AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782848190808
Éditeur : Créer (15/10/2008)
5/5   1 notes
Résumé :
Dans la seconde moitié du XIIe siècle, les bâtisseurs auvergnats mettent en oeuvre tout l'éventail des pierres disponibles dans leur région. L'enthousiasme fouisseur des carriers amène à la lumière une lave jusqu'alors inexploitée : la pierre de Volvic, qui participe localement à la fin de la fièvre constructive romane. Rapidement reconnue pour ses qualités exceptionnelles, cette pierre séduit dès le XIIIe siècle les trois principaux centres urbains, Clermont, Riom,... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
CREERCREER   04 juin 2013
L’invention de la lave de Volvic
Comment expliquer cette irruption d’un matériau nouveau à une époque aussi tardive, au regard de l’histoire de la construction ?
Les granites sains sont identifiables dans les croupes, chaos ou boules dispersées dans les champs en bordure de plateau. À Fayet-le-Château quelques boules dispersées dans les pâtures sont toujours dans l’état où le fendeur les a laissées à moitié débitées (peut-être un maçon-tailleur de pierre de pays préparant durant l’hiver les pierres à poser dès le printemps).
Les calcaires et arkoses, roches sédimentaires, se lisent dans les affleurements, les seuils au flanc des coteaux, les falaises des gorges entaillées par les cours d’eau. La mauvaise pierre, trop marneuse pour les calcaires ou trop sablonneuse pour les arkoses, va fondre naturellement au gré des intempéries.Alors qu’une roche naturellement saine et résistante va générer des seuils et petites falaises facilement repérables. À Montpeyroux, la tranchée générée par le passage de l’autoroute A75 (Clermont-Ferrand–Issoire) dans l’empilement des strates a permis de constater qu’une petite dizaine d’années suffit à faire le tri entre les bons bancs et les mauvais. Vraiment peu de choses dans un contexte médiéval, pour une exploitation basée sur le pragmatisme et la mémoire, sur une tradition séculaire, voire millénaire. Pour tous ces matériaux les indices sont donc clairement lisibles dans le paysage et accessibles au carrier-prospecteur.
En ce qui concerne les laves, deux cas différents se présentent. D'un côté les volcans trachytiques (Sarcoui, Clierzou, Aumone), véritables taupinières ayant extrudé une lave expansée et pré-solidifiée, présentent à leur surface des bourgeonnements de roche directement exploitable et a priori homogène.
Les coulées de trachy-andésite se présentent différemment : tout d’abord la surface en est recouverte des multiples projections, saupoudrées pendant l’éruption ; sous cette couverture pustuleuse, la lave de surface forme une croûte dure et cassante plus ou moins épaisse. Ainsi, à Volvic, la découverte ne révèle que la rougne, gangue épaisse et intaillable qui enferme en totalité la pierre exploitable. La surface de la dernière coulée de la Nugère se présente donc comme un gigantesque chaos, une surface aussi ondulante et mouvementée qu’une mer formée, saupoudrée d’une infinité de projections, bombes et petits blocs de pouzzolane. La coulée n’ayant pas été recoupée ou entaillée par un accident géologique, la nature du précieux matériau qu’elle contenait ne s’offrait donc pas au regard ou à la perspicacité des carriers et bâtisseurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

autres livres classés : sculptureVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura

Lecteurs (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Pas de sciences sans savoir (quiz complètement loufoque)

Présent - 1ère personne du pluriel :

Nous savons.
Nous savonnons (surtout à Marseille).

10 questions
354 lecteurs ont répondu
Thèmes : science , savoir , conjugaison , humourCréer un quiz sur ce livre