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ISBN : 2070514390
Éditeur : Gallimard (04/12/1997)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 770 notes)
Résumé :
La terre en l'an 802701 avait pourtant toutes les apparences d'un paradis. Les apparences seulement. Car derrière ces jardins magnifiques, ces bosquets somptueux, cet éternel été où les hommes devenus oisifs n'ont à se préoccuper de rien, se cache un horrible secret. Ainsi témoigne l'explorateur du temps face à des auditeurs incrédules. Depuis la conception de son incroyable machine jusqu'à son voyage au bout de l'Histoire, là où l'humanité s'est scindée en deux. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (72) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  02 octobre 2016
Avant de vous lancer dans le voyage à travers le temps auquel vous convie H. G. Wells, mieux vaut laisser au placard tous vos repères technologiques et scientifiques et lâcher la bride à votre imagination car sinon, comment goûter pleinement cette aventure qui défie toutes les lois de la science moderne et rationnelle ?
Pour l'auteur, contemporain de Jules Verne, il semble important que le lecteur soit saisi par l'audace de sa proposition narrative qui consiste en un voyage en l'an 802 701, d'où une mise en scène de l'action à la fois simple et sensationnelle ; mais il est certain que ce qui pouvait fonctionner à merveille pour le lecteur de la toute fin du XIXème siècle fonctionne moins bien pour le lecteur du XXIème siècle.
Un savant - dont on ne saura ni le nom, ni l'âge, ni l'aspect -, moitié dandy moitié doux-dingue, aurait inventé une machine à voyager dans le Temps. Faite de cuivre, de bois, de métal, d'ivoire et de cristal, elle serait en mesure de télé-transporter son pilote dans le passé ou le futur, selon sa fantaisie. Pour preuve, le voyage initiatique que ledit savant entreprend lui-même et dont il fait le récit dans le roman : son premier voyage dans le futur est, comme on peut s'y attendre, riche en découvertes et en rencontres du... troisième type ?
Alors, notre société aura-t-elle évolué dans le bon sens ou aura-t-elle dégénéré dans ce lointain futur ? Difficile de se faire une opinion tranchée tant les choses ont changé ! Le narrateur lui-même nous invite à voir dans cette expérience paranormale un rêve ou une prophétie.
En ce qui me concerne, je ne sais pas quelles sortes de substances consommait H. G. Wells dans son fumoir, ni quels Bourbons libéraient en lui une telle imagination mais je lui reconnais le courage d'avoir sensibilisé ses contemporains à ce tout nouveau domaine littéraire qu'était alors la science-fiction. Son style n'aurait pas été aussi ampoulé - et mon intérêt pour la science aussi médiocre - que je lui aurais prêté un peu plus d'attention.

Challenge ABC 2016 - 2017
Challenge Petit Bac 2016 - 2017
Challenge MULTI-DÉFIS 2016
Challenge Petits Plaisirs 2016
Challenge 19ème siècle 2016
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Stelphique
  10 août 2015
Ce que j'ai ressenti:
Depuis un petit moment, je m'intéresse de plus en plus à la SF, car j'aime y trouver des mondes nouveaux et des réflexions pures sur le monde d'aujourd'hui.
C'est tout naturellement que j'ai voulu connaitre ce Classique dont tout le monde parle…J'ai profité donc d'une journée plage pour rentrer dans cet univers. Une seule journée était suffisante, car ce livre est finalement très court, accessible et divertissant.
Je parlerais d'abord des petits bémols que j'ai pu ressentir dans mes attentes de lectrices, bien que je déteste « critiquer », les grands Classiques. Je m'attendais à un livre plus long, plus travaillé et un peu plus vivant. C'est soi disant, une machine à explorer le temps, donc je m'attendais à voyager dans le Passé-Présent-Futur. Or, on ne visite qu'une version: le futur….De plus, c'est un récit transposé. Je pense que si c'était celui de l'Explorateur lui même, ça aurait été d'autant plus saisissant.
Pour autant, ce futur était très intéressant à découvrir. Tout d'abord, on ne voit qu'un monde lisse et apaisé, enviable et idéal. Mais ce monde se révèle aussi imparfait que le notre, finalement. On y voit un des futurs possibles, mais surtout une belle analyse du monde d'aujourd'hui.
Que faire si la cruauté était devenue une passion commune? Que faire, si dans cet intervalle, la race avait perdue son humanité, et s'était développé dans la malfaisance, la haine et une volonté farouche de puissance?
Ce qui m'a plu chez cet auteur, c'est tout de même sa vision optimiste de l'évolution humaine. Il y a un grand espoir qui se dégage de ses pages.
Et j'ai conservé, pour mon réconfort, deux étranges fleurs blanches- recroquevillées maintenant, brunies, sèches et fragiles- pour témoigner que lorsque l'intelligence et la force eurent disparu, la gratitude et une tendresse mutuelle survécurent encore dans le coeur de l'homme et de la femme.
En bref, une lecture plaisante!

Lien : https://fairystelphique.word..
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fnitter
  11 février 2012
Livre culte, cultissime, s'il en est.
Et pourtant, tout cela pour ça, serait-on tenté de dire.
Le style est simpliste, l'avantage est qu'il peut être lu par un enfant.
Le style est ancien, très ancien (1895), l'histoire est trop courte, cela manque de détails, de profondeur.
Pourquoi 4 étoiles me direz-vous ?
Et bien parce que malgré tout, l'histoire mérite d'être lue (tout le monde connait cette machine, mais qui l'avait lu avant ?). le livre se lit facilement et il permet d'accéder au vrai voyage dans le temps, un livre autrement plus complexe, fouillé et attractif à mon avis :
Les Vaisseaux du temps
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cmpf
  19 octobre 2016

Ici la volonté de Wells de critiquer son époque et le capitalisme est évidente. L'histoire ne m'a semblé en être que le support.
Est-il utile de rappeler le propos ?
Le voyageur du temps tient apparemment table ouverte pour ses amis une fois par semaine. Partant de l'idée que la quatrième dimension peut être parcourue comme les trois autres, il leur montre un jour une maquette de sa machine à voyager dans le temps qui disparaît sous leurs yeux. Incrédules toutefois, certains reviennent la semaine suivante pour le voir se présenter à eux sale, légèrement blessé et près à leur faire le récit de son aventure. Il est tout de suite allé dans une époque lointaine, en l'an 802 701. Là il a cru tout d'abord être dans une sorte de paradis où la nature est domestiquée, dont la violence semble exclue, quoique l'intelligence des habitants, beaux et frêles soit très limitée. Toutefois il perçoit assez vite certaines anomalies. Pas de vieillards ou de malades, et une vie toujours collective particulièrement la nuit, qui semble les effrayer. D'ailleurs il aperçoit bientôt d'autres créatures, blafardes, aveugles, qu'il estime immédiatement être l'autre version de l'humanité. Et il comprend l'utilité pour chacune des deux races, de l'autre. Seule une femme qu'il a sauvée de la noyade s'est attachée à lui. Signe que les sentiments peuvent encore exister bien que visiblement en train de disparaître dans l'apathie générale, en témoigne l'indifférence lors de la noyade de de son amie.
De retour à son époque, il n'a qu'une envie retourner à un autre âge dont il ne revient pas.
Ce qui me fait dire que le voyage dans le temps n'est qu'un prétexte à critiquer la séparation entre riches et pauvres est que le terme du déplacement est tout de suite suffisamment lointain pour que des changements anatomiques et culturels profonds aient pu avoir lieu. de plus le voyageur comprend très vite qu'il y a eu scission de l'humanité alors que l'évolution d'une espèce animale était envisageable. le roman est court sans développements inutiles hors sa démonstration.
Partant de la théorie de l'évolution, que Darwin, cité dans le livre, a fait connaître par son Origine des espèces, 35 ans plus tôt, Wells imagine que les riches profitant des bienfaits de la nature et n'ayant plus à s'en soucier ont perdu toute initiative et bientôt toute intelligence, tandis que les ouvriers repoussés à l'intérieur de la terre, ont fini par s'y habituer mais conservent un peu de capacité de réflexion grâce à une nécessité d'adaptation.

Challenge 19e siècle
Challenge Petits plaisirs 2015-2016
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Escapist
  12 février 2015
« La Machine à explorer le temps » est devenue comme un classique de la littérature, mais un classique un peu boudé, un peu ignoré. Mais au final, qui faut-il rendre responsable de cette ignorance ? le public, ou bien l'auteur ? Peut-être les lecteurs sont-ils coupables de ne pas avoir été assez curieux pour lire ce court roman à la renommée pourtant mondiale… mais en définitive la faute retombe toute entière sur H. G. Wells.
Auteur britannique de la fin du XIXe siècle, ce-dernier ne possède pas un style assez poétique et fluide pour rendre la lecture mémorable. L'écriture est froide, dénuée de toute forme d'émotions, les descriptions sont certes belles pour certaines mais restent en majorité distantes et même les personnages ne sont pas destinés à s'attacher le lecteur. L'Explorateur du Temps, le Docteur, le Rédacteur en chef… telles sont les seules dénominations qui désignent les personnages. Difficile donc de se les rendre sympathiques. Avec une imagination fantaisiste aussi fertile que celle de Jules Verne, on attend de la part de Wells des héros hauts en couleurs parés à explorer le monde à la manière d'un Phileas Fogg, ponctué d'un humour piquant mais toujours bien placé. Hélas, rien de tout cela dans ce roman sobre et dépassé. Et c'est bien ce dernier aspect qui est le plus gênant dans l'ouvrage : Wells est un homme de l'ère industrielle, contemporain aux évolutions mécaniques, inscrit dans une période éprise par la science et les curiosités. de fait, son oeuvre de la Machine à explorer le temps n'est qu'un fruit semé par les incessantes et innovantes observations de son temps. Emule de ces grands savants, son ouvrage doit particulièrement à C. Darwin et son analyse sur l'Evolution des Espèces. Car c'est bien de cela dont il s'agit : l'Explorateur du Temps voyage dans un futur très lointain où il s'en donne à coeur joie de discours scientifiques basés sur l'examen des populations autochtones qu'il rencontre. Toute sa pensée est tournée vers la contemplation de ces sociétés étrangères qui l'entourent, à l'appartenance humaine mais au caractère devenu trop primitif. Les Eloïs et les Morlocks, les deux seules races survivantes, se sont développées dans un monde frappé par la ruine et la désolation. Désormais, la nuit devient source de terreur tandis que le cannibalisme s'est imposé dans les habitudes alimentaires. Une société rude, ayant abolie toute forme de confort et régie par les simples lois de la nature. Un mélange d'utopie et de vision apocalyptique du futur par un homme de la fin du XIXe siècle, profondément traumatisé par la montée du communisme dans le monde. Car le terme revient avec une vigueur insistante tout au long de l'ouvrage, appuyant la vétusté de l'histoire. Témoignage des idées émergeantes de son temps, manifestation des positions de l'auteur, ce roman est aussi marqué par une vision archaïque du monde et surtout du futur. Car si à son époque ce livre pouvait paraître un pur roman de science-fiction, s'appuyant sur les dernières inventions à la pointe, il n'en ait rien de nos jours. Démodée, l'histoire s'est retrouvée rattrapées par les technologies des XXe et XXIe siècles et se trouve désormais trop dépassée et désuète. A l'inverse des prémonitions et des visions futuristes de J. Verne, H. G. Wells n'a pas eu l'imagination suffisante pour imaginer le monde de demain. Donc, lorsque l'Explorateur s'engage avec un courage à toutes épreuves dans le futur, il traverse l'espace-temps à la vitesse de la lumière, feuilletant les siècles à venir pour s'arrêter sur l'an 802 701, un arrêt sur une époque qui, loin d'avoir évoluée, a régressée d'une façon singulière. Troublé par sa propre époque et dépassé par la créativité débordante de l'espèce humaine, Wells se pose en visionnaire en supposant un monde dévasté par son propre progrès. En quelque sorte, on ne peut que lui donner raison en imaginant l'Homme accélérant sa propre déchéance et disparition.
Tout en n'étant pas devin, Wells a néanmoins fait l'impasse sur les évolutions potentielles futures à son époque. le monde du 802 701 est donc composé d'un paysage ruiné par les vestiges du XIXe siècle et de ses époques ultérieures… mais pas de ceux des années à venir entre le XXe siècle et 802 701. Paradoxe donc dans ce monde futuriste aux doux airs apocalyptiques. Car si en cette funeste année où s'arrête l'Explorateur, le monde est une pure désolation, il reste encore occupé par quelques rares traces d'espèces vivantes et se pare de paysages merveilleux. Il n'empêche que l'Homme n'est plus devenu qu'un pauvre hère aux plaisirs simples, rejoignant ainsi son ancêtre l'Homme Préhistorique. le parallèle avec l'époque Préhistorique est d'ailleurs omniprésent dans l'ouvrage : avec les découvertes nouvelles de son temps sur les origines de l'être humain, Wells fourni un rôle considérable à la Préhistoire dans son roman. Si les vestiges de l'époque de l'occupation humaine n'ont guère résistés au passage du temps, on retrouve encore, dans les musées ruines, les squelettes entiers des dinosaures.
Les réflexions philosophiques sur la condition humaine, sur le futur décadent de l'Homme, s'enchaînent à défaut de véritable action tout au long du livre. Les chapitres sont agréables à lire car ils sont de bonne longueur, ni trop longs ni trop courts, mais les descriptions manquent de beauté, les dialogues de dynamisme et les actes de vitalité. Sans s'ennuyer, le lecteur se perd néanmoins dans un flot de pensées scientifiques sur l'acclimatation de l'humain dans son nouvel univers. On reprochera ainsi à l'auteur de ne pas avoir assez parachevé son histoire en laissant finalement son héros se faire malmener par les aléas d'un quotidien, certes nouveau, mais surtout tannant. Rien de spécifique n'arrive au cours de l'histoire, si ce n'est que l'Explorateur se perd en l'an 802 701, se prend à observer les autochtones qui, loin d'être effrayés par lui, lui offrent gîte et couvert, et tente de combattre à son niveau (c'est-à-dire à l'aide d'allumettes et de camphre) les avides Morlocks. Il est dommage que les scènes d'exploration de ce monde apocalyptique ne soient pas plus détaillées, tout comme les sentiments des personnages, notamment la relation délicate entre l'Explorateur et l'indigène Weena. En contrepartie de ces détails manquants, et pourtant cruciaux pour le bien de l'histoire, Wells s'en donne à coeur joie en exagération, manière de montrer l'infaisabilité de son oeuvre. Ainsi le fait que l'Explorateur atterrisse en 802 701 est une façon de dépeindre en toute tranquillité un monde qui a bien peu de chance d'exister un jour, mais cela gâche quelque peu l'effet de réalité. Certes la machine à voyager dans le temps est une exceptionnelle invention, un fol espoir humain destiné à rester vain, mais sa création dans l'ouvrage s'ancre dans la réalité, celle ayant pour cadre la maison cossue d'un savant embourgeoisé du XIXe siècle. Mais l'exagération se poursuit également lorsque, lors d'une fausse manipulation, l'Explorateur se voit contraint d'avancer dans le temps pour finalement s'arrêter à ce qui ressemble bien la fin de notre planète bleue, une vision dantesque où se meuvent des monstres dignes de l'univers de Star Wars. Face à de telles hyperboles, on ne peut que pleurer sur le manque cruel de finesse dans l'histoire.
Enfin, et point certainement le plus négatif de tout l'ouvrage, on déplore l'existence de plusieurs voyages au cours de l'histoire. Avec une machine à voyager dans le temps, on s'attend à une sorte de va-et-vient constant entre les différentes périodes du passé, du présent et du futur. Avec un tel instrument, parcourir les siècles et remonter le cours de l'Histoire semblent être une évidence même. Visiblement pas pour Wells qui a seulement souhaité s'attarder sur un futur (trop) éloigné de nous et probablement inexistant. Mais le thème est donné : il ne s'agit pas tant, à la manière De La Renaissance, de revenir sur les traces du passé et d'en prendre modèle, mais bien de tourner son regard vers l'évolution et le futur, tel que le pensa le XIXe siècle.
Pas de rire, de larme ou de frisson donc pour ce roman qui peine à transporter son lecteur à travers le temps. La lecture achevée, on constate simplement que l'histoire manque de profondeur et peine en détails attendrissants. Si le fil conducteur, qui repose sur les évolutions de son temps, est solide, il est en revanche largement sous-exploité dans ce roman finalement trop court et laissant peu de place à l'esthétique et aux sentiments. Scientifique, en définitive oui il l'est, mais on appréciera néanmoins la morale cachée et les regards posés sur la société du XIXe siècle dans ce livre. Subtilement, Wells dévoile une société marquée par la modernisation tout en dénonçant les valeurs montantes du communisme. Sans parler de manifeste contre les doctrines issues du marxisme, l'oeuvre de Wells s'inscrit dans un fier mouvement d'insurrection, ne se servant du voyage à travers le temps que comme prétexte. Un regard sur le futur pour dénoncer le présent.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
cmpfcmpf   19 octobre 2016

Je crois qu’aucun de nous ne crut alors à la machine. Le fait est que notre ami était un de ces hommes qui sont trop intelligents, trop habiles ou trop adroits pour qu’on les croie ; on avait avec lui l’impression qu’on ne le voyait jamais en entier ; on suspectait toujours quelque subtile réserve, quelque ingénuité en embuscade, derrière sa lucide franchise. Si c’eût été Filby qui nous eût montré le modèle et expliqué la chose, nous eussions été à son égard beaucoup moins sceptiques. Car nous nous serions rendu compte de ses motifs : un charcutier comprendrait Filby. Mais l’Explorateur du Temps avait plus qu’un soupçon de fantaisie parmi ses éléments constitutifs, et nous nous défiions de lui. Des choses qui auraient fait la renommée d’hommes beaucoup moins capables semblaient entre ses mains des supercheries. C’est une erreur de faire les choses trop facilement. Les gens graves qui le prenaient au sérieux ne se sentaient jamais sûrs de sa manière de faire. Ils semblaient en quelque sorte sentir qu’engager leurs réputations de sain jugement avec lui, c’était meubler une école avec des objets de porcelaine coquille d’œuf. Aussi je ne pense pas qu’aucun de nous ait beaucoup parlé de l’Explorateur du Temps dans l’intervalle qui sépara ce jeudi-là du suivant, bien que tout ce qu’il comportait de virtualités bizarres hantât sans aucun doute la plupart de nos esprits : ses éventualités, c’est-à-dire tout ce qu’il y avait de pratiquement incroyable, les curieuses possibilités d’anachronisme et de complète confusion qu’il suggérait. Pour ma part, j’étais particulièrement préoccupé par l’escamotage de la maquette. Je me rappelle en avoir discuté avec le Docteur que je rencontrai le vendredi au Linnœan. Il me dit avoir vu une semblable mystification à Tübingen, et il attachait une grande importance à la bougie soufflée. Mais il ne pouvait expliquer de quelle façon le tour se jouait.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 mai 2016
Je m'attristai à mesurer en pensée la brièveté du rêve de l'intelligence humaine. Elle s'était suicidée ; elle s'était fermement mise en route vers le confort et le bien-être, vers une société équilibrée, avec sécurité et stabilité comme mots d'ordre ; elle avait atteint son but, pour en arriver finalement à cela. Un jour, la vie et la propriété avaient dû atteindre une sûreté presque absolue. Le riche avait été assuré de son opulence et de son bien-être ; le travailleur, de sa vie et de son travail. Sans doute, dans ce monde parfait, il n'y avait eu aucun problème inutile, aucune question qui n'eût été résolue. Et une grande quiétude s'était ensuivie.
C'est une loi naturelle trop négligée : la versatilité intellectuelle est le revers de la disparition du danger et de l'inquiétude. Un animal en harmonie parfaite avec son milieu est un pur mécanisme. La nature ne fait jamais appel à l'intelligence que si l'habitude et l'instinct sont insuffisants. Il n'y a pas d'intelligence là où il n'y a ni changement, ni besoin de changement. Seuls ont part à l'intelligence les animaux qui ont à affronter une grande variété de besoins et de dangers.
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cmpfcmpf   20 octobre 2016


Je m’attristais à mesurer en pensée la brièveté du rêve de l’intelligence humaine. Elle s’était suicidée ; elle s’était fermement mise en route vers le confort et le bien-être, vers une société équilibrée, avec sécurité et stabilité comme mots d’ordre ; elle avait atteint son but, pour en arriver finalement à cela. Un jour, la vie et la propriété avaient dû atteindre une sûreté presque absolue. Le riche avait été assuré de son opulence et de son bien-être ; le travailleur, de sa vie et de son travail. Sans doute, dans ce monde parfait, il n’y avait eu aucun problème inutile, aucune question qui n’eût été résolue. Et une grande quiétude s’était ensuivie.
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cmpfcmpf   21 octobre 2016
C’est une loi naturelle trop négligée : la versatilité intellectuelle est le revers de la disparition du danger et de l’inquiétude. Un animal en harmonie parfaite avec son milieu est un pur mécanisme. La nature ne fait jamais appel à l’intelligence que si l’habitude et l’instinct sont insuffisants. Il n’y a pas d’intelligence là où il n’y a ni changement, ni besoin de changement. Seuls ont part à l’intelligence les animaux qui ont à affronter une grande variété de besoins et de dangers.
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MusardiseMusardise   14 février 2016
Je songeai à la délicatesse physique de ces gens, à leur manque d'intelligence, à ces ruines énormes et nombreuses, et cela confirma mon opinion d'une conquête parfaite de la nature. Car après la lutte vient la quiétude. L'humanité avait été forte, énergique et intelligente et avait employé toute son abondante vitalité à transformer les conditions dans lesquelles elle vivait. Et maintenant les conditions nouvelles réagissaient à leur tour sur l'humanité.
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Videos de H.G. Wells (60) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de H.G. Wells
Dobbs en interview pour planetebd.com .Dobbs a un vrai nom : Olivier Dobremel, mais il ne s?en souvient plus trop. Il est scénariste de BD depuis le tout début des années 2000, avec un penchant sévère pour le registre fantastique lugubre, obscur et sombre. Moult récits dans la collection "1800" de Soleil plus tard, et le revoilà à la tête de la collection "HG Wells" chez Glénat, dont la vocation est d?adapter en BD les célèbres romans de? HG Wells (c?est bien, vous avez suivi). Deux diptyques et deux one-shots resteront ainsi extrêmement fidèles à, respectivement : "L?homme invisible", "La guerre des mondes", "La machine à explorer le temps" et "L?île du docteur Moreau". A bord d?un tripode venu du futur, nous avons coincé cette drôle de bestiole, malgré son invisibilité, dans un bar lugubre de l?île d?Angoulême?
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