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ISBN : 2851813722
Éditeur : L'Arche (10/09/1997)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Wozniaksandy
  28 avril 2018
Voici les bouleversants poèmes de Bertolt Brecht, écrit il y a plus d'un demi-siècle, mais tellement d'actualité...
L'oeuvre de Brecht est en effet de nature à modifier l'idée qu'on se fait de la poésie. Brecht a toujours eu recours au poème comme un journal dont il écrivait tous les jours un article sur sa vie. Un peu comme certains poètes de la Beat Génération américaine d'Allen Ginsberg.
Son écriture poétique est savante, est nourrie de toute la tradition, allemande (Goethe, Heine), mais aussi latine et grecque. Elle est en même temps une poésie d'esprit populaire et joue des divers registres de la langue sous la forme de chanson et de ballade.
Poésie politique, didactique et ironique, l'inspiration de Brecht est aussi celle d'un vrai lyrique. Brecht est aussi un détrousseur d'illusions, un grand satirique qui est à la fois amical et narquois. Un pareil tour d'esprit en poésie est si peu répandu et si rare aujourd'hui, qu'il serait dommage de passer à coté.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
WozniaksandyWozniaksandy   28 avril 2018
L’heure n’est pas à la poésie
Je sais bien: On n’aime que
Les gens heureux. Leur voix
Nous plaît. Leur visage est beau.

L’arbre étiolé de la cour
Dénonce l’aridité du sol, mais
Les passants le traitent d’estropié
A juste titre.

Je ne vois
Ni les bateaux verts ni les joyeuses voiles du Sund. De tout cela
Je ne vois que le filet déchiré des pêcheurs.
Pourquoi ne parlé-je que
De la quadragénaire qui chemine le dos voûté?

Les seins des jeunes filles
Sont chauds comme aux temps passés.

Une rime dans ma chanson
Me semblerait presque être une insolence.

En moi s’affrontent
L’enthousiasme à la vue du pommier en fleurs
Et l’effroi lorsque j’entends les discours du barbouilleur.*
Mais seul le second
Me pousse à ma table de travail.
+ Lire la suite
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WozniaksandyWozniaksandy   29 avril 2018
Quand le régime donna l’ordre de brûler sur la place publique
Les livres pleins d’une science nocive et que partout
L’on contraignit des boeufs à traîner aux bûchers des charrettes de livres,
Un poète expulsé, l’un des meilleurs, étudiant la liste des
Livres brûlés, découvrit avec épouvante que les siens
Avaient été oubliés. Il se précipita à son bureau,
La colère lui donnant des ailes, et écrivit une lettre aux despotes.
«Brûlez-moi! – écrivit-il d’une plume rapide – Brûlez-moi!
Ne me faites pas ce coup-là! Ne me laissez pas de côté! N’ai-je pas
Toujours relaté la vérité dans mes livres? Et voilà que
Vous me traitez maintenant comme un menteur! Je vous l’ordonne:
Brûlez-moi!»
+ Lire la suite
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WozniaksandyWozniaksandy   29 avril 2018
Mon général, votre tank est puissant,
Il couche une forêt, il écrase cent hommes.
Mais il a un défaut :
Il a besoin d’un conducteur.

Mon général, puissant est votre bombardier,
Plus vite que l’ouragan, plus fort que l’éléphant,
Mais il a un défaut :
Il lui faut un mécanicien.

Mon général on peut tirer beaucoup de l’homme,
Il sait voler, il sait tuer.
Mais il a un défaut :
Il sait penser.
+ Lire la suite
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WozniaksandyWozniaksandy   29 avril 2018
Ne vous laissez pas séduire
Car il n’est pas de retour.
Déjà le jour approche
Le vent de la nuit souffle
Mais le matin ne viendra pas.

Ne vous laissez pas conter
que la vie est peu de choses.
Buvez la vie en grands traits
Il sera toujours trop tôt
Quand vous devrez la quitter.

Ne vous laissez pas rouler
Vous n’avez pas trop de temps.
Laissez pourrir les cadavres
La vie l’emporte toujours
Et l’on ne vit qu’une fois.

Ne vous laissez pas traîner
Aux corvées et aux galères.
De quoi donc auriez-vous peur?
Vous mourrez comme les bêtes
Après la mort le néant.
+ Lire la suite
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WozniaksandyWozniaksandy   29 avril 2018
Tu ne veux plus travailler avec nous, nous dit-on.
Tu es fourbu, tu ne peux plus te traîner.
Tu es trop las.
Tu es au bout de ton rouleau.
On ne saurait exiger de toi encore quelque action.

Sache-le donc :
Nous l’exigeons.

Si tu es las, si tu t’endors
Personne ne viendra t’éveiller et te dire :
Debout le repas est prêt.
Pourquoi le repas serait-il prêt?
Si tu ne peux plus te traîner
Tu resteras couché. Personne
N’ira te chercher et te dire :
Une révolution a eu lieu.
+ Lire la suite
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Germaine MONTERO chante "Mère Courage ", et extrait de l'agression de Catherine dans la pièce "Mère Courage" de Bertolt Brecht.
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