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Editions de l`Olivier

Créées par Olivier Cohen en partenariat avec les éditions du Seuil, les Editions de l`Oliver sont une maison d`édition française, spécialisée dans la littérature française et étrangère. Le premier ouvrage publié par la maison d`édition est Une saison ardente de Richard Ford.

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Dernières critiques
ladymuse
  14 mai 2021
La route de Cormac McCarthy
Ceci est le 2° volet de mon brillant début de critique dex deux romans de Cormac McCarthy, "Le gardien du verger" et " Un enfant de dieu", une panne d'Internet m'ayant brutalement interrompue hier.

J'ai donc été dans l'obligation d'aborder "La route", lequel je n'ai pas lu, pour pouvoir continuer. J'ai beau porter aux nues Cormac McCarthy , ce roman m'a paru, dans le genre lugubre, plus que je ne pouvais supporter, sans pour autant faire offense à son auteur, étant donné son succès quasi universel. J'oublie de dire que "Un enfant de dieu" doit être entré manuellement, et que je trouve la chose très mal faite.



Malheureusement, entre temps, j'ai oublié mes quelques balbutiements, et craignant de me répéter j'entrerai dans le vif du sujet et n'en ferai qu'une bouchée.



Cormac McCarthy n'a pas son pareil pour peindre une nature sombre et la plupart du temps déchaînée. En voici un exemple :



"Dans les bois les brumes pâlissaient et se dispersaientpareilles à de vieux fantômes gris, entre les couettes de mousse la terre sombre bougeait et les fleurs sauvages repliées pour la nuit rouvraient leurs sèches frondaisons le long du sentier où se traînait le chien squelettique auréolé de sa propre incrédibilité, le vieil homme marchant à pas mesurés sur les arêtes de quartz et de schiste, son bâton de mage se balançant doucement sur son épaule, portant dans un sac en papier souillé et flasque les étranges et sinueuses racines dont il faisait le troc."



Généralement je survole gracieusement les descriptions, m'assurant du coin de l'oeil de leur fin qui approche. Mais dès ce premier roman de Cormac McCarthy, la nature "sauvage, violente, intacte, plus ancienne que l'homme, et, qui, probablement, lui survivra." (bien vu, mais que de virgules.. ), est un protagoniste. Ce serait ignorer un personnage que d'en faire abstraction.



Dans ce sombre tableau, les trois personnages qui sont au centre du récit (de façon un peu trop linéaire à mon sens dans son deroulement), apparaissent comme les figures emblématiques de l'Amérique de Huckleberry qui est considéré comme le roman fondateur de la littérature moderne américaine, partant ici d'un principe de lutte contre l'hypocrisie d'une société en pleine prohibition sur fond de crise économique.



Il y a une scène à la Goodis dans la tentative de meurtre par un auto-stoppeur, d'une violence hallucinante et qui marque le debut d'un compagnonnage entre Sylder et John Smiley. Moi, j'aime Goodis, qui est beaucoup plus qu'un auteur de romans policiers. Il a d'ailleurs été scénariste.





Le 3° roman de Cormac McCarthy, "Un enfant de dieu", n'a pas d'"entrée", curieusement, dans Wikipedia. C'est peut-être une bonne chose étant donné le commentaire de la 4° de couverture, qui fait de son protagoniste (difficile de dire héros à propos de ce roman), un tueur en série. Quand bien même ce serait le cas, je déplore une fois de plus cette façon d'informer le lecteur de l'enjeu principal d'un roman. De plus ce genre de romans à été banalisé à l'extrême , ce qui n'est certainement pas le cas de celui de McCarthy, dont l'âpreté est la qualité principale. Il est à noter que l'on donne maintenant les tueurs en série en pâture au lecteur et plus il y a de meurtres plus on est content. Il a fallu le talent de Marc Dugain pour sortir du lot.



Ce roman m'a glacé le sang. Si mes souvenirs sont exacts, cette fameuse 4° quatrième de couverture parlait de la compréhension que l'on ressentait à l'égard du "héros". Je n'irais pas jusque-là ... Il a été considéré par un critique comme un des 10 meilleurs livres de Southern Gothic (les quatre premiers romans de cet auteur sont considérés comme tels. Pourtant, il me semble que l'on trouve dans "Le gardien du verger" certains éléments du roman western, genre vers lequel McCarthy se tourna ensuite, car il est dépourvu de figures grotesques (j'espère que je ne me contredis pas). Dans ce roman , tout est épouvantable, et le froid est l'élément dominant.





Je ne manquerai pas de lire d'autres romans de cet auteur fabuleux que le début de "La route" m'avait fait royalement ignorer jusqu'à présent.



Nota bene : je n'aime pas la science fiction à part les trois soft : Asimov, Barjavel et Ray Bradbury





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MartineAb
  14 mai 2021
L'inconnu de la poste de Florence Aubenas
Florence AUBENAS est pour moi une belle personne, une femme remarquable avant d'être une journaliste et une auteure.

Dans le Quai de Ouistreham, j'avais admiré son engagement, son empathie, et la qualité du récit. Je retrouve les mêmes ingrédients ici, avec en plus le suspense d'une enquête au long cours sur une affaire criminelle non résolue.

J'ai été happée dès le début par le portrait de Thomassin, un des suspects et personnage central du livre. J'ai plongé dans le quotidien d'un territoire en déclin, soudain éparpillé comme un puzzle par le meurtre d'une postière.

Le récit donne à voir dans sa complexité un morceau de la France d'aujourd'hui, et Florence AUBENAS est une fine observatrice, qui sait aussi magnifiquement tirer le portrait, aussi bien des membres de l'entourage de la victime que des marginaux locaux.

L'enquête s'étend sur six années, et les itinéraires des uns et des autres s'étoffent et se complexifient : Thomassin, l'interprète du Petit Criminel de DOILLON, semble avoir déjà vécu plusieurs vies ; la victime, bien entourée et gâtée par son père, apparaît coincée dans un endroit qu'elle aurait voulu quitter, tandis que le père, personnalité locale, s'enfonce dans la vieillesse et dans une quête obsessionnelle d'une vérité et d'un criminel.

BRAVO à Florence AUBENAS pour une écriture précise, limpide... et haletante!

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DirtyTricks
  13 mai 2021
Le saule de Hubert Selby
Après une très violente agression contre lui et sa petite amie, Bobby un jeune adolescent noir est recueilli par un vieillard, dénommé Moishe. Celui-ci va s’occuper de panser les blessures physiques de Bobby mais aussi de soigner son âme, rongée par un rageur désir de vengeance.



Très vite on s’attache aux deux personnages principaux (mais les secondaires sont aussi très touchants) et à leur amitié profonde et sincère. L’un a traversé l’enfer, l’autre aussi mais n’en est pas encore sorti. C’est un véritable plaisir d’assister à leurs échanges, réflexions, de découvrir leurs histoires respectives et d’évoluer avec eux. C’est une œuvre poignante aux thèmes universels : injustice, tragédie, vengeance, sentiments qui nous dépassent.



Au-delà de quelques clichés sentimentaux et de lyrisme religieux, « Le Saule » est un des plus beaux romans d’Hubert Selby Jr qui, plutôt enclin à la noirceur de l’âme humaine et à sa chute évolue dans son parcours littéraire avec ce roman car : « Il ne s'agit plus seulement de s'enfoncer dans les ténèbres mais de trouver un moyen de rejoindre la lumière ».



Sombre, violent et lumineux à la fois, Le Saule est une véritable quête humaniste. Un livre marquant qui à ce tour de force de nous pousser à devenir meilleur.



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