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EAN : 9798406719442
290 pages
Auto édition (14/10/2022)
4.58/5   6 notes
Résumé :
Le Carnage est le sport favori des citoyens de Forseti. Androïdes et humains s’affrontent sans pitié dans une arène où viscères et fils électriques se mêlent en un chaos libérateur.
Le jour où Alice, modèle humanoïde, est désignée pour participer à la prochaine édition Carnage, son maître Andrés refuse le sort qui lui est réservé. Selon lui, les machines sont des êtres sensibles méritant la même considération qu’un humain. Il décide de se lever contre les règ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Le sang des Bravos de Nancy Black


Voilà un univers que j'affectionne tout particulièrement. Il s'agit ici d'un roman mêlant, avec brio, dystopie et science-fiction. Voici un petit résumé de l'histoire.

Andrès et Alice vivent depuis un an dans des conditions précaires dans un des quartiers les plus pauvres et les plus violent de Forsenti. Il est humain, mais Alice est un robot. Celui d'Andrès. Leur lien d'amitié est très fort et ils s'entraident quotidiennement pour s'en sortir grâce à la petite entreprise du jeune homme. Seulement, ils apprennent un jour qu'Alice est sélectionnée d'office pour participer à la prochaine édition de Carnage, un tournoi meurtrier où seul un participant peut gagner. Andrès va alors tout tenter pour faire lever cette décision quitte à tout risquer, même sa propre vie. Sur ce parcours dangereux et chaotique, il se fera des amis qu'il n'aurait même jamais croisé un jour, si cette épée de damoclès ne menaçait pas leurs têtes. Ces relations improbables le changeront et l'emmèneront dans des situations qu'il n'aurait jamais pensé vivre.

Nous sommes ici dans un cadre citadin avec une construction dystopique en tout point de vue. En effet, il présente différentes classes sociales séparées par un gouffre par tout un tas d'inégalités aussi injustes qu'arbitraires.  La violence est omniprésente dans la ville et prend plusieurs formes, mais reste malgré tout impunie dans beaucoup de cas. Là encore, les inégalités frappent. Il y a même un culte de la violence avec le Carnage ou bien les Clans Crime autour desquels tout semble tourner. La corruption est également flagrante dans cette ville où certains vivent dans l'opulence et profitent de tous les privilèges alors que d'autres vivent dans une précarité alarmante et tout est fait pour qu'ils y restent. le contexte traite de sujets actuels notamment les catastrophes sanitaires, ici l'épidémie qui refait surface et frappe de nouveau la population. Ils ont eux aussi droit au confinement ! Bien évidemment, on remarque de nouvelles inégalités dans l'accès aux soins avec le remède qui n'est accessible qu'aux riches. La référence au temps des romains est appréciable avec ses gigantesques arènes dans lesquelles on peut assister à des combats dignes de l'ère des gladiateurs. Les scènes de combat sont très bien écrites et sont plutôt visuelles. On s'y projette facilement.

Le récit à la troisième personne et au passé est bien maitrisé. La narration est bien menée, permettant une belle immersion. le gros plus, c'est l'humour mené de main de maître. En effet, il est bien dosé et intelligemment placé. Il illumine les dialogues entre les différents protagonistes et donne une belle dynamique à leurs relations. Mais, attention, ceci n'est pas un roman comique et l'auteur sait parfaitement nous le rappeler. En effet, dès que nous oublions le caractère véritable du roman, un évènement survient et nous ramène brutalement à la réalité violente de Forsenti et nous laisse K.O.

Les personnages sont forts et attachants avec de l'épaisseur et une part de mystère en chacun. Ils ne sont pas parfaits, mais c'est ce qui fait leur charme. Leurs défauts leur vont si bien.

Il y a d'abord Andrès, dont on ignore les détails du passé puisqu'il est amnésique suite à un accident. Son attachement à son robot, Alice, est si fort qu'il est prêt à s'attaquer au système pour la protéger.

Alice est un robot hors du commun qui est tellement proche de l'humain que les gens s'y trompent. D'ailleurs, on peut avoir tendance à oublier sa nature au cours de la lecture. Ses traits d'humour et d'esprit en font un personnage très intéressant.

Scarlett est un petit bout de femme haut en couleur et au verbe haut que rien ne semble pouvoir arrêter. Son rôle de leader dans l'association lui va bien.

Rafaer, champion du juron et dénué de filtre, brille souvent par son cynisme. J'ai eu un coup de coeur pour ce programmateur qui m'a bien fait rire. Il est très attachant.

Raine est une grande rêveuse qui se transforme en véritable guerrière quand le besoin s'en fait sentir.

Malik, le beau champion de Carnage, est un guerrier affûté et brutal qui soigne son image et s'applique à respecter les règles. Son caractère malicieux et solaire le rendent attachant, malgré son tempérament orgueilleux et son manque d'empathie par moment. 

Emilio, le vétéran des bas fonds devenu une légende en remportant une édition de Carnage tout en défiant le principe même du tournoi en épargnant une vie. Tout cela en étant malade. Sa simplicité et son côté réservé en font un personnage très attractif également. Il semble froid et effrayant, mais il a en réalité du coeur.

En somme, nous sommes en présence d'une véritable pépite qui propose un bel univers bien construit avec tous les éléments nécessaires à une bonne dystopie. L'écriture de l'auteur est fluide, simple et agréable. Pour moi, c‘est un coup de coeur, si vous aimez ce genre, ce roman est pour vous.

 

 

 

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Je tiens tout d'abord à remercier Nancy Black pour sa confiance et pour m'avoir proposé ce roman en avant-première.
Le sang des Bravos est une dystopie d'anticipation dans un univers cyberpunk. On y suit principalement le personnage d'Andrés, un jeune homme d'une vingtaine d'années issu d'un arrondissement pauvre. La cité est en effet divisée en différents quartiers qui constituent comme un système de castes allant des plus pauvres aux plus aisés. La narration est à la troisième personne omnisciente ce qui permet de découvrir les points de vue des différents personnages que l'on rencontre.
La scène d'ouverture commence directement dans l'action quand Andrés et son androïde, Alice, qu'il considère comme sa meilleure amie, assistent au Carnage : une compétition à la mort qui voit s'affronter chaque année robots humanoïdes et humains.
On apprend rapidement qu'Alice est désignée participante de la prochaine édition de cette compétition, un an plus tard, au grand désespoir d'Andrés qui va tout faire pour empêcher la mort de son amie.
Les thèmes abordés sont variés : la question de l'humanité et de la conscience, l'amitié, la haine, la recherche de la gloire ainsi que celle du sens de la vie.
Le monde et son organisation se dévoilent au fur et à mesure que l'on suit les personnages. Tout se met en place avec légèreté et cela rend la lecture fluide.
Les personnages offrent une diversité de genres et de carnations ainsi que des personnalités bien campées et travaillées.
Le récit est parsemé de touches d'humour dans les réactions des personnages ou le choix du vocabulaire, en dépit des thèmes assez lourds, ce qui donne un peu de souffle à l'ensemble.
Le tout est servi par une plume fluide qui rend cette lecture très agréable.
Je recommande cet ouvrage aux lecteurs et aux lectrices qui recherchent de l'action et des combats dans un univers futuriste dystopique.
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Je tiens à remercier l'auteure pour m'avoir permis de lire son livre. Un très bon choix je suis un fan du monde cyberpunk et de dystopie, un vrai coup de coeur à lire, j'ai passé un agréable moment en compagnie des personnages.

A Forseti le carnage est un sport de combat entre androïdes et humains se battent sans pitié l'un envers l'autre dans une arène où viscères et fils électriques se mélangent.

On y retrouve Alice, un modèle mi humain mi androïde se voit désignée pour être dans le prochain combat du carnage. Sauf que son maître Andrés refuse cela. Il pense que les machines doivent êtres considérées comme des humains. Il veut empêcher tout cela de se produire. Lui qui n'avait qu'un robot comme ami va s'ouvrir au monde.

Alice et Andrés empêcheront ils la violence?

Conclusion :

Une magnifique couverture de livre qui m'a donné envie de suite de le lire, des personnages très attachants, du suspens, des rebondissements, je ne peux que vous le recommander.

Si vous aimez les dystopies, le monde cyberpunk c'est ce livre qu'il faut lire.
Lien : https://myreadbooks.over-blo..
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Andrés, jeune homme d'une vingtaine d'années, et Alice, mi-humaine mi-androïde, vivent ensemble depuis un an dans des conditions plus que précaires dans un des quartiers les plus pauvres et les violents de Forsenti. Alice est le robot d'Andrès. Un lien d'amitié très fort les lie. Un jour, ils apprennent qu'Alice a été sélectionnée pour monter dans l'arène où sang et fils électriques se mélangent. Mais Andrés refuse cela … car il estime que les robots doivent être considérés comme des humains et non de simples machines. Arriveront-ils à empêcher cette violence ?
Une lecture totalement surprenante pour moi ! En effet, le monde cyberpunk m'était totalement inconnu jusqu'à présent. Eh bien, première découverte plutôt concluante !
J'ai passé un bon moment en compagnie d'Alice et d'Andrés. le monde et son organisation se dévoilent au fur et à mesure, ce qui rend la lecture assez fluide. L'action est au rendez-vous et ce, dès le début. Il y a plusieurs petites touches d'humour qui permettent d'alléger un peu le récit. J'ai apprécié cela, car nous rencontrons des thèmes quand même assez lourds, la haine, la violence des combats, mais aussi l'amitié ou bien encore la recherche de la gloire.
La plume de Nancy Black est fluide qui rend la lecture agréable.
Si vous aimez l'univers cyberpunk et les dystopies, ce roman est fait pour vous ! Foncez sans plus attendre !
Je remercie l'auteure, Nancy Black, pour l'envoi de ce service-presse !
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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Que dire : je n'ai jamais lu de livre de type cyberpunk avant, et je dois dire que la découverte de ce style avec ce roman ne m'a pas déçu.
J'ai tout aimé : les personnages, l'univers, les combats et les retournements de situation ! Chaque fois que je me plongeais dans ce livre, il était très difficile de m'en sortir.

Je recommande donc ce livre et j'espère sincèrement que l'auteur, dont j'ai bien aimé le style d'écriture, digne à mes yeux d'un vrai auteur, fera d'autres livres !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Ils s’engagèrent dans un couloir enténébré dont la lisière encadrait une nature morte. Deux maisonnettes beiges, ornées de poutres de bois, étaient éclairées par un lampadaire noir qu’on aurait dit dessiné au fusain. Ils rejoignirent la lumière. Ce qui ressemblait à un tableau devint une petite ruelle pavée de pierres anciennes, offrant à la nuit une lueur chaleureuse. La propreté du sol frappa Andrés. Rien n’y traînait, ni mégot, ni canette écrasée, ni papier, ni entassement de poubelles empilées sur les bords de sentiers. Quelque chose d’artificiel flottait dans le parfum ambiant, quelque chose entre bois et agrume, qui se rapprochait de l’air de Nefer, en étant plus discret et moins sucré. En ne tenant pas compte des passants qui les dévisageaient avec, bien souvent, du mépris, la découverte l’enchanta. Andrés ignorait qu’il existait des rues étroites aussi charmantes, impeccables, et calmes, au sein de Forseti. Dans son arrondissement à lui, on évitait l’exiguïté, considérée risquée en l’absence du soleil.
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— Ce qui est injuste, c’est que mis à part les condamnés, les hommes sont volontaires quand ils s’engagent ! Les robots ne sont que du bétail tiré au sort… Alice ne souhaite pas prendre part à ce massacre. Elle aime l’humain, elle voulait que Malik gagne ! La Fédération ne force pas simplement les androïdes à mourir, elle les force à devenir des assassins. Pourquoi seul l’homme devrait avoir le choix ?
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— On ne sait pas ce qui se passe dans la tête des gens quand ils affrontent ensemble une épreuve telle qu’un Carnage, répondit Alice d’une voix pensive. Et puis, je trouve qu’il est normal de chérir une vie que l’on a sauvée.
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— Le fait d’agir dans ton droit ne te donne pas raison, ça ne fait pas de toi un mec correct, articula Émilio.

— Tu n’es personne. Ce n’est pas toi qui décides qui a tort ou qui a raison.
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À Forseti, ainsi que dans de nombreuses villes, la justice était comme la solidarité, la gentillesse ou l’honnêteté : des choses pas très sérieuses.
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