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EAN : 9782347015398
220 pages
Éditeur : Michalon Editeur (12/02/2015)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Ils sont de grands oubliés, représentent un non-dit au coeur du tabou de la violence conjugale: les hommes battus. Leur parole est souvent tournée en dérision, niée. Maxime Gaget connaît bien cette solitude, ce désarroi face à une brutalité méconnue et ignorée. Un témoignage unique, courageux et poignant qui lève le voile sur l'autre visage de la violence conjugale.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Yggdrasila
  27 juin 2020
Il faut un courage incroyable pour écrire un tel livre !
Dans ce témoignage déchirant, Maxime Gaget nous raconte les violences conjugales qu'il a enduré pendant plus d'un an auprès de sa compagne.
Habituellement, nous avons affaire à des femmes qui osent parler de leur calvaire, tandis que la parole des hommes battus reste encore aujourd'hui un tabou.
En sachant qu'en moyenne un homme décède tous les 13 jours sous les coups de sa compagne, il est temps de prendre en compte cette réalité et de parler de l'inacceptable.
Maxime Gaget a osé le faire pour que ces situations dramatiques ne soient plus gardées sous silence.
Maxime nous raconte son histoire depuis la rencontre avec celle qu'il surnomme Nadia, jusqu'à sa difficile reconstruction.
Il parle avec courage et franchise de sa déchéance. On comprend comment au fil des jours et des mois, il a pu se retrouver sous l'emprise de cette femme.
C'est un livre assez dur à lire car sans surprise, la violence va crescendo.
Il décrit notamment les moments les plus douloureux qui sont d'une extrême violence. Les pires sévices sont endurés comme la séquestration, les coups, les insultes, la privation de nourriture, les brûlures, l'humiliation, la réduction en esclavage... certaines situations peuvent même nous paraître surréalistes, mais Maxime nous fait bien comprendre qu'il n'était plus lui-même à cette période de sa vie.
Sa vulnérabilité est à la fois touchante et effrayante quand on constate que certains êtres pervers et barbares comme Nadia, profitent de cette fragilité pour assouvir leurs pulsions violentes et destructrices.
C'est un témoignage éprouvant mais utile pour que les hommes qui subissent des violences psychologiques et physiques s'expriment enfin sans honte.
Bravo à l'auteur pour son combat et pour les actions qu'il met en place encore aujourd'hui afin de faire évoluer les mentalités.
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Hamisoitil
  29 juillet 2015

Je ressors de ce livre tout simplement bouleversée, émue, triste, énervée et surtout stupéfaite. Triste histoire.
Alors, il est clair que c'est un sujet très, très tabou. Déjà que pour une femme battue par son conjoint reste vraiment délicat à en parler. Il faut donc beaucoup de courage pour se confier à autrui mais qu'en est il quand les rôles sont inversés ? Parce que là, pour le coup, il s'agit bien d'un homme battu par sa compagne. Cette histoire est véridique puisque c'est l'auteur lui-même, Maxime, qui se confie à nous. Il nous parle de son cauchemars avec cette femme, Nadia ; cette tortionnaire, son bourreau, le diable en personne. Rendez-vous en enfer, les gars. Alors à travers sa plume, on ressent toute la détresse de cet homme, qui, je vous assure, rend complètement dingue le lecteur. Je me suis demandée à plusieurs reprises, pourquoi il était encore là près d'elle ? Au point même de me dire s'il n'était pas tout simplement aussi maso qu'elle ?! Il y a de quoi se poser des questions, non ? Alors, on lit parce que finalement la fin est proche, espérant bien évidemment qu'il pourra réussir à bouger de là (il serait vraiment temps) et pourtant, les coups, les blessures et tout autre objet se trouvant dans le domicile... continuent à tomber en masse. Quand est-ce que tout cela va s'arrêter, hein ?? de la méchanceté pure et gratuite doublé d'une cruauté hallucinante. J'avais la nausée, du dégoût, de la haine et un peu de pitié pour lui ; parce que pour moi, un homme est censé être beaucoup plus fort physiquement qu'une femme, et pas une fois, il a esquivé les coups ou alors, j'ai mal lu. Quoi qu'il en soit, plus d'une fois, il avait cette possibilité de partir et il était encore là comme un automate. On appelle ça le verrou psychologique. Il ne peut donc plus rien faire à part encaisser. Verrouiller de l'intérieur le pauvre. On envie de le pousser, de lui dire : Maxime, punaise, tu fous quoi là ? Barre-toi.
Alors, oui, on se permet de juger. Juger, c'est facile, ça c'est certain mais au final, on n'est pas à sa place. Son éducation fait qu'il ne pouvait pas lui rendre les coups. On ne tape pas une femme. POINT. Et là pour le coup, elle aurait bien méritée une bonne droite, cette garce manipulatrice. Oh que oui. Pis la fin, quelle joie immense, si on peut dire ça comme ça, car bon, tout n'est pas terminé mais bien mieux que le début. Il faut attendre encore de longs, longs mois pour voir le bout du tunnel. Une histoire pareille, c'est totalement impossible d'en sortir indemne physiquement et psychologiquement. Il faut des années de récup, punaise. J'avais vraiment trop les nerfs. du mal à avancer dans ma lecture à cause de certains passages qui bouleversent totalement l'esprit. Quant à la fin, la lettre des parents, quelle émotion. C'est triste, c'est beau. On se met à la place des parents. On pleure pour eux. On a mal pour eux mais ils sont là pour lui.
Moi : Quelques brides de mon enfance remontent à la surface. J'entends encore les cris, les hurlements, les pleurs de mon voisin. Cet homme battu pratiquement tous les jours par sa femme. Je l'entendais hurler comme un enfant dans le corps d'un homme pour toutes ses blessures internes et externes. J'étais là, pétrifiée dans la cuisine. Pis un jour, il est venu se réfugier chez nous. C'est pour cette raison que j'ai voulu me lancer dans cette lecture. Pour mieux comprendre. Je ne savais pas que cela pouvait exister. A vrai dire, j'avais complètement effacé tout cela de ma mémoire. Comme un choc. Et c'est en découvrant ce livre Ma compagne, Mon bourreau, que tout est remonté à la surface. Aujourd'hui,je me demande ce qu'il est devenu, mon voisin de l'époque. S'il a eu cette force de s'échapper ou de trouver une aide extérieur. Je l'espère en tout cas.
Cher auteur, quel courage de partager tout cela avec nous. Je ne vous juge pas mais un grand respect. Pour ma part, je recommande ce livre (papier ou numérique).

Lien : http://www.hamisoitil.fr/201..
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CS_Constant
  23 juillet 2016
Ce livre est un témoignage saisissant de violence conjugale, où l'agresseur et la victime ne sont pas ceux auxquels on s'attend d'habitude. C'est en effet un homme ici qui subit les coups et les humiliations de sa compagne, montrant bien que la violence n'est pas nécessairement liée au genre.
On comprend à travers ce récit les rouages psychologiques qui se mettent peu à peu en place dans ce type de relation, qui ressemble en tous points à celle qui s'établit dans le cas inverse où c'est l'homme qui frappe sa femme.
Si l'on a souvent envie de secouer le narrateur, de le pousser à riposter, ou du moins à fuir, et qu'on a du mal à accepter l'idée qu'il en soit incapable alors même qu'il est physiquement en mesure de le faire, on voit très bien ce qui se joue : au début, des barrières culturelles très fortes l'empêchent de se défendre, car il est impensable pour lui de lever la main sur une femme. On peut ajouter que son caractère plutôt passif, sa timidité et son manque d'expérience n'ont pas non plus dû jouer en sa faveur. Avec le temps, l'emprise de sa partenaire est telle (elle l'a isolé de tous ses proches, lui a confisqué ses papiers et cartes de crédit, le prive de tout, le séquestre chez elle et fait de lui son esclave) qu'il n'est plus que l'ombre de lui-même et ne songe même plus à réagir. A la fin, jusqu'à ce qu'une intervention extérieure le sauve, il est de toute façon dans un tel état de faiblesse qu'il ne pourrait même pas physiquement se défendre.
Cela montre bien, qu'elle vienne d'un sexe comme de l'autre, que la violence conjugale n'est pas liée à la force physique mais à un ascendant psychologique de l'un des partenaires sur l'autre.
Ce récit est très perturbant ; je l'ai lu quasiment d'une traite, avec cette sorte de fascination un peu morbide que l'on peut parfois éprouver devant le spectacle de l'horreur. Néanmoins, il faut le prendre pour ce qu'il est : un témoignage, et pas autre chose. Ce n'est pas de la littérature ; il n'est pas particulièrement bien écrit. Mais faire du style n'est sans doute pas le but de l'auteur.
Certaines formulations sont parfois maladroites, il y en a une qui m'a particulièrement agacée, quand il raconte les débuts de sa rencontre avec Nadia, qu'il voit en compagnie d'une amie à elle : "Une chose est évidente : elles sont très extraverties. Avec un peu de recul sur cette situation, ce comportement aurait dû m'alerter." Ouais... Là, quand même, je ne peux pas m'empêcher de trouver cette remarque super sexiste : du coup, une fille extravertie serait potentiellement violente, et il faudrait donc se méfier de toutes ces dangereuses filles extraverties, prendre ce comportement comme un signal d'alerte ? Cela n'a aucun sens. Bref.
Quoi qu'il en soit, c'est une bonne chose que ce livre existe, pour briser le tabou qui pèse sur les hommes battus - sans oublier pour autant les femmes, qui restent beaucoup plus nombreuses à subir les coups de leurs conjoints.
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EnjoyBooks
  17 mars 2015
Société
Les hommes battus : les grands oubliés des violences conjugales
Maxime Gaget a sorti son livre le 12 février, en homme victime de coups, il livre son expérience douloureuse.
« J'ai été marqué au fer rouge, choqué par cette violence insensée. La mort a bien failli me rattraper ». Maxime Gaget, 37 ans, auteur du livre « Ma compagne, mon bourreau », n'épargne pas le lecteur dans ses déclarations. Son ouvrage est publié aux éditions Michalon le 12 février 2015. Au sein de ce témoignage, il relate sans crainte sa douloureuse expérience en temps qu'homme battu. Un statut difficile à faire prévaloir quand la société fait le parallèle entre l'homme et la virilité.
Maxime est développeur en informatique et parle pour la première fois à son futur bourreau Nadia, (son nom a été modifié dans le livre), sur un tchat en 2007. Dès la première rencontre, un sentiment interpelle le jeune homme. « Quelque chose m'ordonne de prendre mes jambes à mon cou et de filer loin d'ici, de fuir ». Jusqu'à son emménagement chez elle, la litote reviendra sans cesse : « […] toujours ce même sentiment m'ordonnant de prendre mes jambes à mon cou ! » Il avouera lui-même qu' « il y a quelque chose d'étrange, de magnétique, d'irrationnel dans cette attirance ». Un béguin qui aurait pu lui coûter la vie.
Pendant 17 mois, pour Maxime, l'appartement de Nadia est « sa prison de souffrance, de rage, de colère, de peines et de douleurs ». Elle sait parfaitement l'isoler de relations amicales et professionnelles. Sa carte bleue personnelle lui est confisquée. Son téléphone portable est brisée contre un mur. A cause de retards répétés, il le confie : « je suis licencié ». « Depuis que je suis avec elle, je ne parviens plus à être lucide », avoue-t-il presque avec honte. En plus de l'emprise psychologique, les coups ne tardent pas à pleuvoir. Des fois sans la moindre raison apparente.
« Pourquoi a-t-elle fait ça ? Qu'est-ce qui, dans son esprit, a justifié d'en venir aux mains ? » Incompréhension, questionnement et introspection. Trois mots qui qualifient Maxime lors des violences de son bourreau. A cause de « verrous psychologiques » et d'une éducation qui l' « interdit de lever la main sur une femme », il reste sans agir. Nadia repousse sans cesse la faute sur sa victime : « Si tu ne m'avais pas cherchée, je ne t'aurai pas envoyé à l'hosto, tout ça c'est de ta faute ! » Les jours, les mois passent et la vie de Maxime devient une « longue et douloureuse servitude ». A force de se faire battre, il ne réagit plus aux agressions. Ainsi, Nadia redouble de violence à son égard : « […] bien souvent, je finis avec un nombre conséquent d'hématomes aux visages, le nez en sang, des bleus, des cocards dans tous les sens ». Cloison nasale cassée, oreille déchirée, pommette lacérée et crane criblé de coups.
En 2009, le calvaire s'arrête. Après une partielle reconstruction psychologique et des opérations, une instruction s'ouvre. Un procès sera tenu contre Nadia. « Je n'aspire qu'à construire ma vie : avoir un travail, une maison, une femme, des enfants ». Et on lui souhaite sincèrement.
Lien : http://enjoybooksaddict.blog..
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lailasamburu
  30 mars 2015
Une réelle déception que ce livre !
La vie commune de deux êtres qui n'auraient jamais du se rencontrer et qui sont à mon sens, des cas psychiatriques extrêmes, l'une pour son excès de violence, et l'autre, pour son incapacité totale à réagir.
De plus, le style laisse vraiment à désirer ; bâclé, rien de recherché…
Je m'étais attendue à beaucoup mieux après la publicité faite pour cet ouvrage, et en comparaison des autres livres de violence conjugale que j'ai déjà lus.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
CS_ConstantCS_Constant   24 juillet 2016
Ce que j'aperçois en pénétrant dans l'appartement me choque profondément. Je vois Nadia, tenant le chaton, visiblement inanimé, par le cou, le frottant par terre. Elle le jette violemment au sol, puis le ramasse, toujours inanimé. Folle de colère, elle le brandit brusquement sous mon nez : "Il ne bouge plus, fais quelque chose !" En l'observant, plus attentivement, je constate qu'il a la langue pendue sur le côté. Je palpe avec précaution sa boîte crânienne, et sens qu'elle est cassée à de nombreux endroits. Mon Dieu...
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lailasamburulailasamburu   30 mars 2015
La violence est un mal impitoyable et incroyablement cruel qui frappe de manière aveugle. Tout homme se retrouvant dans ma situation, exactement au même titre qu’une femme battue, doit avant toute chose arrêter une bonne fois pour toutes de se murer dans un silence toxique.
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CS_ConstantCS_Constant   24 juillet 2016
Dans un premier temps, Mme B., sa voisine, a précisé aux enquêteurs avoir entendu à de très nombreuses reprises Nadia me passer à tabac. Elle se doutait de la situation, me voyant un peu plus marqué au fil des jours. Je ne lui en veux pas de ne pas avoir prévenu la police, je comprends parfaitement la gêne qu'une telle démarche peut provoquer.
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CS_ConstantCS_Constant   24 juillet 2016
J'ai mis un certain temps à retrouver la notion des choses. Je n'avais pour ainsi dire plus aucun rythme de vie, sachant que Nadia me forçait à me lever pour effectuer des "exercices" particulièrement idiots (comme par exemple plier et déplier la couette de son maudit clic-clac pendant des heures), dans le seul but de me fatiguer.
Commenter  J’apprécie          50
HamisoitilHamisoitil   29 juillet 2015
Il y a des personnalités toxiques, perverses qu'il faut fuir.
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