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Citations sur Le jeu des ombres (93)

Lorraine47
Lorraine47   27 août 2013
Le cerveau d'une mère est un monceau de déchets où subsiste le guano culturel des âges de chacun de ses enfants.
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fanfanouche24
fanfanouche24   01 septembre 2015
Tomber amoureux c'est aussi tomber dans l'état de connaissance. L'amour durable survient quand nous aimons la majeure partie de ce que nous apprenons sur l'autre, et sommes capables de tolérer les défauts qu'il ne peut changer. (p.34)
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fanfanouche24
fanfanouche24   04 octobre 2015
L'histoire, c'est deux choses, après tout. Pour qu'elle ait un sens, l'histoire doit se composer à la fois de l'évènement et du récit. Si elle ne racontait jamais rien, s'il ne racontait jamais rien, s'ils n'en parlaient jamais entre eux, il n'y avait pas de récit. Et l'acte, , même s'il avait eu lieu, était ainsi dénué de sens.Il ne comptait pas pour une infidélité. Il ne comptait pas du tout. (p.108)
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fanfanouche24
fanfanouche24   31 août 2015
Mais voici le plus révélateur: tu voudrais me posséder. Et mon erreur : je t'aimais et t'ai laissé croire que c'était possible. (p.24)
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colimasson
colimasson   20 avril 2013
Elle l’avait prévenu qu’il n’y aurait pas de rapports sexuels entre eux. C’est fini, dit-elle. Il se passera des années avant que je ne te laisse coucher avec moi. Ou me peindre. Il eut l’air perplexe, et songea qu’elle était étrangement à côté de la plaque pour croire que ces choses-là pouvaient encore l’intéresser. Quand il avait arrêté de boire, il avait arrêté de manger, et quand il avait arrêté de manger, il avait arrêté de vouloir quoi que ce soit.
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Gwordia
Gwordia   30 juillet 2012
Toute sa vie, Bonnard avait peint des petits moments, intimistes, un enfant jouant dans un tas de sable, des chiens ou des chats attentifs aux plats posés sur la table. Et il y avait Marthe. Son petit corps sinueux, l'idéal de Bonnard. Il l'avait peinte indolente après l'amour, chatoyante et rêveuse dans son bain, regardant par la fenêtre, à côté de cette porte bleue qui s'ouvrait vers l'intérieur. De l'avis de beaucoup, c'était une mégère grincheuse, et pourtant Bonnard l'avait aimée de tout son art. A cause de la guerre, son monde s'était rétréci. Il avait perdu sa femme. A cette époque-là, il avait peint un autoportrait que Gil trouvait à la fois insupportable et héroïque. Dans ce tableau de lui, seul, fragile, âgé, scrutant le miroir de la salle de bains, Bonnard avait employé toutes les couleurs. Ses yeux étaient très creux, omniscients, fixes. Toutes les couleurs dont il s'était servi dans sa vie étaient là dans cet autoportrait. C'était une représentation de l'esprit unifié de l'artiste, le moi se dissolvant avec lassitude dans la lumière et la couleur inlassables. Il était aussi chauve qu'un oeuf, et pourtant son crâne nu était encore caressé çà et là par un peu d'éclat, un zeste de soleil.

Ensemble, à Paris, Irene et Gil avaient contemplé ce portrait et, pour des raisons différentes, ils avaient pleuré.
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fanfanouche24
fanfanouche24   17 juin 2019
Il avait toujours plusieurs tableaux en route. Il adorait peindre sur du bois (...) Il hantait les scieries; les déchetterie et les entrepôts de récupération. Parfois une vieille porte en chêne massif d'un hôtel particulier de St Paul tombait entre ses mains. Du chêne blanc. La Joconde avait été peinte sur du peuplier blanc. Il adorait peindre sur des portes. Il lui arrivait de les couper en deux à la scie, de les poncer, de modifier leur forme. Pourtant quand il peignait sur un panneau de bois qui avait été une porte, un peu de cette fonction première passait dans le tableau. Il s'ouvrait et se fermait, comme la porte autrefois. L'aura de sa condition de porte, de possibilités mystérieuses, l'acte d'entrer dans une autre pièce-autant de choses qui subsistaient vaguement dans l'oeuvre. (p. 28)
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fanfanouche24
fanfanouche24   16 juin 2019
Un seul acte et tout bascule, un personnage se bâtit ou se détruit. (p. 92)
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fanfanouche24
fanfanouche24   02 septembre 2015
Il devait combattre le sentiment de satisfaction. Au fur et à mesure qu'elle s'éloignait de lui, les tableaux devenaient plus forts. Le violent désir qu'il avait d'elle leur donnait vie. Dans ses tableaux, il mettait son chagrin, la nature insaisissable d'Irene, l'avidité de son étreinte, le rejet d'Irene, l'amertume de son espoir, la rage maussade d'Irene. Il avait pris conscience que plus leurs rapports étaient tendus, plus son travail en bénéficiait. Il n'avait pas encore songé à se demander si ses soupçons à l'égard d'Irene étaient aussi une méthode visant à la repousser, afin de ressentir son absence, puis un douloureux appétit duquel tirer son art. (p.85)
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fanfanouche24
fanfanouche24   02 septembre 2015
Pour Irène, l'amour qu'elle éprouvait pour les enfants fut une révélation; idem pour Gil, mais en même temps il fut accablé parce qu'il voyait bien qu'Irene aimait en premier lieu les enfants, et qu'elle leur donnerait toujours la préférence. A chaque grossesse, ils se caressaient moins souvent, même s'il la peignait de façon obsessionnelle. Gil sentit la marée se retirer lentement, un petit peu chaque jour jusqu'à ce qu'il se retrouve seul, à présent, loin sur le sable sec de la plage. (p.60)
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