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Editions Il est Midi (Autre)
EAN : 9782491689995
216 pages
AFNIL (07/12/2022)
5/5   2 notes
Résumé :
Sorèze.
La montagne Noire.
La Confrérie.
Un meurtre.
La pierre de Miamont.
Une famille de verriers d’Arfons.

Il existe au sein de la montagne Noire une Fraternité que peu de personnes connaissent.
Localisée à HautPoul, cette Confrérie, aux origines cathares, dévoue son temps à expliquer le normal et le paranormal qui peuplent son territoire. Au cœur de leur hiérarchie, Hélix Stein est un détective qui se... >Voir plus
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
La procédure de mon altercation était bénigne vu que je n’avais enfreint aucune loi. Je me doutais du motif de mon arrestation, mais rien ne pouvait m’être reproché. « Ta mère ne veut plus te voir ». Il avait été difficile au brigadier de prononcer ces quelques petits mots et pourtant, cette seule phrase avait poignardé la dernière parcelle d’illusion qui protégeait encore ma génitrice. « Je ne sais pas quoi te dire de plus. Alors, si tu ne veux pas d’ennui mon gars, passe par-dessus ». Le gendarme était désolé pour moi et je vis son humanité profonde. Je hochais la tête, refoulant les larmes de rage qui menaçaient de couler. Ma lèvre tremblait pourtant, de même que mon petit menton tout fier du haut de ses onze ans. Et j’eus le malheur de relever les yeux sur ceux de l’agent et là, la digue se brisa. Je pleurais ; je hoquetais ; je me noyais dans la douleur de la perte réelle, je laissais le désespoir consumer les illusions d’un petit bonhomme. Alors le grand gaillard me prit dans ses bras et je pus laisser aller ma peine comme je ne l’avais jamais fait avec personne depuis un an. Mes doigts agrippés à son uniforme, je sanglotais.
À la gendarmerie de Revel, au printemps de mes onze ans révolus, je pus dire adieu à ma mère et tenter d’apprendre à vivre avec cette perte tout le reste de ma vie.
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Le torse droit, le soldat n’avait pas mâché ses mots : « Mettre en scène deux meurtres sera votre principal objectif afin que les transfuges ciblés puissent regagner la France en toute sécurité. Il est vital qu’ils restent en vie, mais soient considérés comme des victimes d’attentat en Pologne. Est-ce bien clair ? »
La donne était claire, voire limpide. Ainsi, nous devions manipuler, agencer, instaurer, une situation propice à leur mise en scène. Formé à la surveillance par drone et à l’acoustique durant mon séjour chez les militaires, j’échafaudais depuis le départ tous les scénarios possibles pour valider mon objectif : mise sur écoute, surveillance vidéo aérienne et connaissance du terrain.
Comme mes partenaires, mes qualifications répondaient à une partie du plan. Mais, là, tout de suite, durant cette visite de Cracovie, je visualisais mal les possibilités. Le stress n’était pas un bon compagnon de route. Et tous attendaient que je leur expose des données concrètes. Il y avait aussi le problème « Irina ». Cette fille me rendait fou.
(...)
En mettant en scène leur mort, les deux auteurs endosseraient le rôle de martyre et mettraient sans doute à mal le communisme et sa face publique. Tout était une question de juste équilibre.
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« Mais Stein, ce n’est pas votre véritable patronyme, si ? ». Du plus loin que je me souvienne, mes parents, mes amis et somme toute, mon entourage propre m’a toujours appelé « Stein ». La raison en était simple, mais je prenais un plaisir non dissimulé à faire patienter la demoiselle qui avait l’agaçante manie de déterrer les sujets fâcheux. La jeune femme avec laquelle j’avais pris l’habitude de discuter lors de mes commissions hebdomadaires avoisinait l’âge de ma propre fille. Avec un accent quelque peu désuet, une passion inexplicable pour les colorations interchangeables, la vendeuse m’était sympathique. Sa curiosité rivalisait avec la mienne. Et c’est aussi à elle que j’avais proposé une collaboration ; ensemble, nous écririons ma vie, mes anecdotes et certaines expériences fort intéressantes que j’avais eu l’occasion de vivre.
Je m’ennuyais et il n’y avait pas pire ennemi que la lassitude.
Je la vis froncer les sourcils tout en abordant un air méfiant ; avec ma mine patibulaire, mes mocassins démodés, mon jeans bleu marine et mon tee-shirt noir, je tentais de prendre un de mes airs les plus affables afin d’endormir sa suspicion.
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Le plus remarquable que Margot soulignera tout le long de notre collaboration, ce sera la profusion d’affaires inexplicables ou étranges qui entourent depuis des siècles la Montagne Noire. Outre une région chargée d’une Histoire celte, wisigothe et cathare, cette dernière possède également des relents de mystères paranormaux. Qui n’a jamais entendu narrer les histoires de fantômes de Saissac sans parler du trésor des Tectosages ramenés de Delphes ou bien encore les crashs aériens causés par un éventuel magnétisme inconnu dans une zone réputée morte ? Quiconque se penche sur l’histoire de l’Occitanie découvre cette richesse historique et s’attache à ses croyances locales. La Confrérie a conçu ses fondations sur des idées et a tenu à les démystifier. Née des cendres d’une religion jugée profane par le Catholicisme, elle a le culte comme fondation et se nourrit de mythes, de croyances et d’idéaux pour bâtir sa structure.

« Et votre histoire est vraiment authentique ? » Cette question était évidence pour Margot et faussement outrageante pour l’humble acteur de cette aventure que j’étais.
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D’ailleurs, frère Benoît m’avait dit un soir, une main sur ma frêle épaule, que devenir moine, ce n’était pas une fuite mais une vocation sincère et désintéressée, un appel individuel. En étais-je capable ?
Après plusieurs semaines, les choses se tassèrent et je pris de nouvelles habitudes. La solitude que je parvenais à obtenir dans le silence de mes frères était un baume sur mes indécisions. Qui étais-je et qui voulais-je devenir ?
Un jour banal, sans nulle différence avec les précédents, un élément insignifiant vint néanmoins allumer la mèche d’une idée, d’une envie tapie au tréfonds de ma mémoire. Je lisais un ouvrage sur la Montagne Noire au scriptorium et l’un des chapitres traitait de la pierre de Miamont situé à Arfons, dans la région du Tarn. La légende la suggérait maudite.
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