AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

P.O.L.

Les Éditions P.O.L sont une maison d`édition française créée en 1983 par Paul Otchakovsky-Laurens (« P. O.-L. »), aujourd`hui détenue à 88 % par le groupe d`édition Gallimard. Les éditions P.O.L proposent un catalogue éclectique de haute tenue littéraire, de la littérature expérimentale au roman plus traditionnel. La maison est reconnue pour sa production importante de pièces de théâtre ou de recueils de poésie

Livres les plus populaires voir plus


Dernières parutions chez P.O.L.


Dernières critiques
CFanny014
  15 mai 2022
Erre, erre de Sébastien Brebel
Erre,erre est un récit étrange, qui dit pourtant la vie, tout en étant déconcertant. C'est un roman d'atmosphère,on est dans un huis clos , une boucle ,on flirte avec le roman noir , réalisme,voyance,mystères, surnaturel se côtoient avec inquiétude.Le personnage principal et narrateur, Léo, est étrange, indifférent à tout en apparence (peut-être comme l'Etranger de Camus ?) , il ne va jamais au bout de ce qu'il entreprend. Le livre déroule

des séquences de vie où les liens sont distendus. On a le sentiment que le texte met en scène et en mots notre condition humaine d'aujourd'hui faite d'errances et d'incertitudes.

Et le début de l'histoire?

Un automobiliste très bavard prend en stop Léo le narrateur et le dépose à Morne. Leo va voir sa grand-mère qui le reçoit sans enthousiasme, il n'est guère loquace sur sa soeur Hortense ni sur Jeanne. Dans le village , il fait de curieuses rencontres, il y a cette femme dont le mari a disparu depuis l'incendie chez Lutz, il y a la pharmacienne pour qui il est le portrait craché de Gisèle, sa mère, une tireuse de cartes. Il y a

Dahlia rencontrée chez sa grand-mère qu'il retrouve au Grand Cerf...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Puszi
  15 mai 2022
Les Trois Médecins de Martin Winckler
Avec Martin Winckler, j'étais sûre de passer un bon moment de lecture. Cela s'est de nouveau confirmé pour moi. Ma 2ème fille étant interne en médecine interne, ce livre a résonné de manière particulière pour moi parce que j’avais l’impression de revivre ce qu’elle nous disait de sa première année ainsi que des suivantes.

"L'ambition de ce roman polyphonique est non seulement de raconter comment Bruno Sachs est devenu ce qu'il est, mais quel monde, il y a trente ans, a préparé celui que nous connaissons aujourd'hui." Bruno Sachs a le soin chevillé au corps. Il fait la promotion de la médecine humaniste où l’on prend le temps d’écouter ses patients, conscient qu’il y a beaucoup à apprendre de cette manière-là et ça me plait.

Commenter  J’apprécie          40
Mermed
  14 mai 2022
Le Ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena
Beaucoup de choses ont changé depuis les horreurs de l'Holocauste, mais le monde est toujours menacé par des autocrates déterminés à terrifier, envahir et occuper des pays pacifiques et démocratiques. Et combien d'exemples en avons-nous ? Le dernier en date étant l'invasion de l'Ukraine.



Le Ghetto intérieur est un entrecroisement des éléments historiques du règne de terreur d'Hitler et des éléments douloureux de la propre histoire familiale de l'auteur. Le protagoniste a choisi de laisser sa mère et ses deux frères et sœurs en Pologne afin de déménager en Argentine pendant la préparation de la Seconde Guerre mondiale. Alors que la communication avec sa mère devient de plus en plus sporadique et dérangeante, le fils/frère déplacé devient de plus en plus découragé et dysfonctionnel.



Les aspects les plus difficiles de cette histoire tragique sont les problèmes conflictuels d'identité du protagoniste. Il ne reconnaît pas initialement son héritage juif comme fondamental. Il choisit plutôt de se définir comme polonais, argentin, voire allemand avec nostalgie, avant d'être forcé de reconnaître que c'est la judéité qui est la clé pour comprendre les horreurs qui s'abattent sur sa famille. La culpabilité, le regret, le remords et la honte menacent de vaincre sa capacité à fonctionner comme fils, mari, père, ami. Amigorena nous rappelle que les victimes n'étaient pas seulement les plus de 6 millions de Juifs qui ont été exterminés par la « solution finale » ou les quelques-uns qui sont restés et ont survécu. Ce sont aussi ceux qui sont partis et ont à jamais remis en question leurs décisions, devant vivre avec la culpabilité du survivant de la manière la plus profonde. La vie continue, mais les cicatrices restent pour toujours.



Quel exemple de ce malheur plus frappant que le suicide de Primo Levi ?
Lien : http://holophernes.over-blog..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110