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Critiques sur Ensemble, c'est tout (570)
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GribouilleLechat
  08 juillet 2009
Ca, c'est un livre que je ne suis pas prête d'oublier! Et pourtant, j'en lis des bouquins! Mais là, les 604 pages, je les ai lues en 2 jours et j'aurais voulu que ça ne se termine pas. Il m'a tout fait, je passais du rire aux larmes à tous moments, et ce n'est pas une façon de parler : j'ai vraiment ris tout fort et vraiment pleuré, souvent. Quand je pense que j'ai failli ne pas l'acheter car j'avais lu quelque part que c'était dégoulinant de bons sentiments, mièvre et tout et tout... Comme quoi, il ne faut pas se fier aux critiques et toujours se forger sa propre opinion.
En tout cas, chapeau Mme Gavalda!
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araucaria
  05 juin 2012
J'appréhendais un peu d'ouvrir ce livre, car c'est un gros pavé de plus de six cents pages. Mais, j'ai été enchantée par cette découverte. Ce roman est vraiment captivant, bien écrit. C'est l'histoire de quatre personnes dont la vie a été difficile, qui se rencontrent et qui sont la béquille des uns et des autres. Histoires d'amitiés donc. Beaucoup d'émotions dans ce roman et de très belles pages. A lire donc sans modération.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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DanD
  29 mai 2018
Savez-vous ce qu'est une communaute de lecteurs? Moi je l'ai appris a la dure…

Une babeliote ayant poste un billet sur ce livre, j'ai cede a une facheuse impulsion et commente que moi je ne le lirais surement pas. Une question d'heures et une autre babeliote de mes amies fait irruption chez moi. Avant d'avoir esquisse un sourire je me retrouve affale par terre. Non mais, elle m'a envoye son sac a main a la figure? Qu'est-ce qu'il peut contenir ce sac? Tous les cadenas des ponts de Paris? J'essaye de relever la tete et un talon aiguille se plante dans ma joue. Yeux fermes, la douleur m'empeche de respirer. Tout mon corps s'ankylose. Et j'entends, comme dans un reve: "Tu vas le lire!"

Me suis-je evanoui? Je ne sais plus. Je crois qu'un bon quart d'heure a du passer avant que j'ose ouvrir les yeux. Cela m'a pris une autre demie heure pour me relever et ramasser mes esprits, quelques jours pour le lire, et maintenant le temps de rediger cette critique pour qu'elle sache que j'ai obei. Ce n'est pas que je sois peureux, mais je ne suis pas suicidaire non plus. Et puis un piercing a la joue a mon age… si deja je prefere un tatouage!

Alors oui, je l'ai lu. Une histoire de trois paumes et d'une vieille, qui jouent a cache-cache pour mieux se trouver a la fin. Mais je vais etre franc. C'est la derniere once d'honneur qui me reste. Pour cela le mieux c'est de me servir de poncifs.

Est-ce que je suis passé a cote? Mais non, je ne suis pas passé a cote. Je l'ai traverse de bout en bout, et c'etait long comme un jour sans pain. 40 heures de lecture desertique qui ne m'ont pas amene a une quelconque terre promise.

Est-ce que ce n'est pas mon verre de the a la menthe? Mais oui, c'aurait pu l'etre. Comme pratiquement tout le monde, moi aussi j'aime, entre autres, des lectures non-astreignantes, des livres qui n'essaient pas de se comparer a Joyce, qui delassent, qui peuvent tranquillement me faire passer quelques bonnes heures et me mettre en joie. de vieux polars demodes, des meli-melos parfumes discretement, meme de l'humour gras. Mais en general ce genre de bouquins fait du 200 pages, maximum 300. Et la, Gavalda nous a servi plus du double! Un pave! C'etait sympathique jusqu'au tiers, supportable jusqu'a la moitie, et ca a fini par devenir un pensum. "Alors, mon petit DanD, on revassait? Vous me recopierez un Gavalda pour demain matin. Et je verifierai que c'est votre ecriture, n'essayez meme pas d'atteler vos petits copains a la tache!"

Je dois dire que c'est un livre touchant. Il a commence a me toucher legerement par-ci, legerement par-la. Tous ces attouchements commencaient a devenir genants. Je tournais la tete, a droite, a gauche, voir si d'autres que moi s'apercevaient du manege. Excede a la fin, j'ai marmonne quelque chose qui aurait du ressembler a une excuse, et je me suis eclipse. Ouf!

P.S. Contrairement aux avertissements que nous servent certains auteurs, les personnages cites dans ce billet sont tous vrais. de vraies amies. Par contre les faits cites tiennent du delire. De-lire Gavalda?
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jeranjou
  01 février 2013
"Un chouan désarmé, une fée fragile et un garçon taillé dans l'échine"

Ce livre, jadis dévoré par la gente féminine, trônait fièrement dans notre bibliothèque depuis plus de huit ans. Sur la couverture violette et blanche, des pinceaux attendaient tranquillement dans leur bocal qu'un bon samaritain veuille bien les sortir hors de l'eau un moment.

Délaissant mes polars préférés pour quelques jours seulement, j'ouvris le manuscrit, quelque peu jauni par le temps, avec une certaine appréhension. Est-ce un roman à l'eau de rose uniquement écrit par une femme, pour les femmes ? N'est-il un peu tard, voire démodé de lire cet ouvrage datant tout de même de 2004 ? Vais-je retrouver un style pompeux et larmoyant aux antipodes de mes bons polars bien noirs et parfois même violents ?

Eh bien, non… Rien de tout ça…

Si Anna Galvalda avait sorti ce livre en 2013, il aurait fait un tabac ! Dans les journaux, à la radio, on vous explique qu'une femme avec son gosse est expulsée en plein hiver de sa chambre de 4 m², sous les combles, dans Paris. Quand l'actualité rattrape la fiction ! Malheureusement, le problème du logement, surtout en région parisienne, est encore plus criant aujourd'hui sachant que les jeunes restent les premiers touchés par la cherté de l'immobilier.
Dès les premières pages de ce roman, l'excellent film « Les Femmes du 6ème étage » m'est revenu instantanément en mémoire. Ce long métrage de Philippe le Guay, avec Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain, dépeint la vie de bonnes espagnoles vivant au sixième étage d'un immeuble bourgeois parisien dans les années 60. Une vraie bonne découverte pour ceux qui ne l'ont pas encore vu.

Mais revenons un instant à notre roman d'Anna Gavalda

Un trio improbable, Camille, femme de ménage et artiste peintre, Philibert, vendeur de cartes postales et aristocrate fan d'Henry IV, Franck, cuisinier, saucier en chef et collectionneur de motos et de nanas. Durant plus de cinq cent pages, on apprend à connaitre nos trois protagonistes dans différents coins de la capitale ou de province : le métier de technicienne de surface, durant la nuit, dans les bureaux des tours de la Défense, les rendez-vous déprimant avec la mère de Camille, les aller-retour express de Frank le lundi pour rendre visite à sa grand-mère, les scènes de vie quotidiennes dans l'appartement de 400 m² dans Paris appartenant à la famille de Philibert Marquet de la Durbellière …
J'ai adoré bon nombre d'épisodes de ce roman, racontés avec justesse et tendresse par l'auteur, et je souhaitais vous évoquer trois passages marquants :
- le pique-nique improvisé par Philibert et Camille sous les combles, genre Pat et Mat, dessin animé tchèque pour les enfants, disponible dans toutes les médiathèques de France et de Navarre, même à Ancenis j'en suis sûr,
- la journée du 31 décembre, somptueusement décrite par Camille, découvrant l'agitation en cuisine dans le restaurant de Frank et la difficulté du métier de cuisinier, quel que soit le poste,
- ou encore les discussions interminables la nuit avant de dormir, où l'on se confie, comme jamais on ne le ferait à un autre moment de la journée.

Selon le passé de chacun, ce livre fait remonter des souvenirs sur les joies, les peines ou les difficultés que l'on a rencontrées avec des proches ou de simples connaissances à un moment de notre vie. Qui plus est, Anna Gavalda a truffé cet ouvrage d'expressions ou de petits mots toujours justes et pleins d'humour.
La seule critique, que je fais, tient au style du roman qui privilégie l'enchainement des scènes de vie, en tout lieu, à tout instant, en multipliant les dialogues sans forcément savoir qui prend la parole. Je trouve ainsi que l'écriture, par moments, est un peu décousue même si, paradoxalement, cette suite de dialogues percutants et drôles s'avère une force indéniable du livre.

Pour conclure, j'ai beaucoup apprécié l'histoire de ces personnages fragilisés, au bord du gouffre, qui se relèvent par des seules béquilles humaines, pourtant déjà chancelantes. Comme beaucoup de lecteurs ou de lectrices surement, le personnage de Camille m'a particulièrement touché, à la fois mystérieuse, indécise, cultivée et terriblement vulnérable. Anna Gavalda nous délivre un hymne à la quête du bonheur, parsemé d'obstacles psychologiques et physiques, surgissant parfois d'une enfance brisée, impossibles à franchir si on est seul contre tous.

Pendant la semaine de lecture, j'ai pris plaisir à poster des expressions ou citations du livre, les plus craquantes les unes que les autres et je terminerai donc par la plus appréciée des lecteurs :

«Elle feuilleta l'exemplaire de démonstration et fut reprise d'une crise d'admirationnite aigue. C'était si beau… si beau.
[…]
Le léger déhanché d'une femme élégante vue de dos ?
En n'employant rien d'autre qu'un peu de couleur noire ?
Comment ce miracle était-il possible ?

Plus les éléments employés sont purs, plus l'oeuvre est pure. En peinture, il y a deux moyens d'expression, la forme et la couleur. Plus les couleurs sont pures, plus pure est la beauté de l'oeuvre.»

Camille

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PS : la suite concerne mon avant-critique, éphémère par nature :

En avant-première d' « Ensemble, c'est tout », un roman de 2004…

Je suis toujours en train de lire ce roman d'Anna Gavalda et je suis traversé par un épineux dilemme. Comment choisir ? Comment trancher ? Je dirai même plus comment tailler à la hache dans tous ces... ?
Effectivement, le gros, gros problème avec ce roman, c'est qu'il est un véritable piège à citations. A vrai dire, il est truffé de petites anecdotes, de drôleries ou de tendresses à croquer.
Pour une fois, comme je ne veux et ne peux pas choisir, je vais inverser le processus classique comme le veut la tradition.
Je vais poster mes citations dans un premier temps au compte-goutte pour ensuite seulement coller ma critique, une fois terminé ce roman. Cela rappellera quelques souvenirs aux très nombreux fans (surtout des fanes) de ce récit.
Si la citation, jugée la meilleure selon le vote des babeliautes, n'est pas trop longue, celle-ci figura en bonne place dans le texte de ma critique à titre exceptionnel. A vos clics, partez…

PS2 : je commence dès maintenant par un extrait du livre, bien loin de la caricature comme vous pourriez le penser, qui me rappelle une anecdote bien réelle. Durant mon service militaire (comme scientifique du contingent à l'époque), le premier jour, mon camarade de chambre sort son plumier et écrit avec une facilité déconcertante à la plume, en plein et délié je m'excuse, son nom à double particule (je me souviens parfaitement de son nom mais je préfère taire son titre de noblesse, par respect pour sa personne). Pour ne pas paraitre trop ridicule à coté de cette prouesse venue d'ailleurs (je ne m'en remettrai jamais, je crois), j'avais écrit instinctivement au stylo bille noir sur l'étiquette de mon lit : Jérôme … de Pontaniou (le lieu où nous résidions à l'époque, connu des bretons peut-être). Fièrement, j'ai été appelé ainsi durant près d'une année, à la suite d'une simple rébellion envers la noblesse française ! Incroyable mais véridique.
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carre
  19 mai 2012
C'est l'histoire de trois solitaires qui se rencontrent et qui vont s'apprivoiser, qui vont permettrent à chacun d'eux de trouver leur voix et s'épanouir. Enfin.
Et pour le lecteur c'est d'un bonheur absolu. Un livre qui fait du bien. Gavalda est continuellement sur son filin des émotions et réussit, oh miracle a joindre le point A au point B, sans jamais tomber dans la mièvrerie ou le pathos. Elle aime ces personnages et nous le fait partager. Camille, Frank et Philibert vont trouver leur voix, chacun grâce à l'autre, chacun prenant le temps d'écouter, de comprendre, d'encourager. Un livre sur l'amitié, l'amour, la tolérance, sur les rêves qui le restent sans une petite aide du destin. Un livre qui vous réconcilie avec la vie, comme un oasis dans un désert d'égoisme. Ensemble c'est tout mais c'est beaucoup.
Et n'hésitez pas à voir l'adaptation de Claude Berri, Canet, Tautou et Stocker sont formidables.
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Harioutz
  10 mai 2018
Chacun pense ce qu'il veut d'Anna Gavalda .... moi ... j'adore ! Et hop, un pavé de 600 pages "à l'eau de rose", rempli de stéréotypes, de situations "abracadabrantesques" et ... je suis triste de l'avoir trop vite terminé ! Ne cherchez pas, c'est ma part "midinette attardée" qui ressort, parfois !
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linabdl
  23 juillet 2012
Ce livre me faisait de l'oeil depuis longtemps. Je n'en voyais que des avis positifs, et ma mère m'a convaincu de le lire car il lui avait vraiment plu. Pourtant je ne l'ai pas acheté, la quatrième de couverture ne me tentait pas trop, l'histoire ne me paraissait pas extraordinaire car en plus de ça, c'est un pavé ! Je n'avais pas vraiment envie d'investir dans un livre que je n'étais pas sûre d'aimer, d'autant plus que je n'ai jamais lu de livre d'Anna Gavalda. Alors quand je l'ai vu dans les rayons de ma médiathèque, autant dire que je me suis jetée dessus ! Et quel livre ! Quel chef d'oeuvre ! Je n'ai pas été déçue du tout.

Je ne saurai pas raconter l'histoire, car il n'y en a pas vraiment. On va dire que c'est le destin de quatre personnes qui se croisent, qui se détruisent, s'aident, se détestent et s'aiment. Ce livre aborde des sujets fréquents : famille, amitié, solidarité, sentiments et amour qu'on refuse d'admettre. le récit est parfaitement mené, on ne s'ennuie pas une minute.

Les quatre personnages principaux sont très attachants, et encore, le mot est faible.
Camille, écorchée vive, pleine de doutes. Elle est un peu paumée, son travail ne l'enchante pas vraiment et elle voue un culte immense à sa passion : le dessin, la peinture. Elle s'interdit de ressentir des sentiments, elle est jeune et pourtant elle paraît blasé par la vie. Sa personnalité m'a touché, et je me suis sentie proche d'elle.
Franck, grossier, blasé, qui croit avoir tout vécu. Il est cuisinier, et il semble n'aimer personne hormis Paulette sa grand-mère. C'est un homme à femmes, qui n'hésite pas à se servir d'elles pour assouvir ses besoins masculins. Pourtant, derrière cette carapace, nous découvrons un personnage plein de sensibilité, de peur et de questions, et c'est ce qui fait son charme bien qu'il nous agace parfois.
Philibert, maladroit et gauche, rempli de rêves et d'espérance. Il bégaie, il s'habille et parle de façon « ringarde » mais on l'aime comme ça. Il est tellement bon, tellement gentil, on ne peut que l'apprécier, sans pour autant avoir pitié de lui. C'est ce que j'ai aimé dans ce personnage : ses défauts ne sont pas exagérés, tout est décrit avec justesse pour éviter au lecteur de s'apitoyer sur son sort. Nous découvrons aussi au fil de la lecture qu'il est heureux, et que c'est bien ça qui compte dans la vie : être heureux.
Et puis, il y Paulette, mal-aimée et pleine de peurs. C'est une vieille dame placée en maison de retraite car elle est trop « faible », elle ne peut plus s'occuper d'elle et pourtant elle as un fort caractère sans passer pour une méchante. Elle veut vivre, elle veut aimer et passer ses derniers jours dans ce qu'elle a de plus cher au monde : son jardin.

604 pages ? Même pas peur. On ne les voit pas filer, en quelques jours ce roman est avalé, dévoré, englouti. Tout ça parce-qu'on se demande où cette histoire va bien pouvoir nous mené, on se pose des questions même si on devine la fin, pas totalement, mais un petit peu.

Le style d'écriture d'Anna Gavalda est absolument divin, plein de richesses, d'humour et d'originalité. Seul point négatif, bien qu'il soit minime : durant certains dialogues, nous avons du mal à savoir qui parle. le récit manque d'incises, et j'ai trouvé ça dommage.

J'ai ris, j'ai pleuré, impossible de lâcher ce bouquin une fois qu'on l'a commencé. Je tire mon chapeau à Anna Gavalda, qui manie l'art des émotions avec un talent hors du commun. J'ai hâte de voir l'adaptation cinématographique, j'espère ne pas être déçue.
Un pur délice, à lire obligatoirement, car au fond, ce n'est pas un livre, c'est une ôde à la vie.
+ Lire la suite
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Sirenna
  01 mai 2018
C'était
Quatre êtres qui tentaient de s'extraire
De leur vaseuse existence vide
Dans un immeuble parisien.

C'était
Une spirale d' affinités amicales
Qui se tissaient peu à peu dans
Ces écorchures de vie pour
Les combler de solidarité joyeuse.

Toucher le sublime
pour s'y nourrir,
pour s' y installer,
pour s'y complaire,
pour s'y apaiser pour l'éternité.

Ils s'apprivoiseront au fil du temps ,
Partageant les joies de cette alliance consentit,
pour effleurer le bonheur d'une amitié choisie.

Il suffisait juste de :
Sortir de leur tour pour entendre
Ces rimes spontanées de la vie,
Dans cette fraternité qui s'éparpille dans l'instant
En accostant les rivages du délicat sentiment de partage.

Camille, écorchée vive ,bleuit seule
ses blessures pour ne plus ressentir…
Pourtant le destin facétieux éclaire son chemin
de précieuse rencontre flamboyant le présent
de rire, de partage, de douceur, d'amour.

Philibert, bégaie ses blessures d'antan,
Dérivant dans 400 m2 d'indifférence
De son appartement parisien
qui révèle l'antre de ses maladresses et
qui le rendent pourtant si touchant .

Franck, révolté par la vie,
Accepte pourtant de s'ouvrir à
Ces pépites d'amitiés naissantes pour
Attendrir son cœur d'homme blasé et blessé.

Et puis, il y Paulette…^^
Cette adorable grand-mère
Qui s'échappe de son destin contraint
Pour vivre et aimer.

Il suffisait juste pour ces
Quatre âmes errantes
De se rencontrer,
De s'apprécier,
De s'apprivoiser,
De se respecter,
De partager,
De se soutenir,

De s'aimer

Simplement.
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Gwen21
  26 avril 2015
Mais quel chemin de croix !
J'ai bien cru que je ne m'en sortirais jamais de cette soupe à la guimauve qui m'aura bassinée de la première à la dernière page. Il fallait vraiment un challenge de lecture pour que je m'accroche ; voilà bien des efforts pour pas grand-chose.

Alors c'est donc ça le "style" Gavalda ? C'est donc ça qui fait tourner les rotatives et tinter les caisses enregistreuses de nos librairies ? Tant mieux pour l'édition et tant mieux pour les libraires. Tant mieux aussi - et je suis sincère - pour les millions de lecteurs qui ont pris leur pied à suivre Camille, Franck, Philibert et Paulette dans leurs "aventures". Qu'ils ne pensent pas que je les juge ; que chacun lise ce qu'il veut tant qu'il se fait plaisir. Par respect pour eux, je vais quand même préciser ce qui m'a le plus fortement déplu dans ce roman :

- le côté "Amélie Poulain" réchauffé ; ça sent le filon à exploiter, d'ailleurs, pourquoi se priver puisque ça marche ?

- la psychologie de comptoir et le pathos dégoulinants, les lieux communs assénés comme de grandes révélations philosophiques,

- l'histoire. Franchement, pas de quoi blesser nos amis les canards. Est-ce que c'est par complaisance pour son lecteur que l'auteur fait en sorte qu'il devine ce qui va se passer cinquante pages à l'avance ? Une mélo-romance très convenue, des ficelles très grosses et éculées,

- alors, c'est ce style-là qui plaît aujourd'hui ? Une narration bâtie à 90% sur des dialogues déstructurés (sincèrement j'ai passé la plupart du temps à me demander qui parlait à qui), exit les verbes de dialogue (c'est peut-être en cela que l'auteur croit avoir innové et marqué la littérature de son immortelle empreinte ?), des sauts de ligne inexpliqués et inexplicables dans un même paragraphe, des chapitres d'une demi-page alternant avec d'autres bien plus longs ? Ouais, je reste dubitative.

Au final, presque 600 pages d'un vocabulaire au ras des pâquerettes et redondant, aussi pénible à lire qu'à digérer, pour une bluette pas si romanesque que cela. La froideur de ce style parlé aura surtout eu pour effet de me rendre tous les personnages antipathiques (allez, une petite exception pour Philibert). Donc un coup d'épée dans l'eau pour l'auteur qui voulait vraisemblablement jouer la corde de la sensiblerie compassionnelle jusqu'à l'extrême usure. Ce sont mes nerfs et ma patience qu'elle aura usés sans ménagement.

Navrée, Mme Gavalda, mais vous m'avez très défavorablement impressionnée.
Une prochaine fois, je passe mon tour.


Challenge PAVES 2014 - 2015
Challenge de lecture 2015 - Un livre qui se passe dans votre ville
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mickaela
  13 novembre 2012
C'est un peu l'âme en peine que j'ai achevé ce long roman d'Anna Gavalda parce que je m'étais drôlement attachée à ces personnages paumés mais vraiment touchants qui se rencontrent et forment une vraie famille !
C'est un très beau moment de vie que nous offre une nouvelle fois Anna Gavalda !
Le ton est juste, l'écriture fluide...rien à redire un vrai plaisir à le lire !
à conseiller....
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