AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2916952772
Éditeur : Le Passager Clandestin (17/01/2013)

Note moyenne : 2.82/5 (sur 17 notes)
Résumé :
En 1978, Philippe Curval imagine le regard d un nouveau-né sur un monde sans avenir. XXIe siècle. Un mal mystérieux et incurable frappe les nouveaux-nés du monde entier : après quelques mois d'une maturation psychologique accélérée, l'enfant dépérit et meurt immanquablement. Après la mise au point d'un enregistreur-décodeur, l'humanité est enfin capable d'entrer dans l'esprit de ces enfants et d'en saisir les ressorts suicidaires. Trop tard, sans doute. Bienvenue da... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
ATOS
  09 janvier 2013
En cette nouvelle année découvrons aux Editions le Passager Clandestin, la collection Dyschroniques, collection de science- fiction à paraître début 2013.
« le testament d'un enfant mort » ( nouvelle écrite en 1978) de Philippe Curval , est re- publiée cette année par les Editions Dyschroniques. Et c'est une très belle initiative.
Je ne doute pas que cette collection rencontrera tout le succès qu'elle mérite. Mais n'anticipons pas.
La nouvelle de Curval si elle s'inscrit dans le registre de la science fiction, s'inscrit également dans celui des sciences humaines. Puisqu'ici il s'agit de l'humain, de ce qu'il a de plus intime, de sa plus grande conquête, c'est à dire : lui-même.
Notre « héros », notre « Ulysse 1978 » est un petit d'homme, atteint d'un syndrome de sénescence, conséquence de son « hypermaturité ». Cet enfant est « normal », rien de le prédestine biologiquement à une fin volontairement accélérée.
La nature ne supportant le vide, un chercheur va tenter de décrypter l'intelligence qui pousse cet enfant au refus de vivre. Il tentera de comprendre ce processus psychologique afin de l'enrayer, puisque l'avenir l'humanité en dépend.
Notre « Ulysse » est lancé dans la grande aventure, et cela sans savoir qu'elle main le pousse vers ce grand large, sans savoir ce qu'il rencontrera, ignorant sa destinée. Cet enfant, écoute, regarde, sent, ressent, absorbe l'océan de perceptions et d'émotions qui l'entoure. Son intelligence lui permet de construite mentalement le monde dans lequel il baigne et dans lequel il se sent projeté, incarcéré.
Alors ne recevant rien mais percevant tout, son intelligence, qualité majeure de l'humain, va devenir la main du crime : il s'auto détruira. Et puisqu'il faut le dire : ce nouveau né se suicidera.
Privé de l'amour qui aurait pu lui laisser entrevoir une possible éternité, privé de la reconnaissance de son unicité qui aurait pu lui permettre de comprendre sa place parmi l'ensemble des autres, il en déduit l'absurdité de son voyage parmi le vivant.
C'est un texte bouleversant. Cela relève t il de la science fiction ? Bien des auteurs de ce genre se sont révélés prophètes du futur. Est que l'avenir de l'humanité dépend davantage du développement de notre amour que du développement de nos intelligences ? Oui, Philippe Curval signe là une nouvelle extraordinaire : l'amour est l'avenir de l'homme.
Dyschroniques, aux Editions le passager Clandestins, nous promet des voyages surprenants.
Astrid SHRIQUI GARAIN
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Asil
  09 mars 2013
Le testament d'un enfant mort. Voilà un titre fort, un titre qui ne laisse pas indifférent. J'ai reçu ce livre dans le cadre de la Masse Critique de Babelio. Plutôt occupée la semaine de sa réception, il a passé quelques temps à trainer sur ma table basse, il y aura attiré pas mal de regard et pas mal de questions ! Ici pas de tromperie, il s'agit bien d'un testament, il s'agit bien d'un enfant mort, de son dernier témoignage.
Dans un futur proche, un mal mystérieux tue les très jeunes enfants. Un chercheur fait des expériences sur des enfants afin de trouver d'où vient ce mal. Enfin il conçoit un décodeur qui lui permet de capter ce qu'un nouveau né pense, dès son état embryonnaire. Son sujet d'étude, Camille Félix Trezel, va donc lui livrer, sans le savoir, ses pensées, jusqu'à la fin.
Le texte est divisé en deux grandes parties. Au début nous lisons les comptes-rendus du chercheur, dans lesquels il annonce avoir trouvé la réponse à ses recherches. Ensuite, nous plongeons dans la mémoire transcrite de Camille. le texte peut sembler froid, surtout les premiers chapitres consacrés au chercheur. Mais l'immersion dans l'esprit de Camille m'a transportée. Je salue l'imagination et la rigueur de l'auteur dans la construction imaginaire de cet intellect. Au fil de la croissance du nouveau né, son esprit devient plus clair et avec la lucidité vient le mal-être, le dégoût pour le monde extérieur… le portrait dressé est sans équivoque, impressionnant d'exactitude. Mais il y a aussi de beaux moments de poésie dans la manière dont Camille perçoit ce qui l'entoure.
Je ne connaissais pas Philippe Curval, après la lecture de cette nouvelle je pense que je vais essayer de le lire de nouveau. le testament d'un enfant mort est un texte fort, dur mais vraiment approfondi pour un si petit volume. Une véritable immersion dans un esprit torturé.
Lien : http://calokilit.wordpress.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
lauredanse
  08 février 2013
Dans ce petit récit de science-fiction de 70 pages, Philippe Curval dénonce le désir perpétuel d'expansion et de domination des humains oubliant les acteurs mêmes de ce qui fait l'humanité. Il s'inquiète quant au devenir de l'espèce humaine dans un monde qui prône l'individualisme, l'égoïsme et qui ne s'attarde pas sur les désirs de chacun, leur besoin d'écoute, d'affection, de partage et d'unicité.
Cette nouvelle est constituée de deux blocs. le premier est la narration à la première personne d'un chercheur, d'un scientifique ou d'un professeur, on ne sait pas très bien, ce que l'on sait c'est qu'il travaille dans son laboratoire, qui explique ses travaux et sa conclusion. le second est la narration à la première personne d'un foetus puis nouveau-né, retranscription faite par le chercheur d'après le résultat de son expérience.
Dans cette dystopie les nouveaux-nés décèdent prématurément en ayant vieilli très vite, quelques semaines voir quelques mois. La baisse du nombre d'humain est devenue irréversible et pourrait faire disparaître l'humanité entière si rien n'est fait. C'est pourquoi le narrateur nous explique dans la première partie, découpée en chapitres nommés Mémoires, qu'il décide d'étudier les foetus et nouveaux-nés en élaborant une machine qui enregistre toute la mémoire utra-utérine du foetus et celle de ses premiers jours. Il appelle ses victimes de décès précoces les « hypermaturés ». Avec son instrument il peut enregistrer toute l'activité cérébrale du sujet et décrypter toute sa conscience (auditive, affective, tactile, visuelle, olfactive et gustative). Il peut donc analyser l'éveil de l'intelligence, la formation de l'ego et l'acquisition des connaissances. Les hypermaturés ont des pouvoirs de télépathie ce qui leur permette de lire dans les autres le monde et donc d'en souffrir précocement dans le cas présent. Ce qui ressort de son expérience c'est que l'hypermaturé est dans un état de psychose d'échec qui l'amène à se suicider peu de temps après sa naissance. Cela pourrait être un suicide collectif émanant de l'inconscient collectif face à la réalité du monde et de la vie. Il est donc urgent de lutter contre « l'hypermaturation » qui touche les enfants.
Dans la seconde partie, réalisée en chapitres appelés Stock, le sujet étudié se nomme Camille Félix Trezel. C'est lui qui raconte sa petite existence à partir du ventre de sa mère puis de ses premiers jours, traduction faite par le chercheur d'après ses enregistrements. Il nous décrit ses ressentis dans le ventre de sa mère puis à sa naissance. Ayant été livré au chercheur pour ses études il le voit comme étant sa mère et très vite il va souffrir de son manque d'attention et d'affection, il sent qu'il n'est qu'un cobaye de laboratoire « dès qu'elle est partie, je replonge dans les rêves et je chie sur moi pour les tenir au chaud ». Il est convaincu qu'elle veut l'éliminer. Il est en colère de cet absence total de sympathie et d'amour. Il va donc se suicider en utilisant son capital vital très rapidement.
A travers cette nouvelle il nous parle de la détresse de la solitude, de l'individualisme, du manque d'empathie et de sympathie. Les thèmes de la naissance et de l'existence sont abordés d'une manière pessimiste au vu du monde qui se profile (nous sommes en 1978). Quel est le devenir de l'humanité dans de telles circonstances ? Ici les êtres décident d'accélérer leur vie donc leur mort, un désir de ne plus être, de disparaître d'un monde où l'on est transparent, inutile.
C'est un ouvrage qui est intéressant, effrayant mais qui a vocation de s'interroger sur nos réelles motivations de vie et sur ce qui est d'importance vitale ou non. Que doit-on rechercher ? Comment devons-nous agir pour protéger cette humanité ? Attachons-nous nous à l'essentiel ?
Réelle science-fiction ou anticipation ?
Lien : http://madansedumonde.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
EricaJacks
  08 mars 2013
Voilà une idée originale que d'étudier le récit d'un foetus pour comprendre pourquoi les enfants en bas âge meurent. Dans le futur, de moins en moins d'enfants atteignent leur trois ans et pour cause, ils meurent avant. Ces hypermaturés, ces enfants qui ont des capacités cognitives supérieures çà la moyenne comprennent vite que leur vie ne va pas être heureuse et choisissent donc d'y mettre fin tout de suite.
Un texte original et dérangeant que nous offre Philippe Curval. Une idée assez sombre que d'amener le désespoir dès l'état de foetus. de quoi nous donner envie de vivre et de mettre des enfants au monde tout ça! Mais tout n'est pas perdu puisque Philippe nous compare à des Lemmings et tout le monde sait que ces bestioles ont la plus grande espérance de vie qui existe au monde! Au moins, ils sont insouciants, eux...
Commenter  J’apprécie          10
lemillefeuilles
  05 août 2014
Je n'ai pas tout compris à cette nouvelle de science-fiction. On a la vision d'un nouveau-né "en maturation psychologique accélérée" (ou surdoué si vous préférez), qui pense n'avoir rien à faire sur Terre. Autant être claire : il va s'auto-détruire, se suicider. Ce récit nous explique en fait les raisons pour lesquels les nouveaux-nés et les foetus peuvent parfois mourir.
Depuis des mois, ce livre et son titre m'intriguait. Je trouve que les éditions le Passager Clandestin sont intéressantes, et j'avais déjà eu l'occasion de les découvrir avec Un logique nommé Joe, mais je trouve qu'un sujet si complexe n'a pas trop le temps d'être abordé dans un texte aussi court.

Je n'ai pas toujours tout compris au texte et à ce que le foetus disait, j'ai parfois relâché un peu mon attention.
Lien : http://leslecturesdanais.blo..
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
ATOSATOS   09 janvier 2013
« J'ai néanmoins la certitude d'occuper une place singulière et tout à fait à part dans l'échelle des êtres, et d'y jouer un rôle essentiel. Tant pis si les autres n'en veulent pas ! Mon pouce a été le premier a m'initier à cette réalité indiscutable. D'axe statique entouré de segments mobiles, il m'a transformé en spirale ; j'explore l'infini depuis l'instant où il s'est emparé de ma bouche. Je n'étais qu'un simple organe d'absorption, il m'a changé en missile de reconnaissance de l'univers, soumis à ses euphories digestives et à ses coliques. Il a fait de moi la tête chercheuse du plaisir. Il m'a appris à devenir moi. Pourquoi la mère s'est-elle refusée à m'aider ? Pourquoi n'a-t-elle opposé qu'une morne indifférence à ma folle volonté d'être ? J'avais besoin d'une aide pour surmonter ma débilité originelle, mais j'avais aussi besoin d'un soutien pour réaliser mes désirs. Elle ne m'a offert aucun appui, sans même m'opposer sa volonté. Je n'étais à ses yeux qu'un tas de chair molle. Que se serait-il passé si j'avais rencontré la sympathie, l'affection qui m'étaient nécessaires au moment où j'ai découvert mon identité ? Désormais, pour m'opposer à cette indifférence, à cette absence, pour protester contre cette interprétation toute biologique de l'existence, pour lutter contre l'incohérence de l'univers et prouver mon individualité face à la masse grouillante de l'humanité, je vais mourir. En vivant vingt fois plus vite, en chiant vingt fois plus qu'il ne le faut, j'userai mon organisme jusqu'à ce qu'il cède. Je brûlerai mon corps jusqu'à la dernière molécule. Enfin, je mordrai mon pouce jusqu'au sang afin qu'il meure avec moi dans une orgie de sympathie avec ma bouche. Je démontrerai au monde que je peux le nier. Ce qu'en revanche, il ne peut pas faire à mon égard. (12e Stock) »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
lauredanselauredanse   08 février 2013
Contrairement à ce qu’avancent certains mystiques de tous bords, professionnels de l’apocalypse, les hasards de l’évolution ne constituent pas fatalement une nécessité, les voies qu’empruntent la Nature ne sont pas forcément les bonnes ; les erreurs de parcours sont innombrables ; et la disparition de certaines espèces n’est jamais voulue par les espèces elles-mêmes, mais provoquée à la suite de perturbations de l’environnement, de catastrophes écologiques qui ne sont pas toujours imputables à l’homme. C’est pourquoi je crois qu’il est indispensable de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires dont nous disposons pour enrayer cette redoutable maladie de l’évolution, « l’hypermaturation » qui frappe nos enfants. Il serait criminel de la considérer comme inéluctable et d’y voir le juste châtiment de notre orgueil racial. L’humanité a acquis les moyens d’échapper aux grands cycles naturels, elle doit enfreindre les lois biologiques.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
lauredanselauredanse   08 février 2013
En livrant au public la transcription intégrale de l’itinéraire qui a conduit un hypermaturé à la mort, je désire sensibiliser la race humaine à ce message de détresse. Ce chant désespéré de l’impuissance à vivre puise ses sources dans l’atonie mentale qui caractérise les hommes de notre temps, en attente d’un perpétuel devenir, d’une métamorphose, d’une mutation qui tarde à se manifester. Placé dans une situation où il ne peut exprimer ni son identité ni son originalité, réduit au sort horrible qui lui confère l’anonymat, en raison de la surpopulation mondiale, l’être humain se replie dans une position d’attente insupportable et retourne son agressivité contre lui-même. C’est la rencontre avec cet état psychotique qui conduit les nouveaux-nés les plus sensibles à devenir hypermaturés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
BibliotekanaBibliotekana   06 août 2013
Les garçons et les filles ont peur de la mort parce que, ensuite, on les cloue entre quatre planches et qu’on leur met une tombe. Là, dans la terre, ils grossissent ; c’est pourquoi on les change de cercueil de temps en temps, car ils n’ont pas de racine pour grimper au-dehors.
Moi, je n’ai pas peur de la mort car je diminue si vie qu’il ne restera rien de moi à la fin.
Commenter  J’apprécie          40
PazouPazou   07 novembre 2014
En chiant vingt fois plus vite qu’il n’est possible, j’userai mon organisme jusqu’à ce qu’il cède, je brûlerai mon corps jusqu’à la dernière molécule, je mordrai mon pouce jusqu’au sang afin qu’il meure avec moi dans orgie de sympathie avec ma bouche. Je démontrerai au monde que je peux le nier. Ce qu’en revanche, il ne peut pas faire à mon égard.
Commenter  J’apprécie          40
Videos de Philippe Curval (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Curval
A l'occasion des Utopiales de Nantes 2018, Philippe Curval vous présente son ouvrage "Black Bottom" aux éditions La Volte.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2253755/philippe-curval-black-bottom
Notes de Musique : Audio Library YouTube.
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
autres livres classés : anticipationVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2784 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre