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ISBN : 2211046851
Éditeur : L'Ecole des loisirs (01/01/1977)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 47 notes)
Résumé :
En 1859, Léon Renault revient de Prusse, où il a fait fortune, pour épouser la jeune fille qu'il aime Clémentine Sambucco. Parmi les nombreux cadeaux qu'il rapporte, le plus étrange est... un soldat de l'armée de Napoléon, mort depuis 46 ans et cependant parfaitement conservé : le colonel Fougas. Avec l'aide de plusieurs savants, il réussit à lui redonner vie. Mais qui est cet homme ? Pourquoi a-t-il une oreille cassée ? Pourquoi, depuis qu'elle a vu le colonel Foug... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
PhilippeCastellain
  03 février 2017
Alors que le règne de Napoléon III comble de ses bienfaits la bourgeoisie provinciale, Léon Renault, l'un de ses dignes représentants, revient d'un voyage en Allemagne, et retrouve ses chers parents et sa délicieuse fiancée. Dans ses bagages, parmi les cadeaux et les bijoux, il ramène un souvenir peu commun : un soldat de Napoléon Ier momifié.
Desséché, en fait. Fait prisonnier par les Prussiens en 1813, il était condamné à être fusillé. Mais on le retrouva gelé à bloc dans sa cellule. Constatant qu'il n'était pas tout à fait mort, un savant local décida de tester sur lui sa théorie : en retirant toute l'eau du corps d'un individu avec certaines précautions, on pouvait ultérieurement, en le réhydratant, le rendre à la vie. Mais plutôt que de le ranimer, ses héritiers préférèrent vendre le principal intéressé comme souvenir. Lors du transport, on lui a accidentellement cassé un petit bout d'oreille, d'où le titre. A son vif déplaisir, Léon constate que sa fiancée est fascinée par l'homme momifié. Elle réussit à le convaincre de tenter l'expérience pour le ranimer. Et à la surprise générale, ils y parviennent !
Cinquante ans après sa mort présumée, le brave colonel Fougas du 23ème de ligne revient donc à la vie. A peine réveillé, une évidence s'impose : il n'a strictement rien perdu de sa fougue et de son énergie, ni de son goût pour les boissons alcoolisées ! de retour dans le siècle, le ressuscité découvre les évènements survenus en son absence, la ruine et la mort de son empereur bien-aimé. Il doit se faire à un monde qui a totalement changé, où tous ceux qu'il a connu sont mort ou des vieillards. Mais lui a gardé intact sa jeunesse et son enthousiasme, et compte bien mordre la vie à pleines dents !
Fort bien écrit, très drôle, ce roman est une petite perle qui m'a bien fait rire. Il traite les thèmes du déphasage temporel et de la réincarnation avec humour et élégance, et les place à une époque où les a rarement vus.
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Maphil
  30 mai 2012
En 1859, Léon Renault rentre de Prusse. Dans ses bagages, parmi les cadeaux qu'il destine à sa fiancée Clémentine Sambucco, une momie. Celle du colonel Fougas, un soldat de l'armée de Napoléon, né en 1789 et volontairement momifié en 1813 par le docteur Meiser. A la demande de sa fiancée et après avoir cassé un morceau d'oreille dela momie pour analyse, Léon Renault accepte, avec quelques savants, de ramener Pierre-Victor Fougas à la vie. Difficile pour ce soldat de Napoléon de trouver sa place dans cette époque du Second Empire et situation embarrassante : il devient sans le vouloir le rival amoureux de son futur petit gendre.
Seul le côté anecdotique est pris en compte malheureusement.
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ILETAITUNEFOISDESLECTURES
  30 janvier 2018
En 1813, au cours de la campagne de Russie, le colonel Fougas, alors âgé de 24 ans, est fait prisonnier par les allemands. Et tandis qu'il attend d'être exécuter il se retrouve en hypothermie et devient bien malgré lui le cobaye d'un scientifique allemand, Jean Meiser. Ce dernier décide pour le maintenir en vie de l'endormir pour une durée indéterminée ; et cela grâce une méthode de dessiccation de son invention.
Quarante-six ans plus tard, le jeune Léon Renaut, après avoir fait fortune dans les mines de Russie, revient en France apportant dans ses bagages le cercueil contenant le corps momifié du colonel Fougas ainsi que le mode d'emploi pour le ramener à la vie.
À la demande de sa fiancée Clémentine Sambucco et après avoir analysé un morceau d'oreille de la momie, Léon Renault accepte. Et avec l'aide de quelques savants, il réussit à ramener le colonel Fougas à la vie.
Mais aussitôt après avoir sorti le militaire de sa léthargie, Léon Renault le regrette amèrement. Car une fois présentée sa fiancée au colonel Fougas Léon Renault devient le « rival du colonel au bois dormant».

Pour expliquer la genèse du livre L'homme à l'oreille cassée il faut savoir qu'Edmond About avait...
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EricB
  19 janvier 2016
Très drôle, cette scène où le colonel Fougas, héros du Premier Empire, se rendant en train à Paris, rencontre dans son compartiment un couple d'Anglais, puis change de wagon pour surprendre la conversation de deux jeunes royalistes. C'est que le fougueux Fougas, dont la vie est réactivée en 1859, après la longue "nuit" de sa dessiccation, a encore les idées, les préjugés et les réflexes de 1813 ! J'ai bien ri. Il y a dans ce roman au style vif un entrain, une gaieté, une tonalité d'aimable plaisanterie qui m'ont parfois fait songer au film "Hibernatus" !
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JunoR
  07 juillet 2018
Roman sympathique et bien écrit. Je n'y ai pas retrouvé l'humour de "Le roi des montagnes", ni l'attachement que j'avais éprouvé envers ses personnages malheureusement. Néanmoins, dans ce roman-ci, le personnage principal est au moins aussi haut en couleur que Stavros.
La lecture par René Depasse est de très bonne qualité et ajoute beaucoup à l'aspect cocasse et pittoresque du colonel Fougas.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   07 septembre 2013
Lorsqu’on lui mit l’atlas sous les yeux, il s’écria d’abord avec un profond dédain : « Ça, la France ! » Mais bientôt deux larmes de tendresse échappées de ses yeux arrosèrent l’Ardèche et la Gironde. Il baisa la carte et dit avec une émotion qui gagna presque tous les assistants :
« Pardonne-moi ma pauvre vieille, d’avoir insulté à ton malheur ! Ces scélérats que nous avions rossés partout, ont profité de mon sommeil pour rogner tes frontières ; mais petite ou grande, riche ou pauvre, tu es ma mère, et je t’aime comme un bon fils !
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CarosandCarosand   01 juin 2016
La minute qui suivie lui parut d'une longueur extraordinaire. Non ! jamais dans ses voyages, il n'avait rencontré une minute aussi longue que celle-là. Mais enfin Clémentine parut, précédée de la digne Melle Virginie Sambucco, sa tante. Et les mandarins qui souriaient sur l'étagère entendirent le bruit de trois baisers.
Pourquoi trois ? Le lecteur superficiel, qui prétend deviner les choses avant qu'elles soient écrites, a déjà trouvé une explication vraisemblable. "Assurément, dit-il, Léon était trop respectueux pour embrasser plus d'une fois la digne Melle Sambucco, mais lorsqu'il se vit en présence de la Clémentine, qui devait être sa femme, il doubla la dose et fit bien." Voilà, monsieur, ce qui j'appelle un jugement téméraire. Le premier baiser tomba de la bouche de Léon sur la joue de Melle Sambucco ; le second fut appliqué par les lèvres de Melle Sambucco sur la joue gauche de Léon ; le troisième fut un véritable accident qui plongea deux jeunes cœurs dans une consternation profonde.
Léon, qui était très amoureux de sa future, se précipita vers elle en aveugle, incertain s'il baiserait la joue droite ou la gauche, mais décidé à ne pas retarder plus longtemps un plaisir qu'il se promettait depuis le printemps de 1856. Clémentine ne songeait pas à se défendre, mais bien à appliquer ses belles lèvres rouges sur la joue droite de Léon, ou sur la gauche indifféremment. La précipitation des deux jeunes gens fut cause que ni les joues de Clémentine ni celles de Léon ne reçurent l'offrande qui leur était destinée. Et les mandarins de l'étagère qui comptaient bien entendre deux baisers, n'en entendirent qu'un seul. Et Léon fut interdit, Clémentine rougit jusqu'aux oreilles, et les deux fiancés reculèrent d'un pas en regardant les rosaces du tapis, qui demeurèrent éternellement gravées dans leur mémoire.
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olplotardolplotard   05 novembre 2013
– Je me fiche pas mal de tous les sous-préfets ! J’ai une mission de l’empereur pour le général Rapp, et il faut que je parte aujourd’hui même pour Dantzig. Dieu sait si j’arriverai à temps !
– Mon pauvre colonel, vous arriveriez trop tard. Dantzig est rendu.
– C’est impossible ? Depuis quand ?
– Depuis tantôt quarante-six ans.
– Tonnerre ! Je n’entends pas qu’on se moque de moi ! »
M. Nibor lui mit en main un calendrier, et lui dit : « Voyez vous-même ! Nous sommes au 17 août 1859 ; vous vous êtes endormi dans la tour de Liebenfeld le 11 novembre 1813 ; il y a donc quarante-six ans moins trois mois que le monde marche sans vous.
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JunoRJunoR   07 juillet 2018
— Quoi ! s’écria la jeune fille, on peut décider si un homme est mort ou vivant, sur échantillon ?

— Il ne faut rien de plus au docteur Nibor. Oubliez donc vos préoccupations pendant une huitaine de jours. Dès que la réponse arrivera, je vous la donnerai à lire. J’ai stimulé la curiosité du grand savant : il ne sait absolument rien sur le fragment que je lui envoie. Mais si, par impossible, il nous disait que ce bout d’oreille appartient à un être sain, je le prierais de venir à Fontainebleau et de nous aider à lui rendre la vie. »
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   02 avril 2013
Le bonhomme avait en lui ce mélange de bassesse et d'orgueil qui place les laquais à une si grande distance des autres hommes. Plein de respect pour la puissance et d'admiration pour la grandeur, il ne prononçait les noms de roi, de prince et même de baron qu'avec emphase et béatitude. II se gargarisait de syllabes nobles, et le seul mot de monseigneur lui emplissait la bouche d'une bouillie enivrante. Les particuliers de ce tempérament ne sont pas rares en Allemagne, et l'on en trouve même ailleurs. Si vous les transportiez dans un pays où tous les hommes sont égaux, la nostalgie de la servitude les tuerait.
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