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ISBN : B001C9PMG0
Éditeur : Flammarion (30/11/-1)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Au 25e siècle l’humanité devra faire face à un danger sans précédent. Une comète, bien plus grande que la Terre, risque d’entrer en collision avec notre chère petite planète bleue. La fin de l’humanité est inévitable ; mais a-t-elle été un jour évitable. L’homme ne vivra pas éternellement de toute façon. Tout ceci entraînera un large débat sur la fin du monde : quelles conséquences aura cette comète et si la catastrophe est évitée, qu’est-ce qui attend l’humanité. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
HORUSFONCK
  01 mars 2018
Cette fin du monde, sans cesse remise au lendemain!
Camille Flammarion nous la décrit sous forme d'une comète gigantesque qui, du fond du cosmos, se précipite vers notre planète. Cela se passe au vingt-cinquième siècle, dans un futur gentiment désuet que l'auteur imagine éclairé mais abusé par une presse à sensation au service de la réclame (on dit publicité, maintenant...).
Sera-ce seulement, l'extinction totale de l'humanité dans une apocalypse modernisée au vingtième siècle?
Avant la rencontre fatale du 14 juillet, à Paris, chaque scientifique y va de son discours déclamé à l' aune de sa partie: géologie, climatologie, astronomie... Tour à tour alarmant et rassurant.
À Rome, le Saint-Père proclamé Divin depuis peu, à réuni ses cardinaux dans un débat religieux dont la controverse n'est pas absente. Faut-il se fier à la lettre des Écritures ?
Dans la deuxième partie de son ouvrage, Camille Flammarion offre une vision étonnante d'un futur inéluctable pris dans un infini d' éternités. Un avenir où les mondes disparaissent les uns après les autres, sur des échelles de temps à la démesure d'une planète puis des systèmes solaires et d'un univers que l'homme ne peut voir mais conçoit dans cet infini.
Optimiste, l' auteur de l' Astronomie populaire laisse sa chance à la race humaine d'aller jusqu'à la fin naturelle de notre planète qui va mourir de vieillesse. Vision poétique et apaisée, s'il en est, de nos descendants dans dix millions d'années!
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Softymel
  22 septembre 2012
J'ai été très surprise à la lecture de ce livre : il ne correspond pas du tout à ce à quoi je m'attendais. L'histoire n'est pas romancé, d'entré de jeu, on nous informe qu'une comète gazeuse, 30 fois plus grande que la Terre, et dont la composition n'est pas certaine, va rencontrer la Terre dans la nuit du 13 au 14 juillet. Les conséquences de cet accident sont inconnues.
Le roman est divisé en deux parties. La première partie se passe au XXVe siècle, à l'époque où la comète doit rencontrer notre chère planète.
Le reproche que je ferai sur cette partie, est que ce monde du futur n'est pas très détaillé, on ne sait pas grand chose de ce qu'il s'est passé entre l'époque où le roman a été écrit (fin XIXe) et le XXVe siècle. Finalement, le gros de cette première moitié est constituée d'une grande conférence scientifique, où différents savants expose leur théorie concernant la fin de notre planète. C'est intéressant, mais un peu long, trop scientifique à mon goût (j'avoue avoir lu certains passages en diagonale).
Ensuite vient la seconde moitié du livre, qui est selon moi la plus intéressante. On repart au XIXe siècle, et de là on retrace l'évolution de la Terre jusqu'à sa fin. Camille Flammarion nous y expose donc sa vision de notre futur, ce que les hommes vont devenir, de son point de vue de scientifique du XIXe siècle. C'est très intéressant à lire, d'autant qu'en tant qu'habitant du XXIe siècle, on peut comparer l'évolution prévue par ce scientifique, avec l'évolution qui a effectivement eu lieu sur ces 2 derniers siècle, et c'est assez amusant.
De plus, ce livre, qualifié de roman sf, a donc été avant l'essor de l'aviation!! Et surtout à une époque où personne n'avait encore jamais envisagé la possibilité de voyager en dehors de l'atmosphère terrestre! Avant également les robots (auxquels Camille Flammarion propose une alternative intéressante!).
Selon moi, ce livre correspond à ce que Camille Flammarion considérait comme une utopie (un détail intéressant : dans le futur, tout le monde s'intéresse à l'astronomie, et même les plus pauvres se privent pour pouvoir s'offrir une lunette astronomique!! PS : l'auteur est astronome! ^^)
En bref, un livre intéressant, que je recommande fortement! Enfin, surtout la seconde partie, qui, je pense, peux se lire indépendamment de la première.
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Lefelyne
  04 avril 2014
Nous sommes au vingt-cinquième siècle.
C'est à cette période qu'une comète verdâtre doit entre en collision avec la terre, plus précisément dans la nuit du 13 au 14 juillet.
J'ai été agréablement surprise, la lecture est facile, mise à part quelques longueurs dans les chapitres 3, 4, 5, 6 qui relatent une conférence où différents orateurs, éminents scientifique se succèdent pour évoquer le sort réservé à la planète, géologues, physiciens, chimistes, biologistes, météorologistes, astronomes. du concile du Vatican aux astronomes de la ville équatoriale de Mars, dans un message photophonique, bien que obscur, tous font part de leurs analyses. Pour mettre les populations à l'abris, l'auteur a imaginé un mode de déplacement, les transatlantiques aériens électriques assez nombreux et assez bien aménagés pour transporter des millions de voyageurs.
Puis finalement, le Choc (chap.7), les calculs définitifs ne s'étaient pas trompés d'un iota. Les deux voyageurs célestes, la Terre et la comète allaient se rencontrer, comme deux trains lancés l'un vers l'autre au fantastique et aveugle galop de la vapeur... lances l'un sur l'autre à la vitesse de cent kilomètres à l'heure chacun... Toute la voûte du ciel sembla se déchirer de haut en bas, et, par l'ouverture béante, on crut voir une gueule énorme vomissant des gerbes de flammes vertes, éclatantes; et l'on fut frappé d'un éblouissement si effroyable... Il y eut une multitude de morts.
Deuxième partie
L'avenir
La terre avait continué de tourner, le soleil avait continué de briller; les petits enfants étaient devenus des vieillards; les siècles, les périodes séculaires s'étaient succédées; le Progrès, loi suprême avait conquis le monde.
Dans cette deuxième partie, la plus intéressante, l'auteur, parfois visionnaire nous dépeint une société idéale, la femme devient l'égal de l'homme, encourageant la suppression des armées, les peuples de l'Europe se confédèrent en un seul État. Au vingt-cinquième siècle, le sentiment étroit de la patrie fut remplacé par le sentiment général de l'humanité, et la sauvagerie internationale fit place à une fédération intelligente.
Après avoir atteint l'apogée, le déclin s'amorce... La Terre va-elle renaître?
Dommage que ce texte ne soit plus publié, mais il est disponible en version ebook gratuit, je vous le recommande.
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Xian
  10 février 2014
La fin du monde est un roman atypique. Il n'y a pas vraiment de héros, si ce n'est peut-être la Terre, ou l'humanité, ou encore l'univers.
Prédire ce que sera la Terre dans cinq siècles, mille ans, un million ou un milliard d'années, est un exercice périlleux et c'est potentiellement s'exposer à la désuétude au fil des générations. Ce livre l'a tenté et… avec le recul, plus d'un siècle après, beaucoup de théories sont caduques, c'est vrai, donnant à l'oeuvre son côté désuet indéniable, cocasse. Fort heureusement, il n'est pas sans intérêt. Largement documenté, il est un témoin, sous forme d'une vulgarisation, de l'état des connaissances astronomiques de la fin du XIXe.
Les deux parties du livre sont assez différentes. La première se passe au XXVe siècle et décrit la rencontre de la Terre avec une comète, prétexte à l'exposé de divers scénarios de fin du monde possibles. La seconde partie représente l'après comète, qui se sera avérée bien inoffensive, et révèle la fin de la Terre et du système solaire, une mort de vieillesse en quelque sorte. Malgré le côté obsolète et quelquefois peu crédible des faits et des détails, le fond de la réflexion est étonnement moderne pour l'époque. L'homme ne serait pas le centre de l'univers ? Serait-il une simple anecdote dans l'éternité ? Et Dieu dans tout ça ?
Bien aimé aussi la conclusion en forme de « la vie est un éternel recommencement ».
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gloubik
  08 septembre 2017
Ce roman (Car n'en déplaise à certains, il entre totalement dans la catégorie Roman) est atypique dans le sens où il n' y a pas de personnage central, pas de héros(sauf dans les trois derniers chapitres), pas de grande ou de petite aventure. Ou plutôt si. Il y a un personnage central : la Terre. Il y a un élément central au récit : la fin de la vie sur cette petite planète. Il faut bien l'admettre. Il s'agit là bien plus d'un livre de vulgarisation scientifique romancée que d'un roman au sens ou nous l'entendons actuellement.
Alors, qu'en penser ? Doit-on le lire ou peut-on passer son chemin ?
La première partie n'est pas loin d'être une conférence sur les causes possibles de disparition de la vie sur Terre et leur probabilités de survenue telles qu'elles étaient imaginées à la fin du XIXe siècle. La deuxième partie quant à elle une spéculation de l'auteur lui-même sur ce qu'il pensait être l'avenir le plus probable à long terme de la vie sur Terre. Son style et sa narration sont désuets. Et de ce seul fait, cet ouvrage ne plaira pas à tout le monde. Il n'y a pas d'histoire au sens où nous l'entendons. Mais il y a Une histoire : l'histoire future de la Terre racontée à la lumière des connaissance scientifiques de 1893. de ce point de vue, il est intéressant et vaut que le lecteur s'y attarde. Mais il est clair qu'il faut dans ce cas le lire, non comme un roman, mais comme un livre de vulgarisation scientifique. Malheureusement, nos connaissances en géologie, astronomie, biologie,etc. ont évolué et la plupart des idées exploitées ne sont plus considérée comme valables. Ne serait-ce que sur les durées. Flammarion estime que dans dix millions d'années (c'est d'ailleurs le titre de la seconde partie) la vie s'éteint sur Terre parce que notre planète manque de chaleur aussi interne que solaire, que les montagnes sont totalement arasées par l'érosion, les océans en grande partie asséchés, l'eau disparue de la surface de la Terre(Idée également utilisée me semble-t-il par J.-H. Rosny-ainé dans son roman « La Mort de la Terre ».)
Les derniers chapitres ont une petite connotation ésotérique, L'auteur imaginant que les êtres pensant se réincarnent de monde en monde et se retrouve tous sur une autres planète.
En bref : Je l'ai trouvé assez moyen en tant que roman et je ne suis allé jusqu'au bout que par intérêt pour l'histoire des sciences.
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
SoftymelSoftymel   20 septembre 2012
Un coup brutal nous frappe une bonne fois et nous assomme plus ou moins. On se réveille, on en prend son parti, on se remet et l'on continue de vivre. Ici, c'était l'inconnu, l'approche d'un évènement inévitable, mystérieux, extra-terrestre et formidable. On devait mourir, sûrement ; mais comment? Choc, écrasement, chaleur incendiaire, flamboiement du globe, empoisonnement de l'atmosphère, étouffement des poumons..., quel supplice attendait les hommes? Menace plus horripilante que la mort elle-même! Notre âme ne peut souffrir que jusqu'à une certaine limite. Craindre sans cesse, se demander chaque soir ce qui nous attend pour le lendemain, c'est subir mille morts. Et la Peur! La Peur qui fige le sang dans les artères et qui anéantit les âmes, la Peur, spectre invisible, hantait toutes les pensées, frissonnante et chancelante.
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SoftymelSoftymel   20 septembre 2012
Mais, depuis longtemps, tous les journaux du monde, sans exception, étaient devenus de simples opérations mercantiles. La presse, qui avait rendu autrefois tant de services à l'affranchissement de la pensée humaine, à la liberté et au progrès, était à la solde des gouvernants et des gros capitalistes, avilie par des compromissions financières de tout genre. Tout journal était un mode de commerce. La seule question pour chacun d'eux se résumait à vendre chaque jour le plus grand nombre de feuilles possible et à faire payer leur lignes par des annonces plus ou moins déguisées : "faire des affaires", tout était là. Ils inventaient de fausses nouvelles qu'ils démentaient tranquillement le lendemain [...], expliquaient les trucs des voleurs et des assassins et multipliaient les crimes sans paraître s'en douter, [...], dans le seul but de surexciter jusqu'au paroxysme la curiosité générale et de "vendre des numéros".
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SoftymelSoftymel   20 septembre 2012
Chacun de nous est assuré de mourir un jour, et cette certitude ne nous empêche guère de vivre tranquillement. Comment se fait-il que la menace d'une mort un peu plus prompte trouble tous les esprits ? Est-ce le désagrément de mourir tous ensemble? Ce devrait plutôt être une consolation pour l'égoïsme humain. Non. C'est de voir notre vie raccourcie de quelques jours pour les uns, de quelques années pour les autres, par un cataclysme stupéfiant. La vie est courte, et chacun tient à ne pas la voir diminuée d'un iota, il semble même, d'après tout ce qu'on entend, que chacun préférerait voir le monde entier crouler et rester seul vivant, plutôt que de mourir seul et de savoir le reste survivant. C'est de l'égoïsme pur.
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Clio1989Clio1989   18 novembre 2016
Nous ne pouvons pas connaître l'inconnaissable. Le rouage d'une montre sait-il pourquoi il a été fabriqué et pourquoi il tourne ? Il faut nous résigner à n'avoir été que des rouages. Nous sommes des êtres finis. Dieu est infini. Il n'y a pas de commune mesure entre le fini et l'infini. Nous sommes dans la situation d'une roue de montre qui raisonnerait dans sa boite sur l'industrie des horlogers. A coup sûr, elle pourrait raisonner aussi pendant dix millions d'années sans trouver que l'appareil dont elle fait partie a pour but de correspondre au mouvement diurne de notre planète. Chère bien-aimée, une roue de montre n'a qu'une fonction réelle à remplir c'est de tourner.
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SoftymelSoftymel   20 septembre 2012
Les machines mues par la force électrique s'étaient graduellement substituées aux travaux manuels. Pour les usages quotidiens de la vie, on avait dû renoncer aux domestiques humains, parce qu'il n'en restait aucun qui n'exploitât odieusement ses maîtres et n'ajoutât à des gages princiers un vol régulièrement organisé.
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