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ISBN : 2081310090
Éditeur : Flammarion (02/10/2013)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Aucune exposition n'a récemment remis en perspective la représentation de l'homme nu, qui constitue pourtant l'une des lignes de force de la création en Occident. Alors que le nu est l'attribut des divinités mythologiques dans les grandes compositions historiques et dans la sculpture classique, Winckelmann enseigne dès le milieu du XVIIIe siècle que les Grecs de l'Antiquité ont laissé en héritage à l'Europe les divines proportions du corps à l'aune desquelles se mes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Gwen21
  13 janvier 2014
Catalogue de l'exposition « Masculin / Masculin » qui s'est achevée dimanche au musée d'Orsay sur le thème du "nu masculin".
Je n'ai pas été vraiment emballée par cette exposition bien que le thème m'ait paru très prometteur. En effet, l'histoire de l'art montre combien c'est majoritairement la femme qui a été représentée nue une fois le voile de l'Histoire retombé sur l'Antiquité, l'art consacrant même le nu féminin au XIXème siècle comme le symbole irréfutable de sa soumission à l'homme. Or, auparavant, le nu féminin avait pour rôle essentiel de sublimer son objet : la femme vue comme un idéal de beauté, de maternité et d'amour.
Le nu masculin, s'il a été moins prépondérant, a tout de même été présent dans l'art profane et sacré, dans la sculpture comme dans la peinture ou la photographie et ce, de l'Antiquité jusqu'à l'art contemporain par lequel l'homosexualité pouvait notamment s'exprimer et s'affirmer.
C'est ce que je reprocherais à cette exposition : avoir généralisé le nu masculin dans l'art en le raccordant quasi systématiquement à l'homosexualité masculine. A cet égard, j'ai sans doute mal compris le nom de l'expo, ne voyant pas dans la répétition du mot « masculin » l'annonce de cet angle de réflexion, cependant, tout me laisse supposer que Guy Cogeval, commissaire de l'exposition, doit être cul et chemise avec Pierre et Gilles, des "artistes'" qui à force de poser dans les mags mondains et de participer aux soirées de la jet-set ont visiblement réussi à s'acoquiner avec qui il fallait pour que leurs "oeuvres" du dernier kitch aient pu non seulement être exposées en si grand nombre (en effet , pas une seule salle n'a pu épargner à ses cimaises l'honneur de s'en voir gratifier) mais encore pour que l'affiche même de l'expo leur soit consacrée !
Pour le visiteur, ce qui au départ avait goût de coïncidence devient vite, pour cause de redondance, un soupçon pas très bienveillant à l'adresse du sieur Cogeval et de ses acolytes. Ne manquait plus que le prix des "oeuvres" sur les cartouches. Bref, j'étais loin de l'exposition que j'avais imaginée avec, en fil rouge, l'évolution artistique du nu masculin.
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seblac
  03 mai 2016
Ce livre est le catalogue de l'exposition Masculin / Masculin. L'homme nu dans l'art de 1800 à nos jours. Un sujet original et plein de promesses.
Hélas, le sentiment général à l'égard de cet ouvrage et de l'exposition dont il est le témoin est quelque peu mitigé. Tout d'abord si la forme du catalogue est irréprochable le fond laisse quelque peu à désirer notamment en ce qui concerne les notules sur les oeuvres qui frisent l'indigence. Pas ou très peu d'informations sur certaines oeuvres et leurs auteurs. Bref débrouillez-vous. Visiblement c'est un parti pris, Guy Cogeval s'en explique assez longuement au début de l'ouvrage par une volonté de rompre avec « les vestales d'une histoire de l'art descriptive et documentée » quitte à faire hurler « les critiques atrabilaires de certains journaux du soir ». Bon pourquoi pas...mais bien que n'étant ni vestale d'une histoire de l'art descriptive ni critique dans un journal du soir, je trouve quand même que tout cela est un peu...léger. Par ailleurs je trouve les commentaires quelque peu répétitifs voire pompeux.
Concernant le choix de la problématique de l'exposition et des oeuvres, mon sentiment est également partagé. Trop de Pierre et Gille...Des Saint Sébastien en veux-tu, en voilà. Trop d'oeuvres puisant leur inspiration dans des représentations classiques...Qu'une exposition ait des partis pris c'est une chose, que cela confine à l'obsession en est une autre.
Un dernier aspect m'a interpellé : l'écrasante majorité des oeuvres ont été réalisées par des hommes. N'aurait-il pas été intéressant aussi de développer un peu plus le regard féminin sur la masculinité ? Je veux bien croire que pour le XIXème siècle voire le début du XXème ce soit impossible. Mais pour la période plus contemporaine ? Bon ce n'était visiblement pas non plus l'objectif de cette exposition..
Bref en refermant cet ouvrage, la déception domine. Une déception d'autant plus forte que vraiment ce sujet présentait un potentiel intéressant qu'on a limité à quelques partis pris plus ou moins pertinents, plus ou moins provocateurs. A l'heure où les gender studies sont en plein essor (pas toujours en bien d'accord...mais tout de même), à l'heure où les études sur le corps masculin se multiplient dans des perspectives variées (voir par exemple l'histoire de la virilité de Vigarello, Corbin et Courtine), on a l'impression que ce catalogue a deux ou trois guerres de retard.
Finalement ce qui m'a le plus amusé dans ce catalogue c'est que pour une fois on exhibe le corps masculin comme un objet... Pour une fois les femmes échappent à cette triste habitude. Passé ce petit plaisir, il ne me reste pas forcément grand-chose...Si... le plaisir de découvrir ou de redécouvrir de très belles oeuvres comme l'arch of hysteria de Louise Bourgeois, le père mort de Ron Mueck et quelques autres
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MDIV
  14 janvier 2014
Ce livre, panorama grandiose du nu dans la peinture, la sculpture, la photographie de 1800 à aujourd'hui est un évènement ; car contrairement au corps féminin le corps masculin s'expose rarement en dehors de la presse gay (c'est la première exposition du genre en France, et en plus au Musée d'Orsay). Oui, enfin, l'homme se dévoile. Pas pour nous montrer son âme, faut pas rêver (le fera t-il jamais un jour le bougre ?) ; mais pour exhiber ses fesses et tous ses autres attributs. Il y en a pour tout le monde : nus héroïques ou académiques (presque toute la peinture du 19ième); homoérotique (Pierre et Gilles), réaliste (le gisant de Mueck ), ironique (Orlan). Sans oublier Monsieur-tout-le-monde, celui qu'on croise dans sa salle de bain le matin ou dans les tableaux de Lucian Freud : on le voit prendre sa douche (tel un Christ à sa toilette avant la crucifixion), encore tout endormi, hésitant à se raser ou à se laver les dents, tout ce qu'il y a de plus vulnérable ; et on s'écrit attendri : Ecce homo, voici l'homme.
Elisabeth et Alain, complètement toqués du doc
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