son auteur et son regard sur la société en nous confrontant aux pires facettes de l'Homme. Derrière toute une série d'actes plus immondes les uns que les autres se cachait une réelle réflexion sur son époque et sa société.

Avec La Philosophie dans le Boudoir, on comprend que l'intention est la même, c'est même en quelque sorte un résumé de sa pensée. Mais... Pas un bon résumé. Je l'ai trouvé ennuyeux et c'est à peine si j'ai réussi à le terminer. Certes, ce roman nous pousse à nous interroger mais, à mon sens, il y a en d'autres qui le font avec autant de pertinence et bien mieux.



Conclusion

Adepte des classiques et n'ayant pas peur des lectures plus crues, La Philosophie dans le Boudoir ne m'a pas convaincue. S'il est important de resituer le roman dans son époque pour comprendre l'intention de l'auteur, il n'en reste pas moins que je ne l'ai pas apprécié et bien entendu, il ne s'agit pas d'un roman à mettre entre toutes les mains, en particulier les plus jeunes !
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benoitr
  04 mai 2021
Le roman de Jim de Pierric Bailly
Aymeric est un type un peu paumé, qui n’a pas trop de projets dans la vie et qui se laisse porter par les petits boulots et les amours précaires, et même par quelques plans foireux qui l’ont conduit à faire un peu prison. Il faut dire que dans le Haut-Jura, pour certains, les perspectives d’avenir peuvent être assez limitées. Et puis voilà qu’un beau jour Aymeric, du haut de ses 25 ans, s’amourache de Florence, une ancienne collègue revue à un concert, qu’il avait côtoyé 7 ans auparavant, lors d’un job d’été dans un petit supermarché à Saint-Claude. Peu importe qu’elle ait 15 ans de plus que lui, peu importe qu’elle soit enceinte de six mois, il décide qu’il est bien avec elle et qu’il est prêt à devenir un père de circonstance pour le petit Jim, qui va naitre sans papa déclaré.

Finalement une aubaine pour Aymeric qui voit dans ce coup du destin, l’occasion de donner un peu de sens à sa vie. Durant plusieurs années, il va ainsi s’occuper de ce gamin comme si c’était le sien, jusqu’au jour où le père biologique fait son retour, contre toute attente, sorti de nulle part… Et la belle histoire de cette petite famille recomposée va alors prendre une tournure nettement plus mélodramatique…

C’est un récit habilement construit que nous propose là Pierric Bailly avec toujours la faculté chez cet auteur de fixer ses personnages dans un univers réaliste, tout de suite très concret, et d’y faire évoluer des personnages aussi crédibles qu’attachants. Une histoire, au départ assez banale, et qui, au fil des pages, va dévoiler des éléments ressurgis du passé, dans une temporalité de récit qui s’étale sur à peu près 20 ans et qui va réserver son lot de rebondissements et de surprises.



De ses anti-héros, de ces hommes et femmes on ne peut plus ordinaires mais assez dignes et si bien caractérisés, l’auteur du roman Les enfants des autres en a fait des êtres complexes, plein de failles, auxquels il accorde beaucoup d‘attention et qu’il n’enferme jamais dans des schémas préétablis.



Dans un style fluide et très “cinématographique” – pourrait-on dire en imaginant très bien voir un jour le roman adapté à l’écran -, Pierric Bailly nous emmène dans ce Haut-Jura au climat austère et aux paysages beaux et sauvages et qui au fond semble être un refuge pour notre homme qui aime y retourner pour y s’y reconstruite autour de gens simples et sans histoire, pour oublier la dureté et la violence des relations humaines quand elle vous touchent de près.



Un roman pétri d’humanité, qui ne verse jamais dans le pathos ni le misérabilisme malgré les situations humainement compliquées vécues par les uns et les autres, avec une dernière partie émotionnellement intense. Un livre qui ne vous lâchera pas, même longtemps après l’avoir refermé.
Lien : https://www.benzinemag.net/2..
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