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ISBN : 2918541133
Éditeur : L'Homme sans nom (12/05/2014)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Un homme s’éveille au sein d’une Humanité 2.0. Étranger dans une société dans laquelle il n’a aucune place, en marge d’un système qu’il ne comprend pas, il part en quête de son identité et de sa raison d’être, dans cet univers où quatre espèces humaines ont chacune leur rôle et leur mission pour le bien commun. Il va être confronté à un Paris futuriste, et ce qu’il va découvrir de ses origines fera trembler la société qui l’entoure sur ses bases…
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Melisende
  26 août 2015
Sortie l'année dernière, Xénome est la deuxième histoire de Nicolas Debandt publiée par les éditions de L'Homme Sans Nom. J'avais apprécié ma lecture du premier tome de son diptyque Iluvendan (écrit en collaboration avec son ami Marc-Antoine Fardin) mais on passe ici à la vitesse et à un niveau supérieurs, à mon avis. Point de fantasy pour ce one-shot, mais de la science-fiction à la sauce thriller. Et ça fonctionne. Particulièrement bien, même !
Lu en compagnie de Carolivre et des Confidences de Miss Elody, nous sommes toutes les trois tombées d'accord et avons toutes les trois dévoré ce roman. Si la fin nous a peut-être paru un peu abrupte, le cheminement jusque là nous a passionnées… à tel point que nous espérons presque un autre « tome » dans ce contexte riche et très bien pensé !
A travers 3 personnages et donc 3 mini-intrigues, Nicolas Debandt nous transporte dans un Paris futuriste, en 2184. Imaginez les immeubles façon Cinquième élément (et les courses poursuites de voitures dans les airs) et la fabrication d'êtres vivants façon Matrix… légèrement effrayant.
Maintenant, imaginez que vous vous réveillez nu dans une salle du Louvre branché à de nombreux tuyaux, dans la peau d'un trentenaire, mais sans aucun souvenir, sans connaissance de votre identité. Qui êtes-vous ? Que faites-vous là ? Quel est ce monde (hostile) à l'extérieur ? A travers les yeux de cet homme qui sera baptisé Yann, le lecteur fait la connaissance de ce Paris futuriste et de tout ce qui s'y trame… et c'est pas joli, joli.
J'ai aimé ce choix de narration à la première personne du singulier pour les chapitres dédiés à Yann. le point de vue interne, surtout quand il suit un personnage « amnésique », est bien utile pour la découverte du contexte. L'auteur peut poser les bases naturellement sans que ça devienne trop descriptif et barbant, trop « cours magistral ». Là les choses se mettent en place naturellement au fil des pages, grâce aux pensées et réflexions du héros qui se pose lui aussi beaucoup de questions car découvre tout de A à Z, exactement comme nous.
C'est bien simple, Yann est à la recherche de son identité et bien vite, il va découvrir qu'il n'est pas comme les autres, qu'il n'appartient à aucun des quatre groupes qui constituent cette société futuriste. Il n'est ni un Operaris tout en muscles comme Joseph son protecteur, ni un Obediensis obéissant, ni un Nexilis tirant les ficelles à des postes plus ou moins élevés et encore moins un Aureus, sorte de « dieu » vivant au sommet de toute la chaîne. A travers ses déplacements dans la ville et surtout grâce à ses rencontres (plus ou moins musclées), Yann va rassembler les pièces du puzzle et se rendre compte qu'il est au centre d'une intrigue beaucoup plus complexe dont les enjeux ne le concernent pas lui uniquement.
Trois autres « groupes » de chapitres sont également mis en place ; ils suivent trois autres personnages, à première vue pas du tout liés à Yann mais évidemment, on va vite découvrir que toutes les intrigues sont entremêlées.
Naya est une rebelle. Elle fait partie d'une « communauté » qui n'accepte pas les dérives de cette société et qui refuse de « rester à sa place ». Dans ce Paris de 2184, la population est très compartimentée et doit se contenter de sa petite case pour que l'ordre règne. Ainsi, les Operaris et les Obediensis s'occupent des bases besognes, obéissant quasi aveuglément aux ordres, dénués de la capacité de réflexion. Or, certains d'entre eux ont découvert que l'usage de stupéfiants bien particuliers leur donnent justement accès à une ouverture d'esprit. Les effets secondaires sont nombreux et la drogue n'agit qu'un temps défini mais permet à ces « sous-hommes » de s'élever ; certains profitent donc de ces moments de lucidité pour lire, pour se tourner vers l'art… Naya et son groupe refusent l'emprise tyrannique de la société et tentent grâce à leurs maigres moyens, de faire changer la donne.
L'inspecteur Roussel est lui un Nexilis bien dans ses pompes et heureux de sa situation. Il aime justement faire régner l'ordre et apprécie tout particulièrement que chacun soit à la place qui lui a été attribuée. Pas de laisser-aller dans la vie de ce policier et surtout aucune exception à la loi… quoique… cette enquête de vol d'oeuvres d'art au Louvre semble lui donner du fil à retordre et change un peu la donne !
Enfin, à raison d'une page ou deux tous les deux ou trois chapitres, Nicolas Debandt insère des extraits de journaux et de correspondance signés par une jeune femme qui, on le comprend au fil des pages, est une thésarde qui bossait (plusieurs dizaines d'années auparavant) sur la génétique. Quel rapport avec l'intrigue principale (l'identité de Yann) et les secondaires ? Je vous laisse le découvrir !
Outre l'intrigue qui ne présente aucun temps morts car est bourrée d'actions et de révélations bien dosées, c'est surtout le contexte que je retiendrai de cette lecture.
Je me suis très vite retrouvée au plein coeur de ce Paris futuriste, complètement transportée entre ces hauts murs, assez horrifiée par la vie quotidienne de la nouvelle population de 2184, constamment surveillée par une sorte de réseau social géant baptisé le Websoc. Toute votre vie est répertoriée en ligne et tout le monde peut y avoir accès (les Nexilis et les Aureus seuls peuvent se connecter naturellement, les autres doivent passer par du matériel détourné pour connecter leur « cerveau » au réseau) à tout moment. C'est bien simple, vous rencontrez quelqu'un dans la rue, en une seconde une page de renseignements s'affiche dans votre champ de vision et vous serez à même de voir si oui ou non vos gènes respectifs s'accorderaient assez bien pour procréer. Même plus besoin de sites de rencontres et encore moins d'un quelconque rapprochement physique pour faire des enfants. Tout est facilité, automatisé et surtout, minutieusement pensé pour améliorer la qualité du rendement. Effrayant.
Ce voyage n'aurait bien sûr pas pu être possible sans les images facilement créées par la plume de Nicolas Debandt. C'est un des points positifs de ce roman : c'est bien écrit. C'est fluide. Je n'ai eu aucun mal à m'imaginer les scènes et les décors et je pense surtout aux scènes de course-poursuite sur la « route » (lors de l'attentat, mais je ne vous en dis pas plus) mais aussi au passage relatant le match de discdoping, vraiment très visuel et très bien trouvé. J'y ai senti une pointe d'Hunger Games derrière, dans la conception du terrain (sorte d'arène régulièrement modifiée au cours du match, les joueurs devant s'habituer très vite aux décors changeants, tantôt dans un désert brûlant, tantôt dans une montagne glaciale…) ; et ça m'a plu.
Je redoutais un peu la densité et la richesse à cause du côté science-fiction et surtout du côté génétique de l'affaire. Mais l'auteur est professeur de biologie à la base, il arrive donc à faire passer les données scientifiques avec simplicité, mais pas simplisme.
Si Xénome n'est pas un coup de coeur (parce que je suis très difficile), il n'en est tout de même pas bien loin. Si vous aimez la science-fiction et la « dystopie », peut-être apprécierez-vous ce roman de Nicolas Debandt qui revient, avec beaucoup de maîtrise et de maturité, sur des questions liées à la dérive de notre société et même à l'Art (peut-on tout se permettre sous prétexte qu'on fait de « l'Art » ?). Ce Paris de 2184, ultra-connecté, mettant au monde des êtres conçus de A à Z grâce aux manipulations génétiques pourrait bien être notre Paris futur… un peu effrayant.
Lien : http://bazardelalitterature...
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pititecali
  08 octobre 2014
Un petit 3 qui tend sur la note moyenne de 2.5 (mais je n'ai pas de moitiés de coeurs, lol)
Une histoire loin d'être inintéressante, mais un style qui n'a pas su m'immerger.

Franchement, je me suis lancée dans cette lecture avec beaucoup d'enthousiasme. J'avais très envie de lire un genre que je connais très mal : les romans d'anticipation.
Je ne sais pas, une envie de découvrir, de voir de nouveaux horizons... Bref, je l'ai ouvert au meilleur moment et dans les meilleures dispositions. Surtout que j'avais pleine confiance en cette maison d'édition pour me permettre de découvrir ce genre avec un ouvrage de haute qualité. Je les connais, j'ai aimé (et beaucoup aimé) pratiquement tous leurs ouvrages, bref, j'étais sereine.
D'ailleurs, j'en ai lu une partie dans cet état d'esprit, ça partait plutôt bien et tout... Et puis mon attention a chuté, jusqu'à ce que j'aie du mal à le finir. Il m'a quand même fallu 10 jours pour venir à bout de 400 pages... Un signe qui ne trompe pas.
Et je suis très déçue de finir ce livre aussi mitigée.
Alors "mitigée", ça veut bien dire ce que ça veut dire. Je ne vais pas dénigrer ce livre, et je ne dirai sûrement pas qu'il est mauvais (parce que pas du tout), mais je serais bien incapable de vous en faire une chronique über enthousiaste, ce serait vous mentir.
Donc, SP ou pas SP, honnêté ici, comme toujours !
Alors, qu'est-ce qui m'a donc déplu dans ce roman ?
- le style de l'auteur ne m'a pas du tout transportée. Au début, ça partait plutôt bien, l'histoire me plaisait et effaçait les quelques défauts de style (défauts pour moi), mais au fur et à mesure, ils ont pris de plus en plus de place. En fait, il ne s'agit pas vraiment de défauts, mais d'un style qui m'a paru (encore une fois, à moi, rien qu'à moi, il en sera peut-être tout autrement pour vous !) assez peu naturel.
Ce que j'aimais jusque là dans les ouvrages parus chez HSN, c'était que le style des auteurs était toujours extrêmement travaillé, très plaisant, très subtil, et nous permettait ainsi une immersion totale. le style de Nicolas Debandt est travaillé également, aucun doute là dessus, mais au point de ne plus sembler naturel du tout. Pour moi, une jolie écriture ne se résume pas forcément à employer au maximum un beau vocabulaire bien soutenu (même si c'est souvent lié) mais aussi et surtout à faire de ce beau vocabulaire un ensemble fluide et naturel. Et ici, ce n'était pas le cas. J'ai parfois eu l'impression que les mots étaient remplacés par des synonymes plus soutenus quasiment systématiquement, sans faire forcément super attention à conserver le sens initial de la phrase, ou en tout cas, à conserver une fluidité nécessaire. Et cela m'a beaucoup beaucoup gênée. Au point que j'ai fini par "décrocher" assez rapidement finalement, et ne plus savoir y replonger pour de bon. Et j'ajouterais que la façon assez anarchique de passer de la première personne du singulier lorsqu'il s'agit de Yann, à la troisième pour tous les autres personnages, a achevé de me chambouler... Je suis restée complètement en dehors de cette histoire, finalement :( Je n'ai su l'apprécier qu'un peu, et sans m'investir comme je l'aurais voulu, comme si une barrière s'était érigée entre l'auteur et moi.
- le deuxième gros point noir sera pour moi de n'avoir trouvé aucun personnage à aimer (quitte à aimer le détester bien sûr, il n'y a pas que les gentils héros qui trouvent grâce à mes yeux, bien au contraire). Je ne me suis attachée à personne dans ce roman. Et chez moi, c'est un peu un des points clé pour me séduire, dans un livre. Il faut que je m'amourache au moins d'un des personnages (homme, femme, enfant, chien, plante verte, fourmi, que sais-je. Une personnalité qui ressort, en laquelle je peux me reconnaitre, ou au contraire, tellement mon contraire que je ne peux qu'être attirée...) et je n'ai pas trouvé cela dans ce roman. Les personnages ne sont pas inintéressants, mais ils ont manqué d'âme, pour moi. C'est fort dommage.

Eh oui, comme toujours avec moi, les points qui font et défont mon amour pour un livre font tous parti du domaine du "ressenti" de lecture. Je ne suis pas là pour juger qu'un livre est bon ou pas, qu'il faut le lire ou pas, qu'il est "intéressant" ou au contraire que c'est un navet. Je ne suis pas critique littéraire, je ne suis pas payée pour faire ça, ce n'est pas mon travail, aussi, n'attendez pas de moi quelque chose de professionnel. Je suis là pour vous dire ce qu'il m'a fait ressentir, comment je l'ai aimé ou comment il m'a ennuyée... Mon petit avis de petite lectrice, quoi !

Et pour finir sur les notes positives, qu'est-ce qui m'a plu ?
- C'est un one shot. Ca devient tellement rare au milieu de toutes ces sagas ! J'aurais d'autant plus voulu l'adorer rien que pour ça !
- L'histoire est très originale (bon j'ai peu de points de comparaison puisque c'est un genre dont je ne connais pas grand chose, mais rien qu'au ciné, déjà, ça ne m'a pas paru être une histoire réchauffée. Et ça, c'est quelque chose que j'ai vraiment apprécié. L'imagination débordante d'un auteur me laisse toujours pantoise, c'est fou toutes ces choses qu'ils ont dans la tête !
- L'auteur y croit, à fond. Et ça c'est un gros gros bon point. Ca se sent, Nicolas Debandt est dans son univers, il le vit, il le respire, il l'admire. Ses descriptions sont vraiment très précises et percutantes, on n'a aucun mal à visualiser ce monde futuriste, les divers "quartiers hierarchiques", le paysage urbain de 2184. Là sincèrement, pour le coup, je n'ai rien à redire, il fait ça très bien ! Et on prend beaucoup de plaisir à voir un auteur prendre son pied de la sorte, quand on le sent aussi "à fond".
- La trame est complexe et intéressante, pleine de petites ramifications, de choses à découvrir, de mystères à élucider. C'est une histoire très complète, et travaillée, aprofondie. Ce n'est pas un bout de truc écrit à la va-vite en 6 fois 2 heures devant la télé, je veux dire, c'est une évidence. C'est pensé, repensé, travaillé, réfléchi. On peut peut-être y trouver une ou deux facilités parfois, mais dans l'ensemble, c'est vraiment une histoire intéressante.
- La moralité de la fin est très bien trouvée, et pour le coup, me "parle" complètement. Ca j'ai adoré !

Voilà, il y a donc des choses qui m'ont emballée et d'autres moins, dommage pour moi, les moins me tiennent plus à coeur que les plus, c'est pourquoi même s'ils sont moins nombreux, ils suffisent à contre-balancer le positif, pour une note moyenne au final.
J'aurais, de très loin, préféré adorer ce roman, comme bon nombre des livres publiés chez cet éditeur, ne serait-ce que pour le remercier de ses services presse, mais je préfère me montrer honnête, autrement, vous ne m'écouterez plus !! :p

Cela étant dit, je vous invite à vous faire votre propre idée sur ce livre, qui pourrait fort bien vous plaire autrement plus qu'à moi !! D'ailleurs, n'hésitez pas à revenir m'en parler ici, je serais ravie d'avoir votre avis !
Cali
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Tari
  18 décembre 2014
Je n'avais jamais rien entendu sur ce livre, je ne savais même pas de quoi il parlait, mais j'ai su qu'il me le fallait dès le moment où j'ai aperçu le dos, ou plus exactement la molécule d'ADN représentée sur le dos. Bien que je n'aie jamais été douée dans ce domaine, je trouve les questions de génétique absolument fascinantes. N'importe quoi traitant de ce sujet, donc, ne pouvait qu'être que prometteur. Et je n'ai pas été déçue, puisque Xénome a été le coup de coeur que j'attendais désespérément depuis septembre !

Nous suivons l'histoire de Yann, qui se réveille brutalement en plein milieu du musée du Louvre. Il n'a aucun souvenir, ni de qui il est, ni d'où il vient. Il est en quelque sorte comme un nouveau-né, à la différence qu'il est déjà âgé d'une trentaine d'années. A travers la quête du jeune homme pour faire la lumière sur ses origines, nous découvrons également le futur que l'auteur a imaginé pour notre société. En effet, notre héros et ses acolytes évoluent en 2184 dans un Paris surpeuplé où les rues se superposent sur plusieurs niveaux et où la structure sociale repose sur un système de castes totalement imperméables les unes par rapport aux autres puisque ce n'est rien d'autre que le code génétique qui détermine l'appartenance d'un individu à l'une ou l'autre de ces castes. L'Homo Sapiens a disparu, remplacé par quatre nouvelles humanités hiérarchisées, de l'Homo Operaris, en bas de l'échelle, destinée aux tâches d'exécution, à l'Homo Aureus, la caste des décideurs.
En même temps que cette révolution génétique, s'est également développée une nouvelle technologie : le WebSoc, un réseau social qui présente des ressemblances troublantes avec Facebook, à la différence qu'il n'est plus du tout question de vie privée puisque non seulement il est impossible de se déconnecter, mais en plus, tous les aspects de votre vie y figurent, visibles par tous, que vous le vouliez ou non.
Nicolas Debandt a vraiment fourni un énorme travail dans la création et la description de son univers. Il est d'autant plus réussi qu'on ne peut s'empêcher de se dire qu'à la vitesse où progresse la technologie de nos jours, cette société contrôlée par les réseaux sociaux et où les gènes sont des biens de consommation comme les autres pourrait bien être la notre dans un futur pas si lointain. Et ça fait froid dans le dos.

Les personnages sont également très bien travaillés. Yann est le héros de l'histoire mais il est loin d'être le seul que nous allons suivre. Il est néanmoins le seul dont le point de vue est écrit à la première personne, nous plongeant directement dans ses pensées tandis qu'il découvre l'univers dans lequel il s'est éveillé, et son identité personnelle. Ce n'est pas forcément évident de se mettre dans la tête de quelqu'un qui vient au monde du jour au lendemain, en étant déjà adulte, mais je trouve que l'auteur s'en est très bien tiré. En tous cas, il a très bien retranscrit les émotions par lesquelles passe Yann à mesure qu'il découvre, qu'il se découvre.
Parmi les autres personnages, ma favorite a été Naya, une Obediensis qui s'est « débridée », c'est-à-dire qui s'est échappée de la condition inhérente à son code génétique en s'auto-mutilant. Elle fait partie d'un réseau clandestin de résistants, qui va recueillir Yann lorsqu'il sera à son tour recherché par la TransTrad, l'autorité suprême. Cette jeune femme apparaît forte et invulnérable, mais cache en réalité une nature beaucoup plus sensible, et c'est pour cette raison que j'ai autant apprécié apprendre à connaître son personnage.
L'autre personnage qui m'a marquée, c'est l'inspecteur Roussel. Policier, bon citoyen qui respecte les lois à la lettre au départ, il en vient progressivement à prendre conscience des dérives de cette société. J'avoue que même après avoir terminé le roman, je n'arrive toujours pas à déterminer s'il m'a plutôt plu ou agacée, mais une chose est sûre : il ne m'a pas laissée de marbre.

J'ai également beaucoup apprécié le choix qu'à fait l'auteur pour la fin. Ce n'est pas la fin à laquelle on pourrait s'attendre, je dirais même qu'elle n'est pas très conventionnelle, mais c'est pour cette raison qu'elle m'a plu. Je n'ose pas trop en dire de peur de vous spoiler, mais disons simplement que là où le roman aurait facilement pu appeler une suite voire embrayer sur une trilogie, nous avons une vraie fin, pas totalement fermée non plus mais qui clôture bien l'intrigue commencée au départ.

Pour finir, voilà un excellent roman de science-fiction/anticipation avec une touche de thriller pour lui donner du rythme. La psychologie des personnages y est très développée, et l'univers futuriste n'en reste pas moins très réaliste. Et si avec tout ça je ne vous ai toujours pas convaincus qu'il vous faut absolument le lire, je ne peux plus rien faire pour vous mes pauvres petits !

Je vous le recommande si : vous aimez les romans d'anticipation, vous recherchez des personnages approfondis et fouillés.
Lien : http://i-read-therefore-i-am..
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Carolivra
  21 août 2015
La première chose qui m'a surpris, c'est la vitesse à laquelle j'ai lu ce roman. En effet, les pages se tournent toutes seules! Nicolas Debandt possède un style fluide, vraiment agréable à lire et on se surprend à dévorer une cinquantaine de pages sans même s'en rendre compte! En effet, son écriture ne connaît pas de répit et nous entraîne à pleine vitesse dans la folle histoire de Yann!
L'intrigue est d'ailleurs assez haletante. Un homme, d'une trentaine d'années, se réveille un jour au Louvre. Il est nu, ne se souvient de rien, même pas de son nom. Il est pris en charge par Joseph, un employé du Louvre, qui le soigne, l'habille, le nourrit. En même temps que Yann découvre son environnement, le lecteur pénètre dans ce monde futuriste où les bons gènes gouvernent le monde.
En effet, au fur et à mesure de l'intrigue, Yann prend conscience qu'il évolue dans une société nouvelle, régie par castes. Il y a les operaris, des humains situés en bas de l'échelle. Ils sont très limités intellectuellement et n'occupent que des tâches subalternes et manuelles. Ils possèdent des caractéristiques physiques bien spécifiques: un front proéminent, un corps plutôt développé et surtout, ils ne réfléchissent pas par eux-mêmes, se contentant d'exécuter les ordres venus d'en haut.
Il y a aussi les Obediendis, grosso modo des fonctionnaires. Ils sont un peu plus développés intellectuellement que les operaris mais ils se contentent aussi d'obéir. Et puis il y a les Nexilis et les Aureus, les humains suprêmes, au sommet de la hiérarchie, qui possèdent le pouvoir.
Cette société hiérarchisée est aussi contrôlée par le WebSoc, sorte d'Internet qui sait tout de vous: votre position géographique, vos actes et même vos pensées. le WebSoc est une sorte de Big Brother qui permet de censurer tous ceux qui ne pensent pas comme la majorité.
Yann découvre ce monde petit à petit et il se rend compte qu'il n'appartient à aucune des espèces! Qui est-il vraiment? D'où vient-il? Pourquoi a-t-il été créé?
Nicolas Debandt nous livre ici un roman haletant. Les scènes d'actions sont légions et on ne s'ennuie pas un seul moment! Yann cherche ses origines et découvre un monde qu'on a voulu idéal mais qui se révèle à l'inverse putride, excluant et lugubre. Mais au-delà de cette intrigue, l'auteur livre à ses lecteurs une réflexion sur l'utilisation de la génétique à des fins commerciales et sociétale où le progrès devient un enjeu mondial. Il s'agit de fabriquer un homme surpuissant, beau, intelligent, éternel mais de garder une main d'oeuvre bon marché, obéissante et limitée. Mais où sont les limites d'une telle folie?
L'auteur a su créer un monde futuriste auquel on croit sans aucun problème. Il a vraiment travaillé le fond sociétal de son roman en réfléchissant aux castes, aux manières de contrôler le peuple. Il offre ainsi à son lecteur une contre-utopie qui pourrait s'avérer vraisemblable!
Un seul point m'a dérangée dans le livre. Je trouve que la fin du roman concentre trop de révélations, trop d'informations. J'aurais préféré que l'auteur distille ses révélations tout au long du roman. La fin donne une impression de trop plein et c'est parfois difficile de tout assimiler.
Xénome est donc une lecture qui m'a vraiment plu. le roman est haletant et soulève des points intéressants liés à la génétique. J'espère qu'il y aura une suite car la fin du roman nous laisse avide d'en savoir plus!
Lien : https://carolivre.wordpress...
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SuperMario69
  23 mai 2017
Je ne connaissais ni l'auteur ni l'éditeur. Essayons, me dis-je.
Erreur. Dans ce roman sans grandes surprises, ça commençait pourtant plutôt bien. Un vol incompréhensible d'oeuvres au Louvre, en parallèle avec un humain qui se réveille sans garder aucun souvenir. Il se cherche, cherche à comprendre son environnement. Au bout de quelques chapitres cependant, il faut se rendre à l'évidence : l'auteur n'arrive pas capter mon intérêt.
Rarement un roman m'aura fait autant bâiller d'ennui. Les personnages sont creux, psychologiquement inexistants et aucun ne m'apparait attachant. Ils s'expriment tous pareillement et ne sont capables que de ressentir quelques émotions primaires : peur, colère, agacement, dédain. Et quand ils n'arrivent plus à communiquer, ils sont en état de choc ou mutiques. L'action s'ensile rapidement, on en arrive à se moquer éperdument de la résolution de vol d'oeuvre d'art. le principal protagoniste, à la recherche de son identité, apprend (et nous avec) qu'il est un Homo sapiens. Plus loin, ses compagnons d'infortune trouvent une idée géniale : « comme il est Homo sapiens… on le fera jouer au foot » (ou au discdoping, son successeur futur, aussi abrutissant que le ballon rond actuel). Allez, hop ! Tout le monde au stade, comme dimanche dernier, lors du derby La Motte-sur-Ardèche contre le Creux-en-Velay. Pathétique.
J'ose encore quelques lignes sur l'écriture, sans aucune originalité et d'une platitude crasse. Pour les bons mots d'auteur, les formules chocs ou les associations audacieuses, passez votre chemin : Xénome vous laissera sur votre faim. J'en suis venu à surligner les passages hasardeux ou peu inspirés. Ainsi par exemple : « Elle se raidit, ne dit rien. Et finalement s'abandonna. La crise passa, avec un soupir et une larme. » L'auteur n'a pas non plus peur de se répéter : « On peut justifier tout et n'importe quoi si la fin justifie les moyens ». Les effets de style tombent à plat : « C'était une belle peau. Et je pouvais lire au travers de cette nudité dévoilée. Un passé. Des faiblesses. Des épreuves. Une confiance. Une envie. Et un futur. » Terminons cet inventaire non exhaustif d'écriture en carton-pâte par des erreurs de français flagrantes, le correcteur s'étant sans doute endormi, comme moi : « C'est ceux en quoi nous avons toujours cru. C'est également ceux en quoi tu as cru, à un certain moment. » Désolé, il faut écrire « ce ». Et aussi : « Non, vous ne le ferez pas parce que vous êtes mêlé de prêt ou de loin à chacune de mes affaires. » Dommage, il fallait écrire « près ».
Xénome est plein de bonnes intentions mais se dévoile être, au final, un ratage.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
AranaeAranae   25 juin 2014
Les lueurs du jour commençaient à poindre. Une teinte rosée, légère et vaporeuse, chargée de froid et de brume, se découpait entre les immeubles.
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