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ISBN : 2757875078
Éditeur : Points (03/01/2019)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Theo Kornfeld a vingt ans lorsqu'il quitte le camp de concentration que ses gardiens viennent d'abandonner à l'approche des Russes. Il n'a qu'un seul but : retrouver la maison familiale. Errant sur les chemins, blessés au plus profond d'eux-mêmes, les déportés qu'il croise lui rappellent l'horreur à laquelle il a survécu, tandis que d'autres figures émergent de son passé.
Celle de sa mère, Yetti, une femme à la beauté exceptionnelle, au caractère fantasque, q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
lucia-lilas
  30 avril 2018
Après la libération des camps, Theo Kornfeld, âgé de vingt ans, part sur les routes, seul, sans ses compagnons de déportation. Il a passé deux ans et demi dans le camp numéro 8, a vu mourir la plupart des hommes de son baraquement. Il doit la vie à ceux qui l'ont aidé tandis qu'il avait contracté le typhus. Maintenant, il rentre chez lui, à Sternberg, en Autriche. Il doit marcher, veiller à ne pas se perdre, ne pas revenir sur ses pas. Il plante des piquets çà et là pour en être certain. Il admire le paysage éblouissant qui s'offre à lui, s'arrête pour une contemplation volée à cette course contre la montre. « L'immense plaine s'étendait dans toute sa splendeur verte. Les ombres des bouleaux frémissaient sur le sol en silence. Une douce lumière de fin d'après-midi régnait, tel un cocon dans lequel l'on pouvait se blottir. » Sur le chemin, où errent de nombreux déportés, il ne cesse de faire des rencontres, notamment celle de Madeleine, survivante de la Shoah elle aussi, qui fut secrètement amoureuse de Martin, le père de Theo. C'est auprès de cette femme qu'il connaîtra peut-être un peu mieux ce père libraire si mystérieux.
D'autres déportés trouvent un sens à leur vie en distribuant du café et des sandwichs à ceux qui ont souffert de la faim et de la soif pendant plusieurs années. Offrir aux autres de quoi vivre, telle est maintenant leur mission. Avec certains, il discute, s'interroge, se dispute ou reste silencieux.
Et puis, Theo dort, souvent. Il tombe d'épuisement sans même s'en rendre compte et s'enfonce dans la profondeur des songes. Alors, il retrouve le visage de sa mère, Yetti, une très belle femme fantasque fascinée par la beauté des monastères chrétiens, notamment celui de Sankt Peter où elle contemple pendant des heures une icône de Jésus, oubliant momentanément son judaïsme. Elle admire aussi la musique de Bach, préférant initier son fils aux beautés du monde plutôt que de l'envoyer à l'école. « On ne peut pas se permettre de rater une belle vision que l'instant nous offre. » lui disait-elle souvent avant d'être déportée elle aussi.
Les personnages de Aharon Appelfeld évoluent entre veille et sommeil, divagations et rêves et si l' on ne perçoit pas toujours au premier abord le sens de leurs propos, tout laisse penser que ce qu'ils disent est essentiel. D'ailleurs, ces êtres semblant évoluer dans un monde onirique ont quelque chose de kafkaïen. Souvent rêve et réalité se confondent et l'on passe de l'un à l'autre au détour d'une phrase. C'est donc une traversée mystérieuse et énigmatique qu'il nous est donné de faire aux côtés de Theo.
Ce roman, à la fois poétique et philosophique, pose à travers les interrogations du personnage principal les grandes questions qui ne cessent de hanter le peuple juif : Pourquoi ? Quelle est notre faute ? Peut-on témoigner sur les camps et si oui, de quelle façon ? Ne vaut-il pas mieux se taire ? Faut-il « rester groupés » ou partir, s'éloigner du groupe ? Et si l'on s'éloigne, qui nous comprendra ? « Je ne comprends pas pourquoi les gens se rassemblent de nouveau. Ils n'ont pas appris la leçon ? » s'interroge Theo « Rester ensemble, toujours ? Toujours avec ceux dont la souffrance ne quitte pas le visage ? À ressasser ce qui s'est passé ? À accuser tantôt les autres, tantôt soi-même ? ».
Toutes ces questions reviennent à l'esprit du jeune Theo, de façon obsessionnelle, tandis qu'il progresse chaque jour un peu plus. Mais que va-t-il trouver en rentrant ? Ses parents déportés sont-ils encore vivants ? N'est-ce pas risqué de rentrer pour s'apercevoir que l'on est seul, qu'ils sont tous morts là-bas ?
« Nous devons accepter l'incompréhensible comme une part de nous-même… L'incompréhensible est plus fort que nous. On doit l'accepter, comme on accepte sa propre mort. » pense Madeleine. Terribles paroles… Peuvent-elles soulager ? Je ne sais pas...
Des jours d'une stupéfiante clarté a d'autant plus de force que l'on sait qu'il est le dernier livre de l'auteur, mort le 7 janvier 2018 à l'âge de 85 ans. En 1941, il avait été déporté enfant avec son père à la frontière ukrainienne dans un camp de travail de Transnistrie dont il s'était échappé en 1942, seul, à l'âge de dix ans. Il se cacha dans la forêt où il vécut pendant trois ans en mangeant tout ce qu'il pouvait trouver, fut hébergé par une prostituée et rejoignit une bande de voleurs de chevaux avant d'être enrôlé comme cuisinier par l'Armée Rouge. Après moult pérégrinations, il arrive en Palestine en 1946, à 13 ans. Il dira de son enfance qu'elle fut horrible, atroce, tout en précisant : « Je rends grâce à Dieu qu'ils n'aient pas pris l'enfant qui est en moi. » Il apprendra l'hébreu et enseignera à l'Université. Il retrouvera en 1957 son père en Israël. La littérature sera au coeur des travaux de l'auteur. Il pensait en effet qu'il était nécessaire de passer par la littérature pour dire la vérité parce qu'autrement, on ne le croirait pas… Stupéfiantes paroles.
Par ailleurs, la littérature lui permettait de combler les blancs et de lutter contre l'oubli. « Je n'écris pas des livres, j'écris la saga du peuple juif. » Un livre, toujours le même, comment peut-il en être autrement ?
Dans ce très beau roman testamentaire, dont l'écriture n'a de simplicité que les apparences, Theo semble être un double de l'auteur, porteur de ses doutes, de ses angoisses, du sentiment d'absurdité qui l'habite, un être pleurant la perte de la mère, amour absolu, dont il a été violemment privé.
Son personnage aura-t-il plus de chance que lui en retrouvant à la maison une mère et un père se tenant sur le seuil pour l'accueillir  et l'aimer ?
Quoi qu'il en soit, dorénavant, comme le dit un rescapé du désastre : « Malgré ce que nous avons éprouvé dans notre chair, nous nous battrons pour garder l'esprit lucide et la foi dans le bien. Et malgré la mort cruelle qui a voulu nous arracher nos parents et grands-parents, nous continuerons de vivre avec eux. Nous avons abattu la séparation entre la vie et la mort. » Peut-être le songe est-il le seul espace possible où les vivants et les morts se retrouvent et s'aiment…
Puissent-ils être heureux et rattraper un peu le temps perdu...
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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PrettyYoungCat
  04 février 2019
Entre conte philosophique et récit onirique, Des jours d'une stupéfiante clarté est l'histoire de Théo, un Juif libéré d'un camp de concentration.
Aharon Appelfeld est lui-même un rescapé de camp de concentration et raconter l'après Shoah sous forme de roman pouvait s'avérer fort intéressant. Malheureusement, je n'ai pas du tout été captivée par cet ouvrage qui renferme pourtant une forme de poésie mais à laquelle je n'ai pas été sensible. Je regrette d'être passée à côté de ce livre et d'autant plus pour ce monsieur (décédé en 2018) qui a tenté de délivrer un message que je n'ai pas su capter.
L'histoire n'en est pas vraiment une, elle est plutôt un cheminement initiatique que son personnage, Théo donc, tente d'emprunter pour donner sens à ce qui lui est arrivé à lui et à ses "camarades".
Il repense continuellement à sa mère qu'il avait tant idolâtrée, elle qui l'emmenait voir les monastères, bien que Juive. Elle était émerveillée par ces édifices, les chants religieux et la nature. Elle poussait son fils dans cette quête d'enchantement, tandis que son père s'échinait à gagner l'argent nécessaire à ses caprices de voyages, de toilettes dernier cri et de cosmétique. Théo était sous le charme de sa mère si belle et ne se rendait pas compte que son exhalation alternée par des moments d'abattement était le symptôme de sa folie. Il n'a pas vu tous les sacrifices de son père et n'a pas su l'aimer.
Ces rappels à sa vie antérieure et intérieure reviennent comme une rengaine. Tandis que les échanges avec les autres rescapés sont sans cesse des questionnements : d'où viens-tu ? Où vas-tu ? etc. très répétitifs eux aussi et formulés sans naturel d'où l'impression d'interrogations philosophiques bien plus que d'immersion dans le réel de cet après.
Je suis demeurée en retrait et dans un brouillard qui ne m'a pas permis de voir cette stupéfiante clarté, quel dommage !
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Henri-l-oiseleur
  09 février 2018
Le jeune Théo Kornfeld, libéré du camp de concentration où il a été interné, rentre chez lui à pied. C'est le sujet de ce récit, qui n'est pas sous-titré "roman", ni "témoignage", ni "autobiographie", ni rien de semblable. On serait tenté de parler de structure picaresque, à cause des étapes, des rencontres, des situations traversées par le héros voyageur, mais le pittoresque et la drôlerie du roman picaresque sont ici absents. Théo Kornfeld se sent poursuivi par des remords et des vengeurs : ses camarades de captivité n'ont pas apprécié qu'il les quitte pour rentrer seul chez lui ; il a en quelque sorte trahi sa communauté pour renouer avec sa vie d'avant-guerre ; à une étape, il se défend contre un homme qui l'agresse, apprenant que sa mère fréquentait trop les monastères chrétiens : il se reproche d'avoir fait tomber son agresseur. Son voyage est ainsi parsemé de doutes, de questions, de remords, de souvenirs, de visions du passé ou bien du camp, ce qui fait que le récit se déroule sur plusieurs plans à la fois : la "réalité" du retour à la maison, les rêves du passé et ses dialogues avec les morts, les visions qu'il a de personnes qui lui parlent et à qui il répond, les souvenirs du camp. Mais aussi, la nourriture, le retour à une alimentation plus saine, le café, le sucre, la soupe, ces éléments ordinaires de la vie prennent une dimension miraculeuse pour tous ceux qui en ont été privés, de même que le sommeil, les réveils sans gardes ni brutalités, tout ce plaisir de vivre qui revient lentement à Théo à mesure qu'il voyage. Cette sensualité va de pair avec l'irréalité de ce beau récit qui s'étage en plusieurs plans de réel et de rêve. Loin d'être compliqué, ce texte au réalisme réfracté dans tous ces niveaux différents devient poétique, multiple et profondément attachant.
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Vermeer
  17 juin 2018
1945, Théo, 20 ans quitte seul les camps de concentration laissant derrière lui ses compagnons. Il veut rentrer "chez lui" à Sternberg, en Autriche. Il avance, se souvient de son enfance, de sa mère fantasque, mystique, qui lui apprend la contemplation, s'arrête dans des camps de réfugiés, fait des rencontres. Madeleine blessée physiquement et moralement a bien connu le père de Théo. Grâce à elle, il découvre un être plus complexe qu'il ne le croyait car il a peu discuté avec lui, n'a pas cherché à le connaître.
Récit qui alterne veille, sommeil, rêves, souvenirs, questions existentielles, métaphysiques. Récit poétique et onirique, récit tragique qui traduit l'effondrement d'un monde, d'une culture, d'une civilisation mais aussi porteur d'espoir car la vie renait et que l'entraide entre les hommes a résisté à l'horreur. Récit d'apprentissage, initiatique, une marche géographique et intérieure. Théo apprend que les hommes sont doubles, que le monde est complexe, que le pouvoir du langage est limité et la contemplation transmise par sa mère lui est d'un grand secours.
Dernier roman d'Aharon Appelfeld mort en janvier 2018 dans lequel on retrouve son style, ses préoccupations.
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cathe
  15 juin 2018
Théo, vingt ans, vient de quitter le camp de concentration allemand où il était depuis des années, les Russes sont venus les délivrer. Maintenant il a pris la route et va essayer de rejoindre sa petite ville d'Autriche pour peut-être retrouver sa famille. Son père sans doute pas car il a été déporté comme lui. Mais sa mère, d'une santé mentale fragile, est peut-être encore là-bas. Quelques rencontres en chemin lui redonnent des habitudes sociales presque normales, bien que tous ses compagnons de route viennent comme lui de passer des années effrayantes dans les camps.

Depuis « Histoire d'une vie » qui m'avait fait connaître Appelfeld, je lis la plupart de ses ouvrages. Beaucoup de poésie et de rêverie adoucissent quelque peu le propos toujours dramatique. Je me souviens lui avoir entendu dire qu'il n'avait jamais réussi à écrire sur les camps eux-mêmes et sur la vie là-bas. Dans tous ses livres cette période n'est évoquée qu'à travers les sensations qui persistent des mois et des années après. Ainsi les sensations de faim et de soif qui ne le quitteront jamais. Il est mort au début de l'année et ce livre est sans doute le dernier, à moins que l'on retrouve quelques textes non publiés.
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critiques presse (5)
LaCroix   09 avril 2018
Le dernier roman d’Aharon Appelfeld – mort en janvier – est une plongée dans un temps suspendu, à travers l’histoire d’un jeune homme tout juste rescapé des camps de la mort.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   23 mars 2018
« Des jours d’une stupéfiante clarté » paraît en France quelques semaines après la mort de son auteur. C’est l’occasion de revenir sur la puissance d’évocation de l’écrivain israélien, originaire d’Europe centrale et survivant de la Shoah.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs   02 mars 2018
"Des jours d'une stupéfiante clarté" paraît. C'est le roman posthume du grand sage juif disparu il y a quelques mois.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaLibreBelgique   20 février 2018
Mort le 4 janvier, le grand écrivain israélien laissait ce très beau roman "Des jours d’une stupéfiante clarté". Survivre à la Shoah amène à distinguer enfin l’éphémère de l’immuable.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   16 février 2018
Le roman testamentaire du grand écrivain israélien mort le 4 janvier 2018.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
AdriatikAdriatik   25 janvier 2018
"Les choses se déroulent parfois différemment de ce que nous avons imaginé, et il nous est difficile de comprendre leur sens.......
Nous devons accepter l'incompréhensible comme une part de nous-mêmes."
"Sans le remettre en question?" s'était étonné Theo.
"L'incompréhensible est plus fort que nous. On doit l'accepter, comme l'on accepte sa propre mort."
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alainmartinezalainmartinez   03 septembre 2018
Chacun d’entre nous a éprouvé le Mal dans sa chair. Nous avons surmonté la peur et nous avons des valeurs. Nous savons ce qui est important et ce qui est dérisoire. Ce ne sera pas facile de transmettre notre expérience aux autres, mais nous en serons les gardiens, jusqu’au moindre détail. Prions pour ne pas échouer.
Commenter  J’apprécie          90
NievaNieva   02 mai 2018
« Qu'est devenue la librairie ?
— Papa l'a vendue.
— Dommage. C'était son refuge lorsqu'il traversait une période difficile. Il aurait voulu faire des études, mais ses parents n'avaient pas d'argent pour lui en payer. Il lisait beaucoup et possédait des connaissances dans de nombreux domaines. Il me sidérait tout le temps.
— Moi, je n'ai pas excellé dans les études, répéta Theo.
— Mais Yetti t'emmenait dans des églises et des monastères. Ce que tu as vu est resté en toi jusqu'à ce jour.
— C'est vrai.
— Chacun apprend de manière différente. Tu as été en contact avec des choses dissimulées dès ton plus jeune âge.
— Mais je ne les comprenais pas.
— Nul besoin de comprendre », dit Madeleine, tandis qu'un sourire plissait ses lèvres.
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alainmartinezalainmartinez   30 août 2018
Theo pensa soudain : Au camp, on parlait une autre langue, une langue réduite, on n’utilisait que les mots essentiels, voire plus de mots du tout. Les silences entre les mots étaient leur vrai langage. Un jour, un compagnon de son âge, pour qui il avait de l’estime, lui avait confié : « J’ai peur que nous soyons muets lorsque nous serons libérés. Nous n’avons presque plus de mots dans nos bouches. »
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   09 février 2018
Théo pensa soudain : Au camp, on parlait une autre langue, une langue réduite, on n'utilisait que les mots essentiels, voire plus de mots du tout. Les silences entre les mots étaient leur vrai langage. Un jour, un compagnon de son âge, pour qui il avait de l'estime, lui avait confié : " J'ai peur que nous soyons muets lorsque nous serons libérés. Nous n'avons presque plus de mots dans nos bouches."
Théo était d'accord avec lui mais ne savait comment l'exprimer.

p. 198
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Videos de Aharon Appelfeld (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aharon Appelfeld
Lecture en musique composée à partir du livre d?Aharon Appelfeld [L?Olivier, 2011 ; rééd. Points, 2019]. Extraits lus en français et en hébreu. avec : Laurent Natrella (de la Comédie Française), Valérie Zenatti (voix en hébreu), Eric Slabiak (violon), Franck Anastasio (guitare).
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