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Le testament d'un enfant mort. Voilà un titre fort, un titre qui ne laisse pas indifférent. J'ai reçu ce livre dans le cadre de la Masse Critique de Babelio. Plutôt occupée la semaine de sa réception, il a passé quelques temps à trainer sur ma table basse, il y aura attiré pas mal de regard et pas mal de questions ! Ici pas de tromperie, il s'agit bien d'un testament, il s'agit bien d'un enfant mort, de son dernier témoignage.

Dans un futur proche, un mal mystérieux tue les très jeunes enfants. Un chercheur fait des expériences sur des enfants afin de trouver d'où vient ce mal. Enfin il conçoit un décodeur qui lui permet de capter ce qu'un nouveau né pense, dès son état embryonnaire. Son sujet d'étude, Camille Félix Trezel, va donc lui livrer, sans le savoir, ses pensées, jusqu'à la fin.

Le texte est divisé en deux grandes parties. Au début nous lisons les comptes-rendus du chercheur, dans lesquels il annonce avoir trouvé la réponse à ses recherches. Ensuite, nous plongeons dans la mémoire transcrite de Camille. le texte peut sembler froid, surtout les premiers chapitres consacrés au chercheur. Mais l'immersion dans l'esprit de Camille m'a transportée. Je salue l'imagination et la rigueur de l'auteur dans la construction imaginaire de cet intellect. Au fil de la croissance du nouveau né, son esprit devient plus clair et avec la lucidité vient le mal-être, le dégoût pour le monde extérieur… le portrait dressé est sans équivoque, impressionnant d'exactitude. Mais il y a aussi de beaux moments de poésie dans la manière dont Camille perçoit ce qui l'entoure.

Je ne connaissais pas Philippe Curval, après la lecture de cette nouvelle je pense que je vais essayer de le lire de nouveau. le testament d'un enfant mort est un texte fort, dur mais vraiment approfondi pour un si petit volume. Une véritable immersion dans un esprit torturé.
Lien : http://calokilit.wordpress.c..
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Nouvelle assez réputée de Philippe Curval, originellement publiée en 1978, ce récit imagine le regard que porte un enfant encore à naitre sur le XXIème siècle. Or celui-ci n'est pas joyeux. Résultat, les foetus ne veulent plus naitre. Ils vivent une maturation accélérée avant de mourir d'une sorte de « suicide ». Un chercheur veut découvrir les causes de ces morts mystérieuses afin de remédier au problème. Il entre dans les pensées d'un de ces bébés, surnommés hypermaturés, et la nouvelle nous donne ainsi à voir le point de vue du foetus.
Fin des années '70, Curval succède à Pierre Pelot (et à son roman FOeTUS PARTY) pour livrer sa propre version du « bébé qui refuse de naitre ». L'enfant n'est plus roi, le bébé n'est plus sacré. le cinéma nous avait déjà donné « Rosemary's Baby » et « le monstre est vivant », la littérature nous le confirme.
On entre ainsi dans les pensées du petit être en devenir pour explorer son rapport au monde. le texte, court, convoque les sciences sociales et humaines tout autant que la science-fiction spéculative, pour un pamphlet assez déstabilisant.
Le tout donne une nouvelle marquante par son thème (qui pousse forcément à la réflexion) mais pas toujours passionnante à lire. En réalité, le tout est assez rébarbatif (à mon sens) et surtout entièrement dédié à « l'idée » (au contenu), bref c'est davantage un texte socio-politique qu'une intrigue vraiment développée. Un défaut assez récurent dans la SF française « engagée » des années 60 / 70.
Néanmoins, par sa brièveté, le tout se lit sans déplaisir et, comme d'habitude, la collection adjoint à la nouvelle proprement dite des informations contextuelles pertinentes. Autrement dit, un beau petit objet pour les amateurs de curiosités littéraires.

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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En cette nouvelle année découvrons aux Editions le Passager Clandestin, la collection Dyschroniques, collection de science- fiction à paraître début 2013.
« le testament d'un enfant mort » ( nouvelle écrite en 1978) de Philippe Curval , est re- publiée cette année par les Editions Dyschroniques. Et c'est une très belle initiative.
Je ne doute pas que cette collection rencontrera tout le succès qu'elle mérite. Mais n'anticipons pas.
La nouvelle de Curval si elle s'inscrit dans le registre de la science fiction, s'inscrit également dans celui des sciences humaines. Puisqu'ici il s'agit de l'humain, de ce qu'il a de plus intime, de sa plus grande conquête, c'est à dire : lui-même.

Notre « héros », notre « Ulysse 1978 » est un petit d'homme, atteint d'un syndrome de sénescence, conséquence de son « hypermaturité ». Cet enfant est « normal », rien de le prédestine biologiquement à une fin volontairement accélérée.
La nature ne supportant le vide, un chercheur va tenter de décrypter l'intelligence qui pousse cet enfant au refus de vivre. Il tentera de comprendre ce processus psychologique afin de l'enrayer, puisque l'avenir l'humanité en dépend.
Notre « Ulysse » est lancé dans la grande aventure, et cela sans savoir qu'elle main le pousse vers ce grand large, sans savoir ce qu'il rencontrera, ignorant sa destinée. Cet enfant, écoute, regarde, sent, ressent, absorbe l'océan de perceptions et d'émotions qui l'entoure. Son intelligence lui permet de construite mentalement le monde dans lequel il baigne et dans lequel il se sent projeté, incarcéré.

Alors ne recevant rien mais percevant tout, son intelligence, qualité majeure de l'humain, va devenir la main du crime : il s'auto détruira. Et puisqu'il faut le dire : ce nouveau né se suicidera.
Privé de l'amour qui aurait pu lui laisser entrevoir une possible éternité, privé de la reconnaissance de son unicité qui aurait pu lui permettre de comprendre sa place parmi l'ensemble des autres, il en déduit l'absurdité de son voyage parmi le vivant.
C'est un texte bouleversant. Cela relève t il de la science fiction ? Bien des auteurs de ce genre se sont révélés prophètes du futur. Est que l'avenir de l'humanité dépend davantage du développement de notre amour que du développement de nos intelligences ? Oui, Philippe Curval signe là une nouvelle extraordinaire : l'amour est l'avenir de l'homme.
Dyschroniques, aux Editions le passager Clandestins, nous promet des voyages surprenants.

Astrid SHRIQUI GARAIN
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Dans ce petit récit de science-fiction de 70 pages, Philippe Curval dénonce le désir perpétuel d'expansion et de domination des humains oubliant les acteurs mêmes de ce qui fait l'humanité. Il s'inquiète quant au devenir de l'espèce humaine dans un monde qui prône l'individualisme, l'égoïsme et qui ne s'attarde pas sur les désirs de chacun, leur besoin d'écoute, d'affection, de partage et d'unicité.

Cette nouvelle est constituée de deux blocs. le premier est la narration à la première personne d'un chercheur, d'un scientifique ou d'un professeur, on ne sait pas très bien, ce que l'on sait c'est qu'il travaille dans son laboratoire, qui explique ses travaux et sa conclusion. le second est la narration à la première personne d'un foetus puis nouveau-né, retranscription faite par le chercheur d'après le résultat de son expérience.

Dans cette dystopie les nouveaux-nés décèdent prématurément en ayant vieilli très vite, quelques semaines voir quelques mois. La baisse du nombre d'humain est devenue irréversible et pourrait faire disparaître l'humanité entière si rien n'est fait. C'est pourquoi le narrateur nous explique dans la première partie, découpée en chapitres nommés Mémoires, qu'il décide d'étudier les foetus et nouveaux-nés en élaborant une machine qui enregistre toute la mémoire utra-utérine du foetus et celle de ses premiers jours. Il appelle ses victimes de décès précoces les « hypermaturés ». Avec son instrument il peut enregistrer toute l'activité cérébrale du sujet et décrypter toute sa conscience (auditive, affective, tactile, visuelle, olfactive et gustative). Il peut donc analyser l'éveil de l'intelligence, la formation de l'ego et l'acquisition des connaissances. Les hypermaturés ont des pouvoirs de télépathie ce qui leur permette de lire dans les autres le monde et donc d'en souffrir précocement dans le cas présent. Ce qui ressort de son expérience c'est que l'hypermaturé est dans un état de psychose d'échec qui l'amène à se suicider peu de temps après sa naissance. Cela pourrait être un suicide collectif émanant de l'inconscient collectif face à la réalité du monde et de la vie. Il est donc urgent de lutter contre « l'hypermaturation » qui touche les enfants.

Dans la seconde partie, réalisée en chapitres appelés Stock, le sujet étudié se nomme Camille Félix Trezel. C'est lui qui raconte sa petite existence à partir du ventre de sa mère puis de ses premiers jours, traduction faite par le chercheur d'après ses enregistrements. Il nous décrit ses ressentis dans le ventre de sa mère puis à sa naissance. Ayant été livré au chercheur pour ses études il le voit comme étant sa mère et très vite il va souffrir de son manque d'attention et d'affection, il sent qu'il n'est qu'un cobaye de laboratoire « dès qu'elle est partie, je replonge dans les rêves et je chie sur moi pour les tenir au chaud ». Il est convaincu qu'elle veut l'éliminer. Il est en colère de cet absence total de sympathie et d'amour. Il va donc se suicider en utilisant son capital vital très rapidement.

A travers cette nouvelle il nous parle de la détresse de la solitude, de l'individualisme, du manque d'empathie et de sympathie. Les thèmes de la naissance et de l'existence sont abordés d'une manière pessimiste au vu du monde qui se profile (nous sommes en 1978). Quel est le devenir de l'humanité dans de telles circonstances ? Ici les êtres décident d'accélérer leur vie donc leur mort, un désir de ne plus être, de disparaître d'un monde où l'on est transparent, inutile.

C'est un ouvrage qui est intéressant, effrayant mais qui a vocation de s'interroger sur nos réelles motivations de vie et sur ce qui est d'importance vitale ou non. Que doit-on rechercher ? Comment devons-nous agir pour protéger cette humanité ? Attachons-nous nous à l'essentiel ?

Réelle science-fiction ou anticipation ?
Lien : http://madansedumonde.wordpr..
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Je n'ai pas tout compris à cette nouvelle de science-fiction. On a la vision d'un nouveau-né "en maturation psychologique accélérée" (ou surdoué si vous préférez), qui pense n'avoir rien à faire sur Terre. Autant être claire : il va s'auto-détruire, se suicider. Ce récit nous explique en fait les raisons pour lesquels les nouveaux-nés et les foetus peuvent parfois mourir.

Depuis des mois, ce livre et son titre m'intriguait. Je trouve que les éditions le Passager Clandestin sont intéressantes, et j'avais déjà eu l'occasion de les découvrir avec Un logique nommé Joe, mais je trouve qu'un sujet si complexe n'a pas trop le temps d'être abordé dans un texte aussi court.

Je n'ai pas toujours tout compris au texte et à ce que le foetus disait, j'ai parfois relâché un peu mon attention.
Lien : http://leslecturesdanais.blo..
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Contrairement aux avis que j'ai pu lire sur la blogosphère qui sont assez positifs, ce roman ne m'a pas du tout plu. En effet le thème est intéressant, j'étais intriguée. Mais si le thème semblait plaisant, le style d'écriture est, pour moi, trop alambiqué. Les phrases sont compliquées et j'ai perdu fréquemment le fil de la pensée car je devais relire ce que je venais de lire pour bien comprendre ce que l'auteur a voulu exprimé.
Pour un tout petit livre d'une septantaine de pages, j'ai mis 2 semaines pour le lire. Je ne lisais qu'un chapitre par jour (heureusement les chapitres sont très courts, 3 à 4 pages) tellement j'avais du mal de comprendre ce qui était écrit.
Lien : http://jenta3.blogs.dhnet.be..
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Voilà une idée originale que d'étudier le récit d'un foetus pour comprendre pourquoi les enfants en bas âge meurent. Dans le futur, de moins en moins d'enfants atteignent leur trois ans et pour cause, ils meurent avant. Ces hypermaturés, ces enfants qui ont des capacités cognitives supérieures çà la moyenne comprennent vite que leur vie ne va pas être heureuse et choisissent donc d'y mettre fin tout de suite.
Un texte original et dérangeant que nous offre Philippe Curval. Une idée assez sombre que d'amener le désespoir dès l'état de foetus. de quoi nous donner envie de vivre et de mettre des enfants au monde tout ça! Mais tout n'est pas perdu puisque Philippe nous compare à des Lemmings et tout le monde sait que ces bestioles ont la plus grande espérance de vie qui existe au monde! Au moins, ils sont insouciants, eux...
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1er trimestre 1977 : 1e édition de "Foetus Party" de Pierre Pelot

Avril 1977 : article de Philippe Curval (à propos de "Foetus Party") ; "Petite chronique de nuit #25" du magazine "Galaxie", n°154, pp 146-150.
( source : http://www.ecrivosges.com/auteurs/pelotp/romans/067_foetus.php#Editions )

1er trimestre 1978 : "Le testament d'un enfant mort" de Philippe Curval, nouvelle paru dans l'anthologie "Pardonnez-nous vos enfances", dans laquelle Pierre Pelot a aussi participé ("Bulle de savon")


"[... ] Il faut bien dire qu'il y a, de ma part si vous voulez qui connais bien l'art moderne et l'art contemporain, un effet de réduplication considérable. J'ai même vu des auteurs qui repeignaient les oeuvres des autres et qui les présentaient comme leurs oeuvres personnelles donc, pour moi c'est quand même quelque chose qui évidemment peut être intéressant de la part de celui qui le fait, mais pour le regardeur c'est pas tellement passionnant..."
Extrait tiré de la présentation filmée de "Black Bottom" aux Utopiales 2018 de Nantes.
( source : https://youtu.be/pRJKo0lXJgU?t=295 )

Vous en tirez la conclusion que vous voudrez mais j'ai personnellement des doutes au niveau de la créativité et crédibilité de cet écrivain...
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Zone Critique vous convie à nous suivre dans une plongée exploratoire jules vernienne au coeur du psychisme d'un foetus qui subira une « hypermaturation » et qui verra le jour qu'il trouvera noir, plus triste que les nuits utérines. le nouveau-né nous transmettra ses premières volontés qui seront ses dernières volontés dans un court récit troublant : le Testament d'un enfant mort de Philippe Curval.
Lien : http://zone-critique.com/201..
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[...] le sujet bien que sombre, à l'air très intéressant au premier abord. Comprendre les raisons qui peuvent pousser un être tout juste venus au monde à le quitter le plus rapidement possible, appréhender à quel point celui-ci peut être dur quand on en a pas les clefs. le texte permet de s'interroger sur le développement d'un enfant et l'évolution de sa perception du monde.

Malheureusement, le traitement, s'il m'a dans un premier temps bien accroché, à fini par me perdre dans les réflexions longuettes du nouveau né et m'a laissé un certain goût d'ennui au sortir de ce texte d'à peine 70 pages.

Lien : http://imaginelec.blogspot.f..
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