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ISBN : 2266152424
Éditeur : Pocket (01/03/2005)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 6493 notes)
Résumé :
Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace...

Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? "La nuit des temps", c'est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (483) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  14 septembre 2013
Je viens d'achever la lecture de ce petit livre qu'on me décrivait comme l'un des dix livres de science-fiction à lire dans sa vie sous peine de mourir idiot.
Je viens d'achever la lecture de ce merveilleux roman et mon petit coeur est aussi glacé que la banquise sous laquelle ont reposé pendant 900 000 ans deux amants maudits aussi émouvants que Roméo et sa Juliette.
Je suis encore novice dans le domaine de la science-fiction cependant, il y a une chose que j'ai cru comprendre, c'est que lorsqu'on parle de science-fiction, soit on parle de dystopie, de conquête de l'espace, de vaisseaux spatiaux, de planètes inconnues, etc, soit on parle de fantasy avec des dragons, des trolls, des nains, des mages, des fées, etc. En gros, soit on se projette dans un futur lointain à l'image de nos aspirations, soit on imagine un passé ancien inspiré peu ou prou de notre Moyen-Âge. C'est ce que je croyais comprendre lorsqu'on me parlait de science-fiction. Désormais, avec "La nuit des temps" de Barjavel, je découvre qu'on peut faire de la science-fiction avec notre propre civilisation, en la mêlant intimement à une autre, fictive.
Je ne suis pas habituée à penser qu'une civilisation plus évoluée que la nôtre (- Ah, parce que tu crois que notre civilisation est évoluée, Gwen ? Vraiment, tu le penses ? - Heu... joker. ) se situe derrière nous et non pas devant nous. Bien sûr, il y a eu les Égyptiens, les Grecs, les Romains, les Mayas, les Chinois pour n'en citer que quelques uns mais le progrès est le progrès, n'est-ce pas ? L'ordinateur et la médecine sont bien des signes extérieurs de progrès, à ce qu'il paraît ?
Ici, avec ce roman magnifiquement écrit et dont le rythme m'a comme éblouie, Barjavel propose à son lecteur un voyage dans le passé, celui de sa propre civilisation, et lui propose de découvrir, comme une Atlantide éblouissante et bien terrestre, Gondawa qui a maîtrisé l'universelle énergie pour en faire un monde d'harmonie.
Barjavel a écrit "La nuit des temps" en 1966 quand les ordinateurs commençaient lentement mais sûrement à peupler quelques labos et quand personne ne songeait encore à une technologie, hors les armes massives, beaucoup plus évoluée que la TV et pourtant, l'auteur nous projette dans une civilisation plus brillante, plus puissante, plus sage... enfin, pas si sage puisque la violence et la guerre vont finalement l'anéantir dans une Apocalypse aussi définitive que celle qui nous pend toujours au nez en 2013. Pas une seule seconde au cours de ma lecture je n'ai trouvé que le texte avait vieilli comme ce fut mon sentiment avec "1984" d'Orwell.
Le roman en lui-même est vraiment une pépite. Aventure, passion, action... tout y est réuni avec beaucoup d'équilibre et de justesse. Des rebondissements en cascade et une intrigue (oui je dis bien une "intrigue") digne d'un polar avec un dénouement qui vous laisse sur le flanc ! Une narration tellement aisée et plaisante à lire que vous oubliez le temps qui passe, vous devenez partie prenante de l'histoire, vous ressentez toutes les émotions des savants qui essaient de percer les mystères que représentent Eléa et Païkan, seuls survivants d'une race décimée.
Eléa et Païkan... Deux êtres unis par un amour sublime, fondus en une telle osmose que leur histoire vous "prend aux tripes", il n'y a pas d'autres termes à employer.
Je viens d'achever la lecture de "La nuit des temps" de Barjavel et je sais déjà que ce roman m'a profondément marquée et que je ne suis pas prête de l'oublier. J'ai aimé sa force, sa réalité, sa vérité et son audace.
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Ellane92
  29 novembre 2013
Qu'est-ce que je peux dire qui n'a pas déjà été dit sur "La nuit des temps" ? Je l'ai lu la première fois à 14 ans, lecture imposée par ma prof de français. Je me rappelle encore de l'enthousiasme que j'avais ressenti lors de la découverte de ce livre. Ma fiche de lecture parlait d'amour, cet amour qui transcendait toute nécessité, y compris celle de la survie d'une race et d'une civilisation, qui transcendait l'espace, et le temps bien sûr. Elle parlait également de la folie des hommes, cette folie qui implique de catégoriser le monde en est et ouest, en capitalistes et communistes, et qui ne pouvait prendre fin qu'au travers de la rencontre d'hommes comme Hoover et de femmes comme Léonova. Enfin, elle parlait également de révolution, de passer du statut de moutons à celui d'êtres humains, de réapprendre à considérer le monde avec des critères choisi par chacun, plutôt que d'avaler des morceaux d'informations choisies en même temps que les raviolis en boite.
A l'époque, tout mon entourage a été fermement invité à lire à son tour "La nuit des temps", avec un certain plaisir, il faut le dire. Quant à moi, je me suis plongée dans les oeuvres de Barjavel avec délectation (avec une préférence pour "L'Enchanteur").
Vingt ans après, je suis toujours aussi enthousiasmée par la lecture de ce livre, mais je me rend compte combien l'on change, avec le temps. L'histoire d'amour qui me touche est celle du Pr Simon, cet amour sans fond et sans espoir qui ne m'avait pas vraiment effleuré plus tôt. le monde réel, ses contingences, l'opposition raison/passion ont gagné en importance dans mon système de valeur, et il m'est arrivé de trouver l'histoire d'Eléa et de Paikan refermée sur elle-même, reflétant cet égoïsme qu'ont les amoureux de vivre leur bonheur au détriment des contingences du monde qui les entoure. Enfin, j'ai trouvé Barjavel pessimiste dans sa vision du monde : 900 000 ans après, les "hommes" sont les mêmes, se faisant la guerre pour des raisons suspectes, avec des civilisations plus ou moins évoluées qui ne prennent pas en charge les plus faibles, ou simplement ceux qui ne veulent pas entrer dans le moule, une détermination de plus en plus importante de la vie de chacun par le système de société dans lequel il vit, jusqu'à la destruction finale.
Quoi qu'il en soit, "La nuit des temps" est un ouvrage sublime, mené de main magistrale, tant dans le contenu que dans l'écriture, par un Barjavel au meilleur de sa forme.
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fredho
  08 janvier 2013
Au XXè en Antarctique, des chercheurs scientifiques découvrent à une profondeur de 1000m, une sphère dorée dans laquelle reposent un homme et une femme d'une beauté presque irréelle.
Après étude, il s'avère que les deux protagonistes sont les survivants d'une civilisation éteinte depuis 900 000 ans. Alors une question pertinente se pose ? Qui doit-on sauver dans l'urgence ? Après débat le choix se porte sur Eléa, la femme qui semble en meilleure santé.
Cette découverte universelle va bouleverser l'équipe scientifique ainsi que le monde entier qui devient spectateur par le biais de la télévision satellite.
La femme se réveille, Simon, médecin de la mission scientifique et notamment narrateur du roman, tombe éperdument amoureux d'Eléa dès le premier regard. Une connivence s'instaure entre eux, et grâce à un ordinateur traducteur la communication se crée. Eléa munie d'un appareil apposé sur son front transmet par la pensée l'histoire de son monde,et, évoque également l'existence de Païkan son bien aimé avec qui elle partage un amour idyllique d'une profondeur tellement puissante qu'on ne peut en mesurer la grandeur des sentiments.
Le monde que décrit Eléa est étrangement très évoluée, tout fonctionne dans l'harmonie , mais cette civilisation Gondawa qui apparaît aux yeux du monde comme parfaite est menacée par ce fléau qui perdure depuis la nuit des temps : La guerre.
Voyant l'apocalypse arrivée Coban, un très grand savant de Gondawa qui connaît l'équation de Zoran (ce qui n'existe pas existe), choisit Eléa, il lui injecte un sérum de jeunesse et ainsi veut l'emmener dans la sphère dorée, un abri indestructible conçu pour traverser le temps en cas de catastrophe. Coban espère ainsi recrée une autre civilisation avec Eléa. Les deux amoureux déterminés à ne pas être séparés, résistent mais Coban met tout en oeuvre pour arriver à ses fins.
Eléa se retrouve dans la sphère malgré elle, mais emporte avec elle une haine pour le savant, elle ne lui pardonnera jamais de l'avoir séparée de Païkan.
Sous la toile d'une tragique et très belle histoire d'amour, René Barjavel nous entraîne dans une civilisation perdue presque idéale, il traite la vision de l'humanité et par le biais de cette découverte instaure une solidarité universelle entre tous les peuples en quête d'un paradis terrestre. Mais l'homme est faible et la tentation de percer le mystère de l'équation Zoran est forte.
La moindre erreur dans cette mission peut tout faire basculer, aussi l'équipe scientifique se mord les doigts en ayant pris la décision de sauver Eléa en premier.
Un roman aux émotions très fortes à l'écriture fluide, poétique et sensible, on se laisse emmener dans un univers sensé et humain, accompagnée d'une histoire d'amour délectable et intemporelle à la hauteur des amours mythiques, une tragédie amoureuse au dénouement fatale qui nous laisse le vague à l'âme.
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juliette2a
  03 août 2013
Déjà 172 critiques...Que dire de plus que ce qui a déjà été dit ? Je rejoins tous ceux qui ont adoré ce grand classique de la littérature française ! Pourtant, j'avais été assez mitigée après avoir lu Ravage du même auteur, j'avais donc peur de me plonger dans La Nuit des temps...Et bien, comme vous le constatez, j'ai beaucoup aimé ma lecture, et je regrette de ne pas l'avoir découvert plus tôt.
La Nuit des temps, c'est l'histoire d'une expédition vers le Pôle Sud, d'une incroyable découverte qui va bouleverser l'Humanité, d'un rassemblement d'individus de tous pays et de tous âges, mais c'est avant tout une (très) grande histoire d'amour. Amour entre Eléa, découverte dans un bloc de glace par les équipes de recherche -avec à sa tête le fabuleux Dr. Simon -, et Païkan, l'amour de sa vie, sa propre chair, venus d'une époque révolue, c'est-à-dire, il y a 900 000 ans, et dont le destin cruel va transformer tous les chercheurs...
C'est un récit bouleversant par la force des mots de l'auteur, qui, dans un langage simple, diffuse une telle émotion que le lecteur ne peut qu'être touché par cette histoire surnaturelle, ces personnages, le sens qui s'y dégage et bien d'autres choses encore...
Jamais je ne me suis ennuyée, suivant l'évolution des recherches, la complicité qui se crée petit à petit entre Eléa et les médecins qui s'occupent d'elle (et surtout Simon qui tombera éperdument amoureux d'elle, en vain), et bien évidemment, la fin, magnifique, mais tellement tragique (et inattendue).
Bref, je ne peux que m'incliner devant le talent de Barjavel, qui signe là un roman universel qui redonne vie à l'amour, donc, un véritable chef d'oeuvre...
A lire absolument !!
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Colette
  14 janvier 2017
Encore novice en littérature de science fiction, il me fallait quand même découvrir ce grand classique du genre dont beaucoup de gens font l'éloge.
Quatre raisons m'ont poussée à me lancer dans cette lecture:
- Ce roman est reconnu comme un chef d'oeuvre, donc je ne voulais pas passer à côté.
- J'adore les histoires d'expéditions dans les milieux froids. C'est une atmosphère qui me fascine toujours.
- Bien sûr, je voulais aussi connaître la merveilleuse histoire d'amour dont on fait souvent référence.
- Je voulais également découvrir le style de Barjavel que je ne connaissais pas encore.
Voilà chose faite à présent, et je dois dire qu'avec ce livre je suis passée par plusieurs émotions.
Au départ, j'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire. Je trouvais qu'il y avait trop de détails autour des phénomènes politiques et journalistiques de l'expédition. Tout était décrit d'une main de maître à la manière d'un reportage, mais je trouvais que l'histoire traînait un peu. Je sentais parfois la lassitude me gagner en tournant les pages, alors que j'étais pourtant fascinée par cette histoire.
Comment ne pas l'être avec cette impensable découverte sous la glace qui ébahi totalement notre équipe de chercheurs! le contexte est envoûtant!
Mais c'est surtout quand le personnage d'Eléa, si mystérieux, devient le centre d'intérêt de l'histoire que je me suis peu à peu laissée envahir.
J'ai véritablement pris plaisir à lire ce livre quand Eléa commence à communiquer avec l'équipage, vers la page 150. C'est la raison pour laquelle j'ai retiré une étoile.
J'étais ensuite subjuguée par les descriptions du fabuleux monde de Gondawa et ses technologies.
L'auteur jongle avec talent entre le monde présent et 900 000 ans en arrière.
La deuxième moitié du livre a accaparé toute mon attention.

J'étais interloquée en constatant que la rédaction définitive du roman avait été terminée en mars 1968 et qu'il n'y avait donc eu aucune inspiration avec les évènements qui ont eu lieu au mois de mai de la même année. Très troublant!
La fin est remarquable et complètement inattendue!
Entre amour perdu et amour naissant, à mon sens, l'Amour avec un grand A est brillamment représenté à travers cette magnifique épopée.
Superbe découverte!
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Citations et extraits (210) Voir plus Ajouter une citation
la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   08 janvier 2013
Ma bien-aimée, mon abandonnée, ma perdue, je t'ai laissée là-bas au fond du monde, j'ai regagné ma chambre d'homme de la ville avec ses meubles familiers sur lesquels j'ai si souvent posé mes mains qui les aimaient, avec ses livres qui m'ont nourri, avec son vieux lit de merisier où a dormi mon enfance et où, cette nuit, j'ai cherché en vain le sommeil. Et tout ce décor qui m'a vu grandir, pousser, devenir moi, me parait aujourd'hui étranger, impossible. Ce monde qui n'est pas le tien est devenu un monde faux, dans lequel ma place n'a jamais existé.
C'est mon pays pourtant, je l'ai connu...
Il va falloir le reconnaître, réapprendre à y respirer, à y faire mon travail d'homme au milieu des hommes. En serai-je capable ?
Je suis arrivé hier soir par le jet australien. À l'aérogare de Paris-Nord, une meute de journalistes m'attendaient, avec leurs micros, leurs caméras, leurs questions innombrables. Que pouvais-je répondre ?
Ils te connaissaient tous, ils avaient tous vu sur leurs écrans la couleur de tes yeux, l'incroyable distance de ton regard, les formes bouleversantes de ton visage et de ton corps. Même ceux qui ne t'avaient vue qu'une fois n'avaient pu l'oublier. Je les sentais, derrière les réflexes de leur curiosité professionnelle, secrètement émus, déchirés, blessés... Mais peut-être était-ce ma propre peine que je projetais sur leurs visages, ma propre blessure qui saignait quand ils prononçaient ton nom...
J'ai regagné ma chambre. Je ne l'ai pas reconnue. La nuit a passé. Je n'ai pas dormi. Derrière le mur de verre, le ciel qui était noir devient blême. Les trente tours de la Défense se teintent de rose. La tour Eiffel et la tour Montparnasse enfoncent leurs pieds dans la brume. Le Sacré-Coeur a l'air d'une maquette en plâtre posée sur du coton. Sous cette brume empoisonnée par leurs fatigues d'hier, des millions d'hommes s'éveillent, déjà exténués d'aujourd'hui. Du côté de Courbevoie, une haute cheminée jette une fumée noire qui essaie de retenir la nuit. Sur la Seine, un remorqueur pousse son cri de monstre triste. Je frissonne. Jamais, jamais plus je n'aurai chaud dans mon sang et dans ma chair...

Le Dr Simon, les mains dans les poches, le front appuyé au mur de verre de sa chambre, regarde Paris, sur lequel le jour se lève. C'est un homme de trente-deux ans, grand, mince, brun. Il est vêtu d'un gros pull à col roulé, couleur pain brûlé, un peu déformé, usé aux coudes, et d'un pantalon de velours noir. Sur la moquette, ses pieds sont nus. Son visage est mangé par les boucles d'une courte barbe brune, la barbe de quelqu'un qui l'a laissée pousser par nécessité. À cause des lunettes qu'il a portées pendant l'été polaire, le creux de ses yeux apparaît clair et fragile, vulnérable comme la peau cicatrisée d'une blessure. Son front est large, un peu caché par les premières boucles des cheveux courts, un peu bombé au-dessus des yeux, traversé par une profonde ride de soleil. Ses paupières sont gonflées, le blanc de ses yeux est strié de rouge. Il ne peut plus dormir, il ne peut plus pleurer, il ne peut pas oublier, c'est impossible...
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facteur84facteur84   12 avril 2010
"Tu me comprends, tu avais compris, peut-être pas tous les mots, mais assez de mots pour savoir combien, combien je t'aimais. je t'aime, l'amour, amour, ces mots n'ont pas de sens dans votre langue, mais tu les avais compris, tu savais ce qu'ils voulaient dire, ce que je voulais te dire, et s'ils ne t'avaient pas apporté l'oubli et la paix, ils t'avaient donné, apporté, posé sur toi assez de chaleur pour te permettre de pleurer.

Tu avais compris. Comment était-ce possible ? Je n'avais pas compté, personne de nous ne comptait avec les facultés exceptionnelles de ton intelligence. Nous nous croyons à la pointe du progrès humain, nous sommes les plus évolués ! les plus affûtés ! les plus capables ! le brillant résultat extrême de l'évolution. Après nous, il y aura peut-être, il y aura sans doute mieux, mais avant nous, voyons, ce n'est pas possible ! Malgré toutes les réalisations de Gondawa que tu nous avait montrées, il ne pouvait pas nous venir à l'esprit que vous nous fussiez supérieurs. Votre réussite ne pouvait être qu'accidentelle. Vous nous étiez inférieurs puisque vous étiez avant.
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DconeedDconeed   20 décembre 2010
Je suis entré et je t'ai vue.
Et j'ai été saisi aussitôt par l'envie furieuse, mortelle, de chasser, de détruire tous ceux qui, là, derrière moi, [...] attendaient de savoir et de voir. Et qui allaient TE voir, comme je te voyais.
Et pourtant, je voulais aussi qu'ils te voient. Je voulais que le monde entier sût combien tu étais, merveilleusement, incroyablement, inimaginablement belle.
Te montrer à l'univers, le temps d'un éclair, puis m'enfermer avec toi, seul, et te regarder pendant l'éternité.
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juliette2ajuliette2a   03 août 2013
Nous avons quelque chose en commun qui est plus fort que nos différences : c'est le besoin de connaître [...] Nous appartenons à toutes les disciplines scientifiques, à toutes les nations, à toutes les idéologies. Vous n'aimes pas que je sois un Russe communiste. Je n'aime pas que vous soyez de petits capitalistes impérialistes lamentables et stupides, empêtrés dans la glu d'un passé social en train de pourrir. Mais je sais, et vous savez que tout ça est dépassé par notre curiosité. Vous et moi, nous voulons savoir. Nous voulons connaître l'Univers dans tous ses secrets, les plus grands et les plus petits. Et nous savons déjà au moins une chose, c'est que l'homme est merveilleux et que les hommes sont pitoyables, et que chacun de notre côté, dans notre morceau de connaissance et dans notre nationalisme misérable, c'est pour les hommes que nous travaillons.
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ImenneImenne   23 janvier 2011
Ma bien-aimée, mon abandonnée, ma perdue, je t'ai laissée là-bas au fond du monde, j'ai regagné ma chambre d'homme de la ville avec ses meubles familiers sur lesquels j'ai si souvent posé mes mains qui les aimaient, avec ses livres qui m'ont nourri, avec son vieux lit de merisier où a dormi mon enfance et où, cette nuit, j'ai cherché en vain le sommeil. Et tout ce décor qui m'a vu grandir, pousser, devenir moi, me paraît aujourd'hui étranger, impossible. Ce monde qui n'est pas le tien est devenu un monde faux, dans lequel ma place n'a jamais existé.
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Vidéo de René Barjavel
René Barjavel : l'avenir de la science-fiction .
En 1970, l'auteur de science-fiction René Barjavel a déja publié ses romans les plus connus : "Ravage" (1943) ou encore "La nuit des temps" (1968), où il déploie ses thèmes habituels sur les dangers d'une dépendance à la technoscience ou le rejet d'un monde artificialisé à l'excès. Dans cette émission enregistrée devant des étudiants, il donne un éclairage sur la façon dont un auteur de SF peut envisager l'avenir, et la difficulté qu'il y a à s'extraire de ce que l'on connait. Et il en profite pour pronostiquer la fin prochaine de l'ère atomique -dont abusent ses collègues écrivains de science-fiction- avec un enthousiasme qui laisse songeur 45 ans plus tard. "C'est un moyen particulièrement barbare de se procurer de l'énergie et nous allons très rapidement enjamber cette ère là", dit-il.
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