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ISBN : B001C9PMG0
Éditeur : Flammarion (30/11/-1)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Au 25e siècle l’humanité devra faire face à un danger sans précédent. Une comète, bien plus grande que la Terre, risque d’entrer en collision avec notre chère petite planète bleue. La fin de l’humanité est inévitable ; mais a-t-elle été un jour évitable. L’homme ne vivra pas éternellement de toute façon. Tout ceci entraînera un large débat sur la fin du monde : quelles conséquences aura cette comète et si la catastrophe est évitée, qu’est-ce qui attend l’humanité. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Softymel
  22 septembre 2012
J'ai été très surprise à la lecture de ce livre : il ne correspond pas du tout à ce à quoi je m'attendais. L'histoire n'est pas romancé, d'entré de jeu, on nous informe qu'une comète gazeuse, 30 fois plus grande que la Terre, et dont la composition n'est pas certaine, va rencontrer la Terre dans la nuit du 13 au 14 juillet. Les conséquences de cet accident sont inconnues.
Le roman est divisé en deux parties. La première partie se passe au XXVe siècle, à l'époque où la comète doit rencontrer notre chère planète.
Le reproche que je ferai sur cette partie, est que ce monde du futur n'est pas très détaillé, on ne sait pas grand chose de ce qu'il s'est passé entre l'époque où le roman a été écrit (fin XIXe) et le XXVe siècle. Finalement, le gros de cette première moitié est constituée d'une grande conférence scientifique, où différents savants expose leur théorie concernant la fin de notre planète. C'est intéressant, mais un peu long, trop scientifique à mon goût (j'avoue avoir lu certains passages en diagonale).
Ensuite vient la seconde moitié du livre, qui est selon moi la plus intéressante. On repart au XIXe siècle, et de là on retrace l'évolution de la Terre jusqu'à sa fin. Camille Flammarion nous y expose donc sa vision de notre futur, ce que les hommes vont devenir, de son point de vue de scientifique du XIXe siècle. C'est très intéressant à lire, d'autant qu'en tant qu'habitant du XXIe siècle, on peut comparer l'évolution prévue par ce scientifique, avec l'évolution qui a effectivement eu lieu sur ces 2 derniers siècle, et c'est assez amusant.
De plus, ce livre, qualifié de roman sf, a donc été avant l'essor de l'aviation!! Et surtout à une époque où personne n'avait encore jamais envisagé la possibilité de voyager en dehors de l'atmosphère terrestre! Avant également les robots (auxquels Camille Flammarion propose une alternative intéressante!).
Selon moi, ce livre correspond à ce que Camille Flammarion considérait comme une utopie (un détail intéressant : dans le futur, tout le monde s'intéresse à l'astronomie, et même les plus pauvres se privent pour pouvoir s'offrir une lunette astronomique!! PS : l'auteur est astronome! ^^)
En bref, un livre intéressant, que je recommande fortement! Enfin, surtout la seconde partie, qui, je pense, peux se lire indépendamment de la première.
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Xian
  10 février 2014
La fin du monde est un roman atypique. Il n'y a pas vraiment de héros, si ce n'est peut-être la Terre, ou l'humanité, ou encore l'univers.
Prédire ce que sera la Terre dans cinq siècles, mille ans, un million ou un milliard d'années, est un exercice périlleux et c'est potentiellement s'exposer à la désuétude au fil des générations. Ce livre l'a tenté et… avec le recul, plus d'un siècle après, beaucoup de théories sont caduques, c'est vrai, donnant à l'oeuvre son côté désuet indéniable, cocasse. Fort heureusement, il n'est pas sans intérêt. Largement documenté, il est un témoin, sous forme d'une vulgarisation, de l'état des connaissances astronomiques de la fin du XIXe.
Les deux parties du livre sont assez différentes. La première se passe au XXVe siècle et décrit la rencontre de la Terre avec une comète, prétexte à l'exposé de divers scénarios de fin du monde possibles. La seconde partie représente l'après comète, qui se sera avérée bien inoffensive, et révèle la fin de la Terre et du système solaire, une mort de vieillesse en quelque sorte. Malgré le côté obsolète et quelquefois peu crédible des faits et des détails, le fond de la réflexion est étonnement moderne pour l'époque. L'homme ne serait pas le centre de l'univers ? Serait-il une simple anecdote dans l'éternité ? Et Dieu dans tout ça ?
Bien aimé aussi la conclusion en forme de « la vie est un éternel recommencement ».
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gloubik
  08 septembre 2017
Ce roman (Car n'en déplaise à certains, il entre totalement dans la catégorie Roman) est atypique dans le sens où il n' y a pas de personnage central, pas de héros(sauf dans les trois derniers chapitres), pas de grande ou de petite aventure. Ou plutôt si. Il y a un personnage central : la Terre. Il y a un élément central au récit : la fin de la vie sur cette petite planète. Il faut bien l'admettre. Il s'agit là bien plus d'un livre de vulgarisation scientifique romancée que d'un roman au sens ou nous l'entendons actuellement.
Alors, qu'en penser ? Doit-on le lire ou peut-on passer son chemin ?
La première partie n'est pas loin d'être une conférence sur les causes possibles de disparition de la vie sur Terre et leur probabilités de survenue telles qu'elles étaient imaginées à la fin du XIXe siècle. La deuxième partie quant à elle une spéculation de l'auteur lui-même sur ce qu'il pensait être l'avenir le plus probable à long terme de la vie sur Terre. Son style et sa narration sont désuets. Et de ce seul fait, cet ouvrage ne plaira pas à tout le monde. Il n'y a pas d'histoire au sens où nous l'entendons. Mais il y a Une histoire : l'histoire future de la Terre racontée à la lumière des connaissance scientifiques de 1893. de ce point de vue, il est intéressant et vaut que le lecteur s'y attarde. Mais il est clair qu'il faut dans ce cas le lire, non comme un roman, mais comme un livre de vulgarisation scientifique. Malheureusement, nos connaissances en géologie, astronomie, biologie,etc. ont évolué et la plupart des idées exploitées ne sont plus considérée comme valables. Ne serait-ce que sur les durées. Flammarion estime que dans dix millions d'années (c'est d'ailleurs le titre de la seconde partie) la vie s'éteint sur Terre parce que notre planète manque de chaleur aussi interne que solaire, que les montagnes sont totalement arasées par l'érosion, les océans en grande partie asséchés, l'eau disparue de la surface de la Terre(Idée également utilisée me semble-t-il par J.-H. Rosny-ainé dans son roman « La Mort de la Terre ».)
Les derniers chapitres ont une petite connotation ésotérique, L'auteur imaginant que les êtres pensant se réincarnent de monde en monde et se retrouve tous sur une autres planète.
En bref : Je l'ai trouvé assez moyen en tant que roman et je ne suis allé jusqu'au bout que par intérêt pour l'histoire des sciences.
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
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Tagrawla
  25 février 2015
(...) Ce livre n'est pas exactement un roman. du moins a-t-il peu d'intérêt en tant que tel, et pourtant, c'est une oeuvre à découvrir.
S'il y a bien un vague schéma narratif, il n'est qu'un prétexte pour l'auteur qui souhaite surtout transmettre aux lecteurs de son époque autant de savoirs possibles en matière d'astronomie, de géologie et de climatologie. Mais Camille Flammarion n'était pas seulement un scientifique versé dans la vulgarisation, c'était aussi un penseur quelque peu idéaliste. Aussi se saisit-il ici de maints prétextes pour nous exposer ce qu'il espère être l'avenir. Et tout l'intérêt pour nous, lecteurs du XXIe siècle, se situe entre ces lignes-là. La science-fiction en dit souvent long sur l'époque à laquelle elle a été produite, et La Fin du Monde apparaît dès lors comme un document historique, un point de repère tant dans l'avancée des sciences que dans les aspirations sociétales.
La suite sur mon blog :
Lien : https://tagrawlaineqqiqi.wor..
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TmbM
  15 mai 2016
En bon astronome, Camille Flammarion prêche pour sa paroisse. Dans la vision du monde qu'il propose, chacun regarde donc les étoiles, on se prive pour un télescope et cette science fait les belles heures de l'humanité. Mais elle participe également de sa fin dans la mesure où c'est bien une comète qui précipite le monde vers sa destruction. Donc, vous l'avez compris, c'est bien de la fin du monde qu'il s'agît. Rassurez-vous, il vous reste un peu de temps pour terminer vos travaux en cours, la collision n'est prévue que pour le XXVème siècle.
Lisez la suite sur mon blog :
Lien : http://touchezmonblog.blogsp..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
SoftymelSoftymel   20 septembre 2012
Un coup brutal nous frappe une bonne fois et nous assomme plus ou moins. On se réveille, on en prend son parti, on se remet et l'on continue de vivre. Ici, c'était l'inconnu, l'approche d'un évènement inévitable, mystérieux, extra-terrestre et formidable. On devait mourir, sûrement ; mais comment? Choc, écrasement, chaleur incendiaire, flamboiement du globe, empoisonnement de l'atmosphère, étouffement des poumons..., quel supplice attendait les hommes? Menace plus horripilante que la mort elle-même! Notre âme ne peut souffrir que jusqu'à une certaine limite. Craindre sans cesse, se demander chaque soir ce qui nous attend pour le lendemain, c'est subir mille morts. Et la Peur! La Peur qui fige le sang dans les artères et qui anéantit les âmes, la Peur, spectre invisible, hantait toutes les pensées, frissonnante et chancelante.
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SoftymelSoftymel   20 septembre 2012
Mais, depuis longtemps, tous les journaux du monde, sans exception, étaient devenus de simples opérations mercantiles. La presse, qui avait rendu autrefois tant de services à l'affranchissement de la pensée humaine, à la liberté et au progrès, était à la solde des gouvernants et des gros capitalistes, avilie par des compromissions financières de tout genre. Tout journal était un mode de commerce. La seule question pour chacun d'eux se résumait à vendre chaque jour le plus grand nombre de feuilles possible et à faire payer leur lignes par des annonces plus ou moins déguisées : "faire des affaires", tout était là. Ils inventaient de fausses nouvelles qu'ils démentaient tranquillement le lendemain [...], expliquaient les trucs des voleurs et des assassins et multipliaient les crimes sans paraître s'en douter, [...], dans le seul but de surexciter jusqu'au paroxysme la curiosité générale et de "vendre des numéros".
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SoftymelSoftymel   20 septembre 2012
Les machines mues par la force électrique s'étaient graduellement substituées aux travaux manuels. Pour les usages quotidiens de la vie, on avait dû renoncer aux domestiques humains, parce qu'il n'en restait aucun qui n'exploitât odieusement ses maîtres et n'ajoutât à des gages princiers un vol régulièrement organisé.
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XianXian   09 février 2014
Cette évolution planétaire est conforme à notre connaissance actuelle de l'univers. Sans doute, notre logique est fatalement incomplète, puérile à côté de la grande Vérité universelle et éternelle, et elle vaut celle de deux fourmis causant entre elles de l'histoire de France.
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SoftymelSoftymel   20 septembre 2012
Chacun de nous est assuré de mourir un jour, et cette certitude ne nous empêche guère de vivre tranquillement. Comment se fait-il que la menace d'une mort un peu plus prompte trouble tous les esprits ? Est-ce le désagrément de mourir tous ensemble? Ce devrait plutôt être une consolation pour l'égoïsme humain. Non. C'est de voir notre vie raccourcie de quelques jours pour les uns, de quelques années pour les autres, par un cataclysme stupéfiant. La vie est courte, et chacun tient à ne pas la voir diminuée d'un iota, il semble même, d'après tout ce qu'on entend, que chacun préférerait voir le monde entier crouler et rester seul vivant, plutôt que de mourir seul et de savoir le reste survivant. C'est de l'égoïsme pur.
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