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ISBN : 2226325980
Éditeur : Albin Michel (17/01/2018)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 107 notes)
Résumé :
Dakota du Nord, 1999. Un vent glacial souffle sur la plaine et le ciel, d'un gris acier, recouvre les champs nus d'un linceul. Ici, des coutumes immémoriales marquent le passage des saisons, et c'est la chasse au cerf qui annonce l'entrée dans l'automne. Landreaux Iron, un Indien Ojibwé, est impatient d'honorer la tradition. Sûr de son coup, il vise et tire. Et tandis que l'animal continue de courir sous ses yeux, un enfant s'effondre. Dusty, le fils de son ami et v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  24 mai 2018
Je retrouve avec plaisir cette grande romancière découverte en 2005 avec"La Chorale-des maitres-bouchers puis "Dans le silence du vent "et La malédiction des colombes ", qui nous plonge dans le quotidien d'une réserve indienne du Dakota du Nord...
A travers le drame intense vécu par deux familles, je n'en dévoilerai pas beaucoup, ce serait dommage .......elle évoque , en conteuse accomplie, une histoire fascinante, qui mêle le mystère de la filiation qui lui est chère, le sentiment de faute naissant du drame, de la douleur et du manque, les coutumes ancestrales et les relations complexes , indicibles, que tissent les Indiens avec Mère Nature .
Le père d'un petit américain , Landreaux Iron, tue accidentellement un jeune voisin de cinq ans , Dusty, le fils de son voisin et ami, Peter Ravitch: il l'a pris pour un cerf.........
Louise . E.nous oblige à réfléchir sur les notions de vengeance , de pardon, de justice , de deuil , et surtout de l'amour .......
Comment peut- on survivre à la perte insondable d'un enfant ?
Comment se reconstruire ?
D'une façon intense et flamboyante, dense, elle explore le poids du passé, à travers "LaRose", prénom mixte du petit garçon du voisin, qui paiera pour la tragique méprise , selon une coutume en vertu de laquelle Landreaux Iron doit donner son plus jeune fils aux parents en deuil. ."
"LaRose" prénom que ses ancêtres indiens Ojibwé se sont passé de pére en fils et de mère en fille , en même temps que des douleurs, des sacrifices et des névroses ........
Tout en retrouvant le talent de conteuse de cette magicienne , fille d'une indienne passionnée de catholicisme et fine connaisseuse des traditions Ojibwé et d'un père allemand féru de William Shakespeare, j'ai trouvé le temps un peu long lorsqu'elle évoque les ancêtres de sa famille et leurs croyances .........
Une lecture ardue, dense , entre passé et présent , à travers de très nombreux personnages attachants, mais on s'y perd un peu ..........
Malgré tout , une belle épaisseur narrative, un charme évocateur, sur le deuil, la nature et l'amour , la hantise de la perte, une grâce dont on ne se lasse pas !
A la question: "Un homme peut- il commettre le pire des actes et pour autant continuer à être aimé?" , sa réponse est un oui magnifique , retentissant , maudit et béni à la fois!
Un livre majeur, fort et singulier !
Traduit de l'américain par Isabelle Reinharez , chez Albin Michel .
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Titania
  08 novembre 2018
Avec Louise Erdrich, auteure du mouvement de la Renaissance amérindienne, on découvre dans ce roman un autre regard sur le monde, celui d'un peuple résilient survivant d'un génocide.
On est quelque part dans le Dakota du Nord, à la frontière canadienne, en territoire Ojibwe, le troisième groupe linguistique le plus important des peuples premiers américains. A la faveur de l'histoire de LaRose, ce garçon étrange qui porte en lui à travers son nom, l'âme et les qualités de ses ancêtres, on plonge dans une histoire terrible qui a laissé des cicatrices jusqu'à notre époque .
Ce texte magnifique ne nous raconte pas seulement comment deux familles se sont organisées pour ne pas sombrer dans la vengeance en utilisant une vieille coutume de réparation. La douleur du deuil et du sacrifice fait surgir l'héritage du passé des familles et nous dit comment ce peuple a survécu. La grande histoire et la petite histoire se mêlent alors.
Il y avait deux courants dans la politique officielle d'extermination des Indiens, déjà ceux qui voulaient les tuer purement et simplement, par les armes. Les citations des textes de l'époque à cet égard, font froid dans le dos. Il y avait aussi ceux qui , voulaient faire disparaître une civilisation millénaire en enfermant les enfants dans des pensionnats indignes, pour lessiver leurs cerveaux, leur faire oublier leur langue et leurs mythes, où ils étaient maltraités, quand ils ne mouraient pas de rougeole ou de tuberculose.
On comprend que le prix payé a été, et est toujours terrible en vie perdues , en misère, alcool, drogue, exclusion, et relégations.
J'aime beaucoup le lyrisme plein de douceur de Louise Erdrich, son absence de misérabilisme et d'esprit de revanche lorsqu'elle évoque la manière dont les mères transmettent les traditions à leurs enfants, comment se conjugue le métissage des cultures , comment cette résistance silencieuse a mis en échec cette entreprise d'anéantissement.
Il reste sans doute plein de choses à dire de cette histoire émouvante, de ce gamin partagé entre deux familles, c'est juste un très beau texte qui fait la part belle à une spiritualité qui transcende les époques.

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berni_29
  12 mai 2019
J'aime beaucoup les romans de Louise Erdrich. Ce roman-ci, LaRose, s'inscrit dans une trilogie. J'avais beaucoup aimé son précédent livre, Dans le silence du vent. Ici j'ai trouvé le chemin narratif bien plus difficile, mais au final il laisse en moi une trace envoûtante.
L'atmosphère demeure toujours la même, je devrais plutôt parler d'espace-temps, bien que le temps soit une donnée plutôt variable en territoire ojibwé.
Nous sommes en Dakota du Nord, en 1999. Tout part d'un fait divers tragique et je dirai même, doublement tragique.
Les premières pages démarrent sur une scène de chasse. Landreaux Iron, un Indien Ojibwé traque un cerf. Il le vise et tire. L'animal poursuit sa course, tandis qu'un enfant s'effondre. Il s'agit de Dusty, le fils de son meilleur ami, Peter Ravich. L'enfant avait cinq ans. C'est une tragique méprise.
Le drame est effroyable. L'enquête conclut très vite à l'accident et le dossier judiciaire est clos aussitôt. Cependant, il reste le drame, mais aussi la coutume chez les indiens ojibwé.
En effet, pour réparer son geste, Landreaux doit se plier à une ancienne coutume ojibwé selon laquelle il doit offrir LaRose, son plus jeune fils, aux parents en deuil. C'est forcément une terrible décision et les conséquences seront douloureuses pour les deux familles concernées.
Les pages qui décrivent longuement les états d'âme, les douleurs des deux mères sont poignantes.
L'humanité vient au secours de cette fatalité, faisant entrer dans les failles des pages le doute, la douleur, les blessures, les espoirs aussi.
Voilà ainsi posée la trame narrative qui ne manque pas de sel... Cependant l'auteure n'en reste pas là et nous invite à entrer dans un monde où nos propres repères deviennent vains, tant mieux ! En effet, LaRose porte un prénom mixte, que ses ancêtres indiens ojibwé se sont passé de père en fils, ou de mère en fille. L'enfant présent est considéré comme une sorte de saint, bien que le terme ne soit pas forcément approprié ici.
Brusquement le récit nous invite autant dans le passé que dans le présent, mêlant les vivants et les morts, parfois l'âme des choses s'invite aussi dans le récit... C'est normal, nous sommes en territoire ojibwé.
Alors, il y a comme quelque chose de choral qui monte dans les pages et nous envahit peu à peu, une musique, des mots aussi, des coeurs qui battent peut-être encore.
C'est un chant, c'est un conte. Ce sont des femmes et des hommes dans une histoire qui continue.
Ici il y a encore le poids du passé, mais aussi du présent.
J'ai trouvé les personnages magnifiques, douloureux, fantasques, touchant d'émotions, fraternels aussi. La fraternité de cette communauté ojibwé jaillit comme une lumière dans les pages du livre. On voudrait s'en enivrer tout d'abord, s'en enivrer pour la suite.
J'ai adoré l'intrusion dans cette histoire d'un prêtre blanc dont le propos ne manque pas de pertinence.
Il est important de lire les livres de Louise Erdrich, ne serait-ce que pour la différence qu'ils apportent à nos vies.
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gonewiththegreen
  27 février 2018
1999, Dakota du Nord . Landreau tue malencontreusement Dusty , 5 ans, fils de ses amis Peter et Nola. Ce tragique coup du sort va bouleverser les deux familles et Landreau va s'en remettre à une vieille coutume indienne , donner un enfant à Peter et Nola.
Beau roman sur fond de tragédie. Au delà de l'évolution des deux familles et des conséquences du don de LaRose, l'auteur retourne dans le passé pour faire revivre les traditions indiennes , à travers d'autres LaRose de 1860 à nos jours.
Il y a beaucoup d'humanité dans ce récit, beaucoup de liens avec la nature dès que l'on touche aux indiens .
Il y a aussi la rancoeur envers les colons blancs et le sentiment qu'au XXIème le siècle les plaies ne sont pas encore consolidées.
On retrouve dans ce roman l'Amérique des désoeuvrés, qui boit et se shoote.
Ce sont 500 pages denses , intelligentes qui parfois prennent le temps de livrer leur verdict mais qui peuvent en deux lignes faire basculer le lecteur.
Partie intéressante aussi sur le sport et notamment le Volley Ball. Pourquoi le Volley Ball féminin serait à ce point important dans le Dakota du Nord ? Mystère !
Beau livre donc qui autour d'une histoire sordide fait évoluer des personnages attachants , mais aussi plonge dans les racines indiennes .
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Adriatik
  20 février 2018
Si Landreaux avait su qu' à la place du cerf, il avait pris pour cible le fils de son ami, il n'aurait jamais tiré. Mais la balle est partie et Dusty cinq ans a été tué.
Comment vivre avec cela sur la conscience ? Partagé entre la douleur, l'angoisse et la culpabilité Landreaux et sa femme Emmeline se dirigent vers la sagesse des ancêtres et prennent une décision douloureuse. LaRose leur fils adoré de cinq ans prendra la place de Dusty et vivra au sein de la famille endeuillée. Difficile de combler la perte de quelqu'un d'autre, mais laRose jouera le rôle que son nom lui a destiné.
Car laRose, ce prénom mixte vient de loin et a des pouvoirs de guérison. Dans la famille d'Emmeline il y a eu des LaRose dans chaque génération (toutes des femmes, sauf le dernier.)
Nous voilà, plongés dans une époque lointaine en 1839. Nous faisons la connaissance de la première laRose et de son histoire. LaRose a été vendue par sa mère pour de l'alcool et du tabac.
Le doute n'est pas permis, Louise Erdrich est une conteuse talentueuse.
Entre le présent et le passé, le voyage proposé par l'auteure, sera long et fascinant. Nous allons même visiter le monde des esprits ou écouter de magnifiques contes.
Des personnages bien construits et un récit dense qui demande un peu plus de concentration à cause d'une construction complexe ( lorsqu'on lit en numérique, ce n'est pas toujours pratique de revenir en arrière pour rechercher des informations).
Un roman sur le pouvoir rédempteur de l'amour et du pardon que j'ai adoré et qui mérite à mon avis d'être lu par plusieurs passionnés de la lecture.
Du coup je me trouve confronté à un gros problème. J'avais emprunté en même temps LaRose et ‘Dans le silence du vent' et il me reste deux jours pour commencer et terminer le dernier avant qu'il disparaisse de ma liseuse.
La course contre la montre commence à partir de maintenant.
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critiques presse (1)
LaCroix   16 février 2018
Comment pardonner l’impardonnable ? Une plongée au cœur d’une communauté indienne après la mort accidentelle d’un jeune garçon.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
BruideloBruidelo   24 avril 2018
La douleur, éparpillée partout, monte en flamboyant des puits profonds que sont les poitrines de son peuple. A l’Ouest les cœurs des morts battent encore, ils brûlent et jettent de douces lueurs vertes dans leurs cercueils. Ils font jaillir de la terre une lumière pâle. Et au sud il y a les bisons que la tribu a achetés dans un but touristique. Un rassemblement sombre. Leurs cœurs eux aussi embrasés par l’horrible message de leur extinction. Leur assemblée fantomatique, désormais. Comme nous, un symbole de résistance, songe Romeo. Comme nous, ils déambulent et tournent en rond dans un petit enclos d’herbe, et engraissent. Comme nous, cœurs visibles pareils à des lampes dans la poussière. A l’est aussi, l’aube sacrée de la terre entière, chaque matin de chaque jour, la promesse et l’accablement. Il est si fatigué, Romeo... Il se refuse à regarder vers le nord parce qu’il se rend compte qu’il a pensé dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, de cette manière qui n’appartient qu’au monde des esprits, ce monde auquel il lui semble à présent appartenir. Sa dernière demeure.
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LesMissChocolatinebouquinentLesMissChocolatinebouquinent   09 février 2018

Ce qu’elle apprit
Avant de mourir, la première LaRose enseigna à sa fille comment trouver les esprits protecteurs dans chaque endroit qu’elles parcouraient à pied, comment guérir les malades avec des chants, des plantes, quels lichens manger en cas de faim dévorante, comment poser des pièges, attraper des poissons au filet, allumer un feu à l’aide de brindilles et de copeaux de bouleau. comment coudre, comment faire bouillir les aliments en se servant de pierres chaudes, comment tresser des nattes de roseaux et fabriquer des récipients en écorce de bouleau. Elle lui enseigna comment empoisonner le poisson au moyen de certaines plantes, comment fabriquer un arc en flèches, comment tirer au fusil, s’aider du vent lorsqu’elle chassait, comment fabriquer un bâton pour creuser, déterrer des racines, sculpter une flûte, en jouer, broder de perles un sac à bandoulière. Elle lui enseigna comment savoir d’après les cris des oiseaux quel animal venait d’entrer dans les bois, comment savoir d’après les mêmes cris des oiseaux d’où arrivait arrivait le mauvais temps et de quel genre de mauvais temps il s’agissait, comment savoir toujours d’après les cris des oiseaux si vous alliez mourir ou si un ennemi était sur vos traces. Elle lui apprit comment empêcher un nouveau-né de pleurer, comment amuser un enfant plus âgé, comment nourrir les enfants de tous âges, comment attraper un aigle pour lui arracher une plume, faire choir une perdrix d’un arbre. Comment tailler un fourneau de pipe, brûler le cœur d’une branche de sumac pour confectionner le tuyau, comment confectionner du tabac, du pemmican, comment récolter le riz sauvage, danser, le vanner, le faire sécher et le stocker, et fabriquer du tabac pour sa pipe. Comment percer les troncs d’arbre, tailler des chalumeaux pour collecter l’eau d’érable, comment fabriquer du sirop, du sucre, comment faire tremper une peau, la racler, comment la graisser et la préparer en utilisant la cervelle de l’animal, comment la rendre souple et satinée, comment la fumer, quels ingrédients utiliser. Elle lui enseigna comment fabriquer des moufles, des jambières, des makazinan, une robe, un tambour, un manteau, un sac avec l’estomac d’un élan, d’un caribou, d’un bison des bois. Elle lui enseigna comment laisser son corps derrière elle lorsqu’elle était à moitié éveille, ou bien endormie, et voler de-ci de-là pour chercher à savoir ce qui se passait sur la terre. Elle lui enseigna comment rêver, comment sortir d’un rêve, transformer le rêve, ou demeurer à l’intérieur pour avoir la vie sauve.
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mumubocmumuboc   16 octobre 2018
De là, il aperçoit de la colline et plonge son regard dans l'essence même de cette ville de réserve. Défoncé et mentalement anéanti comme il l'est, il voit dans chaque cœur. La douleur, éparpillée partout, monte en flamboyant des puis profonds que sont les poitrines de son peuple. A l'ouest les cœurs des morts battent encore, ils brûlent et jetttent de douces lueurs vertes dans leurs cercueils. Ils font jaillir de la terre une lumière pale. Et au sud il y a les bisons que la tribu a achetés dans un but touristique. Un rassemblement sombre. Leurs cœurs eux aussi embrasés par l'horrible message de leur extinction. Leur assemblée fantomatique, désormais. Comme nous, ils déambulent et tournent en rond dans un petit enclos d'herbe, et engraissent. Comme nous, cœurs visibles pareils à des lampes dans la poussière. (p465)
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BruideloBruidelo   26 avril 2018
Transformer son cœur en un lieu accueillant était une tâche mentale tortueuse. Qui exigeait parfois un bon coup de balai, de nouveaux agencements. Il devait passer le chiffon. Jeter des vieilleries pour gagner de la place. Tout cela était tellement assommant, mais il s’y appliqua jusqu’à ce qu’il y ait casé toute la foutue famille d’Emmaline et, harassé, soit capable de le refermer à la volée, avec Emmaline au milieu, hors de sa portée.
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michelekastnermichelekastner   22 mai 2018
Les dents serrées de Maggie refoulèrent ses paroles. Elle ne dit pas qu'elle était désolée, mais elle l'était. Désolée de ne pas être capable de faire ce qu'il fallait. Désolée de ne pas être capable de faire ce que sa mère avait besoin qu'on fasse. Désolée de ne pas être capable de la rafistoler. Désolée, parfois, de l'avoir sauvée. Désolée désolée désolée d'avoir cette pensée. Désolée d'être méchante. Désolée de ne pas être reconnaissante à tout instant que sa mère soit en vie. Désolée que LaRose soit le chouchou de sa mère, même s'il était aussi le sien. Désolée de penser à quel point elle était désolée et de perdre son temps à se sentir indéfiniment désolée. Avant ce qui s'était passé avec sa mère, Maggie n'avait jamais été désolée. Et elle avit tellement envie de redevenir comme ça.
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Videos de Louise Erdrich (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louise Erdrich
Rencontre avec Louise Erdrich et Naomi Fontaine.
Louise Erdrich d'origine ojibwe est une écrivaine confirmée et à succés qui vit aux États-Unis. Naomi Fontaine, jeune auteure Innue de Uashat, vit au Canada. Elles évoquent dans leurs textes la vie des descendants des Indiens d'Amérique. Leurs romans, nouvelles et récits, saisissent le lecteur et l'entraînent dans des univers exotiques et pourtant proches de nous. Cette rencontre est organisée en amont du festival America, qui fait la part belle aux auteurs autochtones du continent américain.
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