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EAN : 9782843449383
Éditeur : Le Bélial' (30/08/2018)
3.49/5   82 notes
Résumé :
Année 3685. L’humanité a essaimé à travers le Système solaire et un nouvel âge d’or s’offre à elle. Une renaissance qui doit beaucoup à un homme, Michael Poole, ingénieur brillant dont les inventions ont joué un rôle crucial dans l’expansion humaine. Mais Poole voit plus grand. Plus loin. Or pour cela il lui faut des ressources à la mesure de sa démesure — une manne qu’il pourrait bien dénicher sur Titan, l’un des derniers lieux encore inexplorés du Système. Quitte ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
3,49

sur 82 notes

fnitter
  29 août 2019
Loin dans le futur, des trous de ver permettent de voyager dans le système solaire. Titan reste inexploré, protégé par des lois sur la sentience (encore qu'on ne sache pas trop si elle est existante). Il faut donc monter une expédition au coeur même de Titan pour en avoir le coeur net et savoir si on peut l'exploiter commercialement.
Baxter nous met dans le bain d'un univers déjà ultra développé (Retour sur Titan fait partie de vaste cycle des Xeelees), mais facilement accessible néanmoins. C'est une nouvelle et il a fallu faire des choix. Background, aux fraises. Personnages ? Aux fraises, Restent un récit de Hard-Sf biologique assez intéressant et original et une narration rythmée.
Un bon moment donc, mais loin d'être à la hauteur de ce que j'ai déjà lu de l'auteur.
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finitysend
  08 mars 2019
Une ballade assez sympa dans le grand Noir ( l'espace , pas le café ).
Alors , voici un court roman de :
Baxter , avec une bonne dose de hard science et un sens of Wonder assez sous control …. !
Exo biologie … écosystème extraterrestre …. Sentience ( définition et travaux pratiques ) , ingénierie biologique …
Des personnages surlignés peu denses mais bien brossés et fonctionnels …
Des personnages capables d'avoir des sorties d'une profondeur abyssale .
Des réparties dont la rumination peut incontestablement vous sensibiliser à la grande complexité de l'univers intergalactique et à celle du monde qui est le nôtre.
Le bien … le mal … le gris le blanc et le noir …. La loi … et toussa , l'ambiguïté …
Ah oui et la vénalité et la curiosité aussi .
Un futur très éloigné … duplicata de consciences et simulation de personnalité et blablas Bla .
Le thème de l'artefact antédiluvien aussi … ( on y touche ou pas ?! ) ….
Une très bonne distraction pas gonflante qui dépayse sec sans pour autant décoiffer le lecteur …
Pour rêver et décoller donc … sans pour autant non plus : vivre un orgasme exo biologique.
Sympa …. Et pi sé tout ….
PS : Rien à voir avec le texte : Titan , du même auteur , dont je vous recommande par ailleurs la lecture …
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nebalfr
  12 septembre 2018
Seizième titre de la collection « Une heure-lumière » ! Mazette… déjà ?! J'ai quasiment l'impression qu'elle a été lancée avant-hier… Bon, bref : c'est l'occasion d'inscrire au catalogue de cette globalement très bonne collection de novellas un auteur que j'ai pas mal pratiqué, à savoir Stephen Baxter. Avec un texte dans un registre passablement « hard science » qu'on lui connaît bien, et pas si fréquent dans la collection (je ne vois guère que de deux vagues précédents, probablement Cookie Monster de Vernor Vinge, et Cérès et Vesta de Greg Egan, même si pour le coup c'était du Egan ultra-light et sans gluten, même si très bien quand même).

Et, à ce propos, sans doute faut-il commencer par donner quelques précisions quant à l'inscription de ce court roman dans la bibliographie de l'auteur ? Son titre ne doit en effet pas nous tromper : a priori, Retour sur Titan n'a aucun lien avec le roman Titan, deuxième titre de la « trilogie de la NASA » ; le satellite de Saturne est bien au coeur de ces deux récits, obviously comme disent les Français, mais c'est tout. Par contre, Retour sur Titan est lié au « cycle des Xeelees », dont l'essentiel est publié en français aux mêmes éditions du Bélial' – et dont je n'ai lu que les deux premiers volumes, Gravité et Singularité, qui ne m'ont pas vraiment enthousiasmé… En fait, le seul roman de Baxter associé aux Xeelees à m'avoir vraiment emballé est « hors-cycle », c'est Exultant, le deuxième roman de la « trilogie des Enfants de la Destinée » (le bonhomme est à peine un peu compliqué, des fois !). Connaître tout cela n'est probablement pas un prérequis pour lire Retour sur Titan, mais nombre d'allusions, etc., risquent d'échapper au lecteur – ce qui a été mon cas, d'ailleurs, parce que les lectures évoquées remontent tout de même à pas mal de temps…

Nous sommes donc en 3685 – et, après avoir pas mal ramé, la conquête de l'espace tend alors à devenir une réalité très concrète, ceci surtout grâce aux inventions du brillant Michael Poole, à base de trous de vers et tutti quanti, le savant ayant bénéficié de la thune du paternel Harry Poole, et tous deux ayant engrangé encore plus de caillasse en conséquence. Désormais, les voyages au sein du système solaire, et éventuellement au-delà, ne prennent plus que quelques heures – le cosmos est incommensurable, mais, à l'échelle de l'homme, il a sacrément rétréci.

Mais nos ingénieux capitalistes sont par nature en mode « TOUJOURS PLUS ». Et, dans le système solaire même, il y a comme un point noir, un objet dont ils soupçonnent l'importance cruciale, et sacrément rémunératrice, et ils enragent d'autant plus de ne pas y avoir accès : il s'agit de Titan, le satellite de Saturne – où l'on sait depuis longtemps qu'il y a de la vie sur Titan. Mais on subodore que cela va au-delà – qu'il n'y a pas seulement de la vie sur cette lune, mais aussi de la sentience ; et, dans ces conditions, les institutions humaines proscrivent toute ingérence, qui pourrait être fatale à l'écosystème du satellite.

Les Poole, en bons entrepreneurs, ne comptent pas se laisser brider par des régulations – forcément. Mais leur plan pour passer outre est passablement chelou, impliquant notamment d'enlever (?!) un « gardien de la sentience » pour Titan, Jovik Emry, qui est une pauvre merde, un dilettante lamentable ; ceci afin de se rendre, avec lui et deux autres (dont surtout Miriam, une scientifique dont la soif de connaissances a quelque chose de presque aussi rapace que la cupidité capitaliste des Poole), sur le satellite de Saturne, et voir par eux-mêmes ce qu'il en est – puisque les sondes ne durent pas sur cet astre. Mouais… Honnêtement, déjà au niveau de ce postulat, ça coince pas mal…

Vous vous en doutez, tout ne va pas se passer comme sur des roulettes : il y a bien une raison derrière la disparition de toutes ces sondes, et il y a forcément de la sentience sur Titan. Dès lors, la novella oscille entre récit catastrophe spatial façon Apollo XIII et exploration planétaire bourrée de révélations scientifiques, essentiellement d'ordre biologique mais pas que (il y a un écosystème extrêmement complexe, comme de juste), pointant vers une Ultime Révélation Consistant En Gros Sense Of Wonder Dans Ta Face – un schéma relativement commun chez l'auteur.

En fait, pas mal de choses, dans Retour sur Titan, sont du Baxter typique – et je crains que, me concernant, ce soit pour partie ce qui m'a tenu à l'écart de cette novella. On y voit Baxter « faire son truc » ; sur la base de personnages globalement ineptes, et avec un style de la même eau, il accumule la Science Fascinante jusqu'à un finale tellement fou et intelligent et impossible et  pourtant si et grandiose, que le lecteur pris de vertige et limite les larmes aux yeux lui confère de bonne grâce l'absolution pour ses faiblesses récurrentes. Dans les meilleurs Baxter (comme, mettons, Voyage, Les Vaisseaux du temps, Évolution, Temps, Exultant…), les défauts basiques sont à ce point atténués que l'on s'en moque totalement ; dans d'autres moins réussis, la fin parvient éventuellement à sauver un roman autrement assez moyen et déficient par plein de côtés (je suppose que c'était le cas dans Espace voire dans Origine, par exemple, ou encore peut-être Coalescence). Ici ? Ici, outre que le style est vraiment, vraiment très utilitaire et parfois carrément lourdingue (je reviendrai sur les personnages ensuite), cela n'a pas fonctionné sur moi – le vertige est là, je suppose, déjà dans l'écologie de Titan, avant même que l'on ouvre la trappe littéralement au coeur du satellite pour en prendre plein les mirettes et bander du neurone, mais j'avais vraiment trop ce schéma en tête, ce qui m'a plus ou moins consciemment amené à « résister », peut-être ? Et peut-être une vague méfiance à l'encontre de la « méthode Baxter » m'a-t-elle incité à envisager Retour sur Titan de la sorte – après tout, ma plus récente lecture de l'auteur, le Massacre de l'humanité, ne m'avait pas exactement convaincu… du coup, j'ai eu une impression de… eh bien, de pétard mouillé, disons.

Il va de soi que mon ignorance en matière de sciences dures est problématique pour ce genre de lectures : parfois, je ne comprends tout simplement pas, et passe à côté de choses qui excitent les camarades plus au fait de ces matières – ça m'est arrivé à plusieurs reprises avec Greg Egan ou Peter Watts, surtout. Mais, avec Baxter, ça a souvent marché malgré tout, parce que j'entrevoyais généralement la signification du propos scientifique – quitte à le faire dériver vers la métaphysique, c'est fréquent avec le sense of wonder, notamment baxtérien, mais aussi clarkien, je suppose, etc. Cette fois ça n'a pas marché – et, oui, peut-être me serais-je montré plus réceptif avec davantage de connaissances en biologie (même si là, globalement, je crois que mes lacunes n'ont pas été si gênantes) ou surtout, disons, en astrophysique, pour le grandiose finale. Maintenant, il ne s'agit peut-être que d'excuses un peu navrantes à ce qui pourrait n'être qu'un défaut de concentration – après tout, je suis probablement passé à côté d'un élément du court roman détaché des seules connaissances scientifiques, sa dimension vernienne, je suppose que l'ami Gromovar a mis le doigt sur quelque chose à ce propos, et qui m'avait totalement échappé en cours de lecture…

Mais il est sans doute un dernier aspect à prendre en compte, ici – pas le moins du monde « hard science » : Stephen Baxter a choisi de mettre en scène des personnages tous plus détestables les uns que les autres. En temps normal, je n'ai aucun problème avec ça – j'aime bien, en fait : ça s'accorde avec mon pessimisme foncier, et ma méfiance envers les motivations humaines, quelque peu hobbesienne je suppose, même si c'est bien pédant de le formuler ainsi. Mais, dans le cas de Retour sur Titan, ça m'a bizarrement posé problème – sans doute parce que le côté haïssable des personnages laisse d'autant moins de prise à l'identification qu'ils sont en dehors de cela assez peu définis, et globalement inconsistants. Ce qui a d'ailleurs un impact sur la fin de la novella, quand, passé la vision vertigineuse, l'auteur nous enfonce brutalement la gueule dans la boue de l'humanité – ce qui est à la fois inévitable au regard de tout ce qui précède, et bizarrement pas convaincant du tout dans la forme… Peut-être en outre l'auteur en a-t-il trop fait ? C'était ce que je pensais à l'époque de... eh bien, de Titan, justement. Mais, depuis, Trump est devenu président, alors...

Non, Retour sur Titan ne m'a pas passionné. Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une mauvaise novella – mais je l'ai trouvée plutôt médiocre. Trop médiocre. Baxter a sans l'ombre d'un doute fait bien mieux (s'il a quelquefois fait bien pire aussi). Ce court roman m'a même paru un peu fainéant – au sens où le contenu sense of wonder pâtit d'une formule un peu trop appuyée. Rien de scandaleux, mais rien d'enthousiasmant – est-ce Baxter qui fatigue, ces dernières années (cette novella date de 2010), ou est-ce que mes goûts ont changé ? Aucune idée – mais, après le Massacre de l'humanité, ce Retour sur Titan m'incite encore un peu plus à me méfier… de cet auteur que j'ai vraiment beaucoup apprécié en d'autres temps, pas si lointains.
Lien : http://nebalestuncon.over-bl..
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oursinculte
  22 octobre 2019
Depuis le début, la collection Une heure lumière des éditions le bélial est l'occasion de sortir de ma zone de confort. Je lis la collec' dans l'ordre, et chaque parution tape dans des genres de l'imaginaire très variés et me « force » un peu à voyager vers d'autres horizons, souvent avec grand plaisir ou au minimum une curiosité récompensée. Et là j'arrive à Retour sur Titan de Stephen Baxter. C'est pas gagné.
L'auteur anglais nous y raconte l'expédition clandestine d'une petite troupe de scientifiques sur Titan, un satellite de Saturne dont les ressources sont encore inexploitées. le cerveau de cette expédition c'est Michael Poole, grand ingénieur à qui on doit les plus grandes découvertes qui ont permis le voyage longue distance par l'utilisation de « trous de ver ». Mais Michael, pour développer ses idées, il a besoin de pognon, du coup il a bien envie d'aller trouver des sources de richesse là où elles sont, et Titan semble un bon candidat. Problème, il y a des lois sur la protection des espèces sentientes, donc on peut pas aller faire n'importe quoi n'importe où. Donc on va faire un peu du chantage à Jovik Emry, un gardien de la sentience, pour qu'il les infiltre sur le caillou clandestinement. C'est parti pour un voyage vers l'inconnu.
Retour sur Titan c'est de la Hard-SF, dure de dure, comme un caillou lunaire envoyé sur ton front. L'accent est mis sur les explications scientifiques, les descriptions, l'exploration d'idées et de lieux imaginés. Baxter nous fait découvrir un écosystème extra-terrestre en immersion et nous détaille un peu tout ce qu'on va y trouver, c'est scientifiquement solide, et c'est ça l'important, le voyage, l'exploration, l'émerveillement. Pour arriver à ce résultat, il met en place un petit scénario-prétexte, avec des personnages pas très intéressants mais qui jouent leur rôle-fonction : nous emmener là-bas. Jovik Emry sert tout connement d'avatar au lecteur, en bon ignorant, il va servir de réceptacle aux explications de ses compagnons pour nous les resservir directement dans le cerveau.
L'ami Apophis, 17800 fois plus expert que moi dans le domaine (j'ai compté), nous explique dans sa chronique qu'un scénario naze et des personnages creux, c'est pas grave parce qu'on n'attend pas ça de la Hard-SF. le lecteur veut du « Sense of wonder », cet émerveillement qu'on attache souvent au vertige provoqué par la science, la découverte et la projection intellectuelle propres au genre. Retour sur Titan est vraiment ma première vraie confrontation avec la Hard-SF pure, certaines parutions précédentes de Une heure lumière tapaient bien dans le genre mais j'avais quand même apprécié d'autres aspects de livres comme Cookie Monster ou le nexus du docteur Erdmann. Mais là y'a rien d'autre, et je dois bien en conclure ce que je pressentais déjà un peu : Je suis totalement hermétique au « sense of wonder » scientifique de ce type. Lire un personnage pas intéressant m'expliquant qu'il y des espèces CHON et des espèces qui assimilent du silicium et chient des oiseaux, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre, comme diraient les gens subtils. Ça m'émerveille pas du tout. Tout comme mes cours de physique m'émerveillaient pas du tout.
Mon « sense of wonder » à moi, il est humain, il est dans l'exploration de vies, de décisions et de sentiments de personnages auxquels je m'attache. Il est dans la complexité des choix de héros et d'héroïnes et leurs conséquences, dans l'impact qu'une idée géniale projetée dans un texte pourra avoir sur ses protagonistes, leurs trajectoires et leurs émotions. A la limite j'peux ouvrir une revue spécialisée si j'ai une crise de curiosité scientifique. Donc Retour sur Titan a été 150 pages de texte très très très ennuyeux pour moi. Mais je dis pas que c'est un mauvais livre, c'est certainement très bien. Mais je marche pas à l'émerveillement scientifique. Pauvre de moi.
Lien : https://ours-inculte.fr/reto..
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celindanae
  08 octobre 2018
Seizième titre de la collection « Une heure-lumière », Retour sur Titan de Stephen Baxter fait partie du du cycle Xeelees que je ne connais pas puisque ce livre est le premier de Stephen Baxter que je lis. J'ai un peu hésité avant de commander ce titre lors de l'opération promo organisée par les éditions le Bélial pour le hors-série. L'aspect hard sf et le fait que le roman soit relié à un cycle que je ne connais pas m'ont un peu effrayée. Et puis, la 4 ème de couverture ainsi que quelques chroniques ont attisé ma curiosité et me voilà partie pour un dangereux voyage vers Titan.
Exploration et science
Retour sur Titan se situe loin dans le futur, en 3685 pour être précise. C'est loin, très loin et les humains ont fait énormément de progrès dans la conquête spatiale, au point d'explorer tout le système solaire. Ces voyages ont été rendus possibles grâce à des trous de vers géants créées par Michael Poole à partir de tout petits trous de vers préexistants. Mais cela ne suffit pas à Michael Poole qui veut rendre rentable le trou de ver de Saturne. Autre objectif pour l'inventeur, aller plus loin que le système solaire et pour cela exploiter les ressources de Titan, satellite de Saturne. Mais cela ne s'annonce pas si simple car la loi est très stricte: il faut qu'aucune vie sentiente (entendre par là vie intelligente) ne se trouve sur Titan. Mais rien ne fait peur à Michael Poole et il décide d'organiser une expédition scientifique pas vraiment légale pour prouver que la vie abritée par Titan n'a rien d'intelligente. Peu de monde dans ce voyage: Michael Poole, son père Harry, Miriam Berg, physicienne et proche de Michael, Bill Dzik, ingénieur, et Jovik Emry, contrôleur de sentience corrompu, narrateur du texte et de surcroit emmené de force dans l'expédition.
Nous voilà ainsi embarqué pour un voyage vers un satellite dont on sait peu de choses, grâce à une technologie ultra moderne, même si la montgolfière est toujours utilisée. le voyage est très agréable pour le lecteur, beaucoup moins pour les membres de l'expédition. Les descriptions de la planète par Stephen Baxter sont impressionnantes de réalisme et donnent envie de faire partie du voyage, du moins de l'extérieur, la partie dans la capsule aurait trop difficile pour moi. Les détails scientifiques dans les technologies sont foisonnants et j'ai été bluffée par tout cet aspect technologique et scientifique alors que je ne suis pas vraiment une fan de Hard SF, ou alors je vais le devenir. Peut-être, tout simplement, parce que l'aspect Hard SF est très accessible dans cette novella.
Un récit à 100 à l'heure
Autre point qui m'a surprise dans ce récit, c'est à quel point, il est sans temps mort. Il est très bien rythmé par les nombreuses péripéties et révélations et peut se lire sans problème d'une traite. La novella mélange de belle manière Space-Opéra et roman d'aventure. le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne s'ennuie pas une seconde. Les découvertes de l'expédition sont étourdissantes, le voyage est vertigineux et aucune seconde pour souffler. Dès le début, les membres de l'expédition sont confrontés à d'étranges créatures volantes, aux conditions extrêmes du satellite, puis à d'étranges araignées mécaniques. Tout ça après avoir été enfermé dans une mini capsule! autant dire que ce voyage aurait été rédhibitoire pour moi. Cependant, il se laisse lire avec grand plaisir, bien au chaud sous sa couette!
Les personnages ne sont pas le point forts de cette novella, c'est certain. Autant le dire, on a affaire à des crapules plus intéressés par le business, l'argent, que le reste. Mais, cela ne m'a pas dérangé plus que ça même si en général j'accorde pas mal d'importance aux personnages. Je me suis laissée porter par ce fabuleux voyage dans des contrées incertaines, dangereuses et l'émerveillement a fait le reste.
Retour sur Titan offre donc un voyage étourdissant où on prend un grand plaisir à découvrir un satellite peu connu, un monde à la technologie imaginative et captivante, des concepts intéressants sur l'évolution. le tout dans un récit sans temps mort. Alors serez vous prêts à embarquer pour Titan?
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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critiques presse (1)
LeMonde   28 décembre 2018
« Voyage au centre de Titan » pourrait être le titre de ce court roman de l’écrivain britannique de science-fiction Stephen Baxter. Nous voici en effet en plein Jules Verne au IVe millénaire : une poignée d’humains entendent explorer le fascinant satellite de Saturne, jusque-là inviolé.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   29 août 2019
Quel romantique ! Nous allons devenir les premiers humains à fouler la surface de Titan, et lui, il appelle ça une « inspection extérieure ».
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finitysendfinitysend   28 novembre 2018
Pool m'inspirait un dégoût comme seul un homme dépourvu de moralité peut en éprouver.
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PatlancienPatlancien   13 mars 2021
Vous avez découvert des poissons indigènes évoluant dans l’eau ammoniaquée, des éponges CHON possiblement originaires du système solaire interne et des nénuphars silaniques provenant de Triton ou au-delà. Il y aurait peut-être d’autres familles à découvrir, si vous aviez le temps. Ces formes de vie issues d’environnements divers ont un point commun : elles ont évolué sur des planètes, sous le ciel ou dans la mer d’un monde chauffé par une étoile.
Or les étoiles ne sont pas éternelles. Arrivera un jour, un jour lointain, où notre univers sera plus éloigné de l’actuel que ce dernier l’est de ce jeune cosmos nain. Que se passera-t-il alors ? Eh bien, toute entité soucieuse de la préservation de la vie — de toutes les formes de vie — à très long terme envisagerait peut-être…
– La coopération, compléta Miriam Berg.
– Voilà. La symbiose. Titan est peut-être une sorte de prototype, une écologie coopérative contrainte dans laquelle des formes de vie d’origines si différentes doivent à tout prix se mêler, trouver des façons de se servir les unes des autres pour survivre…
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pit31pit31   21 mai 2019
Un quart d'heure après avoir été larguée par le Bernard-L'ermite, la gondole pénétra les couches supérieures de la haute atmosphère de Titan ; de fines volutes glaciales légèrement bleutées nous cernaient. Nous évoluions encore à mille kilomètres d'altitude, mais je sentais déjà les premières secousses annonçant la perte de vitesse de notre vaisseau tombant comme une pierre. La couche d'air qui entoure Titan est aussi dense qu'épaisse ; je m'apprêtais à la percuter de plein fouet et de dos.
Les trois premières minutes furent les pires ; la gondole à une vélocité interplanétaire se vit brutalement ralentie. La décélération atteignit son summum à trois cents kilomètres d'altitude, imposant une force avoisinant les seize g. Protégé par le champ d'inertie de Poole, je ne percevais que d'infimes secousses, mais la navette vibrait de partout. Nous étions précédés d'une onde de choc, sorte de coiffe gazeuse brillante : l'air de Titan, qui, réduit à l'état de plasma par ce contact brutal, dissipait l'énergie cinétique de la gondole.
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PatlancienPatlancien   13 mars 2021
Pour comprendre aussitôt que nous nous trouvions aux environs de l’orbite de Titan autour de Saturne. En effet, celle-ci, suspendue dans le ciel éraflé du dôme de vie, avait à peu près la taille dont j’avais gardé le souvenir, sphère un peu aplatie bien plus large que la Lune vue de la Terre. D’autres satellites naturels, petits points lumineux, orbitaient dans l’espace. Saturne était à demi pleine, le soleil brillant loin sur notre droite, avec tout près de lui son cortège de planètes intérieures. Les fameux anneaux, unique caractéristique de la planète digne d’intérêt, nous étaient invisibles car, comme eux, l’orbite de Titan est située sur le plan équatorial de Saturne — aussi ne nous présentaient-ils que leur tranche. En revanche, leur ombre projetée était aussi saisissante que surprenante.
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