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ISBN : 2226243070
Éditeur : Albin Michel (03/09/2012)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 270 notes)
Résumé :
Traduit de l'Anglais (Etats-Unis) par Isabelle Reinharez

Quand Irène America découvre que son mari, Gil, lit son journal intime, elle en commence un autre qu’elle met en lieu sûr. C’est dans ce nouveau carnet qu’elle livre sa vérité sur son mariage et sur sa vie tandis qu’elle utilise l’ancien pour se venger de son mari et s’amuser à ses dépens.

Gil est devenu un artiste célèbre en peignant le portrait d’Irène sous de nombreuses formes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
  28 août 2013
Chronique de la mort annoncée d'un couple ou la "guerre des Rose" dans une version beaucoup moins comique que celle laissée par Michael Douglas et la savoureuse Kathleen Turner.
Le jeu des ombres est un roman glaçant et palpitant à la fois mettant en ombres chinoises toute la noirceur de l'âme humaine tel un drap blanc inondé d'une lumière froide et paralysante.
Irène et Gil, Indiens métis d'Amérique du Nord ont ce statut un peu bancal de n'appartenir véritablement à aucune des deux communautés. le roman met bien en valeur cette dualité.
De leur amour sont nés trois enfants qui seront les témoins de leur déchirement.
Peut-on encore appeler amour une relation où l'autre est nié?
Irène, muse et modèle de son peintre de mari ne se sent plus qu'un objet dans le couple. le seul lien qui la lie désormais à son époux est l'alcool sur fond de violence.
Quand un jour, elle s'aperçoit que Gil lit son journal intime, Irène le subtilise pour en écrire un autre, perlé de mensonges dans le but de manipuler son mari et de hâter la rupture.
Mais dans le jeu pervers qui s'instaure aucun des deux protagonistes n'est blanc comme neige...
Par moments, il m'a fallu poser le livre pour reprendre haleine!
Le jeu des ombres: un jeu auquel on peut se brûler les ailes et le coeur ...
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Crossroads
  08 août 2014
Une couverture intrigante, un résumé aguicheur, la promesse était belle juste avant de se muer très rapidement en désir d'en finir au plus vite.
La Chorale des maîtres bouchers était vraiment saignant, le Jeu des Ombres me laissera juste un souvenir fugace.
Irene et Gil. Mariés, trois enfants.
Elle s'épanouit dans l'écriture, lui dans la peinture en s'inspirant à l'envi de sa femme, sa muse.
Mais les apparences sont trompeuses et les artistes fusionnels d'hier ne sont plus.
Irene s'épanche journalièrement dans son petit agenda rouge fortuitement découvert par son mari. Qu'à cela ne tienne, possédant plus d'un tour dans son sac la bougresse, un second, de couleur bleu lui, continuera de retranscrire ses sentiments qui se délitent pendant que le premier manipulera honteusement sa chère moitié . La curiosité est un vilain défaut...
Sur le papier, ça a de la gueule.
Puis presque immédiatement, c'est moi qui l'ai faite.
Un thriller psychologique qui aurait pu atteindre des sommets. Et c'est celui de l'ennui qui s'est très vite détaché .
Jeu du chat et de la souris malsain, certes, mais manquant cruellement de coups de griffes.
Un tempo anémique, une narration saccadée retraçant alternativement l'historique du couple et son actuel jeu de dupes.
Erdrich brode sans jamais intriguer.
A la lecture d'un tel plaidoyer pro divorce, je m'attendais à un final susceptible de sauver ce qui pouvait encore l'être. J'en ris encore, arf, arf, arf, mais jaune histoire d'être bien raccord avec l'ensemble du récit. En totale contradiction avec le propos, cet épilogue ridicule m'achève tout comme monsieur Seguin qui se le fit prêter par son dadet d'Alphonse.
Empathie proche des prévisions de croissance de l'hexagone, rythme de croisière qui s'amuse plus du tout pour le coup, Erdrich, à la plume paradoxalement délectable, ne m'aura pas fait rêver ce coup-ci, ce sera pour une autre fois.
Bref, ce jeu des ombres ne m'aura pas amusé plus que ça....
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Annette55
  13 mars 2016
'Le jeu des ombres"est l'histoire intense, la montée en puissance glaçante, d'un drame familial et le naufrage d'un amour ;
Le roman s'ouvre sur une découverte :la narratrice se rend compte que son mari lit secrètement son journal de"couleur rouge".Elle décide de se venger et d'utiliser ce carnet profané comme une arme à seule fin de manipuler son mari tandis qu'elle écrit dans un"nouveau carnet bleu", son véritable journal intime.
Une troisième voix s'insère au sein de la double narration pour décrire avec acuité , finesse et maîtrise absolue les évènements qui jalonnent puis précipitent la rupture du couple.
Gil est un peintre célèbre grâce aux portraits qu'il réalisa d'Irène dans toutes les positions et à toutes les étapes de leur vie ;tandis que sa femme qui a arrêté sa carrière pour permettre à son mari de s'épanouir dans son art, n'en finit pas d'écrire une thèse sur "George Catlin, "peintre des Indiens d'Amérique" Ils ont trois enfants.
Gil, taciturne, exalté, charmant parfois, colérique et jaloux se persuade que sa femme le trompe.
Il y a de la manipulation dans ce double jeu mortifère,une vengeance qui couve entre ces deux êtres qui s'aimérent intensément.
Irène, perverse, haineuse, dissimulatrice, insaisissable, animée d'une rage maussade s'éloigne de plus en plus.
Leur union est fracturée, douloureuse, malsaine.
Ni les enfants, ni les souvenirs, absolument plus rien ne parvient à re-cimenter ce couple en état de guerre larvée, ces êtres brisés .
Cette narration à trois voix souligne l'ambivalence des sentiments qui mène au mensonge, à la violence, à l'indifférence glacée......
Ce naufrage familial est raconté avec une puissance et une virtuosité impressionnante .
Cette passion destructrice est décortiquée à l'aide d'une écriture nerveuse et efficace.
Le passage sur la rencontre avec la psy est jubilatoire.
La haine, la lassitude et la violence remplacent l'amour fusionnel.
Le dénouement est surprenant.Louise Erdrich avec "le jeu des ombres" joue au chat et à la souris avec le lecteur , détecte les fissures béantes d'un couple, traque la déliquescence des sentiments......
J'avais adoré "La chorale des maîtres bouchers".
Ce roman dérangeant, noir, à l'atmosphère pesante , lu d'une traite , me laisse un peu perplexe.
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colimasson
  08 février 2013
« Si Gil ne savait pas qu'elle savait qu'il lisait son journal, elle pouvait y écrire des choses visant à le manipuler. Et même à lui faire du mal. Elle se dit qu'elle commencerait par un simple essai, un hameçon irrésistible. »

Irrésistible, en effet, et Gil comme le lecteur n'hésiteront pas à s'accrocher à cet hameçon dont l'efficacité ne tient qu'à la curiosité de la victime. Alors que le poisson croit avoir tiré le gros lot, il ne se doute pas qu'en réalité il est lui-même l'objet d'une belle pêche qu'il précipite d'autant plus qu'il se pense seul maître à bord.

Irene vit en couple avec Gil depuis de nombreuses années. Leur relation se noue autour d'un lien de subordination : d'abord modèle pour le peintre que sera son futur mari, Irene a peut-être cru un instant que le don de son image ferait d'elle une personne à part entière, reconnue pour ses qualités propres. Il n'en est rien et alors que Gil peint son amérindienne d'épouse par amour-propre et pour la gloire, celle-ci se réifie peu à peu en devenant la chose du peintre. Ses origines amérindiennes deviennent objet de consommation artistique tandis que son identité se subordonne à celle de Gil : au cours des vernissages, et même auprès de son mari, il est préférable qu'elle continue à porter cette image de « panthère» qui lui sied si bien.

« Elle était élancée, grande, brune de peau, et ne savait pas s'exprimer. Un marchand d'art l'avait comparée à une panthère, ce que Gil avait répété des semaines durant, mais Irene avait aimé se croire séduisante, enfermée dans son silence, plutôt que muette et empruntée. »

L'ultime affront est reçu lorsqu'Irene s'aperçoit que Gil lit son « agenda rouge » au sein duquel elle note toutes ses pensées et réflexions. Pour s'amuser un peu, mais aussi pour catalyser une rupture qui devient chaque jour plus nécessaire pour Irene, celle-ci commence l'écriture d'un « agenda bleu », véritable journal intime dont Gil ne soupçonne pas l'existence, tout en continuant à rédiger les pages de son « agenda rouge », simulant l'ignorance qu'elle a des intrusions de son mari et ajoutant sciemment des paragraphes qui devront susciter le malaise et le doute chez son lecteur.

Bâtissant son roman autour de ce jeu de manipulation, Louise Erdrich met en place une ambiance malsaine, digne d'un polar dans lequel les coups de poignard se portent dans le dos. Derrière l'image publique d'un couple d'artistes fusionnel se cache l'image familiale –dont sont surtout témoins les trois enfants- de parents qui transforment la froideur de leurs sentiments mutuels derrière un simulacre de respect, pour ne rien dire de cette image intime du couple qui virevolte de l'amour à la haine sans jamais trouver le juste milieu. L'hypocrisie déborde de toutes parts : c'est celle de Gil qui étouffe sa famille de cadeaux pour se permettre de porter la main sur chacun de ses membres lorsque la frustration l'étouffe ; c'est celle d'Irene qui n'arrive pas à exprimer sa volonté de rupture autrement qu'en ayant recours à un jeu puéril ; c'est celle du monde artistique qui ne veut pas ouvrir les yeux sur l'exploitation de l'image d'une civilisation subordonnée aux impératifs commerciaux. Innocents parmi tous, les enfants essaient de démêler le vrai du faux parmi cette cacophonie de discours discordants. Si la manipulation et les non-dits semblent ne susciter que la haine et le dégoût chez Gil et Irene, elle devient terreur pour ces enfants perdus entre le vrai et le faux. Louise Erdrich ne les oublie pas et nous montre l'arsenal défensif déployé par chacun d'entre eux pour se blinder contre la violence du silence qui ne demande qu'à éclater.

C'est dans cette tension toujours soutenue que Louise Erdrich nous fait parcourir le Jeu des ombres sans que nous sachions jusqu'où les manigances d'Irene nous conduiront. Si les incursions dans les pages de ses agendas sont finalement peu nombreuses –elles constituent à peine un dixième du roman-, la narration à la troisième personne permet de balayer les psychologies de chaque personnage de cette famille silencieuse et de nous livrer des informations pertinentes sur la culture amérindienne, afin que nous puissions mieux comprendre le sentiment de dépossession d'Irene.

Même si l'on peut être déçu de voir que le jeu des agendas, mentionné comme élément moteur de cette histoire, n'occupe finalement qu'une place dérisoire dans le Jeu des ombres, l'aspect ludique du roman ne faiblit jamais un instant. On croit connaître la supercherie, on se prend d'amitié pour cette pauvre Irene, on commence à mépriser Gil… pour finir par se rendre compte que, pas mieux que lui, on s'est laissé prendre à notre tour au jeu de Louise Erdrich. le dénouement est surprenant –mais décevant- et se conclut dans une pirouette qui n'apporte rien à toute l'histoire dont on vient de s'imprégner. Pire, cette conclusion donne l'impression de réduire à néant les interventions d'Irene. Consolons-nous du mieux que possible : peut-être Louise Erdrich s'est-elle également fait piéger par ses personnages et se sera-t-elle laissée conduire par eux plus loin que prévu ? On imagine alors que sa conclusion bancale n'aura été qu'un moyen de se rendre à nouveau maîtresse de l'écriture de son roman, au prix d'une perte de fantaisie certaine.
Lien : http://colimasson.over-blog...
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tynn
  20 juin 2013
Opération à coeur ouvert et au scalpel qu'offre Louise Erdrich, en décortiquant le couple en berne de Gil et d' Irene, leur mariage, leurs enfants, l'amour fusionnel, la violence, la lassitude, la haine.
Alors que leur couple se dégrade, Irene piège Gil, coupable d'indiscrétion en lisant son journal. Avec manipulation, elle décide alors de décliner son intimité en deux carnets miroirs, un faux pour lui, un vrai pour elle, deux facettes de vie pour une vie de famille, faite de bonheurs, de frayeurs, d' exaspérations, de petites choses du quotidien qui soudent ou fracturent.
Gil, exalté, possessif, jaloux et colérique, fait tout pour retenir sa femme, rageuse, perverse, haineuse, qui s'éloigne inexorablement.
A coups de vérités et contre-vérités, la guerre fait rage, prenant en otage les enfants, les amis, la psy ( passage savoureux! )
J'avoue avoir lu un peu en diagonale, aimant certains passages et m'ennuyant ferme sur certains autres. Sans doute que l'intimité d'un couple en crise m'intéresse peu, en m'imposant un voyeurisme improductif. Un livre mortifère pour une passion destructrice, un véritable naufrage familial raconté, disséqué avec une puissance narrative impressionnante.
Heureusement, on croise quelques toiles de maîtres comme un cadeau, au détour des pages.
Et bien sur, comme toujours dans les livres de Louise Erdrich, le rapport intime à ses racines amérindiennes.
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Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
GwordiaGwordia   30 juillet 2012
Toute sa vie, Bonnard avait peint des petits moments, intimistes, un enfant jouant dans un tas de sable, des chiens ou des chats attentifs aux plats posés sur la table. Et il y avait Marthe. Son petit corps sinueux, l'idéal de Bonnard. Il l'avait peinte indolente après l'amour, chatoyante et rêveuse dans son bain, regardant par la fenêtre, à côté de cette porte bleue qui s'ouvrait vers l'intérieur. De l'avis de beaucoup, c'était une mégère grincheuse, et pourtant Bonnard l'avait aimée de tout son art. A cause de la guerre, son monde s'était rétréci. Il avait perdu sa femme. A cette époque-là, il avait peint un autoportrait que Gil trouvait à la fois insupportable et héroïque. Dans ce tableau de lui, seul, fragile, âgé, scrutant le miroir de la salle de bains, Bonnard avait employé toutes les couleurs. Ses yeux étaient très creux, omniscients, fixes. Toutes les couleurs dont il s'était servi dans sa vie étaient là dans cet autoportrait. C'était une représentation de l'esprit unifié de l'artiste, le moi se dissolvant avec lassitude dans la lumière et la couleur inlassables. Il était aussi chauve qu'un oeuf, et pourtant son crâne nu était encore caressé çà et là par un peu d'éclat, un zeste de soleil.

Ensemble, à Paris, Irene et Gil avaient contemplé ce portrait et, pour des raisons différentes, ils avaient pleuré.
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fanfanouche24fanfanouche24   04 octobre 2015
L'histoire, c'est deux choses, après tout. Pour qu'elle ait un sens, l'histoire doit se composer à la fois de l'évènement et du récit. Si elle ne racontait jamais rien, s'il ne racontait jamais rien, s'ils n'en parlaient jamais entre eux, il n'y avait pas de récit. Et l'acte, , même s'il avait eu lieu, était ainsi dénué de sens.Il ne comptait pas pour une infidélité. Il ne comptait pas du tout. (p.108)
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fanfanouche24fanfanouche24   02 septembre 2015
Il devait combattre le sentiment de satisfaction. Au fur et à mesure qu'elle s'éloignait de lui, les tableaux devenaient plus forts. Le violent désir qu'il avait d'elle leur donnait vie. Dans ses tableaux, il mettait son chagrin, la nature insaisissable d'Irene, l'avidité de son étreinte, le rejet d'Irene, l'amertume de son espoir, la rage maussade d'Irene. Il avait pris conscience que plus leurs rapports étaient tendus, plus son travail en bénéficiait. Il n'avait pas encore songé à se demander si ses soupçons à l'égard d'Irene étaient aussi une méthode visant à la repousser, afin de ressentir son absence, puis un douloureux appétit duquel tirer son art. (p.85)
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colimassoncolimasson   20 avril 2013
Elle l’avait prévenu qu’il n’y aurait pas de rapports sexuels entre eux. C’est fini, dit-elle. Il se passera des années avant que je ne te laisse coucher avec moi. Ou me peindre. Il eut l’air perplexe, et songea qu’elle était étrangement à côté de la plaque pour croire que ces choses-là pouvaient encore l’intéresser. Quand il avait arrêté de boire, il avait arrêté de manger, et quand il avait arrêté de manger, il avait arrêté de vouloir quoi que ce soit.
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fanfanouche24fanfanouche24   01 septembre 2015
Tomber amoureux c'est aussi tomber dans l'état de connaissance. L'amour durable survient quand nous aimons la majeure partie de ce que nous apprenons sur l'autre, et sommes capables de tolérer les défauts qu'il ne peut changer. (p.34)
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Videos de Louise Erdrich (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louise Erdrich
Rencontre avec Louise Erdrich et Naomi Fontaine.
Louise Erdrich d'origine ojibwe est une écrivaine confirmée et à succés qui vit aux États-Unis. Naomi Fontaine, jeune auteure Innue de Uashat, vit au Canada. Elles évoquent dans leurs textes la vie des descendants des Indiens d'Amérique. Leurs romans, nouvelles et récits, saisissent le lecteur et l'entraînent dans des univers exotiques et pourtant proches de nous. Cette rencontre est organisée en amont du festival America, qui fait la part belle aux auteurs autochtones du continent américain.
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