AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
3,69

sur 148 notes
5
11 avis
4
7 avis
3
1 avis
2
5 avis
1
0 avis

L'éternité c'est long surtout vers la fin !

Comme il avait raison Woody Allen à moins que ce ne soit Franz Kafka, la paternité de la maxime semble indéterminée.

Je n'avais pas été passionné par "La machine de H G Wells" mais, considérant son époque de publication, j'avais relativisé ma déception.
Ces 600 pages de pastiche que nous inflige Baxter furent un véritable calvaire.
Le style, si tant est que le traducteur l'ait bien restitué, imite à la perfection son prestigieux prédécesseur, bravo!
Si c'était là l'objectif de l'auteur, il est atteint mais quelques pages auraient suffit car pour le reste, une redite sans réel intérêt de l'original et qui n'en fini pas de finir.

Quel ennui !!
Commenter  J’apprécie          46
LES VAISSEAUX DU TEMPS/The Time Ships
Stephen BAXTER
Ailleurs et Demain/Robert Laffont – 1995/cette édition fr : 1998 - 501pages

(attention : spoil)

En lisant le quatrième de couverture, je me suis dit : il faut que je le relise ! Je parle de « La Machine à Explorer le Temps » de Wells dont le présent roman est la suite. Et dans la foulée, pourquoi pas ne pas revoir les films, celui de 1960 de George Pal et le plus récent de Simon Wells, l'arrière petit-fils de l'écrivain (2002), servie d'une magnifique bande son originale ?

La première adaptation cinéma, sous le titre français stupide de « La Machine à remonter le temps » (vu qu'à aucun moment elle ne « remonte » le temps) fait aujourd'hui sourire tant les acteurs sont mauvais et les inepties nombreuses (tel ce mannequin en vitrine que le voyageur observe pour se rendre compte des différentes époques qu'il traverse, un mannequin qui ne change pas de place durant un siècle et auquel il n'arrive rien. Si les vêtements changent, le support reste indémodable ! Dans le film, Alexandre, le Voyageur, s'arrête à la première guerre mondiale puis essuie les bombardements de la seconde avant de s'arrêter encore dans les années 60 où il tombe en pleine alerte atomique ! Tout cela avant de plonger vers le lointain futur où vivent les Morlocks et les Elois en 802701 puis 30 000 000 d'années plus tard pour y découvrir un monde dévasté, un gigantesque désert, la fin de l'humanité. Au cours d'une ultime bataille avec les Morlocks, Weena est laissée pour morte et Alexander, revenu à son époque pour conter ses aventures que d'ailleurs personne ne croira (ah oui ! là il remonte le temps), retournera dans le futur pour essayer de la sauver. Ce qui fait l'objet du roman de Baxter.

Le film réalisé par l'arrière petit-fils de Herbert George est par contre une véritable perle ! Cette fois Alex crée la machine pour tenter de sauver sa petite amie Emma de la mort. Effort qui se révèlera vain. Il part alors vers le futur pour comprendre pourquoi il ne peut rien changer (je n'ai cependant pas compris en quoi le futur peut lui être utile pour comprendre le passé). Une halte en 2030, une en 2037 où il voit la Lune détruite par la folie humaine, et enfin 802701. Weena s'appelle ici Mara. Il est confronté aux Morlocks après que ceux-ci aient capturé Mara. Il existe chez eux des castes : ceux qui contrôlent les esprits et les manipulent, ceux qui chassent les Elois pour s'en servir comme nourriture ou … comme reproductrice pour ce qui est des femmes (ça me fait penser à une certaine ethnie actuelle). Alexandre repart plus loin dans le futur où il entrevoit une possibilité de détruire les Morlocks. Il y sacrifie sa machine et reste donc dans ce futur lointain avec Mara.

Une histoire ponctuée de quelques belles phrases comme : « nous voyageons tous dans le temps » ou « nos souvenirs sont le passé et nos rêves sont le futur ». Des images superbes et un scénario retravaillé de façon magistrale. On est loin du nanar de Pal et de sa blonde neu neu à la coiffure façon sixties. Mais bon, on a aussi d'autres moyens en 2002. On ne voit plus non plus les Elois en blondinets de type Aryen décadents et résignés. Mara est une sauvageonne instruite aux cheveux noirs et à la peau brune. Décor à la « Avatar » (avant la lettre) et quelques touches d'horreur pour ce qui du monde des Morlocks où l'interlocuteur de Alexander ressemble à l'Empereur de Star Wars.

A quelques détails près, il s'agit d'adaptations fidèles du roman de H.G. Wells. J'avais donc hâte de plonger dans ce soi-disant manuscrit récupéré par Stephen Baxter (d'autres écrivains ont aussi fait appel à cette façon de présenter les choses). Et Baxter, le fils spirituel de A.C. Clarke, va bien sûr beaucoup plus loin que son prédécesseur. Il nous offre un roman fleuve d'une profondeur métaphysique auquel on ne s'attendait pas du tout ! Si je parle de Clarke, c'est parce qu'on retrouve des idées chères à l'auteur de 2001.

Alexandre, parti pour retrouver Weena, se retrouve pourtant non pas en 802701 mais en 657208. Et le monde qu'il va découvrir est radicalement différent de celui de sa première expédition. Les Morlocks ne sont plus des sauvages cannibales, que du contraire. Alex va se rendre compte à ses dépends que le sauvage, c'est bien lui, l'être humain avec son arrogance, sa suffisance et son appétit destructeur. Au fil des pages et des aventures qu'il va vivre en compagnie de Nebogipfel, embarqué malgré lui dans un voyage temporel imprévu, il va bénéficier de l'immense savoir de ce Morlock et apprendre à se resituer par rapport à lui. Les deux compagnons d'infortune vont être amenés à se seconder jusqu'à l'ultime rencontre, au bout du Temps lui-même avec les Constructeurs (que l'on peut immédiatement assimiler aux Premiers-Nés de Clarke dans l'Odyssée Finale).

Il vous faudra vous accrocher dans les derniers chapitres, particulièrement dans le « livre 6 » au titre éponyme (et revoir vos notions de mécanique quantique pour comprendre le cheminement tant scientifique que métaphysique de l'auteur qui parle par la bouche du Morlock et des Constructeurs. Nous plongeons dans un Univers spatio-temporel où la matière n'est plus, où seule la Connaissance est essentielle et où tout est UN. Baxter nous donne une image de ce que pourrait être l'Univers quand tout sera fini (ou quand tout a commencé). Car l'Univers n'est pas infini mais éternel et là est toute la nuance. Je vous laisse la joie (car c'en est une) de découvrir l'immensité de cette affirmation qui pourrait bouleverser totalement la vie du lecteur et le forcer à reconsidérer son existence sur cette planète. Vous apprendrez aussi qu'il ne peut y avoir de paradoxe temporel car il n'y a pas qu'un Univers, il y en a plusieurs et au départ (si départ il y eut), plusieurs Histoires se sont développées. Un même individu peut vivre plusieurs vies parallèles mais sans jamais « se » rencontrer. Et pourtant… Alex ne se rencontre-t-il pas malgré tout sans bouleverser la trame du futur ? Vous en dire plus serait vous gâcher le plaisir.

Ce roman vous fera voyager dans tous les sens du terme et dans les quatre dimensions. du XIXe siècle au lointain futur alors que la terre n'est plus qu'un rocher ardent mais encore à l'origine du Temps, dans l'Histoire Originelle, alors que notre monde n'est qu'une énorme boule de glace et que les étoiles ne sont plus. Vous irez visiter le paléocène, là où une nouvelle humanité a vu le jour et vous comprendrez enfin pourquoi la Machine à Explorer le Temps n'aurait pas dû voir le jour. Et l'on excusera quelques inepties typiquement british comme le fait qu'Alex reconnaît les rues de Londres même à la Préhistoire où des millions d'années dans le futur. Bien sûr totalement improbable si on y réfléchit !
Dans cette saga, Baxter n'est pas plus tendre que les autres auteurs de SF pour mettre le doigt sur les réactions égocentriques et irréfléchies de ses contemporains. Comme pour la saga « Rama » de Clarke et Lee, il en ressort que l'humanité est de loin la chose la plus néfaste et la plus ratée de la Création. Et on ne lui donnera pas tort quand on voit comment vont les choses à l'heure actuelle et le précipice vers lequel nous nous dirigeons avec une vitesse accrue ! « Les Vaisseaux du Temps » : le dernier « testament » de l'Homme ou dirions-nous, un nouvelle mouture de l'Apocalypse. Il est à espérer que nous ne vivons qu'une des multiples Histoires de l'Univers dans sa Multiplicité et que d'autres lignes de Temps seront plus propices à sauver notre planète. C'est aussi un hymne à l'Espoir de retrouver l'unicité qui abolit d'un coup toutes les différences que nous nous plaisons à créer pour faire valoir des droits sur un peuple différent du nôtre. C'est encore une vision du monde qui pourrait nous attendre après ce que nous appelons la Vie. Mais notre Vie n'est-elle pas une mort dont nous allons sortir sublimés ? Et bien sûr, les religions n'apportent rien du tout, bien au contraire ! Un roman qu'il est nécessaire de relire pour en goûter toute la substance ! El Jice.

Commenter  J’apprécie          40
Voici donc la fameuse suite de "la machine à explorer le temps " de Georges Orwell.Pour tous ceux qui ont été fascinés par ce roman et veulent découvrir cette suite, vous n'en serez pas trop déçu sur ce pavé de plus de 600 pages écrit par Stephen Baxter.C'est bien rédigé,on pourrait presque croire que ce dernier ait été prolongé par Orwell même hormis ces quelques longueurs et explications scientifiques qui ne m'ont pas assez fait de tilts comme pour d'autres fictions, ne m'ont pas assez inspiré! Un peu dommage que l'on se perd encore dans d' immenses pleines sauvages comme dans ce long passage ou l'on se retrouve plongé dans Londres de l'après seconde guerre!L'auteur aurait dû insister pour nous faire un peu plus explorer le futur que l'on rêve tous finalement dans cette suite avec ses voitures volantes et immenses tours métalliques comme récompense ou dessert pour ce gros pavé...Et bien non, hormis un très bon passage ou le narrateur de l'histoire rencontre son alter égo du passé un peu comme dans "retour vers le futur" ou de son amitié avec ce drôle de petit personnage morlock scientifique et sympatique qui va l'accompagné tout au long du récit je dirais que cette suite ou il se passe pas bien mal quand même de changement ne m'a pas spécialement enchanté malgré que je suis satisfait d'y avoir nourri ma curiosité.A lire seulement pour tous les assidus du premier qui veulent à tous pris connaitre cette "drôle" de suite et ses grands mystères après qu'il soit revenu dans son passé sans avoir pu sauver sa petite copine Eloïs . Qu' il soit préférable au final d'en rester pour la plupart sur cette fin de premier et de ne pas se mêler les pinceaux à y voir trop loin qui je crois était déjà assez bien bon comme ça et rempli ainsi!
Commenter  J’apprécie          40
Un extraordinaire voyage, non seulement dans le temps, mais aussi dans des humanités possibles. Il y a du Jules Verne dans la narration.

Sciences, philosophie et imagination sont au coeur de ce roman de science-fiction qui emprunte son style à l'auteur (aux auteurs) d'un siècle révolu.
Commenter  J’apprécie          40

Bonjour à tous.

J'ai découvert l'existence des Vaisseaux du Temps après la lecture récente de la Machine à Explorer le Temps dont la fin m'a laissé un peu déçu en raison des interrogations qu'elle suscite.

J'ai donc entamé la lecture du livre de Stephen Baxter avec beaucoup de curiosité. Or, je dois dire que mon intérêt pour le livre a été très variable selon les aventures qui surviennent aux deux personnages principaux, lexplorateur du temps et le Morlock Nebogipfel.

La dernière partie du livre, notamment, que je ne dévoilerai pas pour ceux qui souhaite le découvrir, ou les deux héros discourent sur la physique quantique, l'espace temps et autres données scientifiques m'a profondément ennuyé.

Ceci écrit, c'est un livre qui peut ravir les amateurs passionnés de livres de science fiction , ce qui n'est pas mon cas, je l'avoue.

Bonne fin d'année et bonnes lectures.


Commenter  J’apprécie          40
Un début prometteur avec lequel on s'imagine reparti ds le roman d' H.G Wells, des constats intéressants, d'actualité, sur ce que deviendra la terre à cause de l'homme...
Mais des descriptions très, trop précises qui "cassent" le rythme, des rebondissements presque prévisibles, un futur imaginaire irréalisable dans lequel on ne peut se projeter, puis des dissertations à n'en plus finir, des incohérences manifestes (comme le fait de retrouver un musée presque intact 800 000 ans plus tard).
Une deuxième partie lassante, ennuyeuse et longue...
Bref un pavé que j'ai eu du mal à terminer...
Commenter  J’apprécie          31
Lu une première fois, je n'en avais qu'un souvenir approximatif. Avant de le relire une seconde fois, j'ai lu La machine à explorer le temps de H.G.Wells, dont ce roman est la suite.
Après un début un peu lourd, dans la digne suite du livre de Wells et à peine plus captivant, on retrouve la manière de Baxter de nous transporter dans des univers très lointain voir improbable. Avec lui, on ne voyage pas dans le temps de quelques siècles mais de plusieurs dizaines de millions d'années, dans le passé ou dans le futur et même jusqu'à l'origine de l'univers et bien sûr au-delà. Mais, je ne sais pourquoi, on sort de ce livre un peu déçu, sur sa faim, surtout quand après avoir découvert les mystères de la création et plus, le héros revient au XIXe en Angleterre avant de repartir sauver Weena chez les Eloï et les Morlocks. Tout ça pour ça, aurait-on envie de dire...
Commenter  J’apprécie          21
Super !!! Des rebondissements réguliers, du suspense, un style très facile à lire et juste ce qu'il faut de détails pour se représenter les scènes sans tomber dans des descriptions interminables. Je me suis immergée très rapidement dans l'histoire et à la fin de chaque chapitre je me disais « c'est quoi la suite ?? ». le fait de ne pas avoir lu "La machine à explorer le temps" ne gêne aucunement pour comprendre celui-ci.

Retrouvez toutes mes critiques sur mon blog :
http://livres-et-lumiere.blogspot.fr
Lien : http://livres-et-lumiere.blo..
Commenter  J’apprécie          20
L'auteur de ce livre retrouve chez un bouquiniste un manuscrit des plus étonnants. Il décide de le publier tel quel, et l'histoire qui suit semble dévoiler la suite des aventures de l'Explorateur du temps, dont les premiers voyages ont été décrits par H. G. Wells un siècle plus tôt dans son roman La machine à explorer le temps (The Time Machine, 1895)...

Suite : Cliquez sur le lien ci-dessous!!!
Lien : http://bibliotheca.skynetblo..
Commenter  J’apprécie          20
Quel ennui ! Tout est délayé, et là oû le roman de Wells faisait rêver et réfléchir, avec le charme un peu candide d'un auteur du 19e siècle, dans celui-ci on a du mal à suivre l'auteur tant ses univers sont absurdes, voire stupides et vains. Je ne comprends décidément pas que ce livre suscite un tel emballement et puisse mériter des prix prestigieux.
Commenter  J’apprécie          10




Lecteurs (462) Voir plus



Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
4887 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre

{* *}