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Editions de l`Olivier

Créées par Olivier Cohen en partenariat avec les éditions du Seuil, les Editions de l`Oliver sont une maison d`édition française, spécialisée dans la littérature française et étrangère. Le premier ouvrage publié par la maison d`édition est Une saison ardente de Richard Ford.

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Collections de Editions de l`Olivier



Dernières parutions chez Editions de l`Olivier


Dernières critiques
Corail54
  16 octobre 2018
Voir les jardins de Babylone de Brisac Genevieve
Ce livre aurait pu être drôle, psychologique, historique... mais il n'est rien - ou pas vraiment - tout ça ! C'est l’histoire d'une femme interviewée par une enquête que la vie sexuelle des femmes... sauf que cette femme n'a pas (plus) de vie sexuelle, qu'elle n'en a jamais eue vraiment lorsqu'elle était jeune et que sa vie globalement tourne en rond à la limite de la bêtise ! Si en plus j'ajoute que j'ai trouvé le style d'écriture sans nuance et creux, avec parfois des erreurs flagrantes ou des phrases qui ne veulent rien dire...
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JeanPierreV
  16 octobre 2018
À la merci d'un courant violent de Henry Roth
J'ai fait connaissance avec Henri Roth, cet été, au hasard d'une visite dans une boîte à livres, sur la plage...Dans la grande "famille" des Roth, je ne connaissais que Philip et Joseph. Petite précision, aucun d'eux n'a de liens de parenté avec les autres...

Alors pourquoi pas une plongée dans ce New-York, et dans Harlem des années 14 ? Une plongée comme le promet la 4ème de couverture dans la prohibition, et dans cette Amérique du début du siècle. D'autant plus passionnante si on connaît le New-York d'aujourd'hui, sa vie trépidante, ses voitures, ses grandes avenues...

Ira, jeune gamin héros du livre, vit dans une famille pauvre, dans des immeubles assez sordides. Son père effectue chaque matin des livraisons de lait avec un cheval pour lequel il loue une écurie à Manhattan. Toute la famille loge à Harlem, quartier d'Irlandais. Là, Ira est le "maudit Juif", qu'on raille. "C'est plein de sales goyim d'Irlandais. Ils me traitent tout le temps de sale Juif, et ils cherchent sans arrêt la bagarre."

Henri dépeint ces différentes communautés qui habitent New-York, chacune dans son quartier, celle des juifs au langage si particulier inspiré de l'allemand, (heureusement qu'un glossaire figure en fin d'ouvrage), mais aussi les communautés irlandaises et celle des Noirs. Communautés qui se rejettent, se haïssent.

La Première Guerre mondiale passera par là, les Noirs en reviendront avec une forte volonté de reconnaissance.

Si le père est un peu le raté de la famille, multipliant les projets foireux, il n'en est pas de même de l'oncle d'Ira, Oncle Gabe, devenu membre éminent du parti républicain, ce qui lui ouvre des portes pour pistonner sa famille et l'aider dans ses projets. Et le père d'Ira n'en manque pas. Il se relève de chaque échec, grâce à un nouveau projet...Ira ne l'admire pas...Bien au contraire.

Alors le gamin s'évade de sa condition, voyage grâce à la lecture, "Mais lire, ah ! c'était le gros problème; il passait trop de temps dans les livres, au détriment du reste."... Il leur demandait de lui faire oublier quelle était sa condition de gamin juif, fils de paumé, condition qu'il vit mal, de lui ouvrir de nouveaux horizons. De bien belles pages sur les vertus de la lecture.

Une construction parfois déroutante.On perçoit derrière le gamin Ira du roman, toute la nostalgie de l'auteur pour son enfance. Mais Henri Roth parle aussi de lui, adullte, à Ecclessias, son ordinateur, sur lequel il écrit. Le mélange des époques est parfois dérangeant.

Le gamin est attachant, le voyage dans l'histoire et dans ce New-York des années 15- 20 et plus, est dépaysant et passionnant.
Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Ingannmic
  15 octobre 2018
Me voici de Jonathan Safran Foer
C'est à vrai dire une histoire banale : celle du délitement, avec l'usure de la routine, de ce qui faisait le ciment du couple et de la vie de famille...



... quand on réalise qu'on a délaissé, l'une après l'autre, ces petites attentions et ces habitudes en soi sans importance (la chanson entonnée par tous à un moment précis qu'on est les seuls à savoir identifier, l'école buissonnière autorisée à l'occasion du premier match de la saison de baseball...), mais qui rassurent sur la persistance de l'amour dont on est l'objet,



... quand les envies, les émotions que l'on tait, par pudeur -une pudeur nouvelle, injustifiée mais incontrôlable-, ou parce qu'on se fait une fausse idée de la maturité, deviennent plus nombreuses que celles que l'on partage,



... quand le fait d'être avec l'autre aliène notre propre vie intérieure, qu'on a l'impression de se perdre, et que plus on réalise que le temps est précieux, moins on en dispose ; que l'on aspire à toujours plus d'espace et de de silence,



... quand on ne dit plus ce que l'on pense, et qu'on ne pense pas ce que l'on dit, qu'on a fait le deuil des promesses mutuelles de sincérité, et qu'à force d'accumuler les maladresses, les mots mal choisis, les silences imposés, on s'installe, de manière inconsciente, dans la certitude permanente de subir un affront qu'il faudra bien un jour venger,



... quand à force de promiscuité domestique mais d'élargissement de la distance intime, de remplacements des rituels amoureux par des rituels domestiques, on désapprend à se connaître,



... quand on dissimule derrière les tâches que l'on s'impose, liées à l'administration de la vie de famille, des blessures non identifiées mais présentes, des traumatismes en apparence anodins, mais qui peu à peu sapent les bases de la relation en entretenant la résignation, la rancune, le besoin d'auto défense,



... quand, pour résumer, on éprouve le sentiment, latent mais permanent, de n'avoir pas trouvé le bonheur, sans savoir au juste où le chercher.



"L'intérieur de la vie devient beaucoup plus petit que son extérieur, ouvrant une cavité, un néant"



"Me voici" décortique les longs et douloureux moments de cette prise de conscience, quand le mal-être jusque-là trop profondément enfoui pour qu'on le reconnaisse émerge peu à peu. Une histoire donc banale... mais Jonathan Safran Foer est un écrivain BRILLANT (c'est le qualificatif qui m'est spontanément à l'esprit en refermant ce lourd volume), et vous le savez aussi bien que moi, ce n'est pas ce qui est raconté qui importe, mais comment ça l'est. Et ça l'est, en l’occurrence, avec une intelligence, un humour et une acuité qui rendent la lecture jouissive !



Alternance de joutes verbales au cours desquelles les héros rivalisent de finesse d'esprit, d'ironie, et de passages narratifs nous livrant les méandres des questionnements auxquels Jacob Bloch -le chef de famille-, rattrapé par sa propension à tout intellectualiser et ses excès de pusillanimité, perdu entre ses fantasmes et ses doutes, est en proie, "Me voici" est aussi le portrait d'une certaine Amérique, celle d'une classe bourgeoise autocentrée sur des préoccupations futiles, individuelles et matérialistes, dénuée d'idéal humaniste, qui à force de croire que procurer à l'autre sécurité et confort matériel c'est l'aimer, en oublie ce qu'est le simple don de soi.



Paradoxalement, l'une des plus grandes qualités de ce roman foisonnant en est aussi sa limite. A force d'être brillant, il en devient parfois clinquant, notamment lorsque l'auteur dote les enfants du couple Bloch d'une capacité au raisonnement et à la répartie peu crédible compte tenu de leur jeune âge (où alors c'est que mes propres enfants sont complètement débiles). Mais on lui pardonne facilement cette tendance à l'excès, qui est finalement l'occasion de nous livrer des dialogues féroces et percutants.


Lien : https://bookin-ingannmic.blo..
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