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Critiques sur Des jours d'une stupéfiante clarté (18)
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lucia-lilas
  30 avril 2018
Après la libération des camps, Theo Kornfeld, âgé de vingt ans, part sur les routes, seul, sans ses compagnons de déportation. Il a passé deux ans et demi dans le camp numéro 8, a vu mourir la plupart des hommes de son baraquement. Il doit la vie à ceux qui l'ont aidé tandis qu'il avait contracté le typhus. Maintenant, il rentre chez lui, à Sternberg, en Autriche. Il doit marcher, veiller à ne pas se perdre, ne pas revenir sur ses pas. Il plante des piquets çà et là pour en être certain. Il admire le paysage éblouissant qui s'offre à lui, s'arrête pour une contemplation volée à cette course contre la montre. « L'immense plaine s'étendait dans toute sa splendeur verte. Les ombres des bouleaux frémissaient sur le sol en silence. Une douce lumière de fin d'après-midi régnait, tel un cocon dans lequel l'on pouvait se blottir. » Sur le chemin, où errent de nombreux déportés, il ne cesse de faire des rencontres, notamment celle de Madeleine, survivante de la Shoah elle aussi, qui fut secrètement amoureuse de Martin, le père de Theo. C'est auprès de cette femme qu'il connaîtra peut-être un peu mieux ce père libraire si mystérieux.
D'autres déportés trouvent un sens à leur vie en distribuant du café et des sandwichs à ceux qui ont souffert de la faim et de la soif pendant plusieurs années. Offrir aux autres de quoi vivre, telle est maintenant leur mission. Avec certains, il discute, s'interroge, se dispute ou reste silencieux.
Et puis, Theo dort, souvent. Il tombe d'épuisement sans même s'en rendre compte et s'enfonce dans la profondeur des songes. Alors, il retrouve le visage de sa mère, Yetti, une très belle femme fantasque fascinée par la beauté des monastères chrétiens, notamment celui de Sankt Peter où elle contemple pendant des heures une icône de Jésus, oubliant momentanément son judaïsme. Elle admire aussi la musique de Bach, préférant initier son fils aux beautés du monde plutôt que de l'envoyer à l'école. « On ne peut pas se permettre de rater une belle vision que l'instant nous offre. » lui disait-elle souvent avant d'être déportée elle aussi.
Les personnages de Aharon Appelfeld évoluent entre veille et sommeil, divagations et rêves et si l' on ne perçoit pas toujours au premier abord le sens de leurs propos, tout laisse penser que ce qu'ils disent est essentiel. D'ailleurs, ces êtres semblant évoluer dans un monde onirique ont quelque chose de kafkaïen. Souvent rêve et réalité se confondent et l'on passe de l'un à l'autre au détour d'une phrase. C'est donc une traversée mystérieuse et énigmatique qu'il nous est donné de faire aux côtés de Theo.
Ce roman, à la fois poétique et philosophique, pose à travers les interrogations du personnage principal les grandes questions qui ne cessent de hanter le peuple juif : Pourquoi ? Quelle est notre faute ? Peut-on témoigner sur les camps et si oui, de quelle façon ? Ne vaut-il pas mieux se taire ? Faut-il « rester groupés » ou partir, s'éloigner du groupe ? Et si l'on s'éloigne, qui nous comprendra ? « Je ne comprends pas pourquoi les gens se rassemblent de nouveau. Ils n'ont pas appris la leçon ? » s'interroge Theo « Rester ensemble, toujours ? Toujours avec ceux dont la souffrance ne quitte pas le visage ? À ressasser ce qui s'est passé ? À accuser tantôt les autres, tantôt soi-même ? ».
Toutes ces questions reviennent à l'esprit du jeune Theo, de façon obsessionnelle, tandis qu'il progresse chaque jour un peu plus. Mais que va-t-il trouver en rentrant ? Ses parents déportés sont-ils encore vivants ? N'est-ce pas risqué de rentrer pour s'apercevoir que l'on est seul, qu'ils sont tous morts là-bas ?
« Nous devons accepter l'incompréhensible comme une part de nous-même… L'incompréhensible est plus fort que nous. On doit l'accepter, comme on accepte sa propre mort. » pense Madeleine. Terribles paroles… Peuvent-elles soulager ? Je ne sais pas...
Des jours d'une stupéfiante clarté a d'autant plus de force que l'on sait qu'il est le dernier livre de l'auteur, mort le 7 janvier 2018 à l'âge de 85 ans. En 1941, il avait été déporté enfant avec son père à la frontière ukrainienne dans un camp de travail de Transnistrie dont il s'était échappé en 1942, seul, à l'âge de dix ans. Il se cacha dans la forêt où il vécut pendant trois ans en mangeant tout ce qu'il pouvait trouver, fut hébergé par une prostituée et rejoignit une bande de voleurs de chevaux avant d'être enrôlé comme cuisinier par l'Armée Rouge. Après moult pérégrinations, il arrive en Palestine en 1946, à 13 ans. Il dira de son enfance qu'elle fut horrible, atroce, tout en précisant : « Je rends grâce à Dieu qu'ils n'aient pas pris l'enfant qui est en moi. » Il apprendra l'hébreu et enseignera à l'Université. Il retrouvera en 1957 son père en Israël. La littérature sera au coeur des travaux de l'auteur. Il pensait en effet qu'il était nécessaire de passer par la littérature pour dire la vérité parce qu'autrement, on ne le croirait pas… Stupéfiantes paroles.
Par ailleurs, la littérature lui permettait de combler les blancs et de lutter contre l'oubli. « Je n'écris pas des livres, j'écris la saga du peuple juif. » Un livre, toujours le même, comment peut-il en être autrement ?
Dans ce très beau roman testamentaire, dont l'écriture n'a de simplicité que les apparences, Theo semble être un double de l'auteur, porteur de ses doutes, de ses angoisses, du sentiment d'absurdité qui l'habite, un être pleurant la perte de la mère, amour absolu, dont il a été violemment privé.
Son personnage aura-t-il plus de chance que lui en retrouvant à la maison une mère et un père se tenant sur le seuil pour l'accueillir  et l'aimer ?
Quoi qu'il en soit, dorénavant, comme le dit un rescapé du désastre : « Malgré ce que nous avons éprouvé dans notre chair, nous nous battrons pour garder l'esprit lucide et la foi dans le bien. Et malgré la mort cruelle qui a voulu nous arracher nos parents et grands-parents, nous continuerons de vivre avec eux. Nous avons abattu la séparation entre la vie et la mort. » Peut-être le songe est-il le seul espace possible où les vivants et les morts se retrouvent et s'aiment…
Puissent-ils être heureux et rattraper un peu le temps perdu...
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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PrettyYoungCat
  04 février 2019
Entre conte philosophique et récit onirique, Des jours d'une stupéfiante clarté est l'histoire de Théo, un Juif libéré d'un camp de concentration.

Aharon Appelfeld est lui-même un rescapé de camp de concentration et raconter l'après Shoah sous forme de roman pouvait s'avérer fort intéressant. Malheureusement, je n'ai pas du tout été captivée par cet ouvrage qui renferme pourtant une forme de poésie mais à laquelle je n'ai pas été sensible. Je regrette d'être passée à côté de ce livre et d'autant plus pour ce monsieur (décédé en 2018) qui a tenté de délivrer un message que je n'ai pas su capter.

L'histoire n'en est pas vraiment une, elle est plutôt un cheminement initiatique que son personnage, Théo donc, tente d'emprunter pour donner sens à ce qui lui est arrivé à lui et à ses "camarades".
Il repense continuellement à sa mère qu'il avait tant idolâtrée, elle qui l'emmenait voir les monastères, bien que Juive. Elle était émerveillée par ces édifices, les chants religieux et la nature. Elle poussait son fils dans cette quête d'enchantement, tandis que son père s'échinait à gagner l'argent nécessaire à ses caprices de voyages, de toilettes dernier cri et de cosmétique. Théo était sous le charme de sa mère si belle et ne se rendait pas compte que son exhalation alternée par des moments d'abattement était le symptôme de sa folie. Il n'a pas vu tous les sacrifices de son père et n'a pas su l'aimer.

Ces rappels à sa vie antérieure et intérieure reviennent comme une rengaine. Tandis que les échanges avec les autres rescapés sont sans cesse des questionnements : d'où viens-tu ? Où vas-tu ? etc. très répétitifs eux aussi et formulés sans naturel d'où l'impression d'interrogations philosophiques bien plus que d'immersion dans le réel de cet après.

Je suis demeurée en retrait et dans un brouillard qui ne m'a pas permis de voir cette stupéfiante clarté, quel dommage !
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Vermeer
  17 juin 2018
1945, Théo, 20 ans quitte seul les camps de concentration laissant derrière lui ses compagnons. Il veut rentrer "chez lui" à Sternberg, en Autriche. Il avance, se souvient de son enfance, de sa mère fantasque, mystique, qui lui apprend la contemplation, s'arrête dans des camps de réfugiés, fait des rencontres. Madeleine blessée physiquement et moralement a bien connu le père de Théo. Grâce à elle, il découvre un être plus complexe qu'il ne le croyait car il a peu discuté avec lui, n'a pas cherché à le connaître.
Récit qui alterne veille, sommeil, rêves, souvenirs, questions existentielles, métaphysiques. Récit poétique et onirique, récit tragique qui traduit l'effondrement d'un monde, d'une culture, d'une civilisation mais aussi porteur d'espoir car la vie renait et que l'entraide entre les hommes a résisté à l'horreur. Récit d'apprentissage, initiatique, une marche géographique et intérieure. Théo apprend que les hommes sont doubles, que le monde est complexe, que le pouvoir du langage est limité et la contemplation transmise par sa mère lui est d'un grand secours.
Dernier roman d'Aharon Appelfeld mort en janvier 2018 dans lequel on retrouve son style, ses préoccupations.
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cathe
  15 juin 2018
Théo, vingt ans, vient de quitter le camp de concentration allemand où il était depuis des années, les Russes sont venus les délivrer. Maintenant il a pris la route et va essayer de rejoindre sa petite ville d'Autriche pour peut-être retrouver sa famille. Son père sans doute pas car il a été déporté comme lui. Mais sa mère, d'une santé mentale fragile, est peut-être encore là-bas. Quelques rencontres en chemin lui redonnent des habitudes sociales presque normales, bien que tous ses compagnons de route viennent comme lui de passer des années effrayantes dans les camps.


Depuis « Histoire d'une vie » qui m'avait fait connaître Appelfeld, je lis la plupart de ses ouvrages. Beaucoup de poésie et de rêverie adoucissent quelque peu le propos toujours dramatique. Je me souviens lui avoir entendu dire qu'il n'avait jamais réussi à écrire sur les camps eux-mêmes et sur la vie là-bas. Dans tous ses livres cette période n'est évoquée qu'à travers les sensations qui persistent des mois et des années après. Ainsi les sensations de faim et de soif qui ne le quitteront jamais. Il est mort au début de l'année et ce livre est sans doute le dernier, à moins que l'on retrouve quelques textes non publiés.
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Henri-l-oiseleur
  09 février 2018
Le jeune Théo Kornfeld, libéré du camp de concentration où il a été interné, rentre chez lui à pied. C'est le sujet de ce récit, qui n'est pas sous-titré "roman", ni "témoignage", ni "autobiographie", ni rien de semblable. On serait tenté de parler de structure picaresque, à cause des étapes, des rencontres, des situations traversées par le héros voyageur, mais le pittoresque et la drôlerie du roman picaresque sont ici absents. Théo Kornfeld se sent poursuivi par des remords et des vengeurs : ses camarades de captivité n'ont pas apprécié qu'il les quitte pour rentrer seul chez lui ; il a en quelque sorte trahi sa communauté pour renouer avec sa vie d'avant-guerre ; à une étape, il se défend contre un homme qui l'agresse, apprenant que sa mère fréquentait trop les monastères chrétiens : il se reproche d'avoir fait tomber son agresseur. Son voyage est ainsi parsemé de doutes, de questions, de remords, de souvenirs, de visions du passé ou bien du camp, ce qui fait que le récit se déroule sur plusieurs plans à la fois : la "réalité" du retour à la maison, les rêves du passé et ses dialogues avec les morts, les visions qu'il a de personnes qui lui parlent et à qui il répond, les souvenirs du camp. Mais aussi, la nourriture, le retour à une alimentation plus saine, le café, le sucre, la soupe, ces éléments ordinaires de la vie prennent une dimension miraculeuse pour tous ceux qui en ont été privés, de même que le sommeil, les réveils sans gardes ni brutalités, tout ce plaisir de vivre qui revient lentement à Théo à mesure qu'il voyage. Cette sensualité va de pair avec l'irréalité de ce beau récit qui s'étage en plusieurs plans de réel et de rêve. Loin d'être compliqué, ce texte au réalisme réfracté dans tous ces niveaux différents devient poétique, multiple et profondément attachant.
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Bibliblogueuse
  22 avril 2018
Theo, jeune homme prisonnier pendant la guerre, sort du camp n°8. Il prend immédiatement la route, bien déterminé à rentrer chez lui retrouver ses parents. Mais des rencontres sur le chemin, des rêves et des souvenirs vont bouleverser et ralentir son projet. L'amour, la folie, la difficile reprise d'une vie normale sont les thèmes essentiels de ce roman. Cependant, je n'ai pas été totalement convaincue par l'aspect onirique et la lenteur du roman. Détails sur le blog.
Lien : http://bibliblog.net/des-jou..
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luocine
  13 novembre 2018
ai déjà lu, et j'avais été très touchée par l'Histoire d'une Vie, le décès de Aharon Appenfeld en janvier 2018 a conduit notre bibliothécaire à mettre ce livre au programme de notre club. Cette lecture est un nouvel éclairage sur la Shoah. L'auteur y rassemble, en effet, ses souvenirs sur les quelques mois après la libération des camps de concentration. Nous suivons Théo Kornfeld qui veut retrouver sa maison familiale en Autriche. Dans des chapitres très courts, le jeune homme raconte son errance à travers une Europe ravagée par la guerre, et sa volonté de retrouver son père et surtout sa mère, il est peu à peu envahi par ses souvenirs d'enfance. Avant la guerre, sa mère, visiblement bipolaire, entraîne son fils dans tous les lieux où l'on peut écouter des concerts de Bach en particulier les monastère chrétiens et petites chapelles isolées même si elle en est parfois rejetée comme « salle juive ». Elle entraîne aussi son mari vers une faillite financière, lui qui travaille comme un fou pour satisfaire tous les besoins de sa trop belle et fantasque épouse. L'errance de Théo à peine sorti de son camp, lui fait croiser les « rescapés ». Chaque personne essaie de retrouver une once de dignité pour repartir vers d'autres horizons. C'est terrible et chaque vie révèle de nouvelles souffrances, je pense à cette femme qui s'installe sur le bord de la route pour apporter des soupes chaudes et réconfortantes aux personnes qui viennent d'être libérées et qui sont sur les routes. Elle ne peut pas se remettre d'avoir empêché sa soeur et ses deux nièces de s'exiler en Amérique avant l'arrivée des nazis, elles sont mortes maintenant et en nourrissant les pauvres ères échappés à la mort elle essaie d'oublier et de revivre.

Entre rêve et hallucination, Théo livre un peu les horreurs dont il a été témoin, et surtout il redonne à chacune des personnes dont il se souvient une personnalité complexe qui ne se définit pas par le numéro gravé sur son bras, ni par sa résistance ou non aux coups reçus à longueur de journée. Tout ce que raconte Théo se passe dans une atmosphère entre rêve et réalité, il est trop faible pour avoir les idées très précises et les souvenirs de l'auteur viennent de si loin mais ils ne se sont jamais effacés c'est sans doute pour cela qu'il dit de ses journées qu'ils sont « d'une stupéfiante clarté ». Un livre qui vaut autant par la simplicité et la beauté du style de l'auteur que par l'émotion qu'il provoque sans avoir recours à un pathos inutile, ici les faits se suffisent à eux mêmes.
Lien : http://luocine.fr/?p=10023
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Aifelle
  01 mars 2018
Theo vient d'être libéré du camp n° 8 et il a pris la route, seul, laissant derrière lui ses compagnons de déportation. Son but est de marcher tout droit jusqu'à la petite ville d'où il venait pour retrouver ses parents, surtout sa mère, Yetti. Il a vingt ans.

Sur les routes, d'autres déportés errent, le plus souvent en groupe, désorientés, se nourrissant de vivres abandonnées par les soldats allemands, soignant ceux qui peuvent l'être, bricolant des abris de fortune. Théo ne se sent pas à l'aise avec les autres, il se reproche d'avoir abandonné ses camarades, alors qu'ils l'avaient aidé à survivre. Sans eux, il serait mort du thyphus.

Réfugié depuis quelques jours dans une cabane où il a trouvé tout ce qu'il lui faut, il accueille Madeleine, une femme couverte de plaies. Il se trouve qu'elle a bien connu son père. Il est heureux qu'elle lui raconte l'homme qu'il était. Obnubilé par sa mère, il est triste d'avoir méconnu cet homme bon et généreux.

Malgré son absence de forces physiques, Théo reprend la route et ses journées se déroulent entre rencontres et divagations. Toujours son esprit revient à sa mère, une femme à la beauté fracassante, fantasque et inconséquente, subjuguée par les églises et leurs chants. Elle n'aime rien tant que visiter des monastères et entraîner Théo dans des escapades soudaines et coûteuses. Il lui était viscéralement attaché, ébloui par ses fantaisies et son ascendant sur les autres.

Théo irrite les hommes qu'il rencontre en parlant de sa mère et de son amour des églises. Après ce que les Juifs viennent de vivre, on le prend pour un provocateur et il se croit poursuivi par un groupe qui voudrait le punir.

Livre posthume de l'auteur, c'est un des meilleurs que j'ai lus. Il y a le côté poignant des survivants, errant dans la campagne, ayant compris pour la plupart qu'ils ne retrouveraient personne et que le monde qu'ils avaient connu a sombré définitivement. Et il y a les souvenirs d'enfance de Théo avec sa mère, poétiques, ouverts sur le rêve et l'inconnu, revenant à une époque où tout était possible.

On retrouve bien sûr les thèmes favoris de l'auteur, sous un angle encore différent, dans une écriture magnifique. A découvrir absolument.
Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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KARANDAKOFF
  27 novembre 2018
Difficile d'être critique lorsqu'il s'agit d'un livre sur la Shoah.
Histoire d'un déporté. le camps où Théo était détenu est libéré. Il part, sans attendre ses compagnons de captivité. Il part seul, évitant soigneusement les anciens déportés, avec une seule idée en tête : rentrer chez lui, en Autriche. Possible, impossible ? On ne le saura jamais et ce n'est pas le sujet. Théo s'arrête dans une baraque d'anciens gardiens de camps et un peu plus tard il y rencontrera Madeleine, qui a bien connu son père, Martin, mieux, bien mieux que lui n'a pu le faire. Madeleine est malade et Théo se résout à la ramener parmi les leurs, les anciens déportés, là où trouve nourriture et soins.
Dès lors, Madeleine va hanter les jours et les nuits de Théo ainsi que la mère de Théo, Yetti et son père qu'il connait si mal, Martin.
On vogue entre rêve, réalité, réminiscences, réflexions. Le passé de Théo n'est jamais explicite et on se lasse entre trop de longueurs et d'errance.
Lien : https://laffairekoutiepov.wo..
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Litteraflure
  08 septembre 2018
Qu'elle est longue cette marche ! Qu'elle est ennuyeuse ! Il faut dire qu'après Primo Lévi, qu'est ce qui peut être dit ? Les souvenirs familiaux qui surgissent au milieu de la tragédie de la fuite du héros ont quelque chose d'indécent, d'incongru, c'est difficile à expliquer. Toujours est-il que cette odyssée tombe à plat et que parfois, le silence est plus fort que la parole.
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