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ISBN : 2207250326
Éditeur : Denoël (18/11/1999)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 30 notes)
Résumé :

Bienvenue ! Bienvenue, cher visiteur ! Dans " la ville " où les foetus préfèrent mourir plutôt que de venir au monde, le Saint Office dirigeant s'occupe de vous, vous loge, vous nourrit ! Et quels logements ! 16 me pour un couple - le luxe. Et quelle nourriture ! Cadavres recyclés, pâtés d'insectes... Bienvenue dans l'apocalypse en pente douce, le futur selon saint Pierre Pelot. Découvrez un monde où l'eau n'es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Gusseuh
  26 septembre 2010
Roman conceptuel et labyrinthique, Foetus-party est le prototype du petit roman teigneux et glaçant, conçu par un auteur certes en roue libre, mais malgré tout totalement maître de son style.
Ici, Pelot imagine un monde dans lequel la mort est une alternative noble, voire encouragée par la caste dirigeante.
Rien de foncièrement original, si ce n'est la capacité juste hallucinante de Pelot à rendre passionnant un sujet rebattu, avec ses passages mystiques et tournoyants, ses personnages hauts en couleurs et sa plume, tout simplement.
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Le_chien_critique
  16 mars 2016
J'ai découvert Pierre Pelot suite à un dossier paru dans la revue Bifrost, n°81, qui m'avait donné envie de découvrir quelques-unes de ses oeuvres. Bien m'en a pris.
J'ai décidé de commencer par Foetus party, autrement dit « Examen analytique et factoriel psycho-foetal pour le choix ».
Dans un futur indéterminé, plusieurs siècles après notre société consumériste, matérialiste et polluante, la seule échappatoire possible était la religiosité, avec son Saint Office Dirigeant.
Une société soumise à la surpopulation, au flicage, où la mort est nourriture, où il faut protéger la Vie jusqu'à son ultime paradoxe. Société fasciste traquant sans relâche sa peur, celle de l'espoir des révoltés. Une société aberrante, cynique, ne reculant devant rien pour protéger SA vie. Un monde où les gagnants sont aussi perdants, et les perdants jamais gagnants.
Je ne rentre pas plus dans les détails au risque de vous dévoiler le plaisir de l'intrigue.
Petit bémol, une approche psychanalytique autour de l'inconscient pourrait désarçonner et enlever de la compréhension autour de l'examen du foetus party.
Un petit livre paru en 1977, mais douloureusement actuel.
Une ode à la révolte et un cri rageur contre la logique libérale et la soumission.
En outre, une version numérique sans DRM à 3 euros chez Bragelonne Classic, vous auriez tort de vous en priver.
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Allantvers
  05 juillet 2013
Un roman désespérant, définitivement noir.
Un monde de pollution ultime, de pullulement de misère, dans lequel ce qu'on a le mieux à faire, c'est de mourir.
Surtout pas de faire des gosses, l'Autorité est là pour en dissuader les mauvais citoyens qui ont encore la naïveté de croire en l'avenir.
"La route" de Cormac Mc Carthy à côté, c'est 'Martine se promène dans la forêt'. Dépressifs, s'abstenir!
Un bouquin à lire quand même, pour sa part d'éclairage (à défaut de lumière) trash sur le sens de la vie et celui de la mort en milieu mortifère.
Arrangez-vous au cas où pour avoir à portée de pied une promenade dans une jolie forêt quand vous le refermerez...
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Nymphea54
  16 juin 2015
Quelle déception ! Histoire prometteuse mais qui fait flop. Tout est confus : on lit sans comprendre tant les éléments sont très longs à se mettre en place. Pour tout dire, j'ai cru que je lisais un tome 2. le rebondissement final ne rattrape pas l'ensemble. C'est dommage car le monde apocalyptique mis en place aurait pu être intéressant. Finalement le seul point positif de ce roman, c'est sa brièveté.
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gloubik
  12 avril 2016
Les excès de détails ou les descriptions des états des personnages à n'en plus finir, merci bien ! Non, ce livre est percutant, dynamique. Et ce serait dommage de gâcher ça par des détails superflus. Par contre je conseillerais à ceux qui aimeraient avoir plus d'info sur les fondements de l'univers que décrit l'auteur de ce référer à un livre que tous être humain vivant dans un pays industrialisé en en développement devrait avoir lu : Les limites à la croissance (dans un monde fini). Je soupçonne Pierre Pelot d'avoir été très fortement inspiré par cette lecture.
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   16 mars 2016
Montagnes ou vallées, baignées de fumerolles jaillies de cette anfractuosité, sans que l’on sache qui ou quoi, là-dessous, brûle ; montagnes ou vallées, mer de merde qu’engrossent et alimentent les cent millions de fleuves de merde du ciel, prenant eux-mêmes leur source à la bouche et au ventre, et aux yeux, aux mains, aux culs, de quinze milliards de crevards tenaces, qu’on dit, qui se veulent, s’imaginent humains. Quinze milliards, et ils se croient toujours les plus forts, les plus habiles, les plus intelligents, les plus distingués ; ils s’imaginent, dans leur distinction, leurs règles, leurs lignes de conduite, leurs manuels du savoir survivre, ils s’imaginent au-dessus de la chair, l’esprit décalé de la fonction purement physiologique de leur estomac nourricier et fabricant de merde, en même temps, et ils ont peur des mots, des autres mots, des autres idées, des autres mœurs, et ils s’installent, et ils se vautrent, et ils crevotent. Les cons. Les pauvres. Ils ne savent pas qu’ils grouillent comme une peste. Ils le savent, mais ils ne veulent pas l’entendre dire. Ils continuent de manger, de cracher, de bâfrer, de survivre, d’alimenter les fleuves à détritus, comme les fleuves à détritus les alimentent, après un petit tour de passe-passe, un petit déguisement, un maquillage sommaire. Et les fleuves portés par les grandes machines-poubelles qui sillonnent le ciel, les fleuves invisibles se déversent dans la mer, dans la jungle aux ordures… Et les vagues-montagnes se lèvent, gercent, frisent coagulées, s’empustulent et se ratatinent, se boursouflent, s’emmêle-hérissent et s’emberlicripottent, s’explosiforment, s’enchiassent. Montagnes ou vallées, même pas. Immense champ, immense territoire écrasé par sa propre haleine.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   16 mars 2016
Et qui donc est jamais parvenu à vaincre la mort, Jent ?
Après tout, oui, peut-être est-ce cela… vaincre la mort, c’est ne pas l’accepter, malgré tout, mais après tout.
C’est la prendre en riant, comme si l’on n’y croyait pas.
C’est jusqu’au bout s’imaginer qu’elle sera en retard.
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LekarrLekarr   27 juin 2014
Le bien, comme le mal, n'existe pas. Rien n'existe. Sauf la connerie.
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LenocherdeslivresLenocherdeslivres   12 juillet 2018
C'était la troisième chance. Et l'espoir, au-delà, était définitivement mort.
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Videos de Pierre Pelot (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Pelot
Immense Pierre Pelot, avec plus de 200 livres en 53 ans d?écriture : littérature générale, science-fiction, policiers, romans noirs, récits fantastiques, BD, théâtre, contes, sagas... L'auteur était à Poirel le 7 octobre pour un entretien aux côtés de Françoise Rossinot autour de son dernier roman, "Braves gens du Purgatoire" (Éditions Héloïse d'Ormesson).
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