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EAN : 9782374480084
264 pages
Xo Editions (08/06/2017)
3.75/5   32 notes
Résumé :
" J'ai 52 ans, cinq enfants, et un bateau avec lequel j'ai fait le tour du monde. Pour participer à cette aventure du Vendée Globe, j'ai tout cédé, tout sacrifié, tout vendu. Aujourd'hui, je ne possède rien, ni carrière, ni chez-moi. Mais j'ai peut-être conquis le bien le plus précieux : ma liberté.

De l'Atlantique aux mers du Sud, je n'ai pas doublé grand monde, mais je me suis dépassé chaque jour, chaque nuit, chaque heure, presque chaque minute. "... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Milllie
  18 mars 2021
Seul au monde est l'autobiographie du navigateur Sébastien Destremau, concurrent atypique ne venant pas du sérail habituel de la course au large et ayant terminé dernier du Vendée Globe 2017 (à la fin duquel il a écrit ce livre).
Si vous non plus vous n'avez jamais entendu parler du bonhomme... vous êtes comme moi il y a quelques mois, alors comment ce livre s'est-il retrouvé dans ma pile ?
Fin octobre 2020, le confinement menace, en vacances aux Sables d'Olonne je réussis à visiter in extremis le "village" du Vendée Globe juste avant sa fermeture et me prend à rêver devant ces magnifiques bateaux et l'exploit sportif que représente ce tour du monde en solitaire. Novembre 2020, retour à la maison, re-confinement et besoin d'un peu d'oxygène : moi qui ne suis aucune compétition sportive, je regarde le départ du Vendée Globe, puis le début de la course, puis les vidéos qu'envoient les navigateurs, puis, puis... n'en jetez plus je suis accro et ce petit moment de liberté quotidienne me fait rêver et surtout mieux comprendre la difficulté et les enjeux de cette course (2 à 3 mois en solitaire sur un voilier rapide, éprouvant, fragile, ce n'est pas rien). Bref, fin du moment "je raconte ma vie", tout ça pour vous dire que ce petit bouquin se lit très bien même si vous êtes totalement néophyte et si vous pensez ne rien comprendre à la course à la voile !
Sébastien Destremau s'avère être un drôle de personnage : tantôt voyou, tantôt sportif accompli, tantôt businessman à qui tout sourit, il mène sa vie comme ses régates, à 100 à l'heure, sans crainte de faire des dégâts et sans jamais regarder en arrière. le personnage peut agacer, notamment par son côté très égocentrique, mais il faut lui reconnaître une bonne dose de courage et beaucoup de franchise pour se livrer ainsi sans fausse pudeur ni faux semblant dans cette autobiographie. Il entremêle le récit de "son" Vendée Globe en 2017 avec celui de sa vie, de son enfance à sa décision de se lancer dans cette course. On y découvre toute la folie que peut représenter "l'Everest des mers" avec des moments franchement hilarants : il faut lire les quelques pages où Sébastien et son frère partent chacun à un coin du monde (l'un au Canada, l'autre en Afrique du Sud) à la recherche d'un bateau abordable pour leur budget ridicule, deux opportunités s'étant présenté en même temps et le 3e frangin resté en France les soutenant à distance pour cette décision difficile. On comprend aussi à quel point ces moments en solitaire sur une période aussi longue sont l'occasion d'une vrai introspection et feront que le navigateur qui rentre au port est forcément différent de celui qui est parti.
Une chouette découverte que ce livre : drôle, parfois poignant, toujours intéressant même s'il agace un peu par moments, c'est une bonne combinaison entre récit de vie et découverte d'un sport. Je recommande même si vous n'avez jamais bordé une écoute ou pris un ris !
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Mespetitescritiqueslitteraires
  28 février 2018
Seul au monde n'est pas un livre sur le Vendée Globe. Il est bien plus que cela.
Seul au monde, c'est plutôt l'histoire d'un enfant, d'un adolescent, d'un homme, d'un père de famille qui s'est jeté dans l'océan, qui a voulu se lancer un défi bien plus grand que lui. C'est l'histoire d'un gamin en quête de reconnaissance, d'un homme en quête de lui-même, de sa liberté.
Le Vendée Globe n'était fait pour Sébastien Destremau. Lui, c'est un régatier, un sprinteur en aucun cas armé pour affronter cette course démentielle. Il n'a pas d'argent, pas de sponsor. Il n'a pas cette ambition vissée au corps. Mais voilà, on n'échappe jamais vraiment à son passé, à ses blessures d'enfants, à ses ressentiments. Alors lorsque cette voix enfantine tapie au fond de lui s'est mise à crier, il ne pouvait rien faire d'autre que l'écouter. Cette petite voix n'avait de cesse de vouloir épater son entourage, de vouloir faire taire l'injustice, bref, de vouloir exister. Exister auprès d'un père dur, avare en mots mais pas en coups, exister au sein de la fratrie, exister pour panser ses blessures d'enfant et prouver aux siens qu'il est capable.
Alors, Sébastien Destremau se met au défi. Il y met tout son coeur, son énergie, son argent. Il vend tout, sa maison, sa voiture, il n'a plus rien. Il déplace des montagnes, achète un vieux bateau, le répare, le rafistole, fait taire ses détracteurs. Jusqu'à la dernière nuit avant le départ, le bateau n'est pas prêt. Il n'a pas de quille pivotante, pas de foils. le directeur de course du Vendée Globe n'y croit pas, personne n'y croit... Sauf lui et sa fidèle équipe.
13h02, la course est lancée, les athlètes en fibre de carbone s'élancent. Destremeau n'en croit pas ses yeux, la peur et le doute l'envahissent mais il est trop tard pour changer quoi que ce soit.
Le jour J, je suis glacé, figé, pétrifié sur le pont arrière de mon bateau. J'ai fait le fort durant des mois, j'ai bluffé mes détracteurs, j'ai déplacé des montagnes et là, à cette seconde précise, je me sens tout petit.
En 124 jours, 12 heures, 38 minutes, 18 secondes, de l'Atlantique aux mers du Sud, sur 52 442,5 kilomètres, Sébastien Destremau aura tout vécu : le manque de vent, les tempêtes, les avaries, les pannes, la fatigue, la faim, la peur, la joie, l'émerveillement, l'abattement, les allergies, les blessures (doigt entaillé, côtes cassées), les oublis (éponge, chaussures). Mais il aura vécu l'extra-ordinaire, il aura touché du doigt l'inaccessible, il aura laissé libre court à ses fêlures d'enfant et d'homme, il aura retrouvé l'essentiel, son essentiel : sa liberté, sa fierté, son estime. Il aura montré aux siens qu'il était capable, envers et contre tout. le Vendée Globe lui aura également permis de resserrer les liens avec ses enfants, mais cela, nul projecteur n'a besoin de l'éclairer.
Un récit passionnant, car écrit avec beaucoup d'honnêteté et de sincérité. Sébastien Destremau a son franc parler, c'est un diamant brut qui refuse de se laisser polir. Dans son Vendée Globe, il a tout donné. Dans son livre, il donne tout. Avec lui, aucune demi-mesure possible, c'est un dévoreur de vie.
Paru chez XO éditions, 2017
Lien : https://mespetitescritiquesl..
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Elanoraev
  25 janvier 2018
Sébastien Destremeau s'est lancé un pari fou, participer au Vendée Globe, l'Everest des mers en solitaire et sans escale, lui qui n'a fait jusqu'alors que des courses en équipage. Arrivé dernier de la course, mais arrivé quand même, il nous raconte ici ses 124 jours d'enfer mais aussi comment il en est arrivé à se mesurer aux conditions extrêmes de cette course.

On découvre à travers ces pages, où les chapitres alternent entre le Vendée Globe en lui-même et sa biographie de son enfance toulonnaise à ses petits boulots à travers le monde, un homme complexe épris de liberté qui a du mal à surmonter la relation conflictuelle avec son père et qui ne prospère que dans le défi et la confrontation, au point de s'éloigner de ses proches. Raconté avec beaucoup de retenue mais aussi d'humour, d'autodérision (il dresse de lui un portrait sans concession) et une bonne dose d'émotion, on se laisse bercer par le récit comme son Imoca dans les terribles quarantièmes rugissants de l'Océan Indien. le voyage est mouvementé, chaotique, on tremble, on rit, on s'émeut, on se fâche aussi parfois. On y découvre surtout l'introspection d'un homme dont le seul but de sa participation n'était pas de jouer le classement de cette course mythique mais bien de se mesurer à lui-même et guérir, ou du moins essayer, quelques blessures du passé au passage.

Un très beau récit dont on referme les dernières lignes en souhaitant à ce marin exceptionnel d'avoir pu se réconcilier avec les siens et avec lui-même.
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Bill
  10 septembre 2018
Après une enfance assez malheureuse d'enfant bouc émissaire de la famille, battu par son père, en rupture avec l'école, refusant toute forme d'autorité, exclus de tous les établissements de l'Education Nationale et ayant le seul BEPC pour diplôme - passé d'ailleurs en candidat libre ! 
Cette enfance m'a rappelé celle décrite par Lionel Duroy dans le chagrin - mêmes difficultés financières, père en décalage avec la réalité, conditions de vie sordides tout en ménageant les apparences et menant grand train sur l'eau ... 
Bref Sébastien Destremau a la passion de l'eau, de la voile, des régates, et jusqu'à ses 52 ans il a vécu de petits ou grands boulots, faisant toujours passer sa passion avant ses femmes, ses (cinq !!!) enfants.
A 52 ans il court le Vendée Globe, sans grand sponsor, sans grand bateau, en passant de justesse les tests de sécurité ... et sans avoir vraiment payé l'intégralité de l'équipement de son bateau 
Dans cet ouvrage il raconte sa recherche de bateau, de financement, la traversée de l'atlantique et de l'Océan Indien en intercalant dans son récit des souvenirs d'enfance, de jeunesse, de sa famille ...  
Après la traversée mouvementée de l'Océan Indien ... on se retrouve rapidement aux Sables d'Olonne ... Les dernières semaines de son périple ayant été totalement passées sous silence !
Etait-ce le signe d'un ras-le-bol de l'auteur qui souhaitait passer à autre chose et choisissait d'écourter son livre auquel il avait consacré trop de temps ? 
Bref cela à contribué à mon sentiment de ne pas apprécier ce livre ni son auteur ... pour qui je n'ai pas réussi à avoir d'empathie ... auteur qui, grâce à son égoïsme et son bagout réussit à mener à bien son goût de l'aventure, en fonçant tel un bulldozer sans tenir compte des obstacles ni de ses proches ... 
J'ai lu cet ouvrage dans le cadre de l'édition 2018 du prix des lecteurs du Festival Terres d'Ailleurs. 
Lien : http://les.lectures.de.bill...
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FramboiseVanille
  16 novembre 2017
Aventure, mer, défi, solitaire. J'ai commencé ce livre avec appréhension… Ce n'est pas mon genre littéraire de prédilection, l'océan et la navigation non plus.
Mais quelle ne fut pas ma surprise de me retrouve à ne pas lâcher ma lecture ! C'est écrit avec entrain et humour, c'est touchant. On se laisse emporter dans ce témoignage, ce récit de vie. On s'attache à ce « voyou » des mers, on comprend son but et ce que cette compétition lui a apporté. J'ai découvert un homme et un milieu que je ne connaissais pas et bien ce fut un plaisir.
Bref ce fut une lecture fraîche et émouvante. Je recommande.
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critiques presse (1)
BDGest   20 août 2019
D'Alain Colas jusqu'à Armel Le Cléac'h, en passant par Eric Tabarly, Michel Desjoyeaux, François Gabard ou encore Florence Arthaud, Sébas"tiens bon la vague, tiens bon le vent, hisse et haut...Destremau..." file dans le sillage des plus grands. Plus qu'une simple régate de quelques pages, Chanteloube constitue une excellente première virée.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Marech20Marech20   04 octobre 2017
Sûrement qu'il y a des jours où tout me manquera et les heures s'étireront à l'infini. Peut-être même que je vais m'ennuyer, par moments. Ça ne me dérange pas. C'est bien de s'ennuyer. Aujourd'hui, tout le monde a peur de s'ennuyer. Même les enfants, on les suroccupe pour éviter qu'ils passent leur temps à rêvasser. Mais c'est quand il rêvasse qu'un enfant devient créatif! Il prend un bout de papier, un bout de bois, il va s'inventer un jeu, il va s'inventer un monde. Je suis prêt à m'ennuyer. J'ai envie d'imaginer des choses, de créer des histoires. Moi aussi, je veux m'inventer un monde...
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ElanoraevElanoraev   25 janvier 2018
Je suis le dernier. Le dernier des dernier. Je ne sais même pas si les lampions seront encore allumés pour mon arrivée aux Sables-d'Olonne. Je m'en fiche. Je m'en suis passé pendant quatre mois. Ce n'est pas après ça que je cours. C'est quand l'obscurité tombait et que ma vie défilait que j'ai compris ce que j'étais allé chercher si loin, si seul. Là-bas. Au sud du sud. Et tout au fond de moi-même
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Marech20Marech20   04 octobre 2017
Ça fait combien de temps que je campe dans ma tour d'ivoire? Je n'ai pas attendu d'être sur mon bateau pour me couper de tous ces gens que j'aime. Je regarde au loin l'immensité qui s'étale à perte de vue. Ça fait combien de temps que je suis seul au monde?
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Videos de Sébastien Destremau (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sébastien Destremau
Sébastien Destremau vous lit un passage de son nouveau livre.
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