AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 271447912X
Éditeur : Belfond (04/10/2018)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Après l'immense succès du Train des orphelins, Christina Baker Kline recrée l'histoire de l'une des muses les plus célèbres, et les plus mystérieuses, de la peinture américaine du XX e siècle. Un roman fascinant et plein de tendresse sur l'amitié, le regard de l'autre et la force de l'art.Du monde, Christina Olson n'a rien vu. Paralysée depuis l'enfance, elle vit recluse dans la ferme familiale, perchée sur une falaise du Maine. Sa seule ouverture sur l'extérieur : ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
kateginger63
  17 novembre 2018
Une muse fragile dans le Maine rural
*
Je n'ai pas cette habitude de lire des romans ou essais sur l'art. Mais la curiosité l'emporte quand l'occasion de découvrir une belle histoire derrière un tableau assez connu m'est proposée.
De surcroît dans un environnement aussi romantique et mystérieux que le Maine rural du début du 20e siècle. Rajoutez à cela une pincée d'histoire tragique de sorcières de Salem. C'est bon, vous m'avez ferré :)
*
Connaissez-vous ce tableau "le monde de Christina" peint par Andrew Wyeth ? J'en avais une vague idée, l'ayant entraperçu dans des documentaires ou autres articles artistiques. Cette femme couchée dans l'herbe haute regardant la ferme grise au loin.
C'est une biographie très romancée de Christina Olson, muse du peintre.
*
L'auteure a réalisé un important travail de documentation sur la vie de Christina. Pour cela, elle a arpenté cette région sauvage et rude. Visité cette maison mystérieuse. Et mené différentes interviews avec les descendants et quelques contemporains encore vivants. On sent dans le récit que l'auteure est tombée amoureuse de cette histoire touchante et émouvante de cette jeune fille handicapée.
*
Une histoire qui se déroule par petites touches , telles les couleurs sur un tableau encore vierge. Alternant le passé (sa vie de fille, jeune fille puis femme mûre) et le présent (présence d'Andrew et ses séances de peinture), on découvre une vie faite de dur labeur, d'abnégation, de souffrances, d'espoir, d'amour, de déception, d'amertume, de désillusions et aussi d'apaisement.
Christina subira bien des épreuves. Son handicap sera un barrage pour un certain nombre de choses. Notamment la restriction de ses mouvements. Elle verra sa maison comme une prison . Puis Andrew - son alter ego, son âme soeur - sera la lumière dans sa vie sombre et étriquée.
*
C'est un texte fort, vibrant de sensations. J'ai été touchée par cette sensibilité à fleur de peau qu'évoque cette histoire. Intime, pudique mais aussi révoltante par bien des côtés (la place de la femme dans cette société encore conservatrice et moralisatrice), bouleversante et instructive.
*
Un beau portrait de femme forte et fragile. Une magnifique parenthèse où l'histoire et l'art se complètent parfaitement avec une petite touche d'imagination romanesque.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
sylvaine
  11 octobre 2018
Le monde de Christina Christina Baker Kline Editions Belfond le cercle Belfond. Octobre 2018 #Christina Baker Kline #NetGalleyFrance
Allez j'avoue avant d'ouvrir ce roman mis entre mes mains par les éditions Belfond via NetGalley je n'avais jamais entendu parler du Monde de Christina, toile emblématique de la peinture américaine peinte en 1948 par Andrew Wyeth et exposée au Muséum of Modern Art de New York depuis 1949; Dans ces notes l'auteure affirme "Christina incarne nombre des caractéristiques que nous en sommes venus à considérer comme typiquement américaines: individualisme farouche force tranquille, bravade face aux obstacles, persévérance acharnée."Mais qui est donc Christina Olson?
Christina Olson vit dans une ferme du Maine et malgré une maladie invalidante qui peu à peu l'a privée de son autonomie motrice elle continue à se battre jour après jour . Bravant le regard des autres, elle continue à avancer. Sa vie n'a pas été vous l'imaginez sans aucun doute un long fleuve tranquille mais elle fait face. Christina Baker Kline est fascinée depuis l'enfance par cette toile et s'est penchée sur le destin hors norme de celle qui est devenue la muse d'Andrew Wyeth. Restant au plus près de ses sources elle retrace sa vie, celle des ses parents et mieux , celle de ces hommes et femmes fermiers, pêcheurs qui vivent "à l'ancienne" pour beaucoup sans se préoccuper de ce que les gens de la ville pensent.L'auteure sait trouver les mots justes, touchants sans atermoiements, les hommes sont là , bien présents , vivants dans une nature luxuriante et rétive qu'ils aiment et respectent. Un bien beau roman que celui-ci servi par la plume élégante et efficace de Christina Baker Kline. Un beau voyage humain et pictural que je vous recommande chaleureusement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
coquinnette1974
  02 novembre 2018
Le monde de Christina de Christina Baker Kline m'a été envoyé par les éditions Belfond, via net galley.
Christina Olson est paralysée depuis l'enfance, elle vit recluse dans la ferme familiale, perchée sur une falaise du Maine. Elle rêve, se nourri des aventures de ses ancêtres.
L'arrivée de nouveaux voisins, la pétillante Betsy et son fiancé, le jeune peintre Andrew Wyeth, va bouleverser le quotidien de cette femme solitaire. Alors qu'une amitié naît entre elle et le couple, Christina s'interroge : pourra-t-elle jamais accéder à la demande d'Andrew de devenir son modèle ? Comment accepter de voir son corps brisé devenir l'objet d'étude d'un artiste, d'un homme ?
L'art est le reflet de l'âme. Et sur la toile, Christina redoute de voir apparaître ses failles, et celle qu'elle aurait tant désiré être...
Le monde de Christina est un magnifique roman, qui m'a fait découvrir un peintre et sa muse. Je ne connais pas grand chose à l'art, je l'avoue, et le nom de Andrew Wyeth ne me disait rien du tout. Je suis donc aller voir ce qu'il a peint, par curiosité :)
J'ai donc découvert un artiste, sa muse, et une très jolie histoire. Tout m'a plu dans ce roman, que ce soit les personnages, l'histoire, la façon de l'auteure de la traiter. C'est bien écrit et j'ai pris plaisir à découvrir ce livre. Christina est une femme touchante, blessée par la vie, et j'ai beaucoup aimé ce personnage.
Ce livre est une réussite, et mérite un gros cinq étoiles :)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          181
Sourisetdeslivres
  04 décembre 2018
Je t'ai parlé il y a peu de l'autre roman de l'auteure : « Le train des orphelins ». Aujourd'hui, après presque 1 mois qu'il est lu, il est temps de te donner mon avis sur la sortie récente dans la collection le Cercle Belfond de « Le monde de Christina ».
Sache avant tout, que, bien que j'ai beaucoup aimé cet autre oeuvre de l'auteure, les deux romans n'ont rien en commun, si ce n'est qu'une fois de plus Christina Baker Kline part d'un fait historique réel, ici en l'occurrence il s'agit d'une peinture « Christina's World » de Andrew Wyeth (le lien Wikipédia du peintre si cela t'intéresse)La peinture
Andrew Wyeth est un peintre du Maine, du courant réaliste, célèbre dans le monde entier. L'auteure a reçu de son père lors d'un de ses anniversaires une reproduction du tableau et c'est cet objet qui est à la base de son roman.
Christina Baker Kline essaie de coller aux faits historiques qui ont eu lieu quand c'est possible. Ainsi, la Christina, héroïne du roman, est née par exemple, à la même date que la Christina du tableau.
Les notes de l'auteure t'expliquent tout ceci et plus encore. Je ne te les écris pas toutes, car je risque de te spolier le roman et surtout je t'enlèverais beaucoup d'émotion de ta lecture. Quand j'ai commencé le livre, comme d'habitude je n'ai rien lu avant ni résumé ni recherche internet.
Rentrons à présent dans le vif du sujet : mon avis
Le récit commence en 1939, Christina est occupée à travailler sur une courtepointe quand Betsy, 17 ans, arrive à la ferme. Elle est accompagnée d'un ami qui souhaite peindre un tableau de la maison de Christina et Al, son frère. Cet ami c'est autre que Andrew Wyeth, le fils de N.C. Wyeth, l'illustrateur de L'île aux trésors. À ce moment, c'est un jeune homme, pas encore connu.
Le chapitre suivant tu retrouves dans le passé en 1896 pour comprendre l'histoire de Christina. Qui est-elle ? Pourquoi n'a-t-elle jamais quitté la maison familiale ? Pourquoi Alvaro ou Al, son frère, habite-t-il avec elle ?
L'intrigue se déroule à Port Clyde (lien Wikipédia) principalement autour de la maison de Christina. Une maison qui en devient, pour moi, un personnage à part entière du roman. Chaque pièce et objet de la bâtisse à son histoire soit en lien avec notre héroïne ou avec ses ancêtres. Tout est passionnant. de Salem à l'Irlande, des pirates et des marins, il y a une trace de leur passé dans la maison. Une maison comme un cabinet de curiosité. Par le biais des souvenirs de l'héroïne ou en plongeant dans le passé, tu apprends toute l'histoire passionnante de la famille de Christina.
Christina vit avec sa famille et sa mamey, sa grand-mère, une femme qui n'a jamais considéré Christina comme handicapée, elle l'a toujours poussé et l'a toujours encouragée dans sa curiosité du monde qui l'entoure. C'est sa mamey qui lui confie le passé de ses ancêtres.
Une jeune fille qu'on a obligée à arrêter l'école pour qu'elle aide sa mère. Son père, en en prenant cette décision, brise son plus grand rêve ; celui de devenir institutrice. Christina est « condamnée » à rester à la ferme. Même si l'on peut comprendre qu'à cette époque les parents de Christina craignaient pour elle à cause de son handicap c'est une décision horrible qu'ils ont prise là. Il n'empêche que Christina continuera à lire et se cultiver à s'interroger sur le monde même si son seul point de vue est celui de sa maison. Christina malheureusement va se « résigner » à ce rôle domestique qu'on lui a donné jusqu'à y être prisonnière, je dirais.
Très intelligente, curieuse et pragmatique, avide de savoir elle possède, surtout une volonté de fer, une résilience que peu de personnes peuvent se targuer de posséder. Ce que l'on prend chez elle pour de la fierté n'est que de la volonté d'y arriver seule. Elle est têtue et en deviendra même amère avec le temps, je ne peux pas te dire pourquoi si c'est que même dans la ferme elle n'est pas à l'abri de tous les drames qui peuvent survenir dans une vie entière.
Tu tournes les pages, tu lis les souvenirs du personnage principal. Les bons comme les mauvais. Tu te demandes aussi quel peut bien être la maladie dont elle souffre, contractée quand elle était enfant, elle ne s'en est jamais remise, elle s'aggrave même avec le temps. J'ai souffert pour elle. le premier médecin qu'elle a rencontré toute jeune l'a torturé, il lui faudra beaucoup de temps avant qu'elle accepte d'avoir un autre avis médical. Il y a encore cette peur de souffrir, mais surtout la peur de trop espérer.
Christina refuse toute charité et pitié, et ce, durant toute sa vie. Elle ne possède peut-être pas grand-chose de matériel, mais elle possède, ce qu'il ya de plus important pour moi : la bonté et la grandeur d'âme.
Elle peut détester son corps, mais que quelqu'un lui dise qu'elle est courageuse ou la regarde d'un air peiné, c'est un volcan qui entre en éruption.
Tu vas lire avec Christina et son frère Al, les dures années de guerre avec l'engagement de John, son neveu préféré. al et sa soeur vivent comme ils ont toujours vécu sans électricité et eau courante le black-out ne les touche pas ni les restrictions alimentaires puisque tout provient de leur terre ou de la mer.
Les personnages sont tous intéressants et charismatiques, tu as ceux dont je t'ai déjà parlé et Katie et John, ses parents. Son unique et fidèle amie Sadie Hamm. Ramona et son frère dont je ne peux pas trop te parler. Ensuite dans les années 40, Betsy et son mari Andy, peintre il passe des heures à représenter la maison de Christina. Tu rencontreras aussi Lora et Mary ses belles-soeurs.
Tous ces gens l'ont souvent plainte, mais peu ont essayé de la comprendre. Jusqu'à Andrew. Lui comprend qu'elle a été habituée à être regardée, mais jamais vue. Les gens, proches, amis ou inconnus sont inquiets pour elle, ils s'arrêtent à ses difficultés. Ils veulent l'aider, mais ce n'est pas ce que Christina attend. Avec les années, elle apprend à dévier l'attention de son corps. Intérêt pitié ou pire curiosité. Christina se montre toujours très digne et réservée, distante parfois hautaine et agressive. Peu ont compris que c'était une carapace pour moins souffrir moralement. Tout ce que Christina désire c'est être vue comme une fille. Juste ça.
Andrew et Christina tous deux des êtres pleins de contradictions. Ils mènent une vie austère, mais aiment la beauté, ils sont curieux du monde et des gens, mais restent très secrets. Ils sont obstinément indépendants, mais ils sont cependant tributaires des autres pour s'occuper de leurs besoins essentiels.
Christina Baker Kline ne se contente pas de dresser le portait d'une héroïne inoubliable. Elle te raconte la vie des hommes autrefois. Fermiers, pêcheurs, ils menaient une vide simple, mais rude. Ce qui compte pour eux ce,'est pas la richesse ou la propriété, mais la nature et tout ce qu'elle a à leur offrir.
Un roman intéressant pour la culture historique comme la fabrication de la glace et sa vente, la pêche du homard, a fabrication de la tempera (une peinture à l'eau avec du jaune d'oeuf) tu auras beaucoup de références littéraires comme Emily Dickinson, TH Lawrence, Jane Austen, etc.
En bref :
Je qualifierai ce roman de roman du souvenir. Ce que j'ai préféré c'est le passé de Christina. L'amour qu'on tait par pudeur pour celui entre al et sa soeur, l'autre amour celui qui brise le coeur.
Christina est devenue réelle à mes yeux, et ce, avant que je lise les notes de l'auteure. Un personnage très réaliste, car elle n'est pas parfaite. Christina Baker Kline ne l'épargne pas, notre héroïne va parfois avoir des réactions égoïstes.
L'auteure utilise un procédé d'écriture que je qualifierais d'intimiste.
J'ai vécu chaque situation, chaque déception et joie, chaque secret et souvenirs très forts comme si j'étais assise à côté de notre héroïne dans sa cuisine ou que j'écoutais aux portes.
Intimiste et visuel. Les descriptions paysagistes sont magnifiques et poétiques.
Un roman touchant et sensible qui mêle habilement fiction et réalité. le livre idéal à lire cet automne avec un plaid et un thé. J'ai préféré son autre livre, mais j'ai aimé le portait dressé de cette muse malgré elle. Prisonnière d'un corps et de son héritage familial Christina n'a d'autres choix que celui d'accepter.
Dans les autres thèmes abordés, tu auras surtout celui de la famille et des sacrifices encourus pour préserver l'héritage. Combien c'est difficile de vivre isolé du monde ! Vu les années, tu te doutes que tu auras des passages liés aux deux guerres mondiales. Et cette question sous-jacente durant tout le roman : Comment mener une vie normale lorsque l'on est handicapé au début du 20e siècle dans la campagne du Maine quand il faut préserver avant tout l'héritage familial ?
Bien sûr tu a s aussi les thèmes du regard de l'autre, de l'amitié, la force de l'esprit et l'art.
Christina, victime de son handicap ? Plus que le handicap, ce sera le regard et l'attitude des autres qui empêcheront la jeune femme de mener une existence normale.

Lien : http://unesourisetdeslivres...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
lilibookncook
  16 octobre 2018
Christina Olson. Andrew Wyeth. Ces noms ne vous disent rien ? Pas de panique, au commencement de ma lecture, moi non plus. Dans les années 40, Christina Olson muse du peintre Andrew Wyeth dépeinte par Christina Baker Kline, est une femme au destin à la fois simple et tragique. De 1896 à 1948, la romancière tente de capter la personnalité de cette femme courageuse, prisonnière de son corps et de l'héritage familiale. Comme une ode à la nature et vie de campagne, Christina Baker en fait un roman tendre à l'accent lyrique où l'amitié, l'amour et les relations familiales se croisent pour constituer un monde, celui de Christina. Partiellement paralysée depuis l'enfance, celle-ci brave les regards, prend goût aux études et se permet de rêver à l'ombre de la ferme familiale sur les terres du Maine, fierté de la lignée. de sa rencontre en 1939 avec le célèbre peintre, de l'histoire domestique au rapport au corps, l'auteure m'a charmé avec un style intime que je m'empresserais de louer lors du Book Club Belfond animé par Carine Verschaeve le 18 novembre sur Facebook. Rendez-vous pris, et vous ? 
Muse malgré elle du peintre Andrew Wyeth, Christina Olson est avant tout une femme que la vie n'a pas épargnée. Atteinte d'une étrange maladie enfant, celle-ci a dès lors des problèmes de motricité. Les membres raides, sa claudication attire les moqueries comme la solitude. Intelligente, Christina évolue dans la ferme familiale au rythme des saisons et des souvenirs d'aventurière de sa grand-mère. D'ailleurs, "la pièce aux coquillages" démontre la passion maritime de cette famille maudite par un lointain héritage du temps des "sorcières". En grandissant, elle va se confronter à la dure réalité de l'amour, mais aussi à ses rêves perdus, trahi par un corps dont elle est prisonnière. Entrecoupé par les visites d'Andrew qu'elle ne rencontre en 1939, le roman de Christina Baker Kline décrit une vie de champs et de labeur dont Christina est captive.
En débutant son récit par la rencontre entre Christina et Andrew, l'auteure remonte lentement le fil de l'histoire de cette femme à la vie simple et douloureuse. Elle y décrit avec détails l'évolution de cette enfant devenue femme, au courage et à la détermination sans failles, mais aussi la vie campagnarde et ses rituels. Ode à la simplicité d'un autre temps, à la nature et une certaine façon de vivre tombé en désuétude, la romancière tente d'expliquer la solitude imposée par ce personnage. de ces pages, j'ai apprécié l'évolution de Christina , sa force de volonté tout comme l'espoir d'une vie meilleure loin de la ferme, carcan domestique dont elle ignore encore la force de l'emprise.
Je suis tombée avec elle lorsqu'elle trébuchait sur ces jambes tordues, désespérée lorsqu'elle a dû interrompre sa scolarité et anéantie à son amour perdu. Les années se succèdent emportant celle qu'elle aurait aimé être.
Avec raffinement, il se dégage une intimité palpable dans l'écriture de la romancière. Avec douceur, elle rend compte du temps qui passe à la faveur de la muse. Plus sombre à mesure des années, elle continue de dépeindre, par petites touches comme le ferait un peintre, le monde rétréci de Christina. Présentée en début de roman comme la terre promise de ces ancêtres, cette maison en devient la prison de la protagoniste. 
Touchant et sensible, ce roman un peu trop long mêlant réalité et fiction, à de quoi largement séduire. Alors pourquoi ne pas vous munir d'un thé et de bons cookies à la mélasse comme Christina et plonger dans ce roman à la délicieuse odeur des pois de senteurs ? 
Lien : http://bookncook.over-blog.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ILLEILLE   09 février 2019
Il lève les yeux vers moi,et je hoche la tête.Je comprends ça,oui.Je sais ce que ça signifie que de porter des sentiments contradictoires au fin fond de soi-même.De se sentir enchaîné au passé,même s'il est peuplé de fantômes.
Commenter  J’apprécie          00
ILLEILLE   09 février 2019
Bien que j'aie vécu toute ma vie avec cet homme,je ne l'ai jamais vraiment connu.Il était lui-même pareil à une baie gelée,je pense-une croûte de glace,épaisse de plusieurs couches,au dessus de l'eau tourbillonnante.
Commenter  J’apprécie          00
ILLEILLE   09 février 2019
Je me demande si,à présent qu'il est père,Andy se sentira encore plus tiraillé entre l'attrait du familier et les élans créatifs qui l'animent.
Commenter  J’apprécie          00
LadyRomanceLadyRomance   23 octobre 2018
Il a bien réussi une chose : parfois sanctuaire, parfois prison, cette maison sur la colline a toujours été mon chez moi. Toute ma vie, j'ai été attirée par elle comme par un aimant, m'efforçant de lui échapper, paralysée par son emprise sur moi. (Il y a plusieurs manières d'être infirme, ai-je appris au fil des ans, plusieurs formes de paralysie.) Mes ancêtres se sont enfouis de Salem pour se réfugier dans le Maine, mais comme tous ceux qui cherchent à fuir leur passé, ils l'ont emporté avec eux. Quelque chose d'inexorable se sème tout seul dans votre lieu d'origine. Vous ne pouvez jamais échapper aux liens de votre histoire familiale, aussi loin que vous voyagiez. Et le squelette d'une maison peut porter dans ses os la moelle de tout ce qui est venu avant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
LadyRomanceLadyRomance   23 octobre 2018
- En fait, il existe une légende selon laquelle, quand une des sorcières condamnées se tenait à l’échafaud, attendant qu'on lui passe la corde au cou, elle proférait une malédiction : "Que Dieu se venge sur la famille de John Hathorne."
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Christina Baker Kline (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christina Baker Kline
Christina Answers Top 10 Book Club Questions NYT best selling author Christina Baker Kline answers the top ten questions book clubs ask about ORPHAN TRAIN.
autres livres classés : handicapVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr

Autres livres de Christina Baker Kline (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Prénoms de grands peintres : trouvez leurs noms ! (3)

Je suis né à Paris en 1848. Chef de file de l'Ecole de Pont-Aven, inspirateur du mouvement nabi, j'ai vécu de nombreuses années en Polynésie où je suis décédé en 1903. Je suis Paul...

Gauguin
Cézanne
Signac

12 questions
376 lecteurs ont répondu
Thèmes : peinture , peintre , art , Peintres paysagistes , Peintres français , peinture moderne , peinture espagnole , Impressionnistes , culture générale , peinture belge , peinture romantique , peinture américaineCréer un quiz sur ce livre
.. ..