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ISBN : 2266270478
Éditeur : Pocket (22/11/2018)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 123 notes)
Résumé :
De l'Irlande des années 1920 au Maine des années 2000, en passant par les plaines du Midwest meurtries par la Grande Dépression, un roman ample, lumineux, où s'entremêlent les voix de deux orphelines pour peindre un épisode méconnu de l'histoire américaine.

Entre 1854 et 1929, des trains sillonnaient les plaines du Midwest avec à leur bord des centaines d'orphelins. Au bout du voyage, la chance pour quelques-uns d'être accueillis dans une famille aima... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  21 février 2019
Le roman nous raconte l'histoire de ces trains qui ont sillonné l'Amérique depuis New-York jusqu'aux états du Midwest pour trouver des familles d'accueils à des milliers d'orphelins entre 1854 et 1929. Cette opération était menée par une oeuvre de bienfaisance protestante dont le seul défaut était de ne pas suivre le bon traitement des enfants après leur arrivée en famille d'accueil.
Le livre commence avec la jeune Niamh, 9 ans. En 1929, venue d'Irlande, vivant dans une extrême pauvreté avec sa famille. Son logement brûle et sa famille périt dans les flammes.
C'est ainsi qu'elle se retrouve dans le train des orphelins.
En 2011, nous la retrouvons très âgée, dans le Maine dans une vaste maison.
Elle accueille chaque jour Molly, une jeune fille obligée de faire des travaux d'intérêt général pour trois fois rien : un vol de livre à la bibliothèque. Molly est abîmée par la vie et placée en famille d'accueil.
Elles ont à peu près le même parcours à des dizaines d'années d'intervalle.
La vieille dame va lui raconter toute son aventure qui va à mon sens manquer de sel car, combien de fois n'ai-je pas voulu savoir comment elle en était arrivée à mener une vie aussi luxueuse au départ d'un rôle de quasi esclave dans une première famille d'accueil.
De plus, l'échange oral manque entre la jeune fille et la vieille dame.
Points positifs, la façon dont la Vivian Daily raconte est très vivante, ne manque pas d'humour. Elle nous présente les personnes qui ont accompagné le train avec beaucoup de bienveillance. Dommage qu'une fois les enfants pris en charge, un simple papier suffisait et on n'entendait plus parler d'eux.
Un roman très moyen pour moi avec quelques moments d'ennui.
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thedoc
  10 avril 2018
En 1929, la jeune Niamh Power a 9 ans. Elle débarque de son Irlande natale avec ses parents, frères et soeur dans l'espoir de trouver une vie meilleure à New York. Suite à un drame, Niamh devient orpheline et est placée comme de nombreux autres enfants à la Société d'aide aux enfants. Très vite, la petite-fille, avec une vingtaine d'autres enfants, embarque à bord d'un train appelé "train des orphelins". le but de leur voyage à tous : le Midwest, avec l'espoir là-bas de trouver une famille aimante en mal d'enfant.
En 2011, dans le Maine, Molly, 17 ans, doit faire des travaux d'intérêt général. La jeune fille, placée en famille d'accueil depuis l'âge de neuf ans, cultive un côté rebelle afin de mieux cacher ses fêlures. La vie, d'un autre côté, ne lui a appris qu'à compter sur elle-même. C'est donc de mauvais gré que la jeune fille se retrouve chez Vivian Daly, 91 ans, afin de débarrasser le grenier de son immense maison. Au coeur des cartons et des vieux objets, les deux femmes vont faire rejaillir de vieux souvenirs.
C'est un aspect étrange et peu connu de l'histoire des Etats-Unis qui est abordé dans ce très beau roman de Christina Baker Kline. "Le train des orphelins" relate en effet à travers la destinée de Niamh Power/Vivian Daly des faits réels mais souvent peu relatés dans les manuels d'Histoire : entre 1854 et 1929, ce sont jusqu'à 200 000 orphelins qui ont été conduits de la côte Est des Etats-Unis jusqu'aux plaines du Midwest, afin d'y trouver de nouveaux foyers. En cette époque de forte immigration, le but réel était bien entendu de nettoyer les rues des grandes villes comme New York de tous les orphelins et vagabonds qui pullulaient. Si certaines familles adoptaient de bon coeur ces enfants, beaucoup d'autres trouvaient là un moyen d'obtenir une main d'oeuvre gratuite et corvéable à merci. Il faut dire que la Société d'aide aux enfants n'étaient pas très regardante sur la probité et les conditions d'accueil de ces familles... Bon débarras, en somme.
L'histoire personnelle de Vivian Daly nous plonge donc dans la grande Histoire : le destin de ces orphelins tout d'abord, avec des histoires toutes différentes à l'issue parfois heureuse mais souvent malheureuse ; puis un tableau des plaines du Midwest meurtries par la Grande Dépression où la misère et le désespoir de certaines bourgades sont très bien reconstituées.
Au récit de Vivian se mêle celui de Molly, de nos jours. Elle aussi orpheline, elle-aussi marquée par une histoire familiale dramatique, la jeune fille est l'élément déclencheur qui nous plonge à ses côtés dans les souvenirs de Vivian. Les deux femmes, chacune à leur époque, chacune avec leur ténacité, sont en lutte face à l'adversité de la vie. L'évocation des origines indiennes de Molly, de ces peuples que l'on a spoliés de leurs terres puis cloîtrés ou exterminés, est un des passages également très fort du livre. L'amitié qui se tisse entre ces deux femmes nous offre des personnages extrêmement attachants et très beaux.
Récit à deux voix, ce roman sur la résilience, brillant et émouvant, généreux, rend un vibrant hommage aux déracinés, à ceux qui ont tout perdu, famille et terres, et qui du jour au lendemain, doivent se décider en une seconde sur ce qu'ils souhaitent emporter avec eux. Partir avec l'essentiel en gardant pour seul richesse ces fantômes qui nous poussent toujours de l'avant.
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NCJ
  25 octobre 2015
1929 - Niamh, petite orpheline irlandaise expatriée aux cheveux roux flamboyants, passagère parmi tant d'autres enfants de ce "train des orphelins", parcourt un chemin bien plus escarpé et endure un destin beaucoup moins pétillant que celui "d'Anne, héroïne du livre de Lucy Maud Montgomery "Anne... la Maison aux pignons verts."
2011 - Molly, dix-sept ans, placée en famille d'accueil dans le Maine, doit effectuer des heures de travail d'intérêt général pour avoir volé un vieux livre dans une bibliothèque.
Niamh (devenueVivian), âgée aujourd'hui de plus de quatre-vingt-dix ans, propose à Molly de l'aider à ranger son grenier pour s’acquitter de sa dette. Les objets entassés depuis des années dans les cartons ravivent les souvenirs de la vieille dame...
J'ai tellement aimé cette histoire que je pourrais la lire une seconde fois si je n'avais pas une PAL qui ne cesse de s'accroître. L'écriture de Christiana est agréable, fluide, juste.
Même si cette fiction est terriblement émouvante, qu'elle flirt avec la misère humaine, la pauvreté et la crasse, l'histoire n'est jamais mièvre ni pathétique. L'alternance entre deux époques rend la lecture encore plus dynamique et donne, au fil des pages, de plus en plus de corps aux personnages. Je suis toujours fascinée par ces auteurs talentueux, capables d'une telle prouesse.
Mais, que vais-je lire après ça ?
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Orzech
  27 novembre 2016
Avec "Le train des orphelins" j'ai pris connaissance d'un fait divers qui m'était jusqu'alors inconnu. Christina Baker Kline s'est très bien documentée avant de consacer son roman à ces milliers d'enfants qui, pendant des années, ont voyagé à bord des trains, pour rejoindre les familles d'accueil. Si les bébés avaient plus de chance de trouver une famille aimante, les enfants plus âgés étaient souvent considérés comme une main d'oeuvre gratuite et leur sort n'avait rien à envier.
Le fait de raconter en parallèle l'histoire de deux orphelines en alternant le passé et le présent a très bien fonctionné pour rendre le récit plus vivant. Je me suis bien sûr plus intéressée au sort de Niemph-Vivian confrontée dès ses neuf ans à une série de malheurs et de mauvaises rencontres, même si l'enfance de Molly, ballottée d'une famille d'accueil à une autre, n'est pas non plus des plus faciles. La curiosité, l'admiration, le mépris, la compassion, l'incompréhension, le dégoût, ce roman a suscité toute une palette d'émotions. Certains passages sont assez prévisibles, d'autres m'ont surprise mais je me suis laissée facilement captiver par cette histoire hors du commun.
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cecile13
  07 janvier 2018
Très beau roman. L'auteur évoque un pan inconnu de l'histoire des Etats-Unis. de 1854 à 1929, de nombreux orphelins étaient transportés dans des trains, faisant arrêt dans chaque gare pour rencontrer une famille potentielle.
Les bébés avaient le plus de chance d'être accueillis dans une famille aimante.
Quant aux autres enfants plus âgés, ils allaient devenir des domestiques pour les filles et des garçons de ferme pour les garçons. Ils vont connaître la faim, la solitude et parfois les coups. J'ai été révoltée par le traitement subi par ces enfants, ces "rencontres" ressemblaient plutôt à des foires aux bestiaux.
Une très belle fin émouvante, pleine d'espoir.
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
thedocthedoc   07 avril 2018
Qu'elle est misérable votre enfance quand on se dit que personne ne vous aime ou n'a envie de s'occuper de vous, lorsqu'on est toujours l'étranger qui contemple du dehors ce qui se passe à l'intérieur. J'ai l'impression d'avoir dix ans de plus que mon âge. J'en sais trop. J'ai été témoin du pire dont sont capables les gens, je les ai vus désespérés et égoïstes, et le fait d'avoir vécu cela m'a rendu méfiante. Alors j'apprends à faire semblant, à sourire et à hocher la tête, à faire montre d'une empathie que je ne ressens pas. J'apprends à me fondre dans la masse, à ressembler à tout le monde, alors même qu'à l'intérieur je me sens brisée.
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jeunejanejeunejane   21 février 2019
Ralph aussi a essayé de se focaliser sur ses bons côtés. Il est comme ça, Ralph. Il voit le bien même là où il n'est pas. Une part d'elle-même lui est reconnaissante de cette foi qu'il place en elle, mais, malgré tout, elle ne lui fait pas totalement confiance. C'est presque mieux avec Dina parce qu'elle au moins, ne fait pas mine de vouloir cacher ses soupçons.
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AnalireAnalire   24 février 2016
Je voulais juste dire que ce qui est arrivé aux Indiens est exactement comme ce qui est arrivé aux Irlandais quans ils étaient sous la coupe des Anglais. Le combat était inégal. On leur a volé leurs terres, leur religion a été interdite et on les a forcés à se soumettre à une force étrangère. Qu'il s'agisse des Irlandais ou des Indiens, dans les deux cas, c'est injuste.
Commenter  J’apprécie          140
thedocthedoc   10 avril 2018
"Qu'elle est la meilleure chose qui te soit arrivée ces dix dernières années, Dutchy ?
- Te retrouver."
Cela me fait sourire. Je m'appuie contre sa poitrine.
"A part ça ?
- Te rencontrer."
Ensemble, nous rions.
"Et à part cela ?
- Hum, à part cela..., dit-il d'un ton rêveur, les lèvres posées sur mon épaule. Y a-t-il autre chose à part cela ?"
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PickItUpPickItUp   02 août 2017
La rage que Molly ressent est si intense qu'elle voit des taches noires danser devant ses yeux. Pendant plus de quatre-cents ans, les Indiens ont été trompés, parqués, confinés dans des territoires exigus, discriminés et traités de sales Indiens, de Peaux-Rouges, de sauvages. Impossible pour eux de trouver un travail ou de s'acheter une maison. Peut-être étrangler cet imbécile sans compromettre sa liberté conditionnelle ? Elle inspire profondément et essaie de se calmer. Puis lève la main. M. Reed la regarde, surpris. Il est rare que Molly demande à intervenir.
"Oui ?
- Je suis une Indienne."
Elle ne l'a jamais dit à personne, à part à Jack. Elle sait que pour Tyler, elle n'est, au mieux, qu'une ... gothique, à supposer que Tyler pense quoi que ce soit d'elle.
" Une Indienne penobscot. Je suis née sur Indian Island. Je voulais juste dire que ce qui est arrivé aux Indiens est exactement comme ce qui est arrivé aux Irlandais quand ils étaient sous la coupe des Anglais. Le combat était inégal. On leur a volé leurs terres, leur religion a été interdite et on les a forcés à se soumettre à une force étrangère. Qu'il s'agisse des Irlandais ou des Indiens, dans les deux cas, c'est injuste.
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